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** À TOUteS LES **

Bull dykes, butchs, drags queens et kings, traveloTEs, fems, queers, genderfuckers, intersexEs, divas, pédales multifonctions, embrayages, gouinasses et goudous choues, trans pailletéEs, transpalettes, lesbiennes maçonnes au franc parlé, homos à gogo, gogos à homos, high fems cyniques, baby butch torturées, genréEs à l’envers, pédés à moteur et à vapeur, chiennes à punkettes intergalactiques, camioneuses à barbe ou bien épilée, hommasses et femmelettes, garçons loupéEs, folles, bears, tapettes à mousse, tatanarchistes, pansexuelLEs, ftms, mtfs, xxx, monstres dégénéréEs, vulgarienNEs et autres transpédégouines (la liste n’est pas exhaustive)

** NOUS VOUS CONVIONS À **

\\ SHIFTCORE //

C’est un événement sur une semaine qui met en place de façon autogérée un environnement de travail pour se former et produire seulE ou en équipe des sons et des vidéos. C’est un moment de partage d’outils, de savoirs techniques et d’entraide à la réalisation concrète des idées de production audiovisuelles.

C’est une semaine de partage, d’ateliers, de création, de rencontres, de retrouvailles tendres et sauvages, pour raconter nos histoires, subtiliser les définitions, s’emparer des discours. Pour tordre et décoloniser nos images et nos imaginaires en dehors de l’hétéromorne. Pour croiser et garnir nos pratiques et nos clefs usb.

*** la première rencontre se déroulera du 17 au 24 Juin dans l’accueillante cuvette transgénique grenobloise ***

On cherche des gens pour :
proposer des ateliers, organiser des évènements en soutien, des soirées pendant la rencontre, apporter et/ou prêter du matériel, faciliter les discussions, accueillir les participantEs, partager ses savoirs, ses outils et ses techniques, expérimenter, venir avec sa folie, ses idées néfastes et raducul, diffuser la décadence, bidouiller, filmer, gratter de la pellicule, cuisiner, écrire des histoires, ouvrir des machines (hardware hacking bébé), s’approprier des outils informatiques, faire des install party linux, se former sur des logiciels libres, créer des décors, développer de la pellicule (super8), tourner avec les équipes de récup, fabriquer des costumes cadavres exquis, descendre les poubelles avant de les tuer, monter une expo, des ateliers, des jeux, des courts-métrages, docus, clips, faire des boucles de VJing pour les mixer, des sons, de la post-porn, des slasher movies, romans-photos, dessins, animation, performances, …

Vous pouvez venir avec vos images, vos projets, vos idées et votre matos si vous en avez!

—> pour participer : contact@shiftcore.org
—> plus d’info ici : http://www.shiftcore.org

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Quand hackers et agriculteurs s’allient pour l’autonomie énergétique

Lu sur Basta! : « Ils désenclavent des territoires, frappés d’exclusion numérique. Ils développent des réseaux Internet autonomes en zone de montagne, installent des panneaux solaires organiques, ou permettent à des webradios locales d’émerger. Et peuvent même transformer des abreuvoirs abandonnés en jacuzzis écolos. Les « hackerspaces », espaces conviviaux de création d’outils technologiques, essaiment en milieu rural. Entretien avec Philippe Langlois, à l’origine du premier hackerspace français.

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BODY HACKING
GREVE DANS LA FABRIQUE DES CORPS

Le projet Body Hacking (2011/2013) est un objet évolutif sédimenté par une histoire productive et émancipatrice co-construite depuis 2003 entre l’association Emmetrop et la philosophe activiste Béatriz Préciado. Un compagnonnage déterminant qui a généré de multiples événements et productions emblématiques au niveau national des subcultures Queer, féministes, trans et post porno (séminaires, conférences, work shop, expositions, performance, projection films, débats,…)

Body Hacking a pour objectif d’explorer les pratiques artistiques et micropolitiques de critique et de production du corps qui apparaissent dans le contexte de la transition au néolibéralisme à partir des années 80. Plusieurs théoriciens, activistes et artistes seront invités à élaborer ensemble une archéologie des langages, des représentations et des pratiques d’accès aux technologies de production du corps, remettant en question les définitions traditionnelles de santé/maladie, masculinité/féminité, hétérosexualité/homosexualité, intersexualité/transsexualité, validité/handicap.

Le projet Body Hacking cherche à ouvrir un espace de rencontre, d’interlocution, de production de discours et visibilité entre artistes et activistes issus de différents mouvements de luttes contre-biopolitiques (féministes, queer, transgenre, transsexuels, lutte des handicapés, ACT UP et lutte du VIH, mouvements d’actions autour du cancer, écologie critique, …), qui font appel à de multiples stratégies d’action (performance, écriture, musique, théâtre et danse, photographie, vidéo, installation, détournement des techniques du corps, etc.). Face à la normalisation des politiques identitaires et de la réduction des politiques de représentations des minorités à leur spectacularisation médiatique, ce projet a pour vocation de créer un espace ouvert aux politiques d’expérimentation et de réappropriation des technologies du corps.
Comme les hackers grippent les circuits cybernétiques, les body hackers interviennent dans la production, la distribution et les usages des technologies de production du corps.
Le projet se déploie autour de plusieurs modules et temporalités qui se succèdent et s’entrecroisent : un processus curatorial et de recherche qui trouvera une visibilité publique à trois reprises, novembre 2011, 4ème trimestre 2012 et 4ème trimestre 2013.
Body Hacking proposera des cycles d’ateliers de territoire, d’expositions/dispositifs, de production et de présentation de performances et autres formes d’engagement du corps, de projections film, de soirées spectacles, de conférences, de séminaires, d’interventions spécifiques dans les espaces sociaux et urbain, d’élaboration de ressources et d’éditions.

 

 

 

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DONC

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GENDER LAB
politiques drag et résistance performative

Le deuxième volet de BODY HACKING met en jeu les politiques performatives du genre, les cultures Queen, King, Camp et Trans, comme des lieux à partir desquels développer un ensemble de pratiques de recherche, de critique et de création.

GENDER LAB est un projet de « recherche activiste » qui privilégie les ateliers et les séminaires en tant qu’espaces de création performatifs et de production de savoirs collectifs. Pas d’expo ni de Festival, GENDER LAB est constitué de pratiques, d’ateliers, de rencontres, de séminaires et de fêtes. Ce déplacement tend à renverser les relations traditionnelles entre théorie et pratique, entre esthétique et politique, mais aussi entre politiques de représentation et politiques d’expérimentation.

Ce projet part d’une réflexion sur les catégories de sexe et de genre, leur rapport avec la construction et l’analyse du corps performatif. Les pratiques performatives féministes, camp et queer dans leurs différentes déclinaisons -politiques, esthétiques et théoriques- nous serviront de fil conducteur à partir duquel nous mettrons en place un processus de recherche performatif.

GENDER LAB se déploie en deux temps : une première séance autour des ateliers du genre -avec de performances, conférences et ciné-forums- en Novembre-Décembre 2012 ; et une deuxième séance autour d’un séminaire théorique en Mars 2013.

Avec Mark Tompkins, Lazlo Pearlman, Diane Torr, Catherine Corringer, Patrick Vidal, Zoé Forget, collectif Gouine comme un camion versus Bambaataa

 

PLUS d’infos sur http://bodyhacking.fr/presentation-gender-lab-2

 

BODY HACKING II
GRÈVE DANS LA FABRIQUE DES CORPS
2012 ALL IS DRAG*

Le cycle Body Hacking a pour objectif, d’explorer les pratiques artistiques et micro-politiques de critique et de production du corps qui apparaissent dans le contexte de la transition au néolibéralisme à partir des années 80.
En 2012, ALL IS DRAG, second volet du projet Body Hacking, poursuit la nécessaire grève dans la fabrique des corps. ALL IS DRAG se construit autour d’un atelier de création qui se propose (à partir et en dépassement des principes des ateliers Drag King de déconstruction féministe de la masculinité) d’expérimenter et de produire des ailleurs, des au-delà de la féminité et de la masculinité. Une semaine hors normes de joie et de lutte contre-biopolitique (séminaires, workshops, projections de film, conférences, débats, lectures, ressources) qui convergera vers une ultime soirée « Drag Tout ». Ensemble, faisons exploser, pour une nuit ou plus, la binarité trop étroite des genres, convergeons vers plus de corps en résistance, fabriquons le Ballroom ‘Bourges Is Burning » qui manque dans nos rêves Drag les plus fous.

*Drag en anglais désigne au sens large le costume ou la tenue vestimentaire. Le mot fait généralement référence aux vêtements associés à un genre lorsqu’il est porté par une personne de l’autre sexe (drag king, drag queen). Une tournure typique de la fin du XXe siècle, fait de « drag » l’abréviation de « dressed as girl » pour décrire le travestissement masculin. Le drag est pratiqué par des personnes de toutes orientations sexuelles et de toutes identités de genre.
PROGRAMME DÉFINITIF début octobre 2012 sur le site
www.bodyhacking.fr

PRÉ-PROGRAMME
LUNDI 26 & MARDI 27 NOVEMBRE
21h-00h : Séminaire Béatriz Préciado
Lieu : Amphithéâtre de l’Ecole nationale supérieure d’art de Bourges

MERCREDI 28 NOVEMBRE – SAMEDI 1er DÉCEMBRE (4 jours)
Workshop de création « ALL IS DRAG »
avec la participation de Mark Tompkins, Lazlo Pearlman, Béatriz Préciado & Phia Ménard (sous réserve)
Atelier ouvert à 25 participants (mâles, femelles et autres)
Ouverture des candidatures début octobre
Renseignements, tarifs et conditions d’accueil :
transpalette.emmetrop@gmail.com
Lieu : Ecole nationale supérieure d’art de Bourges

DU MERCREDI 28 AU VENDREDI 30 NOVEMBRE
En soirée : Projections de films, débats, lectures, ressources, …
Lieu : Friche culturelle L’antre-peaux

SAMEDI 1er DÉCEMBRE
14h-19h : Micro-ateliers (ouverts à tous) « Drag Tout » (king, queen, cyborg, extravaganza, animals, etc…) avec un vestiaire collectif de mutation pour la soirée.
Soirée ALL IS DRAG : « Bourges Is Burning »
Pour une nuit hors normes avec des performances individuelles et collectives du workshop de création & autres / un Drag Tout Contest & guest / des dj / vj, déco… fun and politic postgender expériences
Lieu : Friche culturelle L’antre-peaux


http://emmetrop.pagesperso-orange.fr/archives/newsletter/news_11_12_12/news_bodyhacking.html

 

Bonjour,

Bruxelles ouvre son 1er Repair Café !

Que faire d’un grille-pain qui ne marche plus ? D’une bicyclette dont la
roue frotte ? Ou d’un pull troué ? Les jeter ? Pas question !
Ce *dimanche 9 septembre 2012* s’ouvre le premier Repair Café de Belgique,
au *95 rue du Trône à 1050 Bruxelles*.
De *14 à 18h*, des gens de métier, électriciens, couturières, réparateur de
bicyclettes, informaticiens sont là pour vous aider à réparer tout ce que
vous avez à réparer, gratuitement.
Outils et matériel sont également disponibles sur place.

On apporte au Repair Café les choses en mauvais état qu’on a chez soi.
Mixeurs, lampes, sèche-cheveux, vêtements, vélos, jouets, vaisselle…. tout
ce qui ne marche plus est bienvenu, et aura peut-être la chance d’une
seconde vie.
les experts du Repair Café ont presque toujours la main heureuse.
en préconisant la réparation, le Repair Café veut contribuer à réduire la
montagne de déchets. C’est urgent, pensent Sophie Quinet et Jean-Bernard
Rauzer, les cofondateurs du projet.

« Nous autres Européens, nous jetons énormément. Même ce qui est à peine
abîmé et serait réutilisable après une simple réparation. Mais pour nombre
d’entre-nous, réparer n’est plus chose normale. Au Repair Café,
nous voulons changer les choses. »

Le Repair Café veut être aussi un lieu de rencontre où les habitants du
quartier apprennent à se connaître autrement. Ou découvrir que les
ressources pratiques et l’expertise ne manquent pas dans leur quartier.

Sophie: « Réparer un vélo, un lecteur de CD ou un pantalon avec l’aide d’un
voisin qu’on ne connaissait pas change notre relation avec cette
personne la prochaine fois qu’on la rencontre dans la rue. Faire ensemble des
réparations peut déboucher sur des contacts vraiment sympathiques dans le
quartier. »

Jean-Bernard souligne que réparer économise aussi de l’argent et de
précieuses matières premières, et contribue à réduire les émissions de gaz
à effet de serre. ?Surtout, le Repair Café veut être une expérience ludique
et gratifiante de la réparation, qui s’avère souvent très simple?.

* Stichting Repair Café*
Le concept du Repair Café a vu le jour à Amsterdam, où l’association
néerlandaise Stichting Repair Café organise régulièrement depuis 2010 des
rencontres de réparation.
Depuis janvier 2011, l’association appuie des groupes locaux qui veulent
démarrer leur propre Repair Café partout aux Pays-Bas, et à présent dans
d’autres pays.
A ce jour, une quarantaine de Repair Cafés fonctionnent en Hollande et un
premier vient de s’ouvrir à Londres.
L’association soutient aussi le Repair Café de Bruxelles; d’autres villes,
comme Ath, ouvriront bientôt le leur.
Après l’ouverture du 9 septembre, Repair Café Brussels fonctionnera chaque
1er dimanche du mois.
Par la suite, il sera ouvert plus souvent, selon la demande et les
spécialistes disponibles.

Merci de diffuser ce mail vers vos contacts !

Lien vers le site provisoire du Repair Café Brussels:
https://sites.google.com/site/repaircafebrussels/home

Sophie Quinet 0479 690 157
Jean-Bernard Rauzer 0479 486 012

**

Email repaircafebrussels@gmail.com
Website http://www.repaircafe.be/fr/

 

Une cyber-attaque contre l’homophobie en Ouganda

Par Rédaction tétu (avec agence)

Sur le site officiel du Premier ministre cette semaine, l’annonce d’un soutien à la gay pride dans le pays… C’était trop beau: il s’agissait d’un piratage du site par le collectif des «Anonymous».

«Le Premier ministre soutient une gay pride!» Tel était le message, fake évidemment, publié sur le site officiel du chef de gouvernement de l’Ouganda cette semaine. Le faux communiqué condamnait aussi l’homophobie généralisée en Ouganda. «Nous devons débarrasser ce pays de l’étroitesse d’esprit, et repartir sur de nouvelles bases, à commencer par des excuses complètes et formelles aux homosexuels vivant en Ouganda aujourd’hui», demandai le communiqué, revendiqué par le collectif Anonymous. Il a, depuis, été retiré.

On s’en doute, depuis, a sécurité des sites internet officiels de l’Ouganda a été renforcée. «Notre première priorité est de mettre en oeuvre toutes les ressources nécessaires pour donner aux institutions les moyens, les processus et les appuis dont elles ont besoin pour renforcer la sécurité de leurs systèmes informatiques en cas d’incident», a indiqué l’Autorité nationale des Technologies de l’information dans un communiqué.

Peine de mort
Un projet de loi, déposé pour la première fois en 2009 et ressorti des cartons début 2012 n’a pas encore été discuté. Il prévoit de durcir la législation contre l’homosexualité, déjà pourtant punie de la perpétuité. Le rapporteur du texte a promis de faire supprimer l’une des dispositions les plus décriées du texte: la peine de mort en cas de relations homosexuelles en récidive, avec un mineur ou de la part d’un séropositif… mais cette disposition figure toujours dans le projet de loi, qui prévoit aussi de punir sévèrement la «promotion» de l’homosexualité.

Kampala a dans le passé assuré ne pas soutenir le texte mais a défendu le fait qu’il soit débattu devant le Parlement (lire notre article). De son côté Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine en visite officielle à Kampala début août, a appelé l’Ouganda à lutter contre les discriminations et a remis un prix à une coalition d’ONG luttant contre le projet de loi.

Juil 182012
 
Anonymous dans le pré de WikiLeaks

Lu sur OWNI : « Des collectifs d’Anonymous aussi ont leur propre plateforme de diffusion d’informations confidentielles, leur WikiLeaks sauce masque de Guy Fawkes. De vifs échanges sur Twitter entre l’organisation de Julian Assange et un groupe d’Anonymous ont fait ressurgir l’un de ces sites, ouvert en mars dernier : Par:anoia. De premières fuites commencent à être diffusées.

Lire la suite ici

Mis en ligne par endehors

 

(article trouvé chez Dogmazic.net)

Creative Commons et la SACEM viennent de signer un accord par lequel la SACEM accepte que ses adhérents utilisent une des 3 licences Creative Commons clause NC (Non commercial). Cet accord valable depuis le 1er janvier 2012, remet gravement en cause la notion de libre diffusion portant sur ces licences Creative Commons clause NC.

Par exemple : lors de la fête d’une école, si les enfants entonnent en cœur le tube « bye bye M’sieur l’instit » du groupe « ch’ti tom » récemment inscrit à la SACEM, et déclaré auprès de celle-ci en CC-by-NC (Non Commerciale), ladite école devra payer la SACEM sans même avoir loué des chaises ou fait payer l’entrée. Le paiement de la redevance de la Sacem s’applique puisque cette dernière ne reconnaît pas les usages non commerciaux hors du cercle familial restreint.

Auparavant cet usage aurait été simplement considéré comme non commercial et pouvant totalement être exempté de redevance SACEM car les licences CC-by-NC reconnaissent des contextes non commerciaux. Mais en adhérant à la SACEM, les auteurs cèdent une grande partie de leurs droits et n’ont plus aucune possibilité de choisir et de lever la clause lors d’usages qu’ils considèrent comme non commerciaux.

Ce n’est qu’un exemple et nous pourrions en trouver bien d’autres, car la SACEM pose ses principes de perception de ses redevances sur le fait qu’un événement public doit payer la musique utilisée au même titre que l’électricité ou l’eau. Résultat : des événements a priori « non commerciaux » (à but non lucratif) sont considérés comme commerciaux par la SACEM.

Ajoutons à cela l’exception pour « usages mixtes » pour lesquels la SACEM ne veut pas s’embêter à faire le tri entre les titres en licence CC clause NC et les autres titres de son répertoire. Là encore l’usage des titres pourtant en licence ouverte, sera considéré comme commercial.

Enfin, les auteurs sociétaires de la SACEM ne pourront pas publier leurs œuvres avec les licences Creative Commons acceptées par la SACEM sur des sites acceptant les dons, ou des publicités. Selon cette clause, impossible de faire circuler un chapeau à la fin d’un spectacle de rue. Ne sont pas autorisées : « Toute utilisation d’une œuvre donnant lieu à une contrepartie, financière ou autre, sous quelque forme, à quelque titre et pour quelque motif que ce soit et quel qu’en soit le bénéficiaire ».

Au final peu d’usages publics rentreront réellement dans le cadre « non commercial ». On est en droit de se demander pourquoi choisir de telles licences si ce n’est pour entretenir une illusion de « libre attitude » ou opérer une sorte de « freewashing ».

On est surtout en droit de se demander pourquoi Creative Commons a signé cet accord et cédé aux exigences de la SACEM en acceptant cette définition ultra-restrictive de ce qui est « non commercial ».

C’est tout cela que l’association et le collectif RSR dénoncent par ce communiqué :
http://blog.dogmazic.net/2012/01/a-propos-de-l%e2%80%99experience-sacem-creative-commons

Si vous souhaitez vous joindre à notre mécontentement vous pouvez apposer votre signature ici : http://www.revolutionsoundrecords.org/index.php?e=page&id=957

Dogmazic est un projet de l’association Musique Libre ! qui a pour but de créer une archive composée de créations musicales d’artistes ayant trait à la culture libre. Cette plate-forme se veut être un lien entre artistes et auditeurs afin de faciliter le partage d’œuvres placées sous une licence libre et ouverte permettant un échange légal des biens culturels.
Ce projet bénévole existe grâce à la contribution des adhérents de l’association et aux artistes déposant leurs œuvres sur la plate-forme. N’hésitez pas à nous rejoindre ou faire un don si l’envie vous en dit.

 

Guide d’autodéfense numérique

par Aisyk

Chers amis,

Voici la seconde édition du guide d’autodéfense numérique à l’usage de tous les usagers que nous sommes. Plein d’astuces pour sécuriser son ordinateur, mieux le comprendre et éviter les pièges, souvent coûteux, des FAI qui nous proposent des solutions pour la sécurité… Nos ordinateurs sont aussi une part de notre liberté, comprendre le fonctionnement de ce qui est devenu pour beaucoup un outil d’expression semble essentiel pour éviter de rester prisonnier d’une seule vision restrictive et bien souvent exclusivement mercantile.

[Edit : Lien pour télécharger le Guide d’Autodéfense Numérique]

Bonne lecture !

Faîtes circuler !

 

 

Notes sur le développement du soi-disant web social et sur le rôle des cyberpunks dans ce processus.
La faiblesse du cyberpunk résidait dans sa virtualité, en tant que complexe d’images utilisé principalement
par des écrivains de fiction, par des bloggeurs égomaniaques et par des journalistes faisant du…
‘’journalisme’’. Ce qui manquait c’était un réalisme du cyberpunk, au sens d’une esthétique qui aurait occupé
autre chose que les franges de la littérature.
De ce point de vue, le vrai cyberpunk était l’adaptation étincelante et statique de ce qui restait de la
dynamique des pionniers de l’électronique : les hackers d’ordinateurs et leur façon de fondre dans la masse
leur statut d’avant-gardistes. En cela, les cyberpunks étaient comparables aux punks qui étaient eux-mêmes
la version grand public des activistes de l’avant-garde politique. Ces précurseurs du punk se retrouvent dans
l’Internationale Situationniste, ce mouvement d’avant-garde des années 1950-1960 (lisez leurs textes et leur
histoire écrite par Greil Marcus).
Tout comme les situationnistes travaillaient dans la fissure entre la littérature et la rue, les premiers
cyberpunks travaillaient dans la fissure entre littérature et cyber espace. La littérature cyberpunk servit cet
objectif en proposant des récits esthétiques au début, puis de vrais groupes commencèrent à adapter ces
clichés de clichés pour que d’autres les réutilisent à leur tour. Un mouvement virtuel.

 

 

La faiblesse de cette force esthétique réside dans son absence de puissance matérielle, concrète.
Le cyberpunk fit son chemin vers le marché des idées sans esprit, comme un bien de consommation de
masse. Avez-vous jamais essayé d’être squatteur dans SecondLife comme l’auraient fait les punks dans le
monde réel ? C’est techniquement impossible.
Dans leur quête pour résoudre ce dilemme, les cyberpunks durent renoncer en grande partie à l’idée de
réalisme pour pouvoir continuer à travailler sur des sujets de société. Ils le firent donc sans pouvoir appliquer
aucune stratégie politique. Les modèles cyberpunks s’alignèrent ainsi avec le modèle socioéconomique
dominant, dans leur tentative pour avoir un impact sur la société.
Vous-vous demandez pourquoi WikiLeaks n’a plus de wiki ? Parce que le cypherpunk est un mouvement
soit de masse, soit une tactique politique utilisée au profit d’une avant-garde.

(((Cypherpunk avec un ph, en référence à ces factions du cyberpunk qui se spécialisent dans le cryptage)))

En décidant de se concentrer sur les manœuvres politiques, WikiLeaks a décidé qu’un modèle ouvert de
publication n’était plus adapté.
Contrairement à cela, la faction CHAN des images et des communications instantanées et la faction ANON
du cyber activisme essayèrent d’autres voies pour mener des cyber guerres de grande ampleur. Ils y
réussirent en étant punks à nouveau, encore plus punks, punks comme dans : sous-culture dissidente qui
fait peur aux parents.
Car malgré cet effondrement culturel historique, il y avait des groupes de hackers et des collectifs qui
tentaient de faire autre chose que simplement diffuser une image littéraire du cyberpunk. Ils essayaient de
faire du réalisme cyberpunk au sens où ils transportaient la culture punk dans le cyber espace.
En travaillant avec des images et des textes ils retournèrent aux racines d’avant la seconde guerre mondiale
et d’avant le punk lui-même, créant des outils libres, faisant des dons culturels et des œuvres hybrides
exactement comme les esprits frères de Guy Debord (et d’autres avant lui), de John Lyndon, d’Allen
Ginsberg ou de Wau Holland.

 

 

Mais l’attitude punk transposée aux années 1990 et 00 s’avère être une chose délicate.
Nous voyons la dernière phase du cyberpunk. Le virus s’est répandu, il s’est dissous dans l’un de ses
objectifs prioritaires : une vision populaire non élitiste.
Si vous cherchez aujourd’hui les punks du Réseau, ceux qui sont au carrefour des images, des idées et des
slogans, ceux qui combattent des cyber guerres contre la scientologie et d’autres institutions douteuses,
vous ne tomberez pas sur des collectifs d’avant-garde, vous tomberez sur la tendance CHAN.
Ceux-là parviennent à vous atteindre en vous inondant de textes, de vidéos, d’images, de chansons. Ils
travaillent toujours sous de fausses identités pour ne pas subir les inconvénients d’une petite industrie de la
contreculture. Ils parviennent ainsi à atteindre l’idéal épanouissant du citoyen libre et utile à la société.

Ce n’est qu’en favorisant la collectivité et la coopération que ce théâtre autonomiste peut poursuivre son
élan, servant d’exemple à tous les modestes projets du monde réel qui comprennent que si vous êtes un
groupe soudé vous pouvez réussir tout ce que vous pouvez imaginer.
Mais rien d’autre, ceci dit.

Alors quand les membres du groupe se fatiguent de travailler à l’aveuglette, ils s’émiettent sous la forme de
blogs personnels, puis ils passent aux phrases courtes sur Twitter, ce média si parfait pour faire de
l’autopromotion.
Après les productions d’ouvrages autonomes des deux dernières décennies, nous faisons face à des
productions de phrases courtes et d’images. Seul le paysage musical amateur semble peu affecté par cette
transformation, mais c’est parce qu’il est dépendant des schémas de pensée établis par l’industrie de la
culture elle-même.

Le basculement général des musiciens amateurs de MySpace vers Facebook démontre très bien cela.
L’idée que tout-le-monde-est-un-artiste n’était pas assez puissante pour vaincre le culte de soi,
l’autopromotion et l’attirance hébétée pour le spectacle plutôt que pour le texte. La plateforme
d’autopromotion hyperindividualiste Facebook correspondait mieux aux attentes populaires.
Pour une large part ce grand réseau est rempli de représentations de visages statiques.
Ces mêmes visages qui sont notre moyen de communication le plus subliminal. Ces visages qui sont notre
moyen le plus rapide et le plus direct de nous exprimer.
Mettre à jour l’image de son profil, commenter, like, like en retour, mettre à jour à nouveau.
La collectivisation de la communication (du latin communicare : faire qqch. ensemble) a échoué. C’est même
le symbole de l’échec de l’art pour les masses, de l’art populaire.
L’art pop est un échec.

Aujourd’hui, sur le marché des représentations nous échangeons des images qui sont mises en valeur par
des déclarations sans conséquence. Des déclarations dont le seul intérêt est d’attirer l’attention.
C’est une chose que nous avons apprise de la pub, qui est devenue le processus central de notre culture au
sens large.
Cette pratique culturelle n’a pas d’équivalent dans l’histoire des visages humains. Les visages ont toujours
été à la limite entre le mot et l’image, ils sont un moyen pour créer consciemment des images porteuses de
significations que les mots ne peuvent pas exprimer.

En divagant au milieu d’images sans histoire cohérente, les moments d’ennui que chacun peut ressentir
maintenant sur Facebook proviennent du fait que nous ne croyons plus qu’il est possible de s’exprimer de
façon dynamique, joyeuse et tout à fait spontanée.
La déception dramatique qui surpasse ce sentiment de perte est l’association de l’idée fragile d’amitié avec
un ensemble d’’’amis’’ qui n’existent que grâce au média qui les rassemble. C’est la fragile nature de l’amitié
qui est perdue, justement celle qui rendait si précieuse la communication avec des amis.
Le besoin d’être proche des autres et de pouvoir être soi-même en même temps est détruit par la nécessité
technique d’être présent aux autres uniquement à distance.
Les outils et les médias sociaux dissimulent une sévère anorexie du social lui-même.
Mais on ne pourra pas dissimuler très longtemps qu’on ne peut pas offrir à un ami le confort d’être ensemble
et en même temps ne jamais être ensemble.

 

 

Ce n’est pas un jugement sur la notion de communication de masse, c’est un jugement sur les usages qu’on
fait des réseaux sociaux.

Mais revenons un moment aux groupes : le jeu qui consiste à créer des symboles collectifs solides était
programmé pour échouer, dans une société qui utilise les symboles seulement comme valeur d’échange.
Le symbole du groupe de cyberpunks qui parvient à s’échapper des normes dominantes en utilisant des
valeurs élitistes et underground est une blague qui s’étouffe toute seule (élitisme et underground sont
désormais des valeurs conservatrices, d’ailleurs).
Ca fonctionnait dans la perspective d’un projet collectif qui se renouvelait sans cesse pour éviter que ses
fans ne s’ennuient. D’ailleurs ce marketing ultime n’était plus du tout scandaleux lorsque le web tout entier
est devenu l’usine où se créent tous les marketings.
Ce que ces groupes avaient caricaturé pendant des dizaines d’années est devenu l’unique modèle pour
créer des idées statiques qu’on utilise pour représenter un phénomène dynamique.
Les cyber bandes étaient construites pour ne jamais finir parce qu’en tant que projet, en tant que moyen, ils
n’avaient pas d’objectif et ne pouvaient donc pas échouer.
A l’opposé de cela, d’autres collectifs aujourd’hui veulent commencer parce qu’ils ont compris que les
images statiques qui représentent des phénomènes dynamiques sont l’élément clé des produits à succès.
De ce processus d’apprentissage, nous retiendrons une dominante : l’ennui.

Être un progressiste du cyber espace aujourd’hui, ce n’est pas faire partie d’une élite qui surfe sur les
réseaux les plus underground. C’est surfer par-dessus l’immense dépotoir des créations humaines en
ramassant des morceaux d’inspiration collective.
C’est lire à nouveau un livre pour suivre la pensée d’un auteur pendant 400 pages plutôt que 140 lettres.
Et dans le même ordre d’idées c’est construire un site web à nouveau, cette chose statique qui attend ses
centaines de lecteurs comme un livre dans un rayon de bibliothèque, plutôt que de diffuser des mises à jour
quotidiennes à des milliers de lecteurs qui attendent leur dose.
Certains livres sont plus actuels que beaucoup de journaux (au temps où ceux-ci existaient encore,
puisqu’aujourd’hui un journal ça doit être permanent). Et peut-être que les idées de ces livres ont besoin
d’une nouvelle jeunesse au travers d’un site web, plutôt qu’une brève citation qui se noiera dans le flux des
actualités.
C’est refuser le divertissement.
C’est trouver l’illumination dans les processus de réflexion, plutôt que dans les formes qu’on voudra bien leur
donner.
C’est ramasser quelque chose de mort et lui redonner vie, plutôt que de vivre dans l’éclatement perpétuel de
la bulle des commentaires.
Le non conformisme aujourd’hui est un vrai défi.
C’est être au-delà de la satisfaction instantanée et de l’illusion des images.
Les pensées, les projets et les façons de faire réellement progressistes auront besoin que vous trébuchiez
dessus pour prendre le temps de les voir et même de les regarder de près (et pas comme on regardait la
télé il y a 50 ans, ou YouTube il y a 5 ans).
Vous devrez cesser de vous préoccuper de ce site qui avale tellement votre existence que vous pensez qu’il
est une deuxième maison.
Vous devrez cesser de vous faire du souci pour tous ces flux RSS, ceux qui vous servent juste à évacuer
vos craintes intérieures tant que vous pouvez vous en remplir à la place.
Vous n’aurez pas besoin d’apprendre à éviter d’être seul -l’industrie du divertissement vous fournit tout ce
dont vous avez besoin pour ça- mais vous aurez besoin de raviver l’idée même de communication.
Surfer un peu, décrocher votre téléphone de temps en temps et jouer avec ce qui ou ce que vous trouverez
sur votre chemin.

elliot

http://el.blogsport.de
[Traduction française par Yannick Primel, avril 2011]

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