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Qui sommes-nous?

Un groupe qui met en relation des personnes et des collectifs (étudiant.e.s, habitant.e.s, associations locales, … ) attentif à la déconstruction des stéréotypes liés aux genres et sexualités, et de manière générale à toutes discriminations, au respect des diversités, à la réappropriation de nos corps, nos paroles, nos identités comme outils d’émancipation individuelle et collective.

Nous rencontrer

Permanence tous les mardis de 12h30 à 14h (et plus si affinités) à la Maison de Jeunes de LLN Chez Zelle – 3 voie des Hennuyers
Réunion ouverte à tou.te.s le dernier mardi du mois à 12h45

Rejoignez-nous pour proposer et préparer des actions collectives, participer aux projets en cours, partager des infos, poser des questions, …
Pendant les permanences, la bibliothèque de Zelle est ouverte. Livres et fanzines peuvent aussi servir de support à nos échanges et discussions.

BIENVENUE à TOU.TE.S!

 
Un festival né du constat que, bien que les questions de genres et de sexualités puissent être abordées de manière informelle à Bruxelles, elles peinent à émerger comme réel(le)s dynamiques/enjeux de lutte. Étant nombreux et nombreuses à en être frustré-e-s, nous avons pensé qu’au lieu de râler dans notre coin, il était temps d’imaginer un moyen de répondre frontalement à ce manque. Ce festival est donc l’occasion d’ouvrir un espace collectif pour approfondir des réflexions, des tentatives de déconstruction et de dépassement des identités. Car les identités nous étouffent et brisent notre imaginaire, mais ne parler que d’un dépassement total de ces réalités a tendance à les invisibiliser. Comment donc les prendre en considération, sans pour autant les revendiquer comme quelque chose à défendre ?
Nous ne sommes pas intéressé.e.s par une société, qu’elle se dise progressiste ou non, qui ne nous autorise que des désirs un peu moins bridés. Les universitaires et institutions en tout genre s’emparent de ces questions en les intégrant à ce monde puant de domination. Il nous paraît donc nécessaire d’ouvrir des espaces autonomes et auto-organisés pour envisager les genres et les sexualités comme des questions subversives. Aller à corps perdu dans le sens du renversement du pouvoir sous toutes ses formes, qu’il soit celui de l’état ou des institutions, celui qu’on retrouve dans les relations interpersonnelles et collectives ou celui qui régit nos vies par ses normes et ses valeurs.
Il paraît presque impossible dans ce monde d’imaginer des relations exemptes de toute forme de pouvoir. Cependant, il est possible de chercher, de construire, de proposer des outils pour nous renforcer. Pour certaines discussions et certains ateliers nous avons choisi d’expérimenter des espaces entre personnes concernées par des mêmes oppressions. Ils ne sont pas envisagés comme des moments d’exclusion, ni comme des moments où affirmer ou se renfermer dans des identités. Ces espaces sont plutôt envisagés comme des moments de rupture avec le quotidien. Ils créent l’occasion de partir de certaines réalités vécues et partagées pour se rencontrer, briser l’isolement, échanger, ou juste passer du bon temps. En espérant que cela puisse nous permettre de trouver un peu d’air dans un quotidien toujours plus asphyxiant.
Ce festival se veut aussi être un moment pour se questionner sur les multiples rapports de pouvoir (racisme, sexisme, homophobie, ou ceux qui n’ont pas de nom…), nous aimerions donc que toutes les personnes présentes soient attentives à ne pas reproduire ou laisser se reproduire des dominations. Certains comportements ne seront pas admis.
Ce festival n’est pas ouvert aux petit.e.s politicien.ne.s, aux universitaires carriéristes, aux chef-fe-s de tous bords.
On en jouit d’avance… !

https://lurticaire.wordpress.com/

Affiches du festival

Affiches du festival

 

 

 

Réflexions sur la culture porno

Publié sur : zones-subversives

La culture porno semble se généraliser avec les médias numériques. La pornographie ne se réduit pas toujours à une violence vulgaire et peut transgresser l’ordre moral.

 

La pornographie demeure renvoyée du côté de la vulgarité et de la futilité. Les féministes postmodernes ne cessent de fustiger toute forme de représentation explicite de la sexualité, jugée dégradante pour l’image de la femme. Un livre collectif se penche sur les Porn studies. Des universitaires évoquent la culture porno avec son contexte historique de production, de diffusion, de consommation et de régulation.

« Indifférentes aux normes de bon comportement culturel et sexuel, les porn studies posent quand à elles un regard féministe sur toutes les formes de représentation sexuelle sans distinction moraliste ou élitiste », présente Florian Vörös. L’obscène renvoie au grossier, au vulgaire, et surtout à tout ce qui doit être placé hors de la scène publique. Depuis les années 1980, un espace critique interdisciplinaire étudie cette culture porno.

 

 

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Importance de la culture porno

 

Dans les années 1980, un courant féministe prétendu « radical » lance les sex war contre la pornographie, la prostitution et les pratiques BDSM. Catharine Mac Kinnon incarne ce mouvement puritain qui considère la sexualité comme le principal lieu de l’oppression des femmes. Elle considère la pornographique de manière univoque comme un moyen de contrôle des hommes sur le corps des femmes. Le féminisme radical se range derrière Reagan pour combattre la pornographie dans le cadre de la commission Meese. Pour s’opposer à ce retour de l’ordre moral, une coalition anti-censure regroupe des féministes lesbiennes, des gays, des travailleuses du sexe et des actrices.

La théorie féministe dénonce la représentation du corps des femmes au cinéma, sans se livrer à un examen critique attentif et passionné. Le mot « porno » doit permettre de provoquer les traditions intellectuelles élitistes pour valoriser la dimension charnelle et viscérale de la représentation sexuelle. Les porn studies s’inscrivent dans le sillage des cultural studies qui valorisent la culture pop et les objets dénigrés par les élites intellectuelles. Le public n’est pas considéré comme une masse aliénée, mais comme des individus avec un recul critique.

 

Les porn studies semblent aujourd’hui institutionnalisées. Un regard féministe analyse la pornographie qui n’est plus considérée comme un ensemble homogène et ahistorique. La revue Porn studies tente d’exercer une influence dans le débat public, notamment sur les questions de la « sexualisation des médias » et des « effets sur le jeune public ». Les porn studies accordent également une importance au racisme et aux représentations sexualisées des stéréotypes ethniques et raciaux.

Les porn studies ne valorisent pas forcément la pornographie féministe et alternative sur le porno mainstream et grand public. La pornographie classique ne reproduit pas forcément les normes de représentation et les rapports de domination. « La culture nest pas le reflet figé des rapports sociaux, il ny a en effet « aucune garantie » que le point de vue du groupe dominant soit tout le temps et à tout moment hégémonique dans la pornographie commerciale », estime Florian Vörös.

Avec Internet, la pornographie se diffuse et se banalise. Au-delà des nombreux sites pornos, les sites de rencontres, les réseaux sociaux et même les échanges de sextos reflètent souvent la culture porno.

Plaisir porno contre morale bourgeoise

Laura Kipsnis évoque le rapport charnel et la réception de la pornographie. « Toutes les réactions que lon peut avoir, du dégoût à lexcitation en passant par lindignation et le titillement, ne sont que les variantes du même corps à corps intense, viscéral, avec ce que la pornographie a à dire », observe Laura Kipsnis. La pornographie demeure un phénomène culturel qui fait converger vers une même image des personnes étrangères et différentes. La pornographie, à l’image de toute autre forme culturelle, demeure traversée par des enjeux politiques.

Les opposants à la pornographie regardent cette culture avec un regard surplombant et abrutissant qui se focalise sur les images. Mais la pornographie, qui ne reflète pas le monde réel, relève davantage de la métaphore, de l’ironie, du symbolisme et du fantasme. La pornographie, comme toute autre forme culturelle, relève de la fiction, du fantastique, de l’allégorique.

La pornographie repose sur la transgression, le bafouement des règles et la violation des restrictions sociales. Les tabous, les interdits et les conventions de la société sont joyeusement piétinés. « La pornographie peut être lue comme une carte très précise des frontières morales de la culture au sein de laquelle elle émerge : la pornographie commence là où sarrêtent les convenances et la bienséance », analyse Laura Kipsnis. Les normes sexuelles et sociales sont transgressées. Le spectateur peut être attiré par des corps gros, vieillissants, ou même transsexuels. La pornographie peut apparaître comme « un espace de transgression où se déploie une contre-esthétique qui vient sopposer aux normes corporelles et sexuelles dominantes », observe Laura Kipsnis.

 

La pornographie renvoie également à une distinction de classe sociale. La société bourgeoise valorise la bienséance pour se démarquer du tumulte des classes populaires. « La pornographie offense les convenances corporelles et sexuelles qui soutiennent les distinctions de classe : les bonnes manières, la pudeur, la dignité, leffacement des instincts corporels et leur sublimation en un comportement policé », précise Laura Kipsnis. La pornographie incarne la bassesse, au plus petit niveau dans la hiérarchie culturelle.

Les paniques morales qui entourent la pornographie renvoient également à une question de classes sociales. Le porno, considéré comme inférieur culturellement, est associé aux traits des classes populaires. Les prolos sont considérés comme violents et livrés à leurs instincts tandis que la bourgeoisie respecte avec délicatesse les normes de bienséance. Les stéréotypes collés aux consommateurs de porno correspondent aux peurs de la bourgeoisie sur les hommes des classes populaires : brutaux, bestiaux et avides de sexe. La violence de la culture bourgeoise et ses effets sur le public ne sont jamais évoqués. Le spectateur de Lempire des sens est supposé mieux se contrôler face à la réception de la violence.

Susanna Paasonen étudie l’expérience du spectateur face à un film porno. Les étudiants ressentent du dégoût lorsqu’ils regardent Gorge profonde pour la première fois. Ensuite, ils apprécient sa structure narrative et son humour provocateur. Le spectateur ressent souvent des sentiments contradictoires, avec un mélange de réflexion, de coups d’œil et de diverses réactions émotionnelles.

 

 

 

 

Minorités raciales et sexuelles

 

Kobena Mercer introduit la question du racisme dans l’analyse de la pornographie. Il propose une réflexion sur les photographies de Robert Mapplethorpe qui représentent des hommes noirs. Ces clichés semblent s’adresser à un public blanc et masculin. Les stéréotypes raciaux hérités du colonialisme semblent se refléter. Les noirs sont considérés comme des criminels, des athlètes ou des comiques. Le noir apparaît toujours comme une menace pour la société blanche. Ensuite, les corps semblent réifiés, réduits au statut d’objets. Même le mythe de la grosse bite noire est représenté. Les photographies de Robert Mapplethorpe reflètent le fétichisme de la race.

Mais Kobena Mercer révise son jugement au regard de la panique morale que provoque cette série de photographies. Les expositions subissent la censure. L’ordre puritain condamne le fait de montrer des corps noirs et sexualisés. Le photographe introduit l’homme noir dans l’histoire du nu artistique. Cette démarche peut être interprétée comme une critique implicite du racisme et de l’ethnocentrisme de l’esthétique occidentale. Les hommes noirs, souvent issus des classes populaires, sont mis sur un piédestal pour devenir un idéal esthétique. Le noir, loin de la figure du Nègre, suscite l’admiration et le désir. L’écrivain Jean Genet exprime sa solidarité avec le mouvement des Blacks Panthers. Le désir érotique alimente alors la solidarité politique.

 

Heather Butler se penche sur la pornographie lesbienne. Dans l’imaginaire hétérosexuel, la sexualité entre femmes reste considérée comme une sous-sexualité, dans laquelle le doigt remplace difficilement le pénis masculin. Mais la pornographie lesbienne échappe aux critères biologiques et à l’urgence de l’éjaculation pour se tourner vers la sensualité. La jouissance finale n‘est plus l’objectif du film. « La pornographie lesbienne na de cesse de dévoiler limpotence du modèle phallique, et de proposer des alternatives au fait de « se faire prendre » ou de « simuler » », observe Heather Butler.

Des scènes lesbiennes apparaissent dans des films destinés aux hommes hétérosexuels. Mais ces scènes ne sont qu’une introduction avant ce qui est considérée comme la vraie sexualité : hétérosexuelle et avec éjaculation. Néanmoins, des films destinées aux lesbiennes apparaissent également, comme avec The King réalisé en 1968. La figure de la butch apparaît, avec des femmes qui se masculinisent.

Le porno gouine présente une sexualité moins lisse et gentillette que la pornographie lesbienne. Le film Suburban Dykes montre un couple de lesbiennes petite bourgeoises qui vivent dans leur banlieue pavillonnaire. Mais les deux trentenaires se lassent d’une sexualité de couple fade et routinière. Une butch intervient pour introduire une sexualité moins lisse. Les frontières du porno lesbien sont transgressées et le film se rapproche davantage du porno masculin avec obscénités, pénétration et jeux de rôles.

 

Nouveaux usages du porno

 

Sharif Mowlabocus évoque l’usage du porno sur Internet. Les réseaux sociaux, les blogs et les plateformes comme Tumblr permettent aux consommateurs de se réapproprier leur usage de la pornographie. Ils peuvent partager, faire des commentaires ou noter les films et photos qu’ils diffusent. Le public n’est plus passif mais peut participer à la création de contenu. « Lutilisateur nest plus un simple chaland, mais quelquun qui utilise activement et contrôle son porno de manière de plus en plus individualisée », observe Sharif Mowlabocus.

Le numérique s’oppose à l’idée du féminisme traditionnel selon laquelle le porno positionne les femmes en tant qu’objet dans les rapports de pouvoir. Le porno 2.0 introduit des éléments perturbateurs et subversifs qui remettent en question la distinction simpliste entre oppresseurs et opprimés. Les Webcams permettent aux femmes de ne plus être des objets passifs. La relation entre la personne qui regarde et celle qui est regardée se modifie. Ce sont les femmes qui conçoivent, produisent et contrôlent le regard masculin. Le site de porno alternatif SuicideGirls.com permet aux femmes de subvertir les stéréotypes. Les actrices décident de montrer ce qu’elles veulent de leur corps et gagnent en autonomie.

 

Sur XTube, plateforme de porno amateur, les « gens normaux » peuvent côtoyer les professionnels. Une diversité de silhouettes et de types de corps est proposée. Ceux qui ne correspondent pas au standard de la pornstar sont tout aussi susceptibles d’apparaître à l’écran et d’être appréciés. Dans leur profil, les utilisateurs évoquent une joie de vivre liée à la légèreté du plaisir sexuel. Le ton enjoué et amical tranche avec les propos d’objectivation et du soumission qui règnent dans la pornographie professionnelle. Les amateurs donnent une image d’eux-mêmes qui va au-delà du sexe et peuvent évoquer par exemple leur activité professionnelle. Surtout, les amateurs peuvent s’adresser directement à leur public.

Mais ce porno amateur s’inscrit entièrement dans une logique marchande. La quantité prime sur la qualité pour diffuser davantage de vidéos, susciter plus de spectateurs pour générer plus de profit. Ensuite les amateurs se soumettent au système de notation et de commentaires qui les conforment vers une pornographie standard. La philosophie 2.0 s’inscrit dans l’industrie du divertissement.

 

Clarissa Smith, Martin Barker et Feona Attwood évoquent les motifs de la consommation de la pornographie. Le public des films pornos est souvent représenté comme un repère d’individus asociaux. Une représentation négative et un mépris de classe s’abat sur les consommateurs de porno. Laura Kipnis ironise sur « les stéréotypes angoissants de ladolescent boutonneux, de lexhibitionniste en imperméable et du masturbateur compulsif et asocial ». Le porno menace de pervertir les enfants et suscite une véritable panique morale. Les gouvernements veulent protéger les ados, présentées en pauvres victimes « exposées » aux images sexuelles. Mais ce sont les enfants eux-mêmes qui décident de consulter des sites porno selon des motifs divers, qui vont de la masturbation à la curiosité en passant par l’ennui.

La pornographie apparaît comme un passe-temps surtout masculin et hétérosexuel. Il existe également un décalage générationnelle chez les femmes. Les plus jeunes consomment davantage de porno. Les plus âgés regardent des films pornographiques pour se voir reconnus leurs désirs sexuels et se reconnecter avec leur corps. Les plus jeunes insistent sur leur excitation sexuelle comme motif.

Le porno est utilisé pour combler l’ennui et correspond aussi à un besoin de détente face au stress. Le porno permet d’intensifier son plaisir ou de pallier à une vie sexuelle insatisfaisante. Le porno peut permettre de renforcer la relation amoureuse ou d’explorer et d’identifier ses désirs et ses fantasmes.

 

 

 

Transgression et conformisme de la culture porno

 

Ce livre collectif permet de revaloriser la culture porno. De l’extrême droite à l’extrême gauche, de Christine Boutin à Clémentine Autain, tous les partis politiques condamnent le porno. Les réactionnaires et les féministes se rejoignent pour fustiger la culture porno et son influence néfaste sur la société.

Les porn studies permettent d’ouvrir la réflexion sur ce sujet polémique. Loin d’un objet désincarné, le porno développe une dimension sensuelle et renvoie au plaisir sexuel. Les puritains de tous bords s’acharnent donc sur une culture qui valorise la représentation explicite du plaisir sexuel. Le porno favorise la transgression de l’ordre moral, avec ses normes et contraintes sociales.

Ensuite, le porno demeure dénigré par la petite bourgeoisie intellectuelle. Un mépris élitiste condamne les cultures populaires. Les porn studies s’inscrivent dans le sillage des cultural studies et des écrits d’un historien comme E.P. Thompson qui insiste sur l’importance des cultures populaires dans la création d’une conscience politique. Prendre au sérieux un sujet comme le porno permet de sortir du mépris de classe du petit monde universitaire.

 

En revanche, les porn studies et le féminisme pro-sexe tendent à occulter la marchandisation de la sexualité. Le porno, loin de se réduire à une culture ludique, diffuse une certaine conception de la sexualité. Le film porno semble reproduire toujours le même protocole avec diverses figures imposées. Loin d’ouvrir les fantasmes, l’imagination et la créativité, le porno peut aussi incarner une sexualité mécanique et routinière, dénuée de sensualité.

Le porno participe également au contrôle des corps. Des normes esthétiques et sexuelles se diffusent à travers la pornographie. Des corps standardisés, sculptés de manière identique, révèlent un conformisme effrayant. Un documentaire de la réalisatrice Ovidie montre l’influence de la culture porno sur le conformisme sexuel et les normes imposées aux femmes.

Mais le porno n’apparaît pas comme une cause de la sexualité marchande et des normes sociales. Au contraire, le porno apparaît surtout comme un réceptacle et un révélateur, plus que comme un déclencheur. La culture porno peut aussi apparaître comme un espace qui peut libérer les fantasmes et les désirs, loin du conformisme marchand.

 

Source : Florian Vörös (dir.), Cultures pornographiques. Anthologie des Porn studies, traduit par Maxime Cervulle, Marion Duval, Clémence Garrot, Lee Lebel-Canto, Fred Pailler et Nelly Quemener, Amsterdam, 2015

Extrait publié sur le site de la revue Contretemps
 

 

test affiche

Sirop de biches en kraft
– QueerPunk Fest –

Vendredi dix-sept juillet deux mille quinze
À partir de quatorze heures
Le Barlok – Prix libre

Iron (swe)
Sex positive, queer, vegan straight and vehemently anti-capitalist hardcore.
https://xironx.bandcamp.com/

La Fêlure – Carnets de bal d’une courtisane
(Performance – France)
2015 : 40 ans après la “révolution des prostituées”, la compagnie La Fêlure s’empare des textes d’une des figures charismatiques des mobilisations de 1975. Grisélidis Réal conçoit la prostitution comme un acte révolutionnaire et non une déchéance sociale. À travers sa voix, la fêlure ouvre le débat. Alors que la parole des travailleuses du sexe reste le plus souvent étouffée, comment cet engagement continue-t-il de résonner pour nous aujourd’hui ?
https://youtu.be/IhdHHSsYL0Y

Ztratila Se Kocka
Strange darkhordeon, screams, singing, text. Solo project with an accordeon, live in streets and more louder on stage. Speaking about streets, travel, squat, life…
http://soundcloud.com/antheazdem

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www.bitchcraft.noblogs.org
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bitchcraft@grrlz.net

Bitchcraft & Les Sirops de Salopes 2015
Artwork by Misanthropie (http://misanthropie.noblogs.org/)

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Il y a quelques jours, le monde entier a vu des femmes poser leur entrejambe sur le nez de leurs âmes soeurs en pleine rue, pour manifester contre un amendement interdisant certaines pratiques dans les films porno. Et elles ont leur mot à dire là-dessus.

L’Angleterre a prouvé encore une fois qu’elle avait le meilleur sens de l’humour du monde. Le désormais fameux « Porn Protest », qui a fait plaisir à tout l’Internet, visait un ennemi qui n’a pas encore été vaincu aujourd’hui : un amendement britannique qui modifie une loi de 2003, et qui a pour but d’interdire l’existence dans les vidéos pornographiques de certaines pratiques sexuelles. Merci à David Cameron, désormais, en DVD mais aussi en VOD, fini le « facesitting », le « caning » ou encore les fessées. Evidemment, tout le monde n’est pas d’accord, mais les manifestants du Porn Protest (dont le hashtag twitter associé #pornprotest continue à être alimenté) ont en tout cas le mérite, pour la moitié, d’être des manifestantes.

De nombreuses femmes défendant la liberté d’une industrie qu’on pensait faite par et pour les hommes ? Il suffit de regarder les sujets d’interdiction passés dans l’amendement d’un peu plus près. Le « facesitting » ? Un jeu sexuel qui met la femme en position dominante par rapport à l’homme (pour en savoir davantage, demandez à Google), plutôt pratiquée dans les jeux SM, parfois en tout bien tout honneur (avec vêtements). Idem pour la « fontaine de bonheur » (là encore, on ne vous fait pas de dessin) : on parle bien d’un truc de filles. Les manifestantes, dont certaines se revendiquaient féministes pro-sexe, y voient donc une censure de l’expression du plaisir féminin, et de sa liberté d’action… Pendant que celui des hommes continue de s’exprimer à la face du monde. C’est du propre.

L’humour, la meilleure façon de faire passer un message, que ce soit pour celles et ceux qui ont squatté les pelouses de Westminster, ou encore pour les féministes qui voient en leur sexe un moyen de s’exprimer sur la position de la femme dans la société.

Article publié sur le site de Tracks : http://tracks.arte.tv/fr/femmes-fontaines-westminster
(Une galerie de photos à découvrir sur la page)

 
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Lu sur contretemps : « Les travailleuses du sexe en Argentine et au-delà visibilisent leurs histoires par l’action politique, faisant ainsi souvent face à une répression extrême et violente. À côté des deux premières vagues d’organisation des travailleuses du sexe, une troisième semble émerger dans des pays du Sud , qui ont en grande partie été négligés par les études universitaires sur le sujet. Une de ces organisations est la Asociación de Mujeres Meretrices de la Argentina (AMMAR) : l’association des femmes travailleuses du sexe d’Argentine. Le présent essai repose sur des données issues de questionnaires, d’une observation participante, d’entretiens approfondis avec des travailleuses du sexe, syndiquées ou non, et des membres de la Central de Trabajadores Argentinos (CTA), la fédération dont elles font partie, dans dix villes d’Argentine. Il retrace ainsi les relations entre l’AMMAR et la CTA pour examiner comment ces deux organisations ont co-opéré pour organiser les travailleuses d’un secteur de travail tristement célèbre pour son caractère exploitatif, précaire, et vulnérable, afin de travailler à un changement social et politique. Cet essai contribue aux débats autour de la régénération du mouvement syndical et défie le sens commun prévalent selon lequel les travailleuses du sexe et les syndicats seraient des partenaires improbables.
Lire la suite ici

 

 

Affaire Luperto: « épée de Damoclès » pour les relations homosexuelles?

à lire sur : rtbf

(Source: livingbecauseicantdie, via liberated-from-binaries)

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