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Vendredi 14 octobre, les Soirées Chaudière sont de retour et en pleine forme !

LINE UP (détails plus bas):

– 21h00 : DJ KLECTIK vs Djoker
– 22h30 : Projection du film « Encore la nuit » de Mignon (20′), un film qui portraitise une fête au TDB, un squat transpédégouine toulousain.
– 23h-01h : DJ KLECTIK vs Djoker
– 01h-03h : Dj Poussin
– 03h till the end : DJ Manuszko (Fr)

… avec la participation de ASBL EX AEQUO

… et d’ici là, probablement plein d’autres surprises !

Les Soirées Chaudière, c’est toujours au Bokal Royal 123, l’entrée est à PRIX LIBRE, et le bar propose des boissons à des prix très démocratiques !

Les soirées Chaudière, ce sont les soirées queer mensuelles du 123, pour les transpédégouines et leurs amiEs, chaque second vendredi du mois !

Nous n’acceptons aucun comportement sexiste, raciste ou homotransphobe. Merci aussi de respecter le voisinage.

Bokal Royal – Rue Royale, 121, 1000 Bruxelles

 

 

Août 172015
 
Monde Allemagne

Patrouille néonazi sur un lieu de drague gay

Après avoir organisé des rondes contre l’«insécurité» dans les transports publics ou autour des foyers de migrants, un parti d’extrême droite a mené une patrouille d’«autodéfense» sur une aire d’autoroute proche de Dortmund.

par

sur: 360°

dierechte

Les extrémistes russes de Occupy Paedophilia font aussi des émules en Allemagne. Des jeunes néonazis de Dortmund ont publié sur YouTube, ce week-end, la vidéo d’une opération d’intimidation antigay. Dans la séquence de 6 minutes signée Stadtschutz Dortmund («Protection urbaine de Dortmund»), on voit des militants débarquer sur une aire d’autoroute prétendument fréquentée par des homosexuels.

Le séquence ne montre pas de violence, mais des intimidations à l’intention des amateurs de «pratiques indécentes». On voit un des membres du commando antigay enfiler une paire de gants «au cas où quelqu’un nous attaquerait. Et aussi par ce que je ne veux pas attraper de maladies». «La police ne considère pas qu’il est nécessaire de les réprimer, explique le leader du groupe. Par conséquent, nous sommes en droit d’appliquer nous-mêmes la loi et de faire respecter la sécurité et l’ordre.»

Patrouilles d’«autodéfense»
L’organisateur de cette expédition est Die Rechte, un parti d’extrême droite qui siège au conseil municipal de Dortmund. Ses élus se sont déjà fait remarquer, rappelle le site LGBT Queer.de, en exigeant la liste des quartiers abritant une population juive ou en tentant de savoir le nombre de personnes séropositives dans la ville de la Ruhr. La formation a aussi mené des patrouilles «d’autodéfense» autour des foyers pour requérants ou dans les transports publics, soi-disant «contre l’insécurité».

Le parti de gauche Die Linke a réclamé aux autorités qu’elles fassent cesser ces provocations: «Si les néonazis sortent la nuit pour intimider la population, quelque chose doit se produire.» Mais la justice a estimé, pour l’instant, qu’aucune mesure ne pouvait être prise contre les militants. Aucun délit n’a été retenu contre eux, et leurs t-shirts jaunes ne peuvent être confondus avec des uniformes de police.

 

 

Affaire Luperto: « épée de Damoclès » pour les relations homosexuelles?

à lire sur : rtbf

(Source: livingbecauseicantdie, via liberated-from-binaries)

 

This is the END!

Le samedi 31 Octobre 2014
start 20h Prix libre + plus d’infos
Vitrine n°5 du Recyclart
Rue des Ursulines, 5 – 1000 Bruxelles
Plan d’accès

Avec Rummelsnuff, Komplikations, Crête et Pâquerette + Los Dos Cabrones

“Tout à une fin … sauf la saucisse qui en a deux” et la galerie E deux n’échappe pas à la règle. Tu es tristesse ? Tu es chagrin ? Tu es colère ? Rejoins nous ce vendredi 31 octobre ! Nous combattrons ensemble de terrifiants Boss de fin de niveau :

Rummelsnuff est un poème allemand de 3,20m et 510kg ! Accompagné de son matelot, il chante la solitude des marins, la dureté du travail à la mine, la franche camaraderie, les saucisses entre potes … c’est allemand, c’est viril, c’est musclé, ça soulève de la fonte … et c’est très fun.

Komplikations est un trio germano liègeois punkoïde ; du cra synthé, de la hargne et des chemises élégantes pour mieux te séduire avant de t’éviscérer les oreilles.

Trublions de la scène punk queer bruxelloise, le duo Crête et Pâquerette pollenisera l’atmosphère de son electro-punk plein de tendresse et de slime.

Pour finir la soirée, los dos Cabrones aka Melodik Pinpon et Muffin mixeront tour à tour de l’EBM musclé, de l’acid venimeuse, quelques tubes new/cold/hot wave et plus si affinités.

A l’aube, nous commettrons quelques rituels sordides afin de célébrer E² et son éventuelle réincarnation (sous une forme ou une autre). Nous attendrons l’arrivée du grand messie cosmo-planétaire. Il nous guidera vers la planête Isikira ou nous créerons une nouvelle civilisation d’irresponsables, de pleutres et d’imbéciles. Tu te réveilleras comme par enchantement dans ton lit en essayant de te remémorer les évènements de la veille.
Bisous

TRES IMPORTANT : le Cocktail Sotchi (à base d’alcool de grain, de gingembre et de jus divers et variés sera disponible au bar) pour une somme modique ou contre 30 pompes (Sotchi, le cocktail des sportifs !)

 

 

 

 

Pink Screens Film Festival – clap 12ème ! 10 jours d’identités multiples et de films inédits ! Nous retrouverons des habitué-e-s du festival : en ouverture, « L’inconnu du Lac » d’Alain Guiraudie, primé à Cannes, et en clôture l’excentrique et totalement loufoque « Who’s afraid of Vagina Wolf ? » d’Anna Margarita Albelo. Un come-back de Buck Angel avec « Sexing the Transman » ainsi qu’une surprenante et touchante suite de « Les travestis pleurent aussi », avec « Angel ». Dix jours d’énergie et de découvertes hors du commun nous emmenant un peu plus à l’Est (focus To the East) et attaquant les normes corporelles (focus Body Positivity). Zoom sur des raretés avec notamment l’œuvre de Su Friedrich (séance spéciale inédite en Belgique) et l’audacieux « E agora ? Lembra me » (« What now ? Remind me ») de Joaquim Pinto, Léopard d’argent à Locarno. Mais aussi plusieurs séances consacrées aux courts métrages – formats d’innovation par excellence – dont Made in Belgium et Transpédégouines en Shorts ! Dix jours de débats, rencontres, expos, performances, soirées…
Bienvenue aux Pink Screens !


Programme complet : www.pinkscreens.org

Pink Pass (6 séances) : 25 €

Préventes (à partir du 21/10/2012) :
DARAKAN – Rue du Midi 9, 1000 Bruxelles – 11.00-18.00
Pas de réservation par téléphone ou en ligne !


To the East

Focus

Le Pink Screens Film Festival pose cette année un regard sur ce qui se passe à l’est du continent européen. Le focus « To the East » va nous plonger en plein activisme frondeur avec les russes Pussy Riot (« Pussy Riot : A Punk Prayer »), nous parler d’amours gaies dans la très catholique Pologne et nous confronter aux rapports hypersexualisés d’adolescent-e-s de Serbie (le très frontal « Clip »). Ce sera aussi l’occasion de soutenir le festival Side by Side de Saint-Petersbourg, confronté à l’intransigeance des autorités de la ville et du pays.


Des corps s’exposent, des corps hors normes bousculent nos écrans et nos certitudes conventionnelles et étriquées. Et c’est bon ! Et c’est beau ! Du burlesque comme vous n’en avez jamais vu (« Exposed ») ou du porno très éloigné du mainstream (« Lesbian curves ») et même une comédie complètement décalée (« Dicke mädchen »). Last but not least, la performance live Objet d’hystérie. Loin de tout formatage, de vraies surprises et surtout des invitations à s’assumer pleinement tel qu’on est ! En bonus, des courts métrages éparpillés dans plusieurs séances du festival.


Les images et les récits qui nous parviennent de Russie, mais aussi d’autres pays « de l’Est », ne peuvent nous laisser indifférents. Dans ces pays souvent très peu démocratiques sinon complètement totalitaires et pour la plupart pourvus de lois homophobes, les artistes et plus particulièrement les artistes queer sont des cibles de premier choix. En plus de nombreux films proposés durant le festival, des œuvres de deux artistes queer venant de l’Est seront exposées dans le bar du Nova.
Martynka Wawyzyniak (Pologne, 1979) est une artiste basée à New York (photo, vidéo, performance, installation). Dans la vidéo que nous projetons, quatre jeunes filles illustrent en direct l’aliénation que constituent les parures et les postures auxquelles nous nous astreignons toutes et tous à différents degrés.
Jill Peters a photographié les Sworn Virgins : c’est un groupe de femmes qui ont fait vœu de célibat à un âge précoce et ont vécu leurs vies comme des hommes. Le désir de la photographe est, par ces portraits étonnants et émouvants, de “capturer” leurs identités singulières avant qu’elles ne soient perdues pour toujours.
En outre, vous pouvez découvrir les créations de deux autres artistes :
Randa Mirza (Liban, 1978) habite à Beyrouth et à Marseille. Elle cherche à transgresser la normalisation des pratiques sociales et à renverser le statu quo. Dans le contexte libanais d’une société en (re)construction, sa pratique tend à donner une voix à ce qui n’est pas représenté, en questionnant les normes sociales.
Félix Maritaud est un jeune artiste, qui a entrepris une recherche autonome sur le genre et l’identité. Il présente pour nous une installation où les mediums se traversent, où la photographie devient un son, où la poésie est visible mais sans mots.

Gratuit


Lecture

Re/lire Wittig

Re/lire Monique Wittig est le fruit d’une collaboration militante autour d’une figure majeure du féminisme et du lesbianisme. Nous relirons à haute voix son œuvre littéraire protéiforme – théorique, romanesque et poétique – où se croisent féminisme matérialiste et prémisses du queer dans une utopie littéraire et politique.
Avec le soutien de Sophia et de l’Université des Femmes.

09.11 > 15:30

Gratuit


La Microboutiek, madame, est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, DVD , K7 et autres objets de micro-édition. Vous pouvez autant y découvrir des choses rares que venir y déposer vos créations, la Microboutiek est alimentée par son propre public. N’hésitez pas !

09.11 > 17:30


En regard avec le focus « To the East » et plus particulièrement à la suite du documentaire « Pussy Riot : A Punk Prayer », que diriez-vous d’une petite gueulante dominicale ? Une gueulante ? Un café-discussion. Une invitation à parler, écouter, contester, polémiquer, témoigner… autour d’une série de questions posées en guise d’amorce un rien provoc, parfois désinvolte, mais toujours pleine de contradictions !

10.11 > 17:30

Gratuit


Performance

Objet d’hystérie

Lecture pornographique

Instinctivement qu’est-ce qui nous pousse à la lecture ? Et si vous viviez une expérience où le corps vient s’imprimer dans le texte. Où le plaisir de lire devient un plaisir de dire. Que ce dire vienne s’ancrer intiment en vous. Partager cette hystérie, c’est jouir du plaisir de vivre.
Inspiré librement du travail de Cubitt Clayton.

14.11 > 23:30

Gratuit


En 2013, à Grenoble, ont eu lieu les premières rencontres audiovisuelles transpédégouines « Shiftcore », qui ont permis de partager envies et savoir-faire. Pink Screens vous propose de découvrir à la fois ce projet – l’édition 2014 aura lieu à Bruxelles ! – et certains des films réalisés lors de la première édition.

www.shiftcore.org

15.11 > 19:30

Gratuit


Party

À Poil(s)

Cabinet de pilosité

Une soirée pour lâcher la bête qui sommeille en vous ; à poil ou en poils.

07.11 > 23:00


Party

Catch Queerz

Antigel teste votre culture queer.
Soirée Bastons, lucha libre de Deejays

14.11 > 23:00


Organisées dans le cadre de la quinzaine de l’Égalité des Chances & de la Diversité de la Région de Bruxelles-Capitale & en collaboration avec le Délégué Général aux Droits de l’Enfant, ces séances viseront à éclairer les représentations parfois erronées sur les questions de genres & de diversité sexuelle. Un débat suivra chaque séance.
Infos et réservations : 02/512.20.76 – scolaires@gdac.org

Ouverture

L’inconnu du lac

Alain Guiraudie, 2013, FR, video, vo st nl, 97′

Dans un espace de drague gay lacustre et nudiste, entre eau, plage et fourrés, les chorégraphies d’hommes en vacances, et en rut, se déploient avec une éblouissante évidence. Trois personnages se détachent. Franck qui cherche l’aventure dans les buissons, Henri qui regarde tout et tout le monde d’un regard suspicieux et enfin, Michel, le jeune et splendide moustachu. Un soir, Franck surprend Michel batifolant dans l’eau avec un inconnu qu’il tue en le noyant. Mais il ne révélera rien du crime et devient l’amant de Michel… Guiraudie qui nous avait déjà ravis avec, entre autres, « Ce Vieux Rêve qui Bouge » et « Le Roi de l’Évasion ». réussit avec ce nouvel opus un chef d’œuvre qui révèle son fantastique potentiel de cinéaste.

En présence de Pierre Deladonchamps (acteur).

+ Et si on arrêtait ?

Olivier Nicklaus, 2013, FR, video, vo st nl, 3′

Quand on est en couple, on n’a plus besoin de la capote… non ? Un couple d’hommes s’écharpe sur le sujet. L’un veut arrêter le préservatif, l’autre pas. S’ensuit une savoureuse dispute dont l’issue en surprendra plus d’un ! Car parfois le préservatif n’est pas qu’un moyen de protection…

07.11 > 19:30 + 11.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

Denis Côté, 2013, CA, video, vo st en, 95′

À sa sortie de prison, Vic se retire dans une cabane de la forêt québécoise où elle est rejointe par Flo, ancienne co-détenue. Sous la surveillance de Guillaume, jeune agent de probation gay, elles apprivoisent leur nouvelle vie. Mais lorsque surgit un fantôme du passé, leur désir d’un retour à la vie « normale » semble largement compromis. Avec Pierrette Robitaille, immense star au Québec et Romane Bohringer, superbe en butch des bois, « Vic+Flo » est un film à la fois drôle et cruel, un thriller intimiste, original et sylvestre qui se joue de ses personnages comme des attentes du spectateur. Ours d’argent à la Berlinale.

+ Entre filles, on ne risque rien

Emilie Jouvet, 2013, FR, video, sans dialogue, 6′

Clip de prévention réalisé par Emilie Jouvet pour Yagg et Prends-moi.

07.11 > 21:30 + 16.11 > 15:30

5€ / 3,5€

 

Chloé Robichaud, 2013, CA, video, vo fr st en, 95′

Sarah, jeune athlète de course, se voit proposer une place dans le club d’athlétisme de l’université de Montréal. Elle déménage avec son ami Antoine et rencontre au club une autre fille, également amatrice de demi-fond. Cependant elle doit faire un choix, et n’y parvient pas. Sans aucun doute, ce que Sarah préfère, c’est la course. Un film touchant et vibrant, réalisé avec une grande maîtrise par une nouvelle venue, grand espoir du cinéma canadien.

+ Finish Line

Gina Pei Chi Chen, 2011, ??, video, vo en st fr & nl, 14′

Angeni, athlète pratiquant la course, rêve de devenir la plus rapide du monde. Mais, en raison de son apparence et d’une performance exceptionnelle, elle devra se soumettre à des examens médicaux révélateurs du besoin qu’ont nos sociétés et institutions de classification étriquée.

08.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Compilation

Amor Maricon

 

+ Eloi & Biel

Noel Alejandro, 2013, ES, video, vo st fr & nl, 25′

Deux garçons amoureux en balade champêtre forcent la porte d’un refuge et s’aiment avec fougue et tendresse. Quand le sexe à l’écran rime avec beauté et poésie, loin d’une pornographie formatée…

En présence du réalisateur.

+ Lamuria

Nathan Cirino, 2011, BR, video, vo st fr & en, 15′

Rédiger un poème et en profiter pour déclarer sa flamme à son professeur de littérature.

+ O pacote

Rafael Aidar, 2012, BR, video, vo st en & fr, 18′

Leandro intègre une nouvelle école et y rencontre Jeff. La poursuite de leur relation ne sera possible que si Leandro accepte quelque chose d’assez difficile à avaler… Mais c’est ça ou rien !

+ O ser un elefante

Ulises Pérez Mancilla, 2013, MX, video, vo st en & fr, 8′

Après la mort de son partenaire, Iván passe son temps à observer les éléphants. Il est obsédé par la légende qui dit que ceux-ci n’oublient rien de leur vie et plus particulièrement de leur vie amoureuse.

+ Pumping

Teresa Martino, 2012, AR, video, vo st fr & en, 10′

Entre Simón et Gonza, deux jeunes skaters, naît une tendre complicité amoureuse rapidement confrontée à l’intransigeance de la mère de l’un d’entre eux…

+ Un mundo para Raul

Mauro Mueller, 2012, MX, video, vo st fr & en, 15′

Accompagnant son père chez son patron, Raul retrouve Hernan, le fils du boss qui tente de perpétuer les rapports de force régissant le monde adulte.

08.11 > 21:30 + 13.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Courtney Trouble, 2013, US, video, vo, 80′

Derrière ce titre, l’icône porn et queer Courtney Trouble nous livre un vrai porno lesbien, hymne aux corps grands formats. Mêler « Body positivity » et « Body pleasure », ça fait du bien ! Car il s’agit bien de plaisir ici : quatre duos d’actrices s’emparent du terrain de jeu offert et s’y adonnent à cœur joie. Diversité des corps, sexe réel, non dénué de tendresse et amusement…It is playtime ! Terriblement titillant, positif et jouissif.

+ Entre filles, on ne risque rien

Emilie Jouvet, 2013, FR, video, sans dialogue, 6′

Clip de prévention réalisé par Emilie Jouvet pour Yagg et Prends-moi.

08.11 > 23:30

5€ / 3,5€

 

Su Friedrich, 1987, US, 16mm, vo st fr, 84′

« Damned if you don’t  » mêle trois histoires explorant la relation entre nonnes et lesbiennes. Des extraits du film d’Otto Preminger « Black Narcissus », la lecture du procès d’une nonne lesbienne dans l’Italie de la Renaissance et enfin l’histoire contemporaine d’une jeune femme New Yorkaise séduisant une bonne sœur. À partir de ces trois récits, Su Friedrich bouscule les représentations hétérosexuelles et montre le désir féminin comme on ne l’a jamais vu.

+ Rules of the Road

Su Friedrich, 1983, US, 16mm, vo st fr, 31′

Une histoire d’amour racontée à travers quelque chose que possède en commun un couple : une voiture, plus exactement un vieux break beige aux portes en faux bois.

http://www.sufriedrich.com/

09.11 > 17:30

5€ / 3,5€

 

 

+ Gingers

Antonio da Silva, 2013, GB-PT, video, vo st fr & nl, 14′

Roux, rouquin, poil de carotte… Des gays aux cheveux de feu témoignent du stigmate de la génétique et de leur orientation sexuelle, du regard des autres sur cette double « tare ». Après « Mates » (Pink Screens 2012), Antonio da Silva ausculte une fois de plus le corps masculin en action.

En présence du réalisateur.

+ In Their Room : London

Travis Mathews, 2013, GB, video, vo st fr & nl, 34′

Travis Mathews (« I Want Your Love ») installe sa caméra dans les chambres de gays, filme leurs gestes quotidiens du plus banal au plus érotique et par ce biais nous fait pénétrer dans l’intimité profonde de ces londoniens d’origine et d’âge différents .

+ O corpo de Afonso

João Pedro Rodrigues, 2013, PT, video, vo st en & fr, 32′

Comment était le corps du premier roi du Portugal, D. Afonso Henriques, figure tutélaire, cible de multiples mystifications au cours de l’histoire du pays ?

09.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Buck Angel, 2011, US, video, vo st fr & nl, 71′

Ce documentaire de la porn star Buck Angel, aborde frontalement la sexualité de personnes trans. À travers conversations et scènes intimes – pour le moins explicites – avec des hommes trans et leurs amant(e)s, il interroge l’impact d’une transition de genre sur le corps, les sexualités et les identités. Un recueil surprenant, brouillant les frontières du documentaire, qui met en avant les défis quotidiens à relever et qui nous appelle tous et toutes à élargir les définitions de « genre » et « sexualité ».

+ Avec toi j’en mets pas

Bruce, 2013, FR, video, vo st nl, 4′

Un jeune transboy se pose des questions, avec un garçon qui lui plaît, sur l’usage de la capote . Un regard neuf et sensible sur les enjeux de la prévention.

09.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

Mike Lerner & Maxim Pozdorovkin, 2012, RU-GB, video, vo ru st en & fr, 86′

21 février 2012 : des membres du collectif féministe et artistique Pussy Riot organisent une « punk prayer protest » dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Durée de l’action : 40 secondes. La suite : arrestation, condamnation, détention. Grâce à des images du procès et aux témoignages de proches, ce film révèle les vraies personnes derrière les flashy « balaclavas », ces cagoules devenues un symbole. Un portrait sombre de la Russie d’aujourd’hui, mais portrait excitant de cet activisme frondeur, porteur d’espoir et d’inspiration.

+ I’ve Only Just Begun

Elias Koskimies, 2012, FI, video, vo en st fr, 6′

En réaction à la loi bannissant toute « propagande homosexuelle » en Russie, un clip sublime suivant Venuz Vulgar et ses ami-e-s à l’assaut de Saint-Pétersbourg.

10.11 > 15:30

5€ / 3,5€

 

Erich Brach, 2012, CU-FR, video, vo es st fr & nl, 61′

Chino vit et travaille à la campagne avec femme et enfants. Le couple est sourd-muet. Pour améliorer l’ordinaire, l’homme vend son corps à des homos de passage. Tout en ressemblant à une fiction, ce film est un documentaire qui dessine un triangle dont les côtés seraient l’argent, le désir et la politique. Dans la langue des signes (sous-titrée), les dialogues sur le sexe sont d’une franchise peu commune. Ce ballet complexe de personnages attachants, où l’amour et l’argent sont inextricablement liés, est une expérience de cinéma aussi riche que profondément déstabilisante.

+ El Accompañante

Alvaro Delgado-Aparicio, 2012, PE, video, vo st fr & en, 23′

Dans la périphérie pauvre de Lima, un jeune homme en charge d’un père invalide : a-t-il d’autres choix que la prostitution ?

10.11 > 17:30

5€ / 3,5€

 

Compilation

Love and Rockets

 

+ Irène

Patricia Galucci, Victor Nascimento, 2011, BR, video, vo st fr & en, 15′

Irène vit seule et loin de tout à la campagne. Quand s’invite chez elle sa petite-fille avec une amie, elle est perturbée et redécouvre des sensations qu’elle pensait disparues à tout jamais.

+ Knighthood

Pei-Ju Hsieh, 2012, ZH, video, vo st fr & en, 10′

La jeune Wang Li passe ses journées dans les bois, avec son ami le Chevalier. Mais aujourd’hui, elle va devoir affronter le cauchemar de tout garçon manqué…

+ Social Butterfly

Lauren Wolkstein, 2012, FR, video, vo en & fr st fr, 15′

Une mystérieuse américaine, comptant profiter au maximum de l’aubaine, s’incruste lors de la fête des 18 ans de Chloé. Elle ira de surprise en surprise…

+ The Kiss

Filip Gieldon, 2013, PT, video, vo st en & fr, 22′

Après une nuit bien arrosée, Emilia se réveille dans un appartement inconnu, aux côtés… d’une femme !? Quelques explications seront nécessaires.

+ Vecinas

Eli Navarro, 2012, ES, video, vo st fr & en, 12′

Mamen et Gloria passent un cap dans leur relation et décident d’emménager ensemble. Leurs nouvelles voisines Alicia et Paula voient en leur arrivée certaines opportunités…

+ Two Girls Against the Rain

Sao Sopheak, 2013, KH, video hd, vo st fr & en, 11′

Le portrait vivifiant et sans préjugés d’un couple de femmes cambodgiennes s’occupant d’enfants dans une petite communauté villageoise.

10.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Michal Marczak, 2012, PL-DE, video, vo st fr & nl, 86′

« Pour sauver la forêt amazonienne : baisez ! ». Telle est la ligne d’action du collectif Fuck for forest. Ces militant-e-s, au look bien barré et très queer, proposent sur internet leurs propres vidéos et celles de volontaires se faisant filmer nu-e-s ou lors de performances sexuelles. L’argent servira des causes écologiques ! De Berlin (avec leur vie en communauté) à l’Amazonie (à la rencontre d’indien-ne-s menacé-e-s par l’exploitation forestière), nous suivons le quotidien – pas si évident – d’une surprenante révolution se voulant à la fois sexuelle et écologique.

10.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

Sebastiano d’Ayala Valva, 2009, FR, video, vo st fr, 52′

Angel dit « Mujeron » (la grande femme), que nous avions rencontré dans « Les travestis pleurent aussi », est prostitué à Paris. Ayant obtenu une carte de séjour, il peut enfin rendre visite à sa famille en Équateur, qu’il n’a pas vue depuis 5 ans, alors qu’il n’avait pas encore réalisé sa mammoplastie. Le film suit ce voyage et nous plonge là où on ne l’attend pas, dans un univers intime, difficilement accessible, où les relations entre les gens sont marquées par les dynamiques des rapports Nord-Sud. Surprenant autant que touchant.

En présence du réalisateur.

+ When I Was a Boy, I Was a Girl

Ivana Todorovic, 2013, RS, vo st fr, 30′

Goca, une transsexuelle serbe, entretient une relation amoureuse avec un jeune un peu gouape, et s’occupe de l’éducation de sa nièce. Elle se moque de ce que peuvent bien penser les habitants de Belgrade lorsqu’ils la voient passer fièrement dans la rue. Un jour, elle décide de monter sur les planches pour raconter son histoire.

+ Transforming Family

Rémy Huberdeau, 2012, CA, video, vo en st fr, 10′

Des personnes trans et au genre fluide parlent de parentalité. Un bel aperçu des problèmes et des combats auxquels ces parents (ou parents en devenir) sont confrontés aujourd’hui.

11.11 > 15:30

5€ / 3,5€

 

Compilation

Crush on You

 

+ 7ème ciel

Guillaume Foirest, 2013, FR, video, vo st en, 39′

Sofiane est homosexuel et homophobe, un jour racaille, un soir pédé, un peu perdu. Il incarne par ses contradictions le désarroi d’une jeunesse désœuvrée et sans repères, vivant renfermée sur elle-même.

En présence du réalisateur.

+ Andamio (Scaffolding)

Juanma Carillo, 2012, ES, video, vo st fr & en, 15′

Grâce à la pose d’un échafaudage sur leur immeuble, deux voisins de longue date entrent enfin en contact.

+ Boygame

Anna Nolskog, 2013, SE, video, vo st fr & en, 15′

Deux amis, sans expérience avec les filles, décident de s’entraîner entre eux pour ne pas « venir trop vite ».

+ Mabatim

Shay Gabso, 2012, IS, video hd, vo st fr & en, 13′

S’exhiber virtuellement ne pose aucun problème à Ran. Mais partager une certaine intimité lors de séances photo avec son voisin photographe lui procure un trouble certain.

+ The First Time

Anders Hazelius, 2013, SE, video, vo st en & fr, 9′

La première fois, c’est pas toujours simple surtout qu’il y a les potes et leurs questions et sourires débiles.

11.11 > 17:30

5€ / 3,5€

 

Tina Fichter, 2013, CA, video, vo en & fr st fr, 45′

Je suis lesbienne, et alors ? Vingt-deux montréalaises (jeunes, âgées, butchs, féminines, anglophones, francophones, d’origine diverse et variée…) l’affirment haut et fort et échangent points de vue et expériences. Une plongée en lesbianitude, sur base d’expressions personnelles et sensibles, lucides et fières, souvent engagées, donnant à entendre des voix trop méconnues, souvent ignorées, rarement écoutées . Force de la parole, à la fois témoignage, affirmation de soi et prise de pouvoir ! Yes !

En présence de la réalisatrice.

+ The Mermaids

Petra Clever, 2012, DE, video, vo st fr & en, 36′

Nikki, étudiante en mathématique, « nerd », maladroite et invisible, doit rejoindre une équipe de sport pour tenter de développer sa sociabilité. Elle atterrit ainsi dans l’équipe féminine de football américain « The Mermaids » (« Les Sirènes »). Une comédie clin d’œil aux films de « High school » des années 80, avec une bonne dose de girl et lesbian-power en prime !

11.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Bruce LaBruce, 2013, CA, video, vo en st fr, 82′

Un événement inattendu révèle au très jeune et très joli Lake sa passion pour les vieux messieurs. Réussissant à se faire engager dans une maison de retraite, il y fait la rencontre de Mr. Peabody. Une relation amoureuse tendrement partagée se tisse et décide Lake à aider son amoureux à s’enfuir. Nos deux tourtereaux s’embarquent alors dans un surprenant et savoureux road trip. Le provoquant réalisateur de « Raspberry Reich » et « Otto » joue ici totalement avec les codes de la comédie romantique, sans rien perdre de cet esprit iconoclaste qui fait de lui un auteur unique que Pink Screens a toujours immense plaisir à programmer.

12.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Beth B, 2013, US, video, vo st fr & nl, 86′

Bienvenue dans l’univers de « Exposed », drôle, dérangeant, et théâtral. Des performeuses et performeurs hors normes s’emparent du style burlesque, le détournant pour réaliser un spectacle très convaincant et franchement transgressif. Alliant comédie et politique, art et divertissement, prises de paroles corporelles et parodie, c’est à un show ébouriffant qu’ils nous invitent. Derrière nos rires ou regards stupéfaits, ils bousculent nos tabous sociaux et nos inhibitions, tout en questionnant la notion de normalité.

+ Aquaporko

Kelli Jean Drinkwater, 2013, AU, video, vo en st fr, 21′

La rencontre entre le « militantisme gras » (« fat activism ») et la natation synchronisée. Chaleureux et radical à la fois.

12.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

Clip

Klip

Maja Milos, 2012, RS, video, vo st fr & en, 102′

En suivant Jasna, 16 ans, « Klip » dresse le portrait sans concession d’une génération à la dérive : hyper-sexualisation à outrance totalement intégrée par les filles, sexe cru à l’heure des smartphones et d’internet, violence des rapports garçons/filles… Jasna, abonnée comme ses copines à des beuveries pour le fun, veut tout faire pour séduire et garder Djole, le garçon dont elle est amoureuse. Ce premier long métrage hard et trash, parfois proche des films de Larry Clark, a suscité de nombreuses polémiques à sa sortie, en France comme dans les pays de l’est. Mais c’est une vraie claque ! No future, no present and no past ?

13.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

Heavy Girls

Dicke Mädchen

Axel Ranisch, 2011, DE, vo st en & fr, 76′

Sven Ritter vit avec sa mère, Edeltraut, qui souffre d’Alzheimer. Ils se partagent l’appartement et même le lit. Quand Sven va travailler, Daniel s’occupe de sa mère et une attirance discrète, parfois douce, parfois violente s’établit peu à peu entre les deux hommes. « Dicke Mädchen » a été presque entièrement improvisé et tourné avec un budget de 517,32 Euro. Un merveilleux échantillon de romantisme social doux amer, mêlant humour et moments magiques.

En présence de Ruth Bickelhaupt (actrice).

+ Undressing My Mother

Ken Wardrop, 2004, IE, video, vo en st fr, 6′

Regard beau et impudique sur sa mère, par un réalisateur tendre et aimant.

14.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Ana Grillo & Beth Nelsen, 2013, US, video, vo st fr & nl, 84′

Chaque année, des milliers de personnes se retrouvent dans le désert du Nevada pour le festival Burning Man. On y trouve le Camp Beaver, un éphémère et contestataire village lesbien, trans-inclusif, construit de toutes pièces pour la durée du festival, avec ses rencontres polyamour et monogames, ses ragots, ses ateliers « bricolages » et sexologie, et son mondialement célèbre marathon du gode, le « Strap-on-a-Thon ». Le film idéal pour rester au courant des dernières tendances de la lesbianitude et de la théorie queer. Et aussi des idées pour, qui sait, planifier ses prochaines vacances !

En présence des réalisatrices.

+ La grêve des ventres

Lucie Borleteau, 2012, FR, video, vo, 30′

Des femmes ont décidé d’utiliser le pouvoir qu’elles ont entre leurs cuisses et menacent l’humanité d’extinction si la société ne change pas et ne répond pas à leurs revendications : création de crèches, nouvelles parentalités, partage des tâches… Mais Lise et Clara, activistes amoureuses et rieuses, rencontrent le joli Alexandre.

http://www.meetthebeavers.com

14.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

Compilation

Made In Belgium

 

En présence de réalisat-eur-rice-s.

+ Chaleur humaine

Christophe Predari, 2012, BE, video, vo fr st en, 11′

Antoine aime être auprès de Bruno. Il aime sa chaleur. Il en a besoin. Mais il arrive un moment où il faut se détacher et le corps n’obéit pas…

+ Corps perdu

Lukas Dhondt, 2012, BE, video, vo fr, 17′

Un film sensible sur le désir et l’obsession ressentis par un jeune danseur suite à l’irruption dans son appartement d’un voyou beau et troublant.

+ Gabrielle

Margo Fruitier & Paul Cartron, 2013, BE, video, vo fr st nl, 17′

Gabrielle feuillette un carnet. Des noms d’hommes. Karine parle de ces hommes, de leur odeur, de quel genre ils sont. Gabrielle s’arrête sur l’un d’eux. Elle prend un numéro de téléphone.

+ Love Is Love

Sergio Ghizzardi, 2013, BE, video, vo fr, 20′

Amour, sexualité, diversité en Wallonie.

+ Perruche

Roxanne Gaucherand, 2013, BE, video, vo fr st nl, 11′

Louise est amoureuse de sa meilleure amie. Mais un baiser lors d’une soirée arrosée a jeté un froid. Elles qui, pourtant, avaient fait le serment de ne jamais se mentir !

+ Profil

Alice De Visscher, 2010, BE, video, sans dialogue, 2′

Une femme nous regarde. Son corps est de profil. La forme de son corps va progressivement changer.

+ Si j’étais un homme

Margot Reumont, 2012, BE, video, vo fr st en, 5′

Quelques femmes répondent à la question “Si vous étiez un homme”. Film d’animation qui a gagné le prix Pink Screens au festival FIDEC 2012.

+ Vier armen

Flore Bleiberg, 2011, BE, video, muet, 4′

Pas besoin de mots pour suggérer le désir dans ces moments où la musique fait rencontrer les corps.

+ Music

Juriji Der Klee & Laetitia Bica, 2013, BE, video, sans dialogue, 3′

Être hybride à la voix de contre-ténor, Juriji Der Klee donne libre court à son art : electro-pop lyrique, performance, style. Des images envoûtantes, réalisées en collaboration avec Laetitia Bica.

+ Stories That We Could Have Told

Anthony Schatteman, 2013, BE, video, vo nl st fr & en, 6′

Deux amis et des histoires qu’ils auraient pu raconter…

15.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

What Now ? Remind Me

E agora ? Lembra-me

Joaquim Pinto, 2013, PT, video, vo st fr & en, 164′

Joaquim Pinto vit avec le sida et l’hépatite C depuis 20 ans. Ce film est le journal d’une année de sa vie : les prises de médicaments, leurs effets secondaires, la vie au jour le jour avec son mari Nuno, le travail des champs… Mais c’est surtout une réflexion sur le temps et la mémoire, sur les épidémies et la mondialisation, sur le désir de vivre et l’angoisse de la mort, sur le quotidien d’une relation et l’amour absolu. En un aller-retour entre passé et présent, le film est une ode magnifique aux amis disparus et à ceux toujours vivants. Un formidable film épique sur l’amour, la mort, la vie.

15.11 > 21:30

5€ / 3,5€

 

 

En présence de réalisat-eur-rice-s.

+ I’ve Only Just Begun

Elias Koskimies, 2012, FI, video, vo en st fr, 6′

En réaction à la loi bannissant toute « propagande homosexuelle » en Russie, un clip sublime suivant Venuz Vulgar et ses ami-e-s à l’assaut de Saint-Pétersbourg.

+ Baby You’re Frozen

Sadie Lune, 2012, DE-US, video, vo en st fr & nl, 20′

Du cul via skype : délices et limites des relations affectives et sexuelles à distance.

+ Bronnies

Alexander Guerra, 2013, US, video, vo, 4′

Clip foutraque et rageur où Gio Black Peter se transforme en Bunny irrévérencieux et lubrique sur la chanson ”Saucer ».

+ Dating Sucks (A Genderqueer Misadventure)

Exploration touchante et drôle de la difficulté de draguer pour les personnes trans et/ou genderqueers.

+ Dik

Christopher Stollery, 2011, AU, video, vo, 10′

Un dessin que leur enfant vient de faire amène les parents à s’interroger sur l’orientation sexuelle de leur petit… ainsi que sur la leur !

+ Dream or Nightmare of Motherhood

Alice De Visscher, 2011, BE, video, sans dialogue, 2′

Avoir un enfant… la chair de sa chair ? Rêve ou cauchemar d’une lesbienne ?

+ Dsex3

Tea Guarascio, 2012, IT, video, muet, 3′

La vidéaste Tea Guarascio transforme le caddie de supermarché en icône socio-culturelle cristallisant tous les désirs et insatisfactions de notre société. Ici c’est l’intime qui prend place dans le caddie : hautement fétiche et provocateur !

+ Everytime You Go Away I Stab Myself a Little

Dotan Moreno, 2011, US, video, muet, 2′

Sexe, consommation, image corporelle et désespoir : sur le marché de la viande à sexe, il n’y a ni visage, ni compassion !

+ French Kiss

Céline Groussard, 2013, FR, video, vo en st fr, 2′

Un homme et une femme se rencontrent. Ils parlent sans gêne de sexe jusqu’au moment où ils se découvrent un petit point commun…

+ Gio Black Peter vs Justin Symbol : Box

Gio Black Peter, 2013, US, video, vo, 4′

Le très remuant Gio Black Peter, mascotte des Pink Screens, revient dans un nouveau clip à l’ambiance dérangée, colorée et résolument queer. On n’aime pas, on adore !

+ H.o.m.o

Shiftcore 2013, 2013, FR, video, sans dialogue, 4′

Clip du duo punk homo Crète et Paquerette, réalisé lors de Shiftcore 2013.

+ I Want Your Love

Dotan Moreno, 2012, US, video, vo, 2′

Une curieuse animation minimaliste et élégante, teintée d’humour noir, abordant les tabous que sont la sexualité, le désir, l’objectification et l’humiliation.

+ It Gets Bitter

Laura Teruso, 2012, US, video, vo st fr, 1′

Parodie de “It gets better”, une campagne américaine de soutien aux jeunes LGBT (lesbian, gay, bisexual, and transgender). “It gets bitter” montre un couple de lesbiennes plus âgées. On ne peut pas dire que leur situation s’améliore…. Drôle et très méchant !

+ Jennifer and Tiffany

Momoko Seto, 2011, JP, video, 2′

Un intense moment d’amour entre Jennifer et Tiffany.

+ Music

Juriji Der Klee & Laetitia Bica, 2013, BE, video, sans dialogue, 3′

Être hybride à la voix de contre-ténor, Juriji Der Klee donne libre court à son art : electro-pop lyrique, performance, style. Des images envoûtantes, réalisées en collaboration avec Laetitia Bica.

+ Range ton gras

Shiftcore 2013, 2013, FR, video, 2′

Vidéo fat activism (= militantisme gras) réalisée lors de Shiftcore 2013.

+ The Dance

Christina Magdalinou, 2012, DE, video, sans dialogue, 5′

Poème visuel inspiré par « The Dance » de William Carlos Williams.

+ Tom’s Gift

Todd Verow & Charles Lum, 2012, US, video hd, vo, 7′

Le souvenir excitant d’une rencontre dans un sex-shop perdu au milieu de nulle part.

+ Tube

Alice De Visscher, 2008, BE, video, sans dialogue, 1′

Une femme nue. Un tube blanc.

+ Two Guys In the Backyard

Tez Frost, 2011, AU, video, vo st fr & nl, 5′

Durant une séance d’entraînement, un des lutteurs n’hésite pas à franchir la ligne de démarcation.

16.11 > 17:30

5€ / 3,5€

 

Anna Margarita Albelo, 2013, US, video, vo st fr, 83′

Anna, arrivée à l’âge de 40 ans, dresse un bilan désastreux de sa vie. Professionnellement : nulle part. Affectivement : idem. Bonus : elle squatte un garage. Conclusion : temps pour elle d’abandonner son mode de vie fêtard et insouciant. Mais elle croise Katia (Papi de « The L Word ») et se lance alors dans un plan imparable (bien sûr…) pour la séduire tout en relançant sa carrière. Également au casting de cette comédie excentrique et loufoque, Guinevere Turner et Anna Albelo que l’on voit, lors de quelques scènes, déguisées en vagin géant !

16.11 > 19:30

5€ / 3,5€

 

Marco Berger, 2013, AR, video hd, vo es st fr & en, 102′

Eugenio s’est installé dans la maison de campagne de famille, afin d’écrire un scénario. Surgit alors Martin, un ancien ami d’enfance, à la recherche d’un boulot de vacances. De purement professionnelle, leur relation va évoluer très lentement vers quelque chose de différent, de plus troublant où des regards, des mots, des gestes s’échangent furtivement… L’irruption de ces sentiments inattendus remet en question le fragile équilibre construit par les deux jeunes gens. Marco Berger nous avait comblé avec son film urbain « Plan B » (Pink Screens 2010), il nous enchante avec ce drame campagnard tout en douceur.

16.11 > 21:30
 

Envahi par la bougeotte depuis fin mai, début juin, je me suis baladé au coeur d’espaces queer en dehors de Belgique, à savoir Amsterdam, Grenoble, Marseille…

Episodes précédents:

Amsterdam – Queeristan

Grenoble – Shiftcore

Pour continuer dans la série des « premières fois », mais aussi parce qu’un ami pouvait en partie m’héberger et que j’avais entendu parler de l’Eurocrade, je suis parti à Marseille début juillet, pour une durée indéterminée. Finalement, je suis resté jusque fin juillet, ce qui correspondait avec la fin des Universités d’Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités. Un mois de juillet très transpédégouine en somme, pour moi. 

Eurocrade – Europride

 

 

L’Eurocrade, j’en avais entendu parler au Shiftcore (voir ma note précédente), et ça avait notamment pour objectif de pointer les aspirations très mercantiles de l’Europride, penchants dont on pouvait facilement se rendre compte en consultant le programme et les tarifs des festivités prévues. Même constat en se rendant sur l’espace réservé à l’Europride sur la plage du Prado, où il n’était pas possible d’amener sa bouteille d’eau plate par 35°, ah ben non, il fallait la payer aux bars prévus à cet effet. Et en plus, c’était dit avec un sourire de faussaire qui n’avait rien à envier à celui de n’importe quelLE vendeurEUSE d’agence de voyage quelconque. Pour plus de détails sur les objectifs plus globaux de l’Eurocrade, il y a des textes très clairs sur le blog créé pour l’occasion.

 

Un rendez-vous avait donc été donné, dans un squat nouvellement ouvert, aux personnes désireuses de participer à d’éventuelles actions. Parmi celles-ci, il y a eu une intervention sauvage lors d’une intervention à la Friche  (lieu où se tenaient d’autres stands et activités de l’Europride) sur le thème « “Lesbiennes, gays : mêmes combats”  par une certaine Christine Le Doaré que je ne connais pas mais qui n’a pas l’air d’être une personne très recommandable, vu ses penchants, de ce que j’en ai lu et entendu, transphobes, sérophobes, putophobes, racistes… Cela dit, si j’en crois les échanges écrits qui ont suivi l’intervention, entre cette personne et d’autres gens qui ont participé à l’action, je me dis que l’Eurocrade a pointé là où ça fait mal, et que c’était bien vu. Pour plus d’infos, voir le site de l’Eurocrade.

 

Une autre action a été de taquiner le salon du mariage gay qui se tenait également à la Friche, pour une fois de plus dénoncer son côté commercial (on pouvait facilement se retrouver avec dix flyers en cinq minutes qui faisaient la publicité de produits « LGBT friendly » pour votre futur mariage, dont la plupart n’étaient franchement pas d’un goût très aguichant, selon moi, mais bon, les goûts et les couleurs, hein, passons), et bien sûr tout ce que représente l’institution du mariage en général, que si y’avait du mariage pour personne, on s’en porterait pas plus mal non plus. Cela dit, vu le peu d’affluence de monde durant toute la semaine de l’Europride, les marchands étaient tout de même contents de la visite des perturbatrices, parait-il. C’est dire.

 

Le jeudi, au sein du lieu central de l’Eurocrade, un cabaret transpédégouine DIY, très éclectique et sous une drache de paillettes – il y en a parfois que je retrouve encore entre deux orteils – s’est tenu et a brassé pas mal de monde fort sympathique.

 

Un chouette moment a aussi été le sitting transpédégouine, arméEs de brochures à l’entrée de la Friche le vendredi, veille de la fin de l’Europride. De façon assez surprenante, et malgré un vif agacement aussi manifeste que déplacé de la part des organisateurs de l’Europride, cela a eu un certain succès. On s’en est mis à regretter de ne pas avoir fait ça toute la semaine… Puis il y a eu les concerts organisés sur une plage un peu reculée du foyer des activités, avec toujours Crête et Pâquerette, Infidel Castra et aussi Déborah Dégouts. Moi qui n’ai pas l’habitude de concerts sauvages qui se passent forcément bien, tout s’est passé sans aucun problème ce soir-là du point de vue du voisinage et de la police, qui ne se sont pas manifestés de manière hostile. Mais il paraît que c’est une sorte de tradition officieuse à Marseille, et tant mieux !

 

Et puis voilà, le lendemain c’était le grand carnaval des LGBT venus en nombre (ha ha ha) de toute l’Europe pour fêter le mariage pour tous. Bon c’était mini mini comme cortège, une pride modeste, de la musique au volume sonore beaucoup trop élevé, un char SNCF insupportable qui n’arrêtait pas de diffuser des slogans avec la voix de la madame des gares SNCF en plein milieu des morceaux – qui n’étaient déjà pas fameux, mais ça ne les améliorait pas – , un autre char de je ne sais plus quelle institution française qui arborait une photo qui aurait pu être pancartée lors d’une manif pour tous (un papa, une maman, une petite fille, un petit garçon, et y’avait peut être même le chien avec), … Cela dit, un ami et moi y avons croisé d’autres amis avec qui nous avons passé un bon bout de l’après-midi.

 

Du même coup, je les ai suivis à la plage de l’Europride bondée, moi j’avoue que ça m’a fatigué, j’aurais bien été dans les calanques loin de tout ça à la place, par exemple. Mais bon, en fin de soirée, après avoir été manger un bout en ville, nous sommes revenus non-loin de là, il n’y avait quasi plus personne, on s’est posés sur une plage à côté où il y avait quelques déchets humains, et un couple hétéro un peu défoncé mais très alerte avec qui il a fallu faire de l’éducation permanente sur l’homosexualité. Et c’est comme ça que, pour moi, s’est achevée l’Eurocrade/pride. J’ai loupé, du même coup, le carnaval des Freaks, mais il paraît que ça n’a pas fait long feu, la police ayant été plus présente et zélée que la veille, dommage…

 

Globalement, je ne suis pas mécontent d’avoir participé à certaines de ces choses, au gré de mes envies et énergies. Je me suis finalement retrouvé un peu en mode observateur, lors de ces Eurocrade/pride. J’avais, je crois, un grand besoin de « tourisme », vu le contexte estival, le soleil, la mer, et l’envie de me perdre dans cette ville foisonnante que je ne connaissais pas.

 

Toujours est-il que, durant cette Eurocrade, et même cette Europride, des personnes m’ont convaincues de poursuivre mon séjour à Marseille, et plus précisément à Luminy, à deux pas des fameuses calanques, pour les Universités d’Été Euroméditerranéennes des Homosexualités (UEEH), dont j’entendais parler depuis des années et auxquelles je n’avais encore jamais saisi l’occasion de participer. Cette institution de la militance LGBTQI existe depuis 1979 et se tient plus ou moins régulièrement, depuis leur retour en 1999 après une longue interruption pour cause de manque de forces vives dû, notamment, à la pandémie du SIDA. Cette année était particulière puisqu’elle faisait suite aux assises des UEEH qui eurent lieu à la même période l’année précédente, et qui avaient pour objectif de faire le point sur ce qu’étaient devenues les UEEH et comment les participant-e-s souhaitaient les faire perdurer. 

 

UEEH

J’arrivai donc sur le campus de l’Université de Luminy dimanche, en fin d’après-midi. Pour une fois, je suis arrivé non pas au début de l’AG d’ouverture, mais à la fin. Je dois avouer (shame on me) que ça me convenait parfaitement. J’ai débarqué lors de la partie qui, d’ailleurs, m’intéressait : la visite guidée des lieux. Ensuite, c’était le début des inscriptions, l’installation dans mes quartiers (enfin, une minuscule chambrette d’étudiant dont la chaleur faisait plutôt penser à un hammam, j’ai mis du temps à m’adapter mais j’ai tout de même eu mal au coeur au moment de la quitter le dernier jour), une bouffe à laquelle je me suis incrusté, n’ayant pas encore pu m’inscrire aux cuisines solidaires, de la papote avec quelques sympathiques personnes, et puis une fête DIY, avec un bar à prix libre et une sono ambulante, qui devaient rythmer toutes nos soirées jusqu’à la fin des UEEH.

 

Le lendemain après-midi, j’ai testé un atelier de discussion dont j’ai oublié la dénomination exacte mais qui traitait de l’homophobie, en lien avec la polémique du mariage pour tous, et en regard d’autres pays. C’était intéressant dans le sens où on a eu droit à des témoignages de polonais-e-s, dont on sait que la Pologne a encore certaines accointances morales avec la Russie, où il ne fait pas bon être homosexuel-lle-s en ce moment. Après, et c’est malheureusement une remarque que j’ai cru observer à l’issue d’à peu près tous les ateliers auxquels j’ai participé, je ne suis pas certain que cette discussion change le cours des choses, elle m’a semblé sans lendemain. Elle a sans doute contribué à nous rendre individuellement plus attentiVEs à la question de l’homophobie de part le monde, et notamment dans des contrées qui ne sont pas tellement éloignées des nôtres, mais ensuite à quoi bon ? A noter pour des prochaines UEEH: quand c’est pertinent, faire des comptes-rendus des ateliers, ou au moins en laisser des traces!

 

Durant cette semaine d’UEEH, j’ai aussi participé à un atelier en non-mixité masculine sur les différents vécus et construits de nos masculinités durant l’enfance. Cela a plutôt consisté en des tours de parole sur la manière dont chacun d’entre nous a vécu sa (non-)masculinité, sa féminité, bref, son/ses genre(s) par rapport à la norme masculine usuellement cis-genrée. Pour certains fort en émotions, il était pour moi un peu frustrant, dans le sens où il était moins constructif que reflétant, pour certains participants, le besoin de vider leur sac. Pourquoi pas, on peut remarquer à travers ces posts que je suis loin d’être contre les récits de vie, mais je ne m’attendais pas à ça. Je me permet aussi de relayer une réflexion d’un ami, qui regrettait qu’au cours de cet atelier on nie notre appartenance à un genre plutôt masculin et qu’on évite d’en parler en ces termes, au profit d’une association systématique à un genre à tendance plus féminine. Si j’ai bien compris, il voulait travailler sur base de sa masculinité de « pédé qui aime les mecs », plutôt que sur celle plus transgenrée de mec qui a des allures effeminées, ou qui se « grille » par des attitudes plus associées à un genre tendant vers le féminin que le masculin. J’ai trouvé la réflexion intéressante dans le sens où cet ami, j’espère qu’il m’excusera de m’exprimer ainsi si il se reconnaît, n’est franchement pas un exemple de parfaite virilité.

 

Un autre atelier de discussion était une rencontre avec Bruno Spire, président de AIDES, l’association « concurrente » d’Act-Up en France en matière de sensibilisation à la problématique du VIH-SIDA, sur le thème d’un médicament que l’on pourrait prendre avant un rapport sexuel non-protégé pour limiter « à 90 % » le risque d’attraper le VIH. Franchement j’ai vu mieux. M. Spire n’était pas méchant mais sa manière de s’exprimer comme un représentant de commerce et d’évacuer toute critique de ce médicament d’un revers de la main sous prétexte que « vous les jeunes, vous n’avez pas vécu l’hécatombe des années 80 » était assez lourde et n’invitait pas à la discussion. J’ai eu l’impression qu’il n’avait pas tout à fait compris que nous étions à un atelier où nous aurions aimé réellement débattre et construire une réflexion sur la question du VIH-SIDA et des moyens de s’en protéger, et pas à un cours unilatéral sur comment il faut faire à notre époque, mes chers petits. Ou alors c’est moi qui n’ai rien compris, c’est possible aussi.

 

Enfin, pour continuer dans les ateliers de discussion que j’ai vécu pendant cette semaine, il y a eu « Où sont passées les pédales radicales ». C’était en plein air, sur le campus, bon, un peu cahin-caha comme atelier. Il faut dire qu’il s’enchaînait avec un précédent (celui sur les masculinités sans doute ? Ou celui avec M. Spire ? Je ne sais plus très bien) et qu’il faisait torride. On a eu du mal à dégager une définition commune de ce que nous entendions par « pédale radicale » et c’était la principale difficulté mais aussi l’intérêt de l’atelier au niveau de la confrontation entre les différentes notions, souvent très personnelles de ce que les participants entendaient par «radical ». Certains se revendiquaient (ou en avaient envie) capitalistes tout en se revendiquant pédales radicales. Evidemment, cela a créé un malaise et provoqué, gentiment, un clash. Dès lors, j’ai trouvé que cet atelier représentait bien le côté polymorphe des UEEH. Il y a un souhait de s’organiser en autogestion, sans chefFE et avec un minimum de frais financiers, histoire de rendre ces rencontres abordables au plus grand nombre. Et bien qu’un bon nombre de transpédégouines à tendance anar y participent, il y a aussi pas mal de gens qui vont moins loin dans leur politisation, qui restent beaucoup plus dans l’institutionnel et qui ne cherchent pas spécialement à élargir leurs champs de lutte au-delà du champ LGBT. Pourquoi pas, ça permet des échanges, même si ils ne sont pas forcément cordiaux, ou à la limite de ne plus l’être. Ça permet aussi de mieux se positionner dans nos « vies politiques », en quelque sorte. Je ne sais pas encore si cela aura une suite, j’ai inscrit mon nom sur un papier destiné à créer une mailing list, cela donnera sans doute quelque chose un jour.

 

Au niveau des ateliers plus performatifs, je ne peux pas ne pas évoquer l’atelier dégustation de bières spéciales que nous avons préparé entre pochetronnes et que nous avons entamé un soir pour finir mortes bourrées alors qu’en fait on n’a jamais bu que quelques gorgées de chaque bière. Mais il y en avait 20. Bon j’exagère, on était pas mortes bourrées, juste pompettes bien comme il faut.

 

Je regrette de ne pas avoir pu participer à l’atelier de reggaeton féministe pour cause d’addiction à internet, il faut que je me soigne. Mais de loin, ça avait l’air très fun.

 

Pour le reste, il y avait une boum tous les soirs, régulièrement des expéditions dans les calanques, de la glande sur le campus, des marcassins insouciants, une cantine universitaire dégueulasse bien comme il faut, encore un concert de Taulard à Marseille, des vieilles copines, des chouettes gens, pas mal de bon temps à vrai dire. Pas assez de rapports charnels sans doute, en ce qui me concerne, pourtant ça aurait pu. Bah, une prochaine fois.

 

Mon séjour à Marseille s’est terminé de manière un peu abrupte. Nous avons clôturé notre séjour aux UEEH pour aller voir, en bande, un concert des copains belges des Slugs à la Katiba, auquel je n’ai pas pu assister entièrement pour cause d’hôte qui voulut partir prématurément, pour ensuite faire une grosse nouba au squat où nous avions prévu de passer la nuit, et le lendemain ça sentait vraiment la fin. Quelques copines des UEEH avaient quitté Marseille la veille ou le matin, une autre était sur le point de partir, je me sentais tout paumé, j’avais la tête en bouillie. J’ai pris un TGV, et je vous emmerde, et je suis rentré à ma maison. 

 

 

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