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Chroniques Mutantes. Emission queer, riot grrrlz, transpédégouine, anarchiste, punk et féministe sur Radio Panik (105.4 FM), le samedi de 18h à 19h.

 
 

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! APPEL A MANIFESTER LE 21 MARS !

A Bruxelles, il y a plus de 15.000 logements vides pour 5.000 SDF . En Wallonie, la situation n’est guère meilleure, il y aurait plus de 30.000 logements vides pour 8.000 SDF. Pourtant chaque année des gens meurent de froid dans la rue. Des milliers d’autres gens vivent dans des taudis minuscules aux loyers élevés. Nombre de locataires consacrent la plus grande partie de leur revenus à leurs loyers, d’autres n’ont tout simplement plus la possibilité de les payer et se retrouvent face à des menaces d’expulsions ne pouvant faire qu’empirer leur situation.

Les expulsions de locataires et de squatteur.euse.s s’enchaînent et ce particulièrement à partir du printemps et de la fin de la trêve hivernale dans les sociétés de logements sociaux. Pendant ce temps, nombre de riches propriétaires voient leurs portefeuilles s’engraisser grâce à la spéculation immobilière. Cette spéculation a pour conséquence l’abandon de nombreux logements permettant de rendre virtuellement l’offre moins importante que la demande ce qui fait bien entendu augmenter les loyers déjà très élevés.

Face à cette situation intolérable, la réponse de l’État reste toujours la même : des pouvoirs publics incompétents, le contrôle et bien entendu la répression. Les procédures d’expulsions sont de plus en plus souvent expéditives. Le CD&V a même déposé un projet de loi afin de punir d’emprisonnement le fait de squatter, ce qui revient une fois de plus à criminaliser les pauvres.

Nous ne nous laisserons pas faire !
Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression !
Organisons-nous collectivement pour rendre difficile ces expulsions comme cela se fait déjà dans d’autres villes d’Europe. Contre la hausse des loyers et la spéculation immobilière !
Pour la réappropriation et non la détérioration des biens immobiliers ! Occupons les logements vides ! Défendons ces occupations ! Un toit pour toute et pour tous !

C’est pour défendre ces revendications que nous appelons à manifester en cette date symbolique du début du printemps et du début des expulsions de locataires de logements sociaux ce 21 mars 2016 à 17H à Porte de Namur, Bruxelles !

Nous contacter : collectif piratonsbxl à l’ email : occuponsbxl@riseup.net

Nous appelons aussi à une assemblée générale sur le sujet le 14/03, les infos suiveront.

Plus d’infos sur piratonsbxl.noblogs.org

 

 

 

Ce 21 Janvier la commune d’Anderlecht a fait expulsé des squatteurs des 7-9 avenue des droits de l’homme dans le quartier de la roue sur base d’un faux constat d’insalubrité… Les squatteurs ont donc décidé d’occupé la commune

 

Pour adresser vos courriers à la personne de votre choix :
Association Acceptess-T / Commission Prison
39 Bis Boulevard Barbes
75018 Paris

IMPORTANT !!
Une erreur s’est glissée dans nos publications. Le mail de la commission prison est : com.prison.acceptess-t@outlook.fr (et non pas Hotmail.fr)

Nous nous excusons pour cette (grosse et grossière) erreur

http://acceptess-t.fr/

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AssiégéEs vous présente son premier numéro :

L’étau

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Dessin de couverture : Tableau de Fatomousso

Côté France : on parlera de nos vies prises dans des systèmes d’oppression et d’exploitation multiples, ainsi que des injonctions politiques qui contribuent à nous rendre  la vie impossible : antiraciste ou féministe ? matérialiste ou queer ? lutte globale ou lutte minoritaire ?  On réfutera ces fausses alternatives en rendant visibles nos positions, véritables impasses pour les mouvements traditionnels, alors même que depuis nos positions situées, on peut penser la résistance contre ce système pourri : travailleuse du sexe noire assassinée dans l’indifférence générale, queers raciséEs dans le monde du travail, politique de respectabilité destructrice envers les jeunes filles noires et arabes, violences à la fois sexistes, racistes et lesbophobes dans l’espace public, marginalisation et exposition aux violences toujours plus grandes pour les trans raciséEs.

 

Allons au Québec : il semblerait que ce soit la nouvelle terre promise pour échapper aux racisme structurel… C’est avec regret que nous vous annonçons qu’il n’en n’est rien : blackface, livres racistes envers les haïtienNEs, représentations orientalistes exotisantes au musée. On parlera quand même des initiatives qui nous inspirent comme La Third Eye Collective, qui est tenue par des femmes noires et afro-descendantes qui se sont données pour mission de guérir et de s’organiser contre les violences sexuelles et étatiques. Elles mettent au centre de leur travail collectif les theories critiques de la race, la justice transformative, la responsabilité à l’égard de la communauté, et les approches de réduction des méfaits.

Retour en Europe : on fera aussi un petit stop par Londres pour le super texte de Momtaza Mehri : « Noires, britanniques et musulmanes : nous ne sommes pas juste une complication ». Toujours à Londres : rencontre avec les membres du groupe anticapitaliste noir London Black Revs, dont la devise est : Combattre l’injustice quel qu’en soit le coût. Un programme qui nous parle !

Direction le Brésil : pour casser l’imaginaire eurocentrique et blanc résumant le Brésil à des femmes (blanches) nues sur les plages de Rio, et à des femmes noires disponibles sexuellement pour les touristes. Rien de mieux qu’un témoignage photo par Thaïs Alvarenga, photographe brésilienne noire faveleada et le coup de poing de Kely Cristina  racontant la réalité de mère célibataire noire de favela à Rio de Janeiro. De quoi revisiter les préjugés!

Dernier arrêt, le Kurdistan :  on décryptera la fascination plus que suspecte pour les combattantes kurdes dont témoignent les médias occidentaux.

Une pause et du selfcare : parce qu’il est compliqué de rejoindre des mouvements lorsqu’on est mal dans sa peau, on n’oublie pas le corps, avec un article sur comment s’aimer quand on est grosse et noire : décontruction, lutte et flamboyance !

Côté culture : de la poésie révolutionnaire, le porte-folio « Niafiou is the new punk », des séries américaines analysées sous les angles: race, genre, classe, sexualité et politique de respectabilité.

Et pour finir, nous publions la traduction d’un texte de Indeginous Action : « Des complices, pas des alliéEs: abolir le complexe industriel de l’AlliéE « . Nécessaire TOUS LES JOURS.

 

Contributrices et contributeurs de ce numéro : 

Alexandra Wanjiku Kelbert ● Annette Davis  ● Amandine Gay  ●  Dawud ●                                                       Elena Stoodley ●  Fania ● Inès El-Shikh ● João Gabriell ● Kely Cristina ●  Kiyemis  ● LSG  ●                                   Marie-Julie ● Massinissa G ●  Momtaza Mehri  ● Mrs Roots  ●  Naouel  ●  Octavia Pierre  ●                                                                                               Po B. K. Lomami  ●  Tarek Lakhrissi  ●  Thaïs Alvarenga ● Y.A.M

Rédaction 

Directrice de la publication  : Fania

Rédactrice en cheffe  : Naouel

Directrice artistique : Sandra

Community Manager : João Gabriell

Illustrations :  Fatomousso & Maria Chantal

Relectures et corrections : Mira ● Awa ● Hanane ● Emy ● Assia

Traductions :  Annette Davis ● Imane ● Nadine

Si vous êtes une association ou une librairie et que vous voulez commander plus de 10 exemplaires, merci d’envoyer un e-mail à commande@assiégé-e-s.com

TouTEs les contributrices/teurs de la revue sont des  femmes et/ou queers et/ou trans* raciséEs.

 http://www.assiégé-e-s.com/index.php/blog/21-les-numeros

 

Antiracisme et lutte contre l’homophobie : retour aux convergences

Une traduction inédite, en français, publié sur le site de la revue Ballast :

À l’heure où certains s’interrogent et s’inquiètent de la montée de « l’homonationalisme » (« Toutes les Folles ne sont pas au Front », clamait très récemment, non sans provocation, l’affiche de la Gay Pride de Metz) et où le Parti des Indigènes de la République peut très tranquillement affirmer que « les habitants des quartiers ne souhaitent pas politiser leur sexualité », il n’est pas inutile de rappeler les convergences qui eurent lieu, dans les années 1970, entre les mouvements antiracistes, anticapitalistes, féministes et partisans de la lutte contre l’homophobie. Nous avons pour ce faire traduit ce texte, paru il y a quelques semaines dans la Socialist Review, sous la plume de Noel Halifax, auteur de l’ouvrage Out, Proud & Fighting.

 


 

genet1En août 1970, le cofondateur du Black Panther Party, Huey Newton, écrivit dans le journal des Panthers « Une lettre aux frères et sœurs révolutionnaires à propos de la libération des femmes et des gays ». Il y avançait que ces derniers mouvements étaient des causes sœurs et engageait les Panthers à soutenir la libération homosexuelle. Cela s’avérait inhabituel pour l’époque : dans les années 1970, le stalinisme et le maoïsme dominaient la gauche et tous deux percevaient l’homosexualité comme une déviation bourgeoise, un passe-temps de l’élite décadente. De quelle façon cela put-il dès lors se produire ?

Au printemps 1970, les Black Panthers se trouvaient en difficulté. Ils s’étaient construits en 1966 dans les quartiers noirs et, suite aux troubles politiques de 1968, l’État américain — et le FBI en particulier — décidèrent d’en finir avec eux. Ils furent assassinés, persécutés et harcelés ; le mouvement fut sur le point de s’effondrer. L’autre fondateur du BPP, Bobby Seale, attendait son second procès : il était incarcéré depuis deux ans. Vingt Panthers furent arrêtés à New York pour « conspiration contre leur pays » avec une caution placée à 2,1 millions de dollars.

« Le stalinisme et le maoïsme dominaient la gauche et tous deux voyaient l’homosexualité comme une déviation bourgeoise, un passe-temps de l’élite décadente. »

L’une des figures majeures du BPP, Eldridge Cleaver, avait fui à Cuba puis en Algérie, de crainte d’être assassiné ou arrêté. Les Panthers durent faire face à des frais de justice faramineux au moment même où leurs soutiens se faisaient rares. C’est dans ce contexte que l’écrivain français Jean Genet reçut un coup de fil : David Hilliard, également des Panthers, l’appelait pour solliciter son aide et son soutien. La réponse de l’écrivain fut immédiate : il demanda ce qu’il pouvait faire et, dans la semaine, effectuait déjà le tour des universités américaines et des grandes villes afin de lever des fonds. Il reprocha à la gauche, et surtout au SDS [Étudiants pour une société démocratique — la principale organisation étudiante de gauche], de ne pas se montrer plus vigoureux dans leur soutien aux Panthers. Cette tournée de trois mois fut remarquable — notamment car Genet séjournait illégalement aux États-Unis (on lui avait refusé son visa d’entrée puisqu’il avait été condamné pour des délits à plusieurs reprises et qu’il était l’homosexuel le plus mondialement célèbre — sans rien dire de ses liens avec la gauche révolutionnaire française…). Il s’était rendu au Canada, avait traversé discrètement la frontière pour faire ses apparitions lors de sa grande tournée, sous la surveillance permanente du FBI. Sa renommée était telle qu’il ne fut jamais arrêté. Jean Genet était un orphelin abandonné par une mère prostituée et un père inconnu, élevé dans l’horrible système semi-militaire des orphelinats de la France des années 1910. Il grandit en voleur, prostitué travesti, cambrioleur et vagabond, vivant dans les bas-fonds des cités de l’Hexagone et de l’Espagne des années 1930. On peut le dire : il exécrait la société française respectable.

[lire la suite sur le site de la revue Ballast]

 

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un couple de deux jeunes hommes

Dans 4 jours, deux hommes marocains pourraient écoper de 3 ans de prison ferme – simplement parce qu’ils sont gays.

Rejoignez la mobilisation mondiale pour libérer Lahcen et Mohsine.

SIGNEZ

 

Imaginez: 3 ans de prison parce que vous êtes gay!? C’est ce qui pourrait arriver à Lahcen et Mohsine, deux marocains gays. Ils ont été arrêtés alors qu’ils se prenaient en photo devant un monument à Rabat. La police a considéré qu’ils étaient trop proches – et cela portait “atteinte à la moralité publique”.

Leur procès est dans 4 jours. Les deux hommes gays encourent jusqu’à 3 ans de prison. Le collectif Aswat au Maroc qui se bat pour leur liberté demande l’aide urgente de chacun d’entre nous. Le mois dernier déjà trois marocains ont été condamnés à 3 ans de prison simplement pour homosexualité.

Une grande mobilisation mondiale juste avant le procès dans 4 jours pourrait changer la donne pour Lahcen et Mohsine. Alors que les autorités marocaines investissent pour attirer les touristes du monde entier, elles ne pourront pas ignorer une grande mobilisation mondiale qui met en jeu sa réputation.

Plus que 4 jours. Parce qu’être gay ne doit pas être un crime, signez et partagez la pétition maintenant et lançons une grande mobilisation mondiale pour libérer Lahcen et Mohsine. go.allout.org/fr/a/lahcen-mohsine/

Merci de soutenir All Out.

Andre, Jeremy, Guillaume, Jéssica et l’ensemble de l’équipe d’All Out.

P.S. All Out est financée par ses membres – cela signifie que chacun de vos dons amplifie nos campagnes mondiales innovantes. Cela signifie aussi que les États et les grandes entreprises ne peuvent pas nous dicter leur programme, car nous n’acceptons pas leur argent. Aidez-nous à rester forts. Cliquez ici sans attendre pour faire un don : go.allout.org/fr/a/ps-donate/

 

Lu sur Putains de rencontres ! : « Ces journées permettront d’aborder, à travers des ateliers, différentes problématiques correspondant aux intérêts des prostituées et travailleurSEs du sexe, dans le contexte actuel mondial de répression et de stigmatisation.

 

Les objectifs sont de permettre l’auto-organisation des travailleurSEs du sexe, qu’ils et elles puissent aborder dans un cadre non-mixte et safe les questions qui les concernent, et élaborer des stratégies permettant l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Ces journées annuelles permettent aux travailleurSEs du sexe de rompre avec l’isolement dans lequel nombre d’entres eux/elles sont malheureusement pousséEs, de créer des liens de solidarité, et de favoriser  le partage de l’expertise et de l’information.

Lire la suite ici

 

 

 
Sortie de « Petite histoire de la George Jackson Brigade » – Aviv Etrebilal

L’histoire de la George Jackson Brigade, groupe  révolutionnaire et anti-autoritaire, est une histoire belle et sulfureuse, un récit de courage et de détermination méconnu et passionnant. Mais il ne serait pas intéressant d’en livrer un tableau hagiographique parfait, qui sonnerait bien faux. Dans cette Petite histoire de la George Jackson Brigade, nous explorerons l’histoire de ce groupe qui a opéré dans la région de Seattle au milieu des années 70, contre le système carcéral d’abord, mais aussi contre le capitalisme et la domination en général. Nous en profiterons également, à travers les parcours atypiques de ses membres, pour explorer quelques expériences rares de gangs de prisonniers homosexuels et transgenres, composés d’anarchistes et autres rebelles contre le sexisme, l’homophobie, les pratiques et la culture du viol et de l’esclavage sexuel dans le milieu carcéral, ainsi que contre toutes les prisons.

84 pages – format 11,8 cm x 17,5 cm
4€ (3€ à partir de 5 ex.).
Frais de port : 2€ pour un ex. + 1€ par ex. supplémentaire
Plus d’informations sur les commandes : http://ravageeditions.noblogs.org/

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