L’idée de la rencontre des Cryptides* est née du constat qu’il nous
manque des espaces féministes pour parler de notre rapport de domination
envers les animaux, en l’articulant aux différents rapports de pouvoir
qui existent entre les humain-e-s.

Nous ne nous reconnaissons pas dans les militantismes animalistes
existants et nous aimerions construire un mouvement/réseau pour nous
réapproprier la lutte antispéciste, et la réinventer à partir de nos
réalités et de notre conviction que les systèmes d’oppression sont
imbriqués.

Notre envie est de nous rencontrer dans une dynamique féministe en
mixité choisie, et de réfléchir aux liens entre le sexisme, le spécisme
et les autres dominations, sans les hiérarchiser et en partant du fait
qu’elles sont toutes reliées et se co-construisent.

C’est un espace qui peut être investi par chacun-e pour construire
ensemble . Venez avec vos idées et vos envies et matériaux d’ateliers,
de discussions, de travaux pratiques (création de pochoirs, de
sérigraphie…), vos propositions de films, recettes etc !!

Les Cryptides se déroulent du 8 au 12 août au Taillis Vert, à
Saint-Julien-Molin-Molette (42), en mixité choisie
lesbiennes/meufs/filles/trans/gouines/femmes.

La rencontre est autogérée : un groupe prépare la base, puis sur place
on organise ensemble les tâches de la vie quotidienne.
L’espace peut accueillir 30-40 personnes. Pour l’hébergement, tout le
monde peut camper (ramène ta tente!), et il y a quelques lits
disponibles pour les personnes qui en ont besoin. Le lieu est accessible
aux personnes en fauteuil, mais ce n’est pas l’idéal au noveau du
confort .
Nous cherchons des interprètes bénévoles en LSF !
La participation au lieu est de 2e par jour et par personne, et les
repas vegan à prix libre.

*Un-e cryptide est un-e animal-e non identifié-e

FORMULAIRE D’INSCRIPTION pour la rencontre des Cryptides du 8 au 12 août
2015 :
A envoyer par mail à l’adresse cryptides@riseup.net

Prénom :
mail :
numéro de tel où on peut te joindre :
Je viens du … au … (si tu peux etre présent-e du 8 au 12 c’est
vraiment mieux!)
Idées d’atelier/discussion/échange :
Je peux prêter des équipements collectifs (vidéoprojecteur, sono,
barnum, gamelles…) :
Les langues que je peux traduire :
Je peux signer en LSF :
Allergie(s) :
Besoins particuliers (nourriture, lit, etc) :

 

Affiche Cancer Misanthropie

Cyber conte pour adultes.
Incantation désespérée pour exterminer un monde déjà perdu.
L’histoire se raconte au fil d’une vingtaine d’images et de leur bande-son, sans le moindre texte.
C’est la découverte d’un univers désolé et sa destruction rituelle, mécanique, froide.
Apocalypse post-apocalyptique.
Un bestiaire chaotique et bruyant, hanté par des litanies funestes.
Des démons 2.0 aux esprits sombres et tordus, rassemblés pour le carnage des coprocéphales…

Plus d’infos :
http://cancermisanthropie.noblogs.org/accueil/

SÉRIGRAPHIE COURANT OCTOBRE, RESTEZ CONNECTÉ-E !

ENGLISH :

Adult cyber-tale.
Desperate spell in order to exterminate a world that’s already lost.
The story is displayed through twenty images and their soudtrack, without any word.
It’s the discovering of a desolate universe and its ritual, cold, mechanical destruction.
Post-apocalyptic apocalypse.
A noisy and cahotic bestiairy, haunted by disastrous litanies.
2.0 demons with dark twisted minds, gathered for the shit-eaters carnage…

More infos :
http://cancermisanthropie.noblogs.org/welcome/

SCREENPRINTING IN OCTOBER, STAY CONNECTED !

 

Bonjour a touTEs !!

Alors alors, voici des nouvelles du Baragouinage dont t’as peut-être déjà entendu parler. Il s’agit d’un projet de café associatif féministe pour les meufs, les lesbiennes, les trans, les gouines, les biEs, les femmes, à Bordeaux. L’idée c’est d’avoir un lieu de cette non-mixité là, pour pouvoir venir traîner, ou pour pouvoir organiser des trucs que les genTEs proposeront (concert, discussions, projections, boums…)
Du coup en fait là, on en est à récolter l’argent qui permettrait de louer un local (pour payer la caution, les premiers loyers, les premières charges etc …), dans l’idéal à partir du mois de mai. Il y a eu deux soirées de soutien qui ont ramené quelques sous et on commence les adhésions des « membres actiVEfs ».
Maintenant on se disait que ça pourrait être cool de faire un appel à souscription, d’où ce mail. Donc :
Si c’est un projet qui te branche, que t’as envie et que tu peux le soutenir en y mettant quelques ronds, n’hésite pas. Par chèque voici une adresse :

A.L BIRAC
45 rue de Tauzia
Résidence le jardin de Voltaire
D01
33800 Bordeaux

Par virement envoie-nous un mail et on aura surement un RIB d’ici là à te donner.

La charte (pas tout à fait finie et un peu dense) est juste en dessous, pour que tu aies une meilleure vision de ce à quoi on aspire, comme ça, ça permet de voir si ça te parle.
Et pis voilà quoi !
Merci !

Les baragouinantEs

 

CHARTE

CHARTE DU BARAGOUINAGE

BIENVENUE
Aux babas de tous bords, aux amantes, aux amazones, aux androgynes d’Eugénie et
de génie, aux asexuelles, aux bi sans bicyclettes* (ou avec)…… et aux camionneuses à
pieds, à celles qui ne sont pas blanches et à celles qui le sont, aux chômeuses, aux dé-
viantEs, aux femmes, aux féministes, aux freaks à barbe, aux flibustières hétéras, aux
FTM, aux garçonnEs manquEEs, aux gouines à talons hauts, aux guérillères, aux
handiEs en tous genres, aux incasables de tout poids et de toute taille, aux inters, aux
hystériques, aux lesbiennes, aux lesbiennes cis, aux lesbiennes trans, aux meufs, aux
MTF, aux paranAs des poils, aux poiluEs, aux punkes à chatTEs, aux ridées et à
celles à la peau de bébé, aux RMIstes, aux sorcières (même sans balai), aux squatteu-
reuses, aux travailleuses, aux vampires, aux voilées, aux XXX, aux zonardes

*« Une femme sans homme c’est comme un poisson sans bicyclette », Collectif Ja-
kart/Mugiscué.

DANS UN ESPACE :
Non-mixte pour les meufs, les lesbiennes, les trans, les gouines, les femmes, les biEs :
pour créer un espace de confiance et de sécurité, pour libérer la parole, pour favoriser
l’écoute et la solidarité, pour se protéger et favoriser une réflexion individuelle et collec-
tive, pour prendre conscience ensemble des pratiques d’oppression, les formuler et les dé-
construire, pour éviter la drague reloue et sexiste.
Antirasciste, anticlassiste, antihomophobe, anti-validiste (physique et mental)* et an-
tiagiste : le vécu du sexisme et de l’hétéropatriarcat est indissociable des autres oppres-
sions structurelles exercées comme le racisme, la transphobie et l’homophobie, le clas-
sisme, le validisme ou l’agisme. Autrement dit, les personnes subissant l’oppression pa-
triarcale n’ont pas la même place et les mêmes statuts dans la société en fonction de la
race*, de la classe, de la sexualité, des corps (psychiatrisés ou non), de l’âge de chacunE .
L’expérience du sexisme que l’on subit n’est donc pas une expérience universelle qui serait
la même pour touTEs.
Il n’existe pas non plus de sexisme universel qui serait plus ou moins pire selon les pays ou
les religions mais bien le patriarcat qui existe partout et s’exprime différemment selon les
pays, les religions, l’histoire colonialiste et/ou post-colonialiste, l’histoire coloniale et/ou
post-coloniale des pays.
Bienveillant : nous sommes touTEs traverséEs par des oppressions que l’on subit et pour
beaucoup, que l’on exerce, parfois sans s’en rendre compte. Du coup un espace bienveil-
lant, c’est un endroit où on essaie de faire attention aux différentes oppressions afin de
rendre cet espace incluant et agréable pour touTEs que l’on soit organisateurice d’une soi-
rée ou derrière le bar ou juste là pour être là.
Féministe: pour déconstruire les rapports de pouvoirs structurant les rapports sociaux de
sexe, fondés sur une dichotomie hiérarchisée femmes/hommes à laquelle correspondrait un
féminin et un masculin, et pour penser leur articulation étroite et leur co-construction avec
les rapports sociaux de sexualité (hiérarchisation des désirs et contraintes de l’hétéropa-
triarcat), de race, de classe et d’âge.
Culturel : pour promouvoir les réalisations des meufs, des lesbiennes et des trans ; pour
organiser des activités culturelles portées par des meufs, des lesbiennes et des trans selon
les envies ; pour s’informer avec une libre disposition d’une bibliothèque féministe, les-
bienne et trans.
Politique : pour mener une réflexion individuelle et politique sur nos pratiques, pour favo-
riser la circulation des savoirs et l’échange de savoirs-faire.
De baragouinages et pour baragouiner : pour apprendre à se connaître, pour se détendre
autour d’un café, d’un thé, d’une bière, d’un verre de vin, pour créer du lien social, pour
danser, pour chanter, pour partager ses expériences, ses envies, ses folies.
Des exemples de trucs que ça peut être cool de les avoir en tête pour essayer qu’un espace soit bien-
veillant
En venant au Baragouinage ne présume pas que toutes les personnes présentes sont hétéro-
sexuelles. Tu pourrais aussi croiser des personnes d’apparence masculine qui ne sont pas
nécessairement cisgenre* et des personnes d’apparence féminine qui ne sont pas nécessai-
rement cisgenre* et hétérosexuelle, des transgenres, des gouines qui ne se reconnaissent
pas forcément une identité de « femme », des intergenres…

Exemples de situations reloues :
 La drague reloue en tant que gouine, trans ou meuf c’est très fréquent dans la vie de
tous les jours. Ici, c’est la personne qui est draguée qui décide si c’est relou ou pas.
 Demander à quelqu’unE « T’es de quelle origine ? » ou lui toucher les cheveux parce
que c’est pas les mêmes que les tiens c’est relou et super intrusif. Y ‘a d’autres ma-
nières de rencontrer quelqu’unE.
 Demander à quelqu’unE « t’es un garçon ou une fille ? » et/ou la regarder pendant trois
plombes pour savoir si selon tes critères et selon la binarité des genres c’est un garçon
ou une fille, c’est super désagréable, écoute plutôt comment la personne parle d’elle si
vous êtes en train de parler ensemble.
 Demander à quelqu’une « depuis quand t’es lesbienne ? » et lui expliquer toutes les
bonnes raisons pour lesquelles t’es contente d’être hétéro c’est oppressant et surtout
ennuyeux.
 Remettre en question la non-mixité lesbienne-trans-meuf dans cet espace non-mixte
c’est relou et inutile. On est ouvertEs aux débats de fond mais pas tout le temps et pas
touTEs. Choisis les moments appropriés. De même pour les autres formes de non-
mixité (temps en non-mixité biEs, ou lesbiennes, ou trans par exemple)
 Avoir des discussions sur la sexualité c’est important pour certaines mais c’est relou si
on ne place pas que le cadre qui précise quand on parle de sexualité hétéro. Souvent il
arrive que des personnes qui ont des relations hétéros aient intégré que c’est la sexuali-
té dominante et que pour cette raison, on n’a pas besoin de la nommer. Sinon c’est tou-
jours les non-hétéros qui doivent rappeler que là, il s’agit d’une conversation d’hétéro.
 Dire à une personne handi « t’es vraiment courageuSEx, je suis pas sûrE que j’aurais
autant de courage que toi à ta place » c’est absurde et oppressant. Souvent les genTEs
valides pensent que c’est valorisant alors qu’il s’agit d’un point de vue de valide sur la
vie présumée d’unE handiE et qu’en vrai c’est plus une manière de se rassurer en se
convaincant que « ouf j’ai de la chance » et du coup de hiérarchiser les individuEs.
 Si une personne te dit que ca va pas, essaie d’y prêter attention et de ne pas minimiser
ou relativiser ses propos. Souvent ces lieux permettent à des personnes de dire des
choses qui ne sont pas possibles de dire ailleurs. Ex « j’en ai marre de devoir cacher à
mes collègues que je suis gouine, réponse : nan mais t’inquiète c’est quand même plus
accepté maintenant, enfin sauf chez les cathos intégristes, eux y sont vraiment graves ».
 C’est cool d’avoir un peu en tête qu’on est nombreuSEx à avoir eu des expériences
douloureuses de harcèlement, abus, viol. Peut-être toi aussi ? Du coup si quelqu’unE
pète un cable dans une discussion ou s’arrête soudainement de parler, prêtes-y atten-
tion. Des fois on se rend pas compte et y a des détails ou des discours qui font échos à
quelqu’unE sur une situation difficile. Du coup l’idée c’est pas que des sujets de dis-
cussions deviennent tabou mais plutôt de vérifier si ça le fait à touTEs de continuer sur
un sujet si on sent que ça devient délicat.

En bref, c’est cool d’être attentiVEf pis si y a des choses que t’as du mal à comprendre, y a
toujours des brochures et tout un tas de trucs super que des genTEs ont dessiné et écrit
pour expliquer ces mécanismes d’oppression, tu pourras les trouver sur la table
d’infokioske.
*Cisgenre : qualifie une personne dont l’identité de genre est en concordance avec son
sexe déclaré à l’état civil
*Race : le mot « race » est ici employé pour signifier une construction sociale, tout comme
les mots « homme » ou « femme »
*Validisme : mécanismes d’oppression exercés sur les personnes handicapées, alimentés
par les normes des valides (normes du corps, des déplacements, de consommation, de
sexualités, de représentations)

 

 

 

 

Qui sommes-nous?
Nous sommes un groupe d’anarchaféministes de différents genres, milieux et ayant parcouru des trajectoires différentes, qui nous sommes réuni-es pour organiser un événement anarchaféministe. Nous voulons que celui-ci serve à transformer nos propres expériences et aide à renverser les institutions et les idées qui nous oppriment.

Qu’est-ce qu’AFem2014?
AFem2014 sera la première d’une série de conférences internationales anarchaféministes, du moins, on l’espère. Cela fait longtemps que la nécessité de tels événements est patente au sein des organisations anarchistes. Les tentatives de nous empêcher d’agir, de ridiculiser nos idées, de nous attaquer physiquement ou de nous insulter ont fait monter notre colère contre la masculinisation de notre mouvement. Nous ne sommes pas représenté-e-s à nombre égal et souvent ne sommes pas pris-e-s au sérieux. Bien que sur le papier nous soyons tou-te-s égales-aux, nous rencontrons parfois une oppression au sein même de nos groupes ou organisations. Les limites à notre participation politique pleine restent intactes. Cela signifie que notre mouvement anarchiste n’est pas réellement ‘anarchiste’. Nous ne le tolérerons plus. De plus, dans l’ensemble de la société, les soi-disant victoires du féminisme social-démocrate n’ont pas mené à l’égalité. C’est le cas en termes légaux, économiques, sociaux et politiques, ainsi que dans les relations interpersonnelles. Les réformistes les plus en vue et les partis de la gauche autoritaire ne font pas grand chose pour nous. Alors que nous souhaitons une conférence féministe qui aura à cœur l’anarchisme social et le combat contre l’exploitation de classe, nous savons que le capitalisme n’est pas notre seul ennemi : nous sommes tenu-e-s en échec et divisé-e-s par beaucoup d’oppressions différentes, qui se recouvrent et se recoupent de façon complexe. Le racisme, l’handiphobie, la trans*phobie, l’âgisme ainsi que les oppressions liées à l’appartenance culturelle, sont des formes habituelles d’oppression, mais il en existe bien d’autres. Elles peuvent nous atteindre autant que l’exploitation économique, et parfois de façon plus immédiate.
L’anarchaféminisme n’est pas seulement une réponse à l’anarchisme et au féminisme. C’est une critique anti-autoritaire et anti-oppressive des formes de dominations capitalistes, et une arme qui peut nous servir au quotidien. Nous espérons explorer les intersections entre les oppressions, développer une théorie, apprendre des autres et arriver à des résultats pratiques.

A qui cette conférence est-elle ouverte?
Cette conférence n’est pas ouverte aux hommes cisgenres, c’est à dire les hommes qui se trouvent être assigné le genre masculin à la naissance. Elle s’adresse aux personnes en tous genres et d’aucun genre, et espère inclure activement les personnes trans*, genderqueer, genderfluid et non-binaires, ainsi que les femmes cisgenres. Nous ne jugerons pas de la présentation de genre des personnes, mais n’hésiterons pas à répondre aux comportements et attitudes trans*phobes, cissexistes ou binaristes.

Comment se déroulera la conférence?
Nous proposons que des axes thématiques soient établis, avec des résultats à la fin de la conférence que nous pourrons développer par la suite. Nous invitons tout le monde à initier des réunions et des axes entiers, en se centrant sur l’analyse et l’action anarchaféministe. Ces axes doivent inclure ceux auto-organisés par des personnes trans, genderqueer, genderfluide et non-binaire, des personnes de couleur, des travailleur-se-s du sexe, des personnes en situation de handicap et des personnes en situation de troubles de santé mentale. Nous nous engageons à faire ce que nous pouvons pour inclure différentes personnes dans l’organisation, donc ces axes seront soutenus et recevront des ressources en priorité par le projet général. La conférence aura également une politique d’espace safe, qui est explicite et sera respectée, afin de soutenir la participation pleine et libre de toutes les personnes.

Rejoignez-nous
La conférence était l’initiative d’anarchaféministes au sein de la Fédération Anarchiste de Grande Bretagne (AF) et le groupe d’organisation inclut désormais des représentant-es de l’Internationale des Fédérations Anarchistes et de ses fédérations membres, de la Solidarity Federation (AIT) et un nombre croissant d’anarchaféministes non-aligné-e-s et autonomes. Il y a beaucoup à faire et nous vous invitons à nous rejoindre pour créer cet évenement, que ce soit en contribuant des idées ou des concepts, ou en prenant part à l’organisation pratique.

SVP faites-nous signe rapidement si vous êtes d’accord avec ce texte et souhaitez vous joindre à l’organisation, en tant qu’individu ou délégué-e, en précisant si vous souhaitez participer ou aider à organiser un axe spécifique.
SVP faites circuler cet appel largement autour de vous, dans vos groupes, organisations et réseaux, et incitez-les à rejoindre la liste de soutiens et de participants.
SVP aidez-nous à trouver les moyens financiers pour organiser cet événement. Plus nous avons de moyens et plus la conférence sera réellement accessible à tou-te-s et  internationale.

En espérant bientôt travailler avec vous…
Organisteur-trices Afem
Janvier 2014
Email: afem [at] afed.org.uk

 

Chères alternatives, dames des souterrains et garçons sensibles,

nous sommes à la recherche de lieux pour accueillir les activités et/ou les participantEs à la deuxième édition du ShiftCore qui se déroulera à Bruxelles du 5 au 12 juillet 2014.

Shiftcore, c’est quoi ? <<<
C’est un événement sur une semaine qui met en place de façon autogérée un environnement de travail pour se former et produire seulE ou en équipe des sons, vidéos ou autres disciplines qui titillent nos sens. C’est un moment de partage d’outils, de savoirs techniques et d’entraide à la réalisation de production audiovisuelles dans un esprit d’autoformation, d’autogestion et de volonté radicalement participative.
En bref, le Shiftcore sera ce que tu en feras, baby.

Les rencontres Shiftcore se tiennent en non-mixité transpédégouine. Il nous semble important de créer une culture qui nous est propre. La non-mixité transpédégouine établit un cadre qui nous évite de devoir nous justifier sur des concepts tels que les sexualités non-hétéronormées ou les genres fluides. Il ne s’agit pas d’imposer de nouvelles normes mais de créer un espace « safe » en dehors des diktats de la culture dominante, hétérosexiste, patriarcale, raciste, autoritaire, mais aussi en dehors des conventions LGBT commerciales. Ici, être transpédégouine coule de source, à l’instar de l’hétéronormativité qui règne partout ailleurs.

Lors de la première rencontre qui eût lieu à Grenoble en juin 2013, nous étions entre 40 et 60 personnes. Nous nous attendons à être plus nombreuses cette fois-ci. Pour le bon déroulement de nos activités, nous aurions besoin d’un lieu central qui regrouperait l’espace d’accueil (permanence, affichages, etc.), le lieu de vie (cuisine, bar, salle à manger, infokiosques, salle de réunion et de détente, et plus si affinité, par exemple : sleep-in, friperie, dressroom, local maquillage, lieux de travail-ateliers, local internet et hacklab, etc.). En plus de cela et selon le nombre de participantEs, nous aurions besoin de lieux de tournage et de montage-bidouillage-bricolage-rigolage, réalisation de décors, friperie, dressroom, local maquillage, entreposage de matos, d’autres espaces de logement (pour accueillir de 2 à 20 personnes, du 4 au 13 juillet, tout est possible selon vos envies et vos moyens).

Nous fonctionnons de façon totalement bénévole, collective et indépendante (sans sponsors ni subventions) et nous gérons le budget de la rencontre à l’aide d’un prix libre et de soirées de soutien.

Pour nous faire vos propositions : contact@shiftcore.org

Pour plus d’informations, vous pourrez consulter le site (en construction) : http://www.shiftcore.org

#coreBXA4bassreso

 

bonjour a vous,

un forum (encore un peu en construction) vient de naître
pour des personnes ayant en commun le fait de se vivre hors/entre/au delà…
des catégories homme/femme, masculin/féminin
pour échanger, partager des luttes, réfléxions, se rencontrer, etc.


http://mongenreestarcenciel.forumactif.org/

pour être tranquilles de la pression d’assignation,
de l’exotisation,
de toujours devoir se situer/ se justifier sans cesse dans une de ces deux catégories,
et ça sans oublier les différences de nos vécus et identités/réalités sociales, de vie, d’existence/résistence…
dans une perspective antipatriarcal et dans une idée de bienveillance et respect collective.

 

couvfinalFAM

Trop de bras, pas de jambes, pas assez beaux, trop de poils, trop de chair, pas assez de peau… déséquilibres vivants, les monstres sont ce que les « autres » ne veulent pas être. Il faut de l’équilibre, de l’ordre, pour tenir à distance le chaos qui gronde en chacun de nous, car du déséquilibre au désordre, il n’y a qu’un pas, que même sans jambes, il est possible de faire.

Alors venez voir nos monstres et curiosités humaines ! Femme à barbe, chien à deux têtes, cyclope, homme sans tronc ! Vous découvrirez votre avenir et nos réalités ! Ou peut-être pensez-vous pouvoir prendre place sur l’estrade…

Deux ans avant sa parution, un appel à textes et illustrations a été lancé, afin de recruter des personnages susceptibles de participer à une Grande foire aux monstres…
Monstres et public furent conviés à la monstrueuse parade, qui prendrait la forme d’un livre collectif. Une seule consigne : chaque texte, chaque illustration devait présenter un numéro. Il pouvait s’agir d’un souvenir, d’une vision de l’avenir ou d’un événement présent, le point de vue pouvait être celui du monstre, d’un bateleur, du public…
Merci à celles et ceux qui ont accepté de passer cette audition virtuelle et qui composent aujourd’hui notre foire itinérante.
Nous nous présentons à vous, ensemble, avec nos bizarreries et nos singularités, avec ou sans fards, sachant bien qu’une fois ce livre refermé, le spectacle continue et que nous en faisons tous partie.

Pour vous procurer le livre (8€, bénéfices reversés à l’association éditrice CRACH, pour financer d’autres projets culturels), merci de m’envoyer un mail : petroleuseonline[chez)gmail.com

 

Envahi par la bougeotte depuis fin mai, début juin, je me suis baladé au coeur d’espaces queer en dehors de Belgique, à savoir Amsterdam, Grenoble, Marseille…

 Episode précédent: Amsterdam – Queeristan

 Episode suivant: Marseille – Eurocrade, Europride, UEEH

Shiftcore

 

Après ma première expérience queer en zone non-franco-belge (quoiqu’en fait ce n’est pas tout à fait exact puisque j’en ai eu une au Pays de Galle il y a quelques années, mais ce n’était pas non plus la même approche de la notion de « queer », soit), j’ai expérimenté pour la première fois la non-mixité transpédégouine, à Grenoble. C’était à l’occasion des premières rencontres audiovisuelles transpédégouines « Shiftcore » qui s’y sont tenues du 17 au 24 juin 2013.

 

Les objectifs des personnes à l’initiative de Shiftcore étaient principalement de réunir des genTEs qui s’identifient comme « transpédégouines » pour produire, en une semaine, de l’audiovisuel sur un mode DIY tels que des films, des émissions radio, de la musique, des instruments, etc. Et aussi de passer de bons moments entre transpédégouines, refaire le monde, etc. Pour les incultes, le terme transpédégouine est utilisé pour marquer une certaine radicalité – voire une radicalité certaine – dans les cultures queer et pour s’affirmer en tant que trans/pédé/gouine dans les sphères à tendance DIY, anar, autogestionnaires, etc., à l’origine en réaction aux modes de vies normatifs souvent véhiculés dans la culture LGBT.

 

Les différents lieux d’activités étaient la BAF, le centre social autogéré de Grenoble, la Bifurk/le LAA, « friche culturelle, sportive et citoyenne », le 102, un lieu autogéré où se déroulent depuis des années toutes sortes d’activités, la Malaprise, un squat féministe/gouine, le Cap Berriat qui accueille toutes sortes d’associations grenobloises, le Lokal Autogéré, «lieu d’activité, de rencontres, de luttes, d’échange et de diffusion d’information», et peut-être que j’en oublie.

 

J’y ai été en compagne des copains bruxellois de Crête et Pâquerette, que les habituéEs de ce blog connaissent bien, en principe. Nous sommes arrivés en début de soirée. Manque de bol, nous étions à peine sortis de la voiture que nous étions d’ores et déjà conviés à l’assemblée générale d’ouverture des rencontres. D’un autre côté, ça nous a permis de nous mettre dans le bain directement et de nous sentir suffisamment concernés par ce qui allait nous attendre la semaine durant.

 

A la fin de l’assemblée, après avoir mangé un bout, pris l’apéro et fait connaissance avec quelques personnes sur place, les participantEs ont commencé à être dispatchéEs dans les différents lieux d’accueil pour le dodo. En ce qui nous concerne, nous étions logés à la Piscaille, un coquet squat sans doute expulsé depuis, avec un grand jardin, un hangar et des gens accueillants. Nous y sommes arrivés à une heure tardive, après avoir pris tous les sens interdits de la ville et grillé tous les feux rouges. Cela nous a aussi permis de constater l’absence quasi totale de vie la nuit du lundi à Grenoble.

 

Le lendemain, direction la Bifurk où un point info était organisé, pour que j’obtienne différentes informations qui me manquaient pour être un minimum autonome et un vélo. En effet, le Shiftcore a pu obtenir une cinquantaine de vélos pour les participantEs aux rencontre, et a organisé en conséquence un providentiel service de prêt, qui a permis à touTEs de pouvoir assez facilement se déplacer dans toute la ville et vaquer d’un lieu à l’autre. J’ai ainsi pu constater que Grenoble est une ville très vélo-friendly, avec peu de côtes et plein de « tourne-à-droite » aux feux rouges. Big up à ce système donc.

 

Ensuite, j’ai été voir à la BAF ce qui se passait, puisque c’est dans ce lieu que se trouvaient quelques tableaux où l’on pouvait s’inscrire pour faciliter le fonctionnement des rencontres. Et enfin, retour à la Bifurk pour commencer à tourner joyeusement le déjà célèbre clip de Crête et Pâquerette, « H.O.M.O », qu’une fois de plus on ne présente plus aux afficionados de QueerPunxBelgium. Le coup de la plage, vous y avez cru ? Eh bien c’était en fait une peinture murale située sur une sorte de plage artificielle de beach volley au sein même de la friche de la Bifurk. Une après-midi très fun, et un des rares moments où nous étions en majorité des pédés durant ces rencontres où il y avait tout de même une large majorité de gouines – ceci étant exprimé en toute sympathie, ne vous méprenez pas !

 

Puis, et ça allait être le cas tous les jours suivants, retour à la BAF vers 18h pour la « crisée » ou « criée » selon les interprétations. Durant toutes les rencontres, chacunE avait la possibilité de glisser, anonymement ou non, un mot dans une boite qui était lu chaque soir lors de cette crisée. Et enfin, direction la Malaprise pour le banquet vegan qui allait être le second rituel de chaque soir du Shiftcore.

 

En vrac, les jours suivants, j’ai, pour ma part, fait connaissance avec le Cap Berriat où était situé l’espace geek-MAO-montage son du Shiftcore, commencé à prendre du son pour l’enregistrement de l’émission DégenréEs consacrée au Shiftcore, monté les sons, un peu flâné aussi, tenté tant bien que mal de co-préparer un karaoké qui s’est finalement très bien fait tout seul, incrusté dans le tournage d’un court-métrage (après avoir joué le rôle d’un curé dans le clip des copains, j’ai joué le rôle du Maréchal Boutin qui donnait la réplique au Général La Gaule, faudrait que je songe à arrêter les fachos)… Un chouette moment de déconnexion de Shiftcore a été le concert des chéris de Taulard sur une place publique dans le contexte des fêtes de la musique. Au passage, je me suis même offert un atelier coiffure perso histoire de me refaire une petite santé capillaire bien méritée.

 

Samedi, c’était le jour de l’enregistrement de l’émission radio, qui, selon les personnes présentes, s’est bien passé, ce qui a été confirmé par les retours que j’ai eu de personnes qui ont écouté l’émission. Mission accomplie !

 

Enfin, le dimanche, c’était jour de début de rangement, puis l’assemblée de clôture des rencontres, puis une performance joyeusement sordide, et enfin la fête finale. Une fête bien comme il faut avec, en guise d’introduction, un premier visionnage public des productions Shiftcoriennes, suivi par un concert de l’indétrônable Infidel Castra, toujours les Crête et Pâquerette, et de la musique débile pour en finir avec tout ça. Le lendemain, départ rapide, avec une escale chez les pédales de Nancy.

 

Au final, ce furent de chouettes rencontres, de chouettes retrouvailles dans certains cas, et une dynamique assez enthousiasmante. Quelques regrets cependant : je n’ai pas réussi à me « caler » une après-midi pour participer à la préparation de la nourriture du soir, et vu la disparité des lieux d’activités, malgré les vélos, il me semblait difficile d’avoir une vue d’ensemble de ce qui se passait et de rencontrer de la sorte touTEs les participantEs. Cela dit, c’était une excellente opportunité de découvrir la vie alternative de Grenoble, que l’on me recommande depuis 2008. Et surtout, cela a plus que probablement contribué au développement d’une culture transpédégouine qui lui est propre, et à faire proliférer des espaces « safe » où l’on peut se retrouver sans risquer d’être confronté à la domination hétéro-patriarcale qui se retrouve presque partout ailleurs.

 

Lors de l’assemblée de clôture, deux villes se sont pressenties pour que s’y déroulent les prochaines rencontres Shiftcore : Toulouse et… Bruxelles ! Si vous êtes transpédégouines et intéresséEs à participer, n’hésitez pas à contacter la team, et si vous voulez que ça se fasse à Bruxelles, faites-le savoir haut et fort !

 

Vous pouvez contacter la mystérieuse entité shiftcore sur contact at shiftcore point org .

Et en attendant, vous pouvez consulter les productions déjà en ligne sur la web TV du Shiftcore.

 

 

Au prochain épisode, direction Marseille où nous blablaterons sur l’Eurocrade, médirons sur l’Europride et cancanerons sur les UEEH.

 

afficheshiftok

\\ OyeZ OyeZ //

Trans bordeurs de pellicules, Trans porteuses d’idées nouvelles et Pédales de la manivelle, Gouines pirates des flux numériques et autres Pyromanes des Placards Audiovisuels \\ vendredi 22 mars 2013 // à La Mutinerie || 176-178 rue Saint Martin, 75003 Paris ||  l’Organisme Multicellulaire \\SHIFTCORE// vous convie à la naissance de son premier rejeton. SHIFTCORE est un collectif issu de République de Vulgarie et oeuvre à l’organisation d’une rencontre de créations audiovisuelles TransPédéGouine d’une semaine.

La mutine soirée nous sert donc à financer notre guerrilla créative contre toutes les normes et notament celles de l’HétéroMerde.

Lors de la mise à bas, vous pourrez assister à la projection d’excréments filmiques débarqués tout droit de l’espace intersidéral ## en vidéo et Super 8 ##, des joutes dansesques accomplies par nos meilleures Vjs et Djs ## Latache VS Erelevil # A-li-ce # Vide La Salle ##. Ce menu sera accompagné en amuse-gueule de surprises dégénérées et d’une NymphoteK qui se donne à lire sans rançon. Par la présente, nous vous proposons donc de délacer votre bourse, de casser vos cochons et de venir, sourire aux lèvres, pour assurer l’existence de cette étrange progéniture.

—> 22.03 : Soirée de soutien à Shiftcore

@ La Mutinerie, 176-178 rue Saint Martin, 75003 Paris

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