Many people dream of having an abundance of love and sex and friendship.

Some believe that such a life is impossible and settle for less than they want, feeling always a little lonely, a little frustrated.

Others try to achieve their dream, but are thwarted by outside social pressures or by their own emotions, and decide that such dreams must stay in the realm of fantasy.

A few, though, persist and discover that being openly loving, intimate, and sexual with many people is not only possible but can be more rewarding than they ever imagined.

People have been succeeding at free love for many centuries-often quietly, without much fanfare.

In this book, we will share the tech­niques, the skills, the ideals that have made it work for them.

So who is an ethical slut?

We are.

Many, many others are.

Maybe you are too.

If you dream of freedom, if you dream of intimacy both hot and profound, if you dream of an abundance of friends and flir­tation and affection, of following your desires and seeing where they take you, you’ve already taken the first step.

READ THE ENTIRE BOOK HERE : http://zinelibrary.info/files/The_Ethical_Slut.pdf

 

 

blackface

Hier a eu lieu une manifestation bruxelloise pour le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. C’était la première depuis plusieurs années. De plus, cette manifestation était non mixte, c’est-à-dire réservée aux femmes et aux personnes identifiées comme femmes. Cette initiative est courageuse et nécessaire, pour des raisons multiples que je ne vais pas détailler ici.  En très bref, les organisatrices, que je rejoins tout à fait, considèrent qu’il est nécessaire de se retrouver entre femmes pour des actions ponctuelles, d’une part pour visibiliser la force, la créativité et  la diversité que cachent l’étiquette facile de « femme » et toutes ses associations simplistes et dénigrantes, et d’autre part parce que l’environnement non-mixte doit permettre de nous renforcer toutes afin qu’on reparte plus confiantes. Il est épuisant d’être féministe, d’être à contre-courant, et ces actions non-mixtes peuvent être des véritables bouffées d’air.

La non-mixité est une démarche controversée, quand il s’agit de rester entre femmes. Les critiques étaient très nombreuses, et parfois très violentes.  Par contre, les personnes qui s’insurgent contre cette démarche « discriminante » n’ont rien à dire sur la non-mixité, non voulue mais bien réelle, à d’autres niveaux :

Nous étions une majorité écrasante de mobiles et valides ; de cisgenrées ; de jeunes adultes. De nombreux groupes n’étaient pas représentés du tout, tels que les sourdes et malentendantes, les femmes âgées, les femmes voilées, entre autres. Nous étions aussi une majorité écrasante de blanches.

Dominées par nos statuts de femmes, nous étions pour la plupart des dominantes par ces autres conditions sociales. Cette non-mixité là ne choque pas. Effectivement, les marqueurs sociaux de la domination sont invisibles, rendant les personnes qui les portent visibles, en tant qu’individu.e.s.. Les personnes dominées par contre sont elles et eux invisibles, tellement les marqueurs de leur relégation sont visibles et suffisent pour les représenter. Personne ne se demande où elles et ils sont quand elles et ils ne sont pas là.

Il est difficile d’organiser une action politique. Le faire c’est s’ouvrir à des critiques. Je tiens donc à répéter que la démarche d’organiser cette manifestation est merveilleuse, et que la manifestation elle-même était géniale par plein d’aspects. Cependant, nous sommes responsables de l’homogénéité dominante de cette action, et pour le 8 mars prochain, j’espère que nous pourrons toutes travailler ensemble pour une mobilisation plus inclusive. Ceci est d’autant plus nécessaire qu’il y a eu violence raciste dans cette manifestation.

Les privilèges que nous avons et que nous exerçons même malgré nous y ont été cristallisés sous une forme particulièrement choquante chez une personne, qui est venue grimée en noir. Nous lui avons demandé des explications. Elle a répondu qu’elle avait fait cela pour une performance artistique et que dans le contexte de la marche cela avait du sens parce qu’  « être femme c’est comme être noire ».

Cette phrase, que nous entendons souvent sous différentes formes dans les milieux féministes, est d’une violence extrême. Cette phrase efface toutes les personnes qui sont noires ET femmes, et qui souffrent donc de ces deux rapports sociaux de domination, celui de race et celui de genre, qui ne s’additionnent pas ni ne s’isolent de manière simple mais qui se combinent de manière complexe. Ces femmes noires existent bien pourtant. Elles n’étaient pas présentes à la manifestation hier.

Il y a dans les milieux féministes blancs une tendance à réduire les oppressions à des facteurs simples. Comme en mathématiques, on a envie de se simplifier la vie en isolant les facteurs afin de mieux les étudier. Ainsi, même dans les milieux où on parle de rapports sociaux de pouvoir, on parle le plus souvent des femmes blanches et des hommes noirs, comme si, une fois avoir bien étudié ce que nous et ils vivons, il suffisait ensuite de faire le calcul: homme noir + femme blanche = femme noire. Les femmes noires en sont totalement décentrées de la discussion, reléguées à la position de note en bas de page.

Nous sommes des femmes, et nos revendications communes sont réelles. Mais la classe des femmes est multiple, et penser les conditions des femmes veut dire aussi penser nos manières d’exercer nos privilèges de blanches sur des femmes racisées. Etre une femme n’excuse en rien d’utiliser le grimage, qui est indiscutablement un marqueur du racisme colonialiste et de l’appropriation culturelle. Les femmes noires savent parler, elle sont seules à connaitre la spécificité et la multiplicité de leurs conditions sociales. Nous n’avons pas le droit de nier leur existence ou de penser qu’en tant que femme nous savons ce qu’elles vivent. Ce comportement est l’exercice violent d’un privilège de blanc, qui se justifie par le déni total de l’existence d’un privilège de blanc pour une femme blanche ! L’action était donc doublement violente, par sa visibilité et par son symbolisme colonial qui agressent les personnes noires, et par sa justification qui n’est rien d’autre qu’une injonction à la politesse envers les racisé.e.s, une mise en valeur de l’artiste blanc à qui tout serait permis dans le même temps qu’un rabaissement extrême de la personne noire, qui n’aurait pas droit à son ressenti. C’est une violence raciste très forte.

Un espace féministe non-mixte doit être un lieu sécurisé, c’est-à-dire un lieu où toutes les personnes qui sont dominées dans un rapport de genre peuvent être en sécurité physique, émotionnelle, symbolique. Un espace féministe non-mixte où une femme subit une violence symbolique telle n’est rien d’autre qu’une parodie absurde du monde des Hommes, qu’un féminisme qui se constitue en « wannabee »  dominant.e.s. Les rapports sociaux sont multiples et mouvants. Nous sommes dans un monde d’hommes, et nous sommes aussi en Belgique, pays raciste, colonialiste, pays qui se revendique d’une tradition de dénigrement des noirs et de violences contre elles et eux.

Hier à cette manifestation je faisais partie du service d’ordre. J’ai pensé ce rôle avant le jour même comme un rôle de liaison avec la police si nécessaire, de personne de référence en cas de problème dans le cortège, et de vigilance par rapport à la sécurité des manifestantes. Pensant la sécurité, j’ai oublié le principal. Sans doute parce que c’était une première manifestation non-mixte, sans doute parce que je peine à ne pas penser comme une blanche, sans doute aussi parce que l’autorité ne me vient pas naturellement, je n’ai pas agi avec solidarité ni avec responsabilité. Nous ne savions pas quoi faire, et nous n’avons donc rien fait face à cette violence qui s’ajoutait à l’absence de femmes non-blanches.

Je m’engage à faire mieux la prochaine fois : une manifestation non-mixte doit être un « safe space », et c’est aux organisatrices et aux personnes de référence de s’assurer de cela. Pour cette raison, nous aurions dû demander à cette femme de quitter le cortège, parce qu’elle en a violé les règles de respect de base qui devaient en faire un lieu sécurisé pour toutes. Qu’on ne l’ait pas retirée était un manquement de solidarité et d’intégrité politique énorme, et vous m’en voyez sincèrement désolée.

De nombreux facteurs nous empêchent de réagir convenablement quand nous constatons des violences : le principe de coopération qui retarde le moment où l’on se rend compte que oui, cette personne ose vraiment faire cela ; le difficile désapprentissage qu’en tant que femmes nous ne devrions pas être assertives, « agressives » ; la présomption que quelqu’un.e d’autre agira à notre place ; des craintes diverses pour notre personne (crainte de « se faire remarquer », crainte de prendre des coups), etc.

Cela fait longtemps que j’ai surmonté ces facteurs face à des violences genrées. Parce que celles la me touchent de manière directe, la colère devient un outil pour surmonter la gène et la peur. J’ai honte de constater qu’il n’en est pas de même pour les violences symboliques racistes. Se grimer en noir est une violence raciste, quelles que soient les justifications que l’on avance. Le justifier, appuyer son droit à le faire alors qu’il a été signalé que cela est violent est une violence de plus. Et nous n’avons pas réagi.  Je m’engage à apprendre à le faire. Je m’engage à faire tout ce que je peux pour que des espaces où je participe soient des lieux sécurisés pour toutes. Je m’engage à ne pas me contenter du statu quo, de ne pas emprunter la voie facile des vieilles habitudes, mais à travailler pour que les actions auxquelles je participe soient inclusives et sécurisées. Et je rappelle que le 8 mars est la journée DES droits DES femmes, et que le 8 mars, c’est toute l’année.

Par Eleanoralicemiller, lu sur Freaks of Modernism

https://freaksofmodernism.wordpress.com/2015/03/09/creer-des-safe-space-un-engagement-quotidien-urgent/

 

https://kongoborinage.wordpress.com/2015/03/09/manif-feministe-non-mixte-feministische-vrouwenbetoging-ne-me-libere-pas-je-men-charge-wij-bevrijden-ons-zelf-wel/7/

Pour toute demande de renseignements ou d’explications avec Lune Léoty, « l’artiste subversive », son contact est disponible ici en bas de page : http://festivalgameovaires.blogspot.be/2013/07/residence-la-maison-pelgrims-du-1er-au.html

 

porn profile pic(English below)

Schizophrénie ambiante de notre société.
Banalisation des messages de haine, et interdiction de la nudité.
Propagation virale du porno, qui dans un même temps s’enferme dans des représentations toujours plus pauvres.

Face à ça nous aimerions développer et visibiliser un autre imaginaire, qui nous convient et nous correspond.

Images porn/post-porn faites à la maison, avec des personnes et des corps de la vie réelle.
Ces images sont ensuite retravaillées afin d’illustrer le paradoxe ambiant, mixées avec des motifs d’un autre temps.

Pour la mise en place de ce projet nous sommes à la recherche de modèles de tous horizons, photographes et espaces d’exposition / de diffusion.
Si vous souhaitez y prendre part, merci de bien vouloir nous écrire à l’adresse suivante : guikqueercore@riseup.net
Nous recherchons également du papier peint à motifs vintage sur Bruxelles.

Merci d’avance pour votre participation !

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Schizophrenic society.
Trivialisation of hate, forbidden nudity.
Porno going viral, but yet locking itself inside poor codes and images.

In reaction, we would like to develop and enlighten another universe, corresponding more to who we are.

Homemade porn/post-porn images, with « real » people and bodies.
These images will be transformed in order to illustrate the paradox, mixed with vintage patterns.

We are looking for models, photographers and exhibitions / places to showcase our work.
If you’re interested in being part of this project, send us a mail :
guikqueercore@riseup.net
We are also looking for vintage pattern wallpaper in Brussels.

Thanks a lot !

ass grandma

 

Jose Macabra portfolio from Taran on Vimeo.

affiche couleur sabbat web

SABBAT BRUSS’HELLS
– Bitchcraft reunion –

https://www.facebook.com/events/1418714285090731

11.04.15 – 21H
Barlok – On donation (prix libre)

Live :
Petra Flurr – Berlin – http://petraflurr.com/
Jose Macabra – London – https://soundcloud.com/josemacabra

DJ’s :
Sisen – Berlin – https://www.facebook.com/pages/Dj-Sisen/52277359080
Pute-Acier – Bruss’Hells – https://soundcloud.com/dj-pute-acier
Angelic Sintesis – Berlin – https://www.mixcloud.com/AngelicSintesisGandoolar/
Nekrobot – Berlin – https://www.mixcloud.com/nekrobot/

Performances :
Federica Dauri – Berlin – https://vimeo.com/user11030132
Jenny Tale – Berlin – http://jn1.tumblr.com/

VJ :
[eMTv] – France – http://www.vjemtv.net/

INFOS :
http://bitchcraft.noblogs.org/
Or : bitchcraft@grrlz.net
http://sabbat-berlin.tumblr.com/
https://www.facebook.com/pages/Sabbat-Berlin/890775934295776

Artwork by Misanthropie :
http://misanthropie.noblogs.org/
https://www.facebook.com/misanthropieserigraphie

Le Barlok :
Avenue du port 53
1000 Brussels
https://www.facebook.com/Barlok.Bxl

Entrance on donation.
As most of the artists come all the way from Berlin, London and France just for this party, feel free to leave enough money at the entrance, considering the fact that we have gas, plane tickets and many other things to pay. Thanks a lot for being generous.

No dresscode, but crazy outfits highly reccomended

Note : Even though you may be turned on by the poster, this is not a gay sex party.
Please stay respectful to people around you.
No racism, sexism, homophobia, facism or any form of hatred towards another or any group of people.
Thanks.

SABBAT & BITCHCRAFT CREW

dos fly sabbat plat

 

itros from Taran on Vimeo.

 

http://www.yeswefuck.org/

 

You don’t see it
you don’t notice
because it doesn’t affect you
and ignorance is bliss
I don’t want you to speak
I don’t want you to say anything
this time you’ll listen up
just be quiet and take my word
you don’t realise your privilege
y’ don’t get remarks if you’re not that pretty
of course you can go anywhere you please
and poverty is not your reality
You don’t see it
you don’t hear our cries
because you think it’s not you
you’re not the one who’s terrorised
I don’t want you to speak
I don’t want you to say anything
this time you’ll listen up
just shut up if you don’t mind
you can afford to pay the dentist
y’ don’t get treated like you’re a baby
and if you speak they’ll listen to you
y’ don’t even know how your life is easy
You don’t see it
you don’t care
because it doesn’t hurt you
but oppression is everywhere
I don’t want you to speak
I don’t want you to say anything
this time you’ll listen up
just be silent and you’ll be aware
you’re not taught to be scared at night
y’ don’t get harassed by the cops when you’re out
and you can hold hands with your lover
you’ve already won when the game is not over
not over (you say that we can’t)
not over (but we’ll sabotage your plans)
not — over

 

« Community – the place where you finally feel at home and yet still never feel welcome. »
(From : Femmes – A tragedy)

SCENE

Why do activists do the things they do and who are they trying to reach with their activism ? Is our queer-feminist calendar a community project for the community and if it is, how can we ever influence the mainstream ?

We are looking for drawings, comics, articles (no more than 7500 characters) and anything else that reflects upon who is included in a scene and who remains on the outside. How do hierarchies form within a scene and who’s got the power ? Are those the same people who are also privileged outside of a particular scene ? How can we change this ? Why do scenes even exist and why are we drawn to them ? Are communities attached to specific places or is the scene a global / virtual place ? What potential for alliances are realised within the queer-feminist community ? How are we expected to behave so that we can belong to a scene ?
In order to answer these and other questions we decided to make next year’s calendar a « scene issue ». We are looking forward to your thoughts – in the langage of your choice – and varied perspectives on the topic. Please get in touch with us until march 1st 2015 at kalender@riot-skirts.de

PS : If you are living in the Cologne / Bonn area you may also ask to become part of our editorial « staff ».

 

 

pré-affiche

SABBAT BRUSS’HELLS
– Bitchcraft reunion –

11.04.15 – 21H
Barlok – On donation

Live :
Petra Flurr – Berlin – http://petraflurr.com/
Jose Macabra – London – https://soundcloud.com/josemacabra

DJ’s :
Sisen – Berlin – https://www.facebook.com/pages/Dj-Sisen/52277359080
Pute Acier – Bruss’Hells – https://soundcloud.com/dj-pute-acier
Angelic Sintesis – Berlin – https://www.mixcloud.com/AngelicSintesisGandoolar/
Nekrobot – Berlin – https://www.mixcloud.com/nekrobot/

Performances :
Federica Dauri – Berlin – https://vimeo.com/user11030132
Jenny Tale – Berlin – http://jn1.tumblr.com/

VJ :
[eMTv] – France – http://www.vjemtv.net/

INFOS :
http://bitchcraft.noblogs.org/
Or : bitchcraft@grrlz.net
http://sabbat-berlin.tumblr.com/

Artwork by Misanthropie :
http://misanthropie.noblogs.org/

 

hyenabruhhh:

ohyes

(via trash-punx)

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