poussin

 

Voici le programme complet de la Zombie Queer Pride qui a commencé ce lundi à la Boucanière, à Herstal! (clique sur les images pour mieux voir)

Le blog de la Zombie Queer Pride

La Boucanière, 42-56 rue Saint-Lambert – 4020 Herstal (Liège) – Belgique

Du 8 au 14 juin 2015!

ZQP ACTIVITES
zqp activities fr

 

Le 1er juin 2015 à 20h, c’est la release party du double album de Poney Gallant à la Tricoterie!

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BAD (BrusselsArtDepartment) presents
the release party for the Album of Poney Gallant : « L’amour la haine ». the double album is available on bandcamp under free donation:
https://benjaminravage.bandcamp.com/album/poney-gallant-lamour-la-haine-double-album-k7

Poney Gallant had begining as anonymous project of Benjamin Ravage,french artist from Brussels, that performs on syntesizers on the edge of queerpunk . the album is born from 1 year drama beats.
https://www.youtube.com/watch?v=FSs5UVhOCl0
https://soundcloud.com/benjamin-ravage
https://www.youtube.com/watch?v=FSs5UVhOCl0
BrusselsArtDepartment is an independent, young and ambitious creative team of artists and curators.
http://brusselsartdepartment.com/

20:00 – PONEY GALLANT ( Live, PunkSynthé, Brussels )

21:00 – Dj POUSSIN ( Bières et Paillettes )
https://www.mixcloud.com/djpoussin/

Free entrance

La Tricoterie, rue Théodore Verhaeghen 158, 1060 Saint-Gilles

 

La dernière sélection musicale de Dj Poussin!


Sélection estivale 2014 by Dj Poussin on Mixcloud

 

Le retour radiophonique sur la seconde édition des rencontres audiovisuelles transpédégouines Shiftcore, c’est ici!

http://www.radiopanik.org/emissions/emissions-speciales/radio-shiftcore/

 

queerparty-shiftcoreLe 17 mai, on soutient le projet SHIFTCORE qui se déroulera pendant une semaine à partir du 5 juillet 2014 à Bruxelles!

Au programme de la soirée de soutien, plein de concerts et plein de dj’s, qui seront annoncés un peu plus tard. Retiens l’adresse et garde une oreille pour le détail de la programmation!

 

 

article original: http://www.etatdexception.net/?p=6089

Mutinerie à la « Mutinerie » : grève des cautions arabes et noires

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La Mutinerie, bar du Marais à Paris, a la prétention de se définir comme un bar politique : « féministe, antiraciste, décolonial, par et pour les meufs gouines, trans, queers[1] ». Il se veut collectif, politique, horizontal et participatif. Avec des ateliers à prix libre, des projections, des débats, des événements incluant des réflexions sur le rapport entre dominant-e-s et dominé-e-s.
Nous – issues de l’immigration néocoloniale et de la traite, issues de banlieue et de milieu rural, tout-e-s pauvres donc sans héritage, précaires face au travail et au logement, avec nos loyers et familles à charges, sans réseau propre, sans le temps nécessaire à l’acquisition d’un capital culturel ou militant, etc. – sommes employées à la Mutinerie.
Pourtant, au risque de nous mettre dans une précarité encore plus grande, nous dénonçons, publiquement maintenant, l’organisation et l’exploitation sexiste, raciste et classiste qu’il y a dans ce bar. Par ce texte, nous dénonçons la domination du patron sur ses employées, la domination des blancs sur les autres, et la reproduction de normes hétérosexistes et néocoloniales.
Au vu de la renommée internationale que s’est forgée le bar en se servant de notre image et de nos luttes, nous avons choisi de diffuser ce texte le plus largement possible afin que tout le monde soit bien conscient-e de ce qui s’y joue.
Ce bar prétend « refuser d’ignorer le classisme », pourtant depuis le début :
  • Ecart de salaire : on est payé-e-s entre 200 et 400 euros par mois, sans être déclaré-e-s, quand l’équipe-gérante gagne entre 5 à 10 fois plus par mois, au minimum.
  • Absence de droit du travail : certain-e-s bénéficient de la possibilité de se faire payer les taxis, d’avoir des vraies pauses repas payées, d’avoir des congés payés, de fermer plus tôt, des arrêts-maladies, des avances extraordinaires, d’être payé-e-s par le bar et la sécu pendant leurs arrêts (et tant mieux), quand l’une d’entre nous a vu ses jours non-payés après avoir été hospitalisée ou l’autre par exemple. Basé sur une domination classiste, on renforce les plus riches dans leurs privilèges et surtout, on refuse de leur en retirer au profit d’une juste répartition qui bénéficierait à celles dont la condition inférieure est considérée comme normale.
  • Différences de traitement : certain-e-s performeur-euse-s, particulièrement les performeur-euse-s employé-e-s de l’équipe, peuvent être payé-e-s jusqu’à 200 euros le quart d’heure, ce qui correspond à un mois de salaire pour la majorité d’entre nous. Tandis qu’à prestation/performance égale, des rémunérations différentes sont mises en place. Aussi, quand eux se payaient directement dans la caisse, nous, nous devions quémander notre dû au point de se sentir illégitimes.
  • Véritable exploitation économique : le flou maintenu sur le bar, qui serait un collectif politique ou un lieu commercial, a permis au patron d’entretenir différents privilèges et de nous exploiter. Faisant croire depuis des mois que le bar risquait de fermer, faisant faire du « bénévolat » pour le faire survivre, allant jusqu’à organiser une quête sur internet pour « sauver le bar » (dont le montant récolté reste inconnu). Nous apprenons qu’il l’a acheté (achat du fonds de commerce) en son nom il y a environ un mois. Il fait lui-même la comptabilité du bar… Pourtant, le week-end, c’est nous qui assurons la rentrée principale d’argent qui lui a servi à devenir propriétaire du bar. C’est une caution pensant participer à un bar horizontal, qui a fourni une partie de la caution nécessaire à la location. Depuis, en soutien, il s’est retiré du projet jusqu’à nouvel ordre. Notre travail a pu assurer la pérennité et la renommée de la Mutinerie : en un an, ce qui se fait passer pour un projet collectif, un bar autogéré, est en fait ni plus ni moins un bar capitaliste comme les autres, dans lequel le patron est devenu propriétaire.
Ce bar se vend comme « antiraciste, décolonial », pourtant nous subissons :
  • Une stigmatisation raciale : rumeurs infondées sur des listes de travail collectives désignant certaines nommément de voleuses (les arabes), jugeant par ailleurs d’autres trop lentes (les noires de l’équipe).
  • Une répartition raciale des tâches : d’une façon générale, le ménage et les livraisons n’étaient assurés que par nous. Les WC que l’équipe-gérante se refusait d’effectuer, et dont le nettoyage est devenu un véritable bizutage pour certaines d’entre nous dès leur arrivée au sein de l’équipe. Aucune responsabilité décisionnelle ne nous a jamais été concédée. Ne serait-ce qu’une consultation sur nos propres plannings.
  • Une répartition raciale des temps de travail : les noires et les arabes ne travaillent qu’ensemble le week-end, parce que les blancs refusent de travailler avec nous (trop lents, trop violents). S’ajoutant à ça, la rémunération du week-end n’est même pas supérieure à celle de la semaine…
Comment devient-on agressives ?
Les personnes racialisées ne travaillent donc qu’entre elles et uniquement le week-end dans ces conditions et pour ces raisons. Ce sont les jours où il y a le plus de monde, de travail (faire le ménage et les livraisons accumulées de la semaine…). Le week-end correspond aussi aux plus grandes rentrées d’argent, à une gestion de personnes plus violentes (alcoolisées, sous produit, racistes, sexistes, lesbophobes, etc.). C’est aussi avoir affaire très souvent aux keufs (plusieurs fois, nos identités ont été relevées alors que nous ne sommes pas déclarées), plusieurs d’entre nous se sont faites agressées (vêtements, sous-vêtements déchirés), touchées (fesses, seins…)… Et, tout ceci dans l’indifférence totale voire le mépris de l’équipe-gérante, tout en accordant une attention démesurée à des caprices de confort[2]. Les agressions que nous avons subies ont servi, au-delà de l’indifférence, à faire de nous des personnes violentes. Miroir de la société…
Ce bar combat l’hétéronormativité et se veut féministe, pourtant nous subissons :
  • La notion de consentement : ce lieu se revendiquant du féminisme, tolère des prises d’espace, de visibilité et de pouvoir venant de personnes aux comportements douteux et abusifs. Et, plus généralement, ils ignorent ces comportements en fonction de la popularité des personnes impliquées.
  • Une domination de genre : le patron nous possède. Il – blanc, de visibilité sociale hétéromasculine, patron d’un bar, et en interaction intime avec les principal-e-s concerné-e-s – propose du travail à celles – femmes, arabes, noires, venant de banlieue, sans travail… – qu’il convoite affectivement. Il entretient des relations sexuelles (dissimulées) avec (au moins) quatre de ses employées, aucune déclarée. Et, plus largement, avec plusieurs personnes du collectif de la Mutinerie. Il met ainsi en place un rapport de domination/privilèges sur ses employées-amantes.
  • Une mise en concurrence sexiste : mensonges et larges faveurs financières créant des rivalités entre les employé-e-s. (déclarés/non déclarés, noir-e-s/blanc-he-s, bourgeois/prolétaires…) et les amantes (parmi les employées, les membres du collectif, les clientes… officielle/non-officielle…). Diviser pour mieux régner, le bar est devenu un véritable harem capitaliste. Tout devient une faveur accordée par le bon patron dans un réseau d’influence et de conflits d’intérêt motivés par l’argent, le sexe et l’orgueil, en un mot le carriérisme.
  • Silence et violence : nombreux et nombreuses sont celleux qui savaient mais qui ont choisi de ne rien dire, pire de cacher et mentir. On ne renonce pas si facilement à ses privilèges : être la favorite du patron, avoir son loyer payé, avoir plus de dates, être administrateur, performeur, graphiste ou autres pour la mutinerie, avoir un lieu de drague et où aller boire un verre, se donner bonne conscience alors qu’on a sous les yeux l’expression la plus directe de l’exploitation économique et des survivances néocoloniales. Alors que nos multiples remarques et critiques ont toujours été ignorées, déformées, invisibilisées ou réduites à des conflits personnels donc dépolitisées, il nous est maintenant reproché de ne pas avoir « osé » parler plus tôt.
  • Diffamation et exclusion : certaines parmi nous se sont opposées à ce fonctionnement depuis des mois. Tout comme ont été refusées les tentatives pour acheter le silence de certaines[3]. Le patron a alors tenté de virer l’une d’entre nous. D’abord, en s’appuyant sur les rivalités, entre employées-amantes, qu’il avait créées. Puis, en organisant une véritable campagne de diffamation sexiste[4], de rumeurs et d’accusations racistes[5], afin d’organiser un vote entre l’équipe-gérante pour l’exclure sans même l’en/nous en informer. La campagne de décrédibilisation contre l’employée « à virer » se ponctuera par la dissimulation d’un compte-rendu de réunion. C’est dans cette ambiance que « l’employée à virer » s’est sentie obligée de se retirer (sans solde). D’autres l’ont soutenu et se sont solidarisées au regard de leur propre situation. C’est le début d’un positionnement organisé et public, et la fin d’une croyance illusoire en des arrangements internes. La véritable Mutinerie commence enfin.
Nous dénonçons ce système néocolonial[6]
Comment ont-ils pu nier les profits engendrés grâce à notre travail ? Comment ont-ils pu ne pas s’apercevoir des privilèges dont ils bénéficiaient ? Et, évidemment, comment ont-ils pu ne pas se rendre compte d’une telle usurpation ? Leur aisance était directement liée à notre précarité pendant des mois. Leur niveau de vie a considérablement changé sous nos yeux, pendant que nous nous faisions humilier et exploiter professionnellement et politiquement. Nous ne pouvons désormais qu’affirmer l’illégitimité de leurs présences. Ce bar, néocolonial et capitaliste, se sert de l’attrait exotisant de ses serveuses pour les soirées hypes du week-end, et de l’image de nos luttes pour mieux nous exploiter. Par ailleurs, les cautions noires et arabes qui servent de marionnettes, qui croient encore en l’illusion républicaine, qui espèrent l’assimilation ou performent leur race dans un folklore dépolitisé, ne peuvent en rien servir de prétexte à l’égalité ou servir à nous opposer. Oui, on ne pense pas toutes pareilles…
Une fois la situation connue officieusement dans le collectif plus large de la Mutinerie, nous ne pouvons aussi que constater la réaction nombriliste et inconséquente des personnes blanches, inquiètes pour leurs réputations, parce qu’impliquées. Majorité complice et silencieuse, qui voit, se tait et étouffe, participe à ce système.
Nous avons conscience que ces oppressions sont aussi présentes dans l’ensemble des milieux militants blancs de gauche, que nous connaissons pour avoir évolué parmi les mouvements féministes, les mouvements d’extrême-gauche, les mouvements antiracistes… Ce bilan reste encore douloureusement d’actualité dans bon nombre de milieux qui se veulent militants.
Nous nous mettons donc en grève illimitée, sans condition et immédiate
Nous exigeons un changement immédiat des statuts légaux du bar, que la direction et le fonds de commerce soient collectivisés, ainsi que la démission des racistes de l’équipe. Nous voulons faire partie intégrante du rééquilibrage du bar et la redistribution des rôles décisionnels.
Nous exigeons la suspension de tout événement politique jusqu’à nouvel ordre. La charte doit être retirée du bar et de tous les sites internet faisant référence à la Mutinerie. Nous voulons également que ce texte soit affiché sur place dès sa parution.
Nous exigeons le paiement de tous nos arriérés, des arrêts-maladies et congés, ainsi que le paiement rétroactif des week-ends, des heures de courses et de ménage effectuées depuis le début. Celleux d’entre nous qui refuseront de réintégrer ce lieu devront pouvoir bénéficier d’indemnités de chômage conséquentes.
Nous exigeons la reconnaissance officielle des dommages infligés aux personnes concernées, ainsi que la reconnaissance de la reproduction des oppressions de race, de classe et de sexe dans ce lieu. Pour finir, nous voulons des excuses publiques.
Des employées de la Mutinerie et leur allié.e.s,
Féministes radicailles, rurales et décoloniales !

Contact : mutineriealamutinerie@riseup.net.

[2] Echanger les heures de travail à la dernière minute, prendre le travail des autres à leur guise et en fonction de la pénibilité, ne jamais travailler seul-e. Pire, quand on est clientes, nous demander de les remplacer plusieurs fois dans la même soirée, de changer les fûts ou de gérer les livraisons à leur place… C’est la culture du ressenti qui ne s’applique qu’à certaines personnes, empathie sélective.
[3] Des indemnités personnelles, des dates en plus pour certaines, des pseudos travaux de bricolage, de rangement, de ménage…
[4] L’une d’entre nous a été accusée à tort d’avoir eu des rapports sexuels dans la réserve pendant que la police fouillait le bar et/ou abandonnant le bar laissant les clients se servir…
[5] Des membres de l’équipe gérante ont toujours refusé, jusqu’à aujourd’hui, d’adresser la parole à certaines d’entre nous. Pour appuyer ces fausses accusations, menace de recourir à des soi-disant « témoins » de vols, d’agression sur une membre de l’équipe, de mauvais travail, de non professionnalisme et même d’accusations de comportements abusifs !!!
[6] A. Memmi, Portrait du colonisé, Portrait du colonisateur, Edition Corréa, 1957.
 

On commence à le savoir, Radio Panik, radio associative bruxelloise (105.4 FM) fête ses 30 ans! Parmi les longues et nombreuses festivités prévues, il y a la nouba punk au Bokal Royal.

Line up, dans le désordre (ou pas):

* FRAU BLÜCHER AND THE DRÜNKEN HORSES

Frau Blücher and the drünken horses are a female fronted Hi-Energy Punk Rock quartet from Brussels, Belgium. The band was created in 2011 by experienced musicians from various bands active on the Belgian scene.
What was meant to be a one-time jam quickly moved into a solid band as new material was written. Frau Blücher’s songs are written in the vein of the 70’s/80’s Punk & Heavy Rock and inspired by the likes of the Ramones, L7, Vice Squad, Blitzkrieg, Plasmatics, X-Ray Spex, The Damned, Motörhead, and many others.
Only a few months after their creation the band was asked to play their first gig in Brussels; many more quickly followed… Led by their singer/screamer and noisy guitar riffs backed by a pounding rhythm section, the concerts of the Frau are direct, powerful and restless.
In September 2012, the band recorded in their own recording studio what was going to become their debut album. The 10-track CD entitled « Quick & Dirty », made of original material only and produced by the band themselves in a 100% DIY approach, was released in January 2013 on P.O.G.O. Records.
For the record, the name of the band is taken from a character in Mel Brooks’ movie « Young Frankenstein », a woman who has a strange relationship with horses.

http://www.fraublucher.net/
* CRETE ET PAQUERETTE

Electro queer punk from Bruxelles
* LADY FUCKED UP

Une image – une couleur- une impression – trois entités – une rencontre :

Gaby Cyclette:
Sortie des entrailles maternelles de la montagne noire, je regardais au loin les étendues d’inconnu s’étendre jusqu’à la mer, rêvant de dévorer le monde d’un appétit insatiable. J’ignorais alors que deux décennies plus tard, cette présence familière guiderait ma main jusqu’à cette pièce de bois forte et robuste, vibrante de sensualité et de mélancolie, et brancherait en 220 volt et à jamais, mon âme urbainement boiteuse, devenue à présent le canal de ses désirs….

“Ne vous ennuyez pas. C’est très malsain. Faites plutôt n’importe qu’elle folie!” *

Cha: “Je dormais pas loin du chemin de fer, bercée par le rythme des trains de marchandises. J’ai rêvé de Lucy Schwob, elle m’est apparue vêtue d’une robe en soie blanche, de chaussures de tango, d’un casque de fer sur la tête, d’un collier de perles et d’ailes en aluminium. Deux perles argentées étaient greffées dans la paume de ses mains et trois perles rouges sortaient de son front. Elle fît apparaître deux baguettes de tambour, tapa un rythme sur son casque de fer et me tendit les baguettes. Elle s’envola, battant des ailes au rythme des roues des wagons.”

“Marche arrière.
Qu’un ange me fasse l’honneur de se dévêtir, de se démasquer devant moi, j’ai peur de le gêner, je détourne la tête ou je baisse les yeux…” *

Mac Kam: “C’était au coeur d’un pays noir. Un jour de pluie, dans un hangar. J’avais pris l’avion un brin trop tard et je m’étais retrouvée là. Du charbon plein les yeux, tantôt triste plutôt maussade, elle gisait,lasse,l’âme farfelue. Elle dansait parfois entre mes lignes pour m’échapper aussitôt. J’avais le coeur en friche et des mots plus qu’il n’en faut, une guitare et quelques riffs, du bol mais pas d’boulot. Alors que veux-tu ? Je l’ai suivie…”

“Je vais jusqu’où je suis. Je n’y suis pas encore.” *

https://www.facebook.com/LADY.FCKD.UP

* After party by DJOCKER
Le Bokal Royal est l’interface qui sert de vitrine entre les habitants de l’habitat groupé du 123, rue Royale, et ses visiteurs. Ce bâtiment, après une inoccupation de deux ans, a été squatté en 2007 suite à l’expulsion du cloître du Gesù. Encadrés par l’ASBL Woningen 123 Logements, les habitants ont rapidement pu obtenir une convention d’occupation avec la Région Wallone, propriétaire du bâtiment. Le mode de fonctionnement du collectif basé sur l’autogestion a permis, en un peu plus de 6 ans à plusieurs centaines de personnes de trouver un logement. Aujourd’hui près de 200 personnes sont membres de l’association et vivent dans des logements pour lesquels celle-ci a conclu d’autres conventions d’occupation (ex: rue du Progrès avec Infrabel).
Au-delà du logement, le 123 est un espace où se sont développées nombre d’autres activités, telles qu’un atelier vélo, une friperie, un atelier linux, une table d’hôtes hebdomadaire, les activités fréquentes qui se déroulent dans le Bokal, etc.
Le 123 est devenu un lieu unique dans la capitale. Son existence prouve que les alternatives en termes de logement et de manières d’habiter ne sont pas seulement possibles, mais plus que jamais nécessaires.
Ouverture à 20h, concerts à 21h
Prix libre

Bokal Royal
Rue Royale 123
1000 Bruxelles
http://www.123rueroyale.be/
https://www.facebook.com/pages/123/135877036485272?fref=ts

Radio Panik
http://www.radiopanik.org/
Le groupe faceprout des 30 ans: https://www.facebook.com/groups/radiopanik30ans/?fref=ts
https://www.facebook.com/groups/radiopanik/?fref=ts

 

Envahi par la bougeotte depuis fin mai, début juin, je me suis baladé au coeur d’espaces queer en dehors de Belgique, à savoir Amsterdam, Grenoble, Marseille…

Episodes précédents:

Amsterdam – Queeristan

Grenoble – Shiftcore

Pour continuer dans la série des « premières fois », mais aussi parce qu’un ami pouvait en partie m’héberger et que j’avais entendu parler de l’Eurocrade, je suis parti à Marseille début juillet, pour une durée indéterminée. Finalement, je suis resté jusque fin juillet, ce qui correspondait avec la fin des Universités d’Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités. Un mois de juillet très transpédégouine en somme, pour moi. 

Eurocrade – Europride

 

 

L’Eurocrade, j’en avais entendu parler au Shiftcore (voir ma note précédente), et ça avait notamment pour objectif de pointer les aspirations très mercantiles de l’Europride, penchants dont on pouvait facilement se rendre compte en consultant le programme et les tarifs des festivités prévues. Même constat en se rendant sur l’espace réservé à l’Europride sur la plage du Prado, où il n’était pas possible d’amener sa bouteille d’eau plate par 35°, ah ben non, il fallait la payer aux bars prévus à cet effet. Et en plus, c’était dit avec un sourire de faussaire qui n’avait rien à envier à celui de n’importe quelLE vendeurEUSE d’agence de voyage quelconque. Pour plus de détails sur les objectifs plus globaux de l’Eurocrade, il y a des textes très clairs sur le blog créé pour l’occasion.

 

Un rendez-vous avait donc été donné, dans un squat nouvellement ouvert, aux personnes désireuses de participer à d’éventuelles actions. Parmi celles-ci, il y a eu une intervention sauvage lors d’une intervention à la Friche  (lieu où se tenaient d’autres stands et activités de l’Europride) sur le thème « “Lesbiennes, gays : mêmes combats”  par une certaine Christine Le Doaré que je ne connais pas mais qui n’a pas l’air d’être une personne très recommandable, vu ses penchants, de ce que j’en ai lu et entendu, transphobes, sérophobes, putophobes, racistes… Cela dit, si j’en crois les échanges écrits qui ont suivi l’intervention, entre cette personne et d’autres gens qui ont participé à l’action, je me dis que l’Eurocrade a pointé là où ça fait mal, et que c’était bien vu. Pour plus d’infos, voir le site de l’Eurocrade.

 

Une autre action a été de taquiner le salon du mariage gay qui se tenait également à la Friche, pour une fois de plus dénoncer son côté commercial (on pouvait facilement se retrouver avec dix flyers en cinq minutes qui faisaient la publicité de produits « LGBT friendly » pour votre futur mariage, dont la plupart n’étaient franchement pas d’un goût très aguichant, selon moi, mais bon, les goûts et les couleurs, hein, passons), et bien sûr tout ce que représente l’institution du mariage en général, que si y’avait du mariage pour personne, on s’en porterait pas plus mal non plus. Cela dit, vu le peu d’affluence de monde durant toute la semaine de l’Europride, les marchands étaient tout de même contents de la visite des perturbatrices, parait-il. C’est dire.

 

Le jeudi, au sein du lieu central de l’Eurocrade, un cabaret transpédégouine DIY, très éclectique et sous une drache de paillettes – il y en a parfois que je retrouve encore entre deux orteils – s’est tenu et a brassé pas mal de monde fort sympathique.

 

Un chouette moment a aussi été le sitting transpédégouine, arméEs de brochures à l’entrée de la Friche le vendredi, veille de la fin de l’Europride. De façon assez surprenante, et malgré un vif agacement aussi manifeste que déplacé de la part des organisateurs de l’Europride, cela a eu un certain succès. On s’en est mis à regretter de ne pas avoir fait ça toute la semaine… Puis il y a eu les concerts organisés sur une plage un peu reculée du foyer des activités, avec toujours Crête et Pâquerette, Infidel Castra et aussi Déborah Dégouts. Moi qui n’ai pas l’habitude de concerts sauvages qui se passent forcément bien, tout s’est passé sans aucun problème ce soir-là du point de vue du voisinage et de la police, qui ne se sont pas manifestés de manière hostile. Mais il paraît que c’est une sorte de tradition officieuse à Marseille, et tant mieux !

 

Et puis voilà, le lendemain c’était le grand carnaval des LGBT venus en nombre (ha ha ha) de toute l’Europe pour fêter le mariage pour tous. Bon c’était mini mini comme cortège, une pride modeste, de la musique au volume sonore beaucoup trop élevé, un char SNCF insupportable qui n’arrêtait pas de diffuser des slogans avec la voix de la madame des gares SNCF en plein milieu des morceaux – qui n’étaient déjà pas fameux, mais ça ne les améliorait pas – , un autre char de je ne sais plus quelle institution française qui arborait une photo qui aurait pu être pancartée lors d’une manif pour tous (un papa, une maman, une petite fille, un petit garçon, et y’avait peut être même le chien avec), … Cela dit, un ami et moi y avons croisé d’autres amis avec qui nous avons passé un bon bout de l’après-midi.

 

Du même coup, je les ai suivis à la plage de l’Europride bondée, moi j’avoue que ça m’a fatigué, j’aurais bien été dans les calanques loin de tout ça à la place, par exemple. Mais bon, en fin de soirée, après avoir été manger un bout en ville, nous sommes revenus non-loin de là, il n’y avait quasi plus personne, on s’est posés sur une plage à côté où il y avait quelques déchets humains, et un couple hétéro un peu défoncé mais très alerte avec qui il a fallu faire de l’éducation permanente sur l’homosexualité. Et c’est comme ça que, pour moi, s’est achevée l’Eurocrade/pride. J’ai loupé, du même coup, le carnaval des Freaks, mais il paraît que ça n’a pas fait long feu, la police ayant été plus présente et zélée que la veille, dommage…

 

Globalement, je ne suis pas mécontent d’avoir participé à certaines de ces choses, au gré de mes envies et énergies. Je me suis finalement retrouvé un peu en mode observateur, lors de ces Eurocrade/pride. J’avais, je crois, un grand besoin de « tourisme », vu le contexte estival, le soleil, la mer, et l’envie de me perdre dans cette ville foisonnante que je ne connaissais pas.

 

Toujours est-il que, durant cette Eurocrade, et même cette Europride, des personnes m’ont convaincues de poursuivre mon séjour à Marseille, et plus précisément à Luminy, à deux pas des fameuses calanques, pour les Universités d’Été Euroméditerranéennes des Homosexualités (UEEH), dont j’entendais parler depuis des années et auxquelles je n’avais encore jamais saisi l’occasion de participer. Cette institution de la militance LGBTQI existe depuis 1979 et se tient plus ou moins régulièrement, depuis leur retour en 1999 après une longue interruption pour cause de manque de forces vives dû, notamment, à la pandémie du SIDA. Cette année était particulière puisqu’elle faisait suite aux assises des UEEH qui eurent lieu à la même période l’année précédente, et qui avaient pour objectif de faire le point sur ce qu’étaient devenues les UEEH et comment les participant-e-s souhaitaient les faire perdurer. 

 

UEEH

J’arrivai donc sur le campus de l’Université de Luminy dimanche, en fin d’après-midi. Pour une fois, je suis arrivé non pas au début de l’AG d’ouverture, mais à la fin. Je dois avouer (shame on me) que ça me convenait parfaitement. J’ai débarqué lors de la partie qui, d’ailleurs, m’intéressait : la visite guidée des lieux. Ensuite, c’était le début des inscriptions, l’installation dans mes quartiers (enfin, une minuscule chambrette d’étudiant dont la chaleur faisait plutôt penser à un hammam, j’ai mis du temps à m’adapter mais j’ai tout de même eu mal au coeur au moment de la quitter le dernier jour), une bouffe à laquelle je me suis incrusté, n’ayant pas encore pu m’inscrire aux cuisines solidaires, de la papote avec quelques sympathiques personnes, et puis une fête DIY, avec un bar à prix libre et une sono ambulante, qui devaient rythmer toutes nos soirées jusqu’à la fin des UEEH.

 

Le lendemain après-midi, j’ai testé un atelier de discussion dont j’ai oublié la dénomination exacte mais qui traitait de l’homophobie, en lien avec la polémique du mariage pour tous, et en regard d’autres pays. C’était intéressant dans le sens où on a eu droit à des témoignages de polonais-e-s, dont on sait que la Pologne a encore certaines accointances morales avec la Russie, où il ne fait pas bon être homosexuel-lle-s en ce moment. Après, et c’est malheureusement une remarque que j’ai cru observer à l’issue d’à peu près tous les ateliers auxquels j’ai participé, je ne suis pas certain que cette discussion change le cours des choses, elle m’a semblé sans lendemain. Elle a sans doute contribué à nous rendre individuellement plus attentiVEs à la question de l’homophobie de part le monde, et notamment dans des contrées qui ne sont pas tellement éloignées des nôtres, mais ensuite à quoi bon ? A noter pour des prochaines UEEH: quand c’est pertinent, faire des comptes-rendus des ateliers, ou au moins en laisser des traces!

 

Durant cette semaine d’UEEH, j’ai aussi participé à un atelier en non-mixité masculine sur les différents vécus et construits de nos masculinités durant l’enfance. Cela a plutôt consisté en des tours de parole sur la manière dont chacun d’entre nous a vécu sa (non-)masculinité, sa féminité, bref, son/ses genre(s) par rapport à la norme masculine usuellement cis-genrée. Pour certains fort en émotions, il était pour moi un peu frustrant, dans le sens où il était moins constructif que reflétant, pour certains participants, le besoin de vider leur sac. Pourquoi pas, on peut remarquer à travers ces posts que je suis loin d’être contre les récits de vie, mais je ne m’attendais pas à ça. Je me permet aussi de relayer une réflexion d’un ami, qui regrettait qu’au cours de cet atelier on nie notre appartenance à un genre plutôt masculin et qu’on évite d’en parler en ces termes, au profit d’une association systématique à un genre à tendance plus féminine. Si j’ai bien compris, il voulait travailler sur base de sa masculinité de « pédé qui aime les mecs », plutôt que sur celle plus transgenrée de mec qui a des allures effeminées, ou qui se « grille » par des attitudes plus associées à un genre tendant vers le féminin que le masculin. J’ai trouvé la réflexion intéressante dans le sens où cet ami, j’espère qu’il m’excusera de m’exprimer ainsi si il se reconnaît, n’est franchement pas un exemple de parfaite virilité.

 

Un autre atelier de discussion était une rencontre avec Bruno Spire, président de AIDES, l’association « concurrente » d’Act-Up en France en matière de sensibilisation à la problématique du VIH-SIDA, sur le thème d’un médicament que l’on pourrait prendre avant un rapport sexuel non-protégé pour limiter « à 90 % » le risque d’attraper le VIH. Franchement j’ai vu mieux. M. Spire n’était pas méchant mais sa manière de s’exprimer comme un représentant de commerce et d’évacuer toute critique de ce médicament d’un revers de la main sous prétexte que « vous les jeunes, vous n’avez pas vécu l’hécatombe des années 80 » était assez lourde et n’invitait pas à la discussion. J’ai eu l’impression qu’il n’avait pas tout à fait compris que nous étions à un atelier où nous aurions aimé réellement débattre et construire une réflexion sur la question du VIH-SIDA et des moyens de s’en protéger, et pas à un cours unilatéral sur comment il faut faire à notre époque, mes chers petits. Ou alors c’est moi qui n’ai rien compris, c’est possible aussi.

 

Enfin, pour continuer dans les ateliers de discussion que j’ai vécu pendant cette semaine, il y a eu « Où sont passées les pédales radicales ». C’était en plein air, sur le campus, bon, un peu cahin-caha comme atelier. Il faut dire qu’il s’enchaînait avec un précédent (celui sur les masculinités sans doute ? Ou celui avec M. Spire ? Je ne sais plus très bien) et qu’il faisait torride. On a eu du mal à dégager une définition commune de ce que nous entendions par « pédale radicale » et c’était la principale difficulté mais aussi l’intérêt de l’atelier au niveau de la confrontation entre les différentes notions, souvent très personnelles de ce que les participants entendaient par «radical ». Certains se revendiquaient (ou en avaient envie) capitalistes tout en se revendiquant pédales radicales. Evidemment, cela a créé un malaise et provoqué, gentiment, un clash. Dès lors, j’ai trouvé que cet atelier représentait bien le côté polymorphe des UEEH. Il y a un souhait de s’organiser en autogestion, sans chefFE et avec un minimum de frais financiers, histoire de rendre ces rencontres abordables au plus grand nombre. Et bien qu’un bon nombre de transpédégouines à tendance anar y participent, il y a aussi pas mal de gens qui vont moins loin dans leur politisation, qui restent beaucoup plus dans l’institutionnel et qui ne cherchent pas spécialement à élargir leurs champs de lutte au-delà du champ LGBT. Pourquoi pas, ça permet des échanges, même si ils ne sont pas forcément cordiaux, ou à la limite de ne plus l’être. Ça permet aussi de mieux se positionner dans nos « vies politiques », en quelque sorte. Je ne sais pas encore si cela aura une suite, j’ai inscrit mon nom sur un papier destiné à créer une mailing list, cela donnera sans doute quelque chose un jour.

 

Au niveau des ateliers plus performatifs, je ne peux pas ne pas évoquer l’atelier dégustation de bières spéciales que nous avons préparé entre pochetronnes et que nous avons entamé un soir pour finir mortes bourrées alors qu’en fait on n’a jamais bu que quelques gorgées de chaque bière. Mais il y en avait 20. Bon j’exagère, on était pas mortes bourrées, juste pompettes bien comme il faut.

 

Je regrette de ne pas avoir pu participer à l’atelier de reggaeton féministe pour cause d’addiction à internet, il faut que je me soigne. Mais de loin, ça avait l’air très fun.

 

Pour le reste, il y avait une boum tous les soirs, régulièrement des expéditions dans les calanques, de la glande sur le campus, des marcassins insouciants, une cantine universitaire dégueulasse bien comme il faut, encore un concert de Taulard à Marseille, des vieilles copines, des chouettes gens, pas mal de bon temps à vrai dire. Pas assez de rapports charnels sans doute, en ce qui me concerne, pourtant ça aurait pu. Bah, une prochaine fois.

 

Mon séjour à Marseille s’est terminé de manière un peu abrupte. Nous avons clôturé notre séjour aux UEEH pour aller voir, en bande, un concert des copains belges des Slugs à la Katiba, auquel je n’ai pas pu assister entièrement pour cause d’hôte qui voulut partir prématurément, pour ensuite faire une grosse nouba au squat où nous avions prévu de passer la nuit, et le lendemain ça sentait vraiment la fin. Quelques copines des UEEH avaient quitté Marseille la veille ou le matin, une autre était sur le point de partir, je me sentais tout paumé, j’avais la tête en bouillie. J’ai pris un TGV, et je vous emmerde, et je suis rentré à ma maison. 

 

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