Affaire Luperto: « épée de Damoclès » pour les relations homosexuelles?

à lire sur : rtbf

(Source: livingbecauseicantdie, via liberated-from-binaries)

 

 
Voir du sexe : traumatisant ?

Lu sur les 400 culs : « Il existe une expression pour désigner ceux et celles qui ont découvert le sexe à l’écran : les «natifs pornographiques». Ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Qu’est-ce que ces images leur ont fait ? A cette question difficile, quelques tentatives de réponse.

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Ils ont vu leurs premières scènes de sexe au cinéma sur grand écran, à la télévision ou en téléchargement libre sur internet. Le documentariste Hadrien Bibard les appelle des «porn natives» par allusion à l’expression «natif numérique» («digital native» en Anglais) qui désigne les personnes ayant grandi dans un environnement numérique. Pour Hadrien, les «porn natives» sont tombés dedans quand ils-elles étaient petit(e)s. Les images de cul ont-elles changé leur vie sexuelle? C’est à cette question difficile qu’il s’attaque. En mars 2014, son reportage sonore est mis en ligne sur Arte Radio :«Internet a fait mon éducation sexuelle». Sophie et Jipé témoignent. Tous deux ont moins de vingt-cinq ans. Leur témoignage rejoint, de façon très frappante, celui de Linda Williams, pionnière des porn studies qui, dans Screening sex, s’interroge sur l’impact des images dites «explicites».
On dit que le sexe «mis à nu» traumatise les gens, formate leurs pratiques ou tue leur imaginaire. Vrai ou faux ?

Lire l’article !

 

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à écouté sur la radio belge une émission avec Diane Ducret qui
présentet son nouvel ouvrage.

http://www.albin-michel.fr/La-Chair-interdite-EAN=9782226257048

http://podaudio.rtbf.be/pod/lp-histo_un_jour_dans_l27histoire_302f102f2014_3a_19704591.mp3

 

Penser une ethnographie du phénomène pornographique aujourd’hui

Une approche éclairante de la pornographie comme milieu socio-professionnel et comme monde de l’art, qui pose la question de la construction sociale de l’hétérosexualité.

à lire : ici

 
Pro-sexe, pro-porno, pro-pute, pour un féminisme des minorités
Morgane Merteuil défend le libre consentement à être travailleuse du sexe. Elle reproche aux féministes de promouvoir une image de la femme compatible avec le patriarcat : blanche ( ou blanchie c’est à dire non voilée comme le veulent les valeurs de notre universalisme français)  , ayant le droit de porter une jupe sans passer pour une « salope.  Et bien sûr, « comble du plus vil asservissement à la domination masculine »  qui n’est pas pute. Celle-ci est, en effet, devenue la bête noire de la majorité des féministes françaises qui la désigne à tour de rôle comme une « sois-victime-et-tais-toi », ou une ignoble complice du patriarcat. Et pourtant, dans son pamplet « Libérez le féminisme », c’est un féminisme pro-sexe, dont se réclame Merteuil, dans la veine du « King Kong théorie » de Virginie Despentes version hétéro, libertaire. et   queer intégrant les minorités ethniques dans la lignée du féminisme d’Elsa Dorlin(1). C’est un projet social, qui au lieu de faire de la réussite féministe un papier-calque asexué de la réussite masculine, vise à un enrichissement du collectif par   l’émergence sur la place publique de la  diversité des minorités sexuelles, et la production d’identités nouvelles .

Mis en ligne par Vie d’Ailes,

Jan 312014
 
Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Le blog de zones subversives : « Face au désert existentiel de la modernité marchande, la révolution sexuelle demeure un projet politique qui peut ébranler les bases de l’ordre social. Dans les années 1968, Wilhelm Reich incarne la figure sulfureuse du théoricien de la révolution sexuelle. Sa pensée est redécouverte par les jeunes révolutionnaires qui veulent en découdre avec une société autoritaire et patriarcale. Le mouvement du 22 mars, mais aussi le groupe Vive la révolution ! puisent leur révolte dans la pensée de Wilhelm Reich. Mais son influence s’étend surtout en Europe et aux États-Unis. Le mouvement de Mai 68 éclate avec une lutte contre la répression sexuelle à Nanterre.

Dans le sillage de cet esprit 68, Jean-Michel Palmier écrit en 1969 un livre intitulé Wilhelm Reich. Essai sur la naissance du Feudo-marxisme. Cet ouvrage est récemment réédité . Aujourd’hui, seule une sexualité normalisé et conformiste triomphe, incarné par l’ignoble « mariage pour tous ». Surtout, la misère affective et sexuelle semble toujours aussi présente. « Le seul problème des étudiants français est de coucher avec les filles », ironise M.Gorce, Ministre de l’Information, en Mai 68. Ce problème, toujours minimisé et moqué par les ministres comme par les gauchistes, demeure central.

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Pour en finir avec l’hédonistement correct

sur : cqfd
paru dans CQFD n°116 (novembre 2013),

Le plus jouissif, le plus séditieux, le plus chamboulant d’entre tous les livres rebelles jamais conçus, Le Nouveau Monde amoureux (circa 1820), est réédité ces jours-ci aux Presses du réel. J’y reviendrai chaque mois jusqu’à ce qu’il trône sur votre table de chevet (ou dans vos hamacs).

"Diable peint sur mur" (publicité murale, Hérault) {JPEG}

Disons juste pour vous allécher que Fourier y imagine une société festive et ludique, basée sur une « interactivité horizontale » passionnée et sur une tolérance complice pour les passions et les manies de chacun (fussent-elles absolument insolites). Une société où « les nouvelles règles ne sont plus des interdits mais des protocoles de jeux sociaux, érotiques, esthétiques » niquant l’économie de la domination et du profit, le joug patriarcal, l’éducastration, la phallocratie mais également les aspirations des prêchi-prêcheurs utopistes à une refonte des mœurs hédonistement correcte.

Les marxistes ne pigèrent que couic à Fourier mais la plupart d’entre eux passèrent aussi à côté du communisme. C’est ce que raconte dans les détails le professeur Jacques Grandjonc dans le mastard (plus de 650 pages), assez ardu mais fichtrement captivant Communisme. Kommunismus. Communism (éditions des Équateurs, 2013) qui fait l’analyse historique et philologique de ce vocable transfrontiéral et de tout le champ lexical qu’il engendrera à travers les termes « coopération », « socialisme », « mutualisme » etc., nés entre 1785 et 1842 au sein de groupes de combat – parfois minuscules – décidés à réinventer le monde. C’est dire que ce savant traité qui suit pointilleusement à la loupe les germinations d’un vocabulaire communautaire, révolutionnaire et internationaliste nous acoquine en cours de route avec bon nombre de critiques allumés de « la propriété particulière source du mal absolu  » (Morelly). Parmi ceux-ci :

– des libertins mal compris comme Restif de la Bretonne qui, dans le cadre d’une société où « l’ordre du clergé » serait supplanté par «  l’ordre des femmes », proposait un «  idéal de vie fondé sur la communauté des biens et des jouissances » ;

– des babouvistes conspirant pour l’éclatement du grand soir « plébéioniste » ;

– des pamphlétaires radicaux clandestins comme le curé mécréant Meslier ou opérant à l’air libre comme le Diderot déchaîné de Supplément au voyage de Bougainville ;

– des enfourcheurs d’utopies audacieux (Fourier, Weitling, Considérant) ou spongieux (Cabet, Owen, Leroux) ;

– des collectivistes turbulents comme les rocambolesques conjurés, en 1840, du groupuscule « Ni châteaux ni chaumières » ;

– ou des poètes mutinés se mettant tout à coup en risque. C’est ainsi que l’illustre Heinrich Heine, narguant le vieux dicton « Il ne faut pas peindre le diable sur le mur », peignit résolument en 1841 le diable sur le mur dans sa Gazette d’Augsburg en s’attachant à démontrer aux tout premiers communistes, fort isolés les uns des autres, qu’ils existaient réellement et que leur heure allait sonner.

 

West Hollywood Halloween Costume Carnival

« Coucou !

Projet de création protéiforme queersputesfreaks

Un travail de réflexion/création sur les questions liées au corps et son image, au genre, aux identités et à la prostitution est en démarrage, avec pour but une restitution mêlant les disciplines, les participantes, les points de vues etc…

Quelques embryons mènent à différentes pistes, dont la plus séduisante serait un acte du domaine de la performance, une confrontation « live » des visions sur ces questions avec un public.

Pour ce projet, de nombreuses compétences différentes pourraient être employées, notamment dans le domaine de la musique, de l’écriture, du costume, du maquillage, des modifications corporelles, de la scénographie, de la lumière, de la danse etc… La liste n’est pas exhaustive bien sûr !

Si tu es unE grandE malade, que ces questions te parlent et t’interpellent, si tu as envie de participer à ce machin de près ou de loin, un seul contact : guikqueercore@riseup.net

Une réunion de préparation/madbrainstorming/miammiammiam sera organisée courant janvier pour les personnes intéressées, dès que le travail sera un peu plus concrétisé.

Merci par avance pour vos futures participations certainement très très pertinentes, bisoubisou ! »

 

Appel désordonné aux personnes de genre masculin pour en finir avec le viol, et sa justification

Hé, « Mec » :

Il est temps d’en finir avec le viol.
Le viol en tant que tout rapport non consenti.

Depuis beaucoup trop longtemps des femmes gueulent leur ras-le bol. Expliquant, souvent même avec une patience beaucoup trop généreuse, à quel point il est fatiguant, blessant et humiliant de devoir se défendre, sans cesse, contre nos agressions.

Depuis trop longtemps des femmes se taisent, obligées pour parler de traverser la peur, et la honte, la culpabilité ; obligées pour parler de risquer l’isolement, de jouer avec le feu de représailles violentes ; obligées pour parler de trouver des mots inexistants, interdits, dangereux, risquant à tout instant de se retourner contre elles. Le silence passé sur leurs blessures les infectent, préservant tout au plus un entourage social… à quel prix…

Depuis trop longtemps nous, la classe des hommes, jouissons de privilèges préservés par la force, la persuasion, les fausses indignations, les spectacles de luttes antisexistes, les fausses culpabilités.

Depuis trop longtemps nous justifions le viol. Le nôtre, et celui des autres hommes.
Par nos silences, nos inerties, et par nos argumentations foireuses.
Nous acceptons de voir copines, voisines, camarades, collègues, amies subir nos violences sans que nous fassions quoique que ce soit pour changer réellement.

Le viol est quotidien, banalisé par nos soins.
Le viol est une pratique que nous connaissons tous…ce n’est pas l’affaire seule de « salauds » ou de « dégueulasses ».

Il est temps pour nous de ravaler nos discours hypocrites et nos malaises confondants.

Aucune indignation, aucune législation, aucun changement social d’ampleur ne changera la donne si, ici et maintenant, nous ne sommes pas capables de saisir ce que c’est qu’un désir réellement partagé. Si, ici et maintenant, nous ne travaillons pas à refuser nos privilèges, à trahir notre position sociale dominante.

Quand un récit de viol surgit au grand jour :

Il est temps d’en finir avec les justifications, les tribunaux d’urgences où nous examinons chaque cas qui explose pour établir les torts et partager la culpabilité.
Ca suffit de se couvrir l’un l’autre, de chercher des excuses aux copains, de se serrer les coudes entre mecs.

Lorsque nous demandons à une femme qui a eut la possibilité de parler publiquement d’un viol de nous fournir des preuves, que nous tentons d’apaiser sa colère plus que de l’écouter, lorsque que nous relativisons car « elle était bourrée », que nous laissons sous-entendre grossièrement qu’elle ne s’est pas assez protégée, ou qu’elle était, en fait, plus ou moins consentante, nous lui crachons à la gueule.
Nous nous faisons alors ni plus ni moins les flics, les chiens de garde d’un ordre masculin, où tout ce qui importe est d’invisibiliser et pacifier la guerre que nous faisons aux femmes.

Il est temps de prendre des responsabilités claires. Il existe pour cela des outils. Ils existent depuis trop longtemps pour pouvoir les ignorer. (v. plus bas)

Ne pas intervenir, c’est accepter et perpétuer la domination masculine ; C’est encourager le viol des hommes.


Quotidiennement, dans l’intime politique :

Il est temps d’en finir avec l’idée d’un désir masculin pulsionnel et incontrôlable.
Il est temps d’en finir avec une sexualité masculine axé sur le corps de l’autre comme objet.
Il est temps de mettre à mort la virilité qui, se devant d’être forte et puissante, justifie une violence dite « naturelle ».
Il est temps d’en finir avec la supériorité masculine, au lit et dans la maison, dans la rue, dans les bars, dans les squats, dans les salles de réunion.
Même lorsque celle ci est décriée drapeau au point, elle demeure.

Il est temps d’en finir avec le viol comme base de notre sexualité d’homme :
Une sexualité construite sur les soi-disant « besoins » sexuels du mâle auxquels doivent répondre les femmes ne peut conduire qu’au viol.
Une sexualité construite sur le service sexuel gratuit et la disponibilité sexuelle obligatoire des femmes pour satisfaire le mâle qui, s’il ne vide pas ses couilles, aura mal et ira voir ailleurs (et/ou traitera la femme de frigide, de coincée et/ou autres douceurs), ne peut mener qu’au viol.
Nous serons tous des potentiels violeurs tant que l’expression du désir de l’autre ne sera pas entièrement libre.
.
Au minimum :
Il nous faut apprendre à regarder et écouter. L’autre. Ses désirs. Ses manques de confiance. Son alcoolémie. La nôtre. Ses gestes. Ses réponses. A chaque instant.

Par la suite, questionner nos sexualités et les analyser, aussi, à travers un rapport social de domination masculine est un défi auquel il est certainement indispensable de s’atteler, et plus agréable finalement qu’on ne le pense. Pour autant qu’on sorte des évidences naturalistes et capitalistes et qu’on accepte de se frotter aux peaux sensibles des désirs réels de chacunE. Un inconnu qui en vaut la peine et enrayerait la répétition des violence systémiques faites aux femmes, aux lesbiennes, aux trans, aux pds, aux enfants, etc…

Quelques lectures-outils en vrac

Brochures (dispos sur www.infokiosk.net ou ailleurs sur internet) :

Sur les violences masculines et la prise en charge collective d’une situation de viol :
-  Lavomatic, lave ton linge en public
-  Les violences conjugales , Si j’avais un marteau je détruirais le patriarcat. (J’en ai un.)
-  En finir avec les violences machistes
-  Soutenir un-e survivant-e d’agression sexuelle
-  De la misère sexiste en milieu anarchiste
-  Trois textes sur le viol
Sur la sexualité :
-  Le consentement. 100 questions sur les interactions sexuelles
-  De l’utérus à la vaisselle…en passant par « l’orgasme vaginal » d’Alice Schwarzer
-  Sexualités, corps et plaisirs de femmes
-  Le mythe de la frigidité féminine de Christiane Rochefort

Livres
-  « Refuser d’être un homme », de John Stoltenberg (ed Syllepse)
-  « Femmes en flagrant délit d’indépendance » de Gail Pheterson
-  « Au delà du personnel » de Corinne Monet et Léo Thiers Vidal (téléchargeable sur le net)
-  « Rupture anarchiste et trahison pro-féministe de Léo Thiers Vidal (ed Bambule)

Revues
-  Timult (voir leur site internet)

Le viol n’est pas une fatalité…

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