**nederlands hieronder**

Bonjour à tous-te-s,

Cela fait un petit moment que nous aimerions trouver l’occasion de
rencontrer les personnes désireuses de s’investir un peu plus dans le
travail de Getting The Voice Out pour recueillir les témoignages, les
diffuser et créer des moyens de faire exister la question des centres
fermés et des luttes qui l’accompagnent tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur.

*Dès lors, nous vous invitons tous les derniers jeudi du mois à 20h. *
C’est le moment de se rencontrer et détailler un peu plus les envies de
l’un et l’autre
concernant la récolte et la diffusion d’informations autour de centres
fermés.

*La première rencontre aura lieu le jeudi 30 janvier à 20 h au 104 rue des
paquerettes à Schaerbeek.*

Merci et bienvenue

www.gettingthevoiceout.org *

Wel*com iedereen

Dat is al een tijdje dat we een moment zoeken om mensen te ontmoeten die
wensen met ons mee te werken aan onze site,om getuigenissen te verzamelen,
en middelen te vinden om verder het bestaan van de gesloten centra te laten
kennen en de strijd binnen en buiten de centra te ondersteunen

Wij nodigen u uit elke laatste donderdag van de maand om 20 uur om ons te
ontmoeten en daarover te praten.

Dank u en welkom

*De eerste ontmoeting zal plaatsgrijpen op donderdag 30/ 01 om 20 uur
Madeliefjesstraat, 104 in Schaerbeek*

www.gettingthevoiceout.org *
*

 
Afrique

Vague d’arrestations: 168 homos nigérians en danger de mort

par Antoine Gessling sur : 360°

bauchi

Dans l’Etat islamique du Bauchi, la police aurait usé de la torture pour obtenir une liste de gays, peu après l’adoption d’une nouvelle loi répressive.

La nouvelle loi antigay promulguée au début du mois par le président Goodluck Jonathan aurait montré ses premiers effets dévastateurs. Selon des activistes du Center for Reproductive Health and Sexual Rights, une association nationale de lutte contre le VIH, la police de l’Etat de Bauchi (nord-est du pays) a tendu des pièges à homosexuels présumés. Quatre hommes auraient été forcés sous la torture à dénoncer les membres d’un soi-disant club homosexuel, menant à l’arrestation de 34 personnes. Toutes auraient été contraintes à avouer leur orientation sexuelle, avant de se rétracter devant le juge. La police a indiqué qu’elle disposait d’une liste de 130 autres «suspects».

Lapidation
Au coeur d’une région frappée par le terrorisme de la secte jihadiste Boko Haram, le Bauchi est un Etat majoritairement musulman qui a adopté la sharia en 2001, y compris pour son droit pénal. Les auteurs d’actes «contre nature» y sont donc théoriquement passibles de la peine de mort par lapidation. La nouvelle loi adoptée par l’Etat fédéral, elle, prévoit une peine de 10 ans de prison pour les personnes affichant leur homosexualité ou militant pour les droits des LGBT. Les citoyens qui s’abstiendraient de dénoncer un homosexuel peuvent être condamnés à 5 ans de détention.

 
Lagos

Le silence ou la prison pour les gays nigérians

par Antoine Gessling sur : 360°

nigeria

La capitale économique, Lagos.

Encore un coup de massue pour les droits des LGBT: le Nigeria s’est doté d’une loi antigay draconienne qui bannit tout affichage public de l’homosexualité.

Après l’Inde et l’Ouganda, c’est un poids lourd mondial qui renforce à son tour son homophobie d’Etat. Le président nigérian Goodluck Jonathan a signé un texte qui fait peser de lourdes menaces sur les homosexuels de ce pays de 170 millions d’habitants riche en hydrocarbures. La loi sur «l’interdiction du mariage entre personnes de même sexe» punit d’un maximum de 14 ans de prison les mariages homosexuels. Il fait également la participation à des associations LGBT et l’affichage de son homosexualité un crime passible de 10 ans de détention.

La promulgation de cette disposition remonterait au 7 janvier, après un vote discret – et unanime – du parlement d’Abuja, le 17 décembre dernier. Il n’y a avait pas vraiment eu de débat à cette occasion: les rares défenseurs des droits de l’homme et des minorités sexuelles qui avaient tenté de prendre la parole dans l’hémicycle avaient été hués, menacés et insultés, rappelle le Global Post.

98% de rejet de l’homosexualité
Contrairement à beaucoup de chefs d’Etat africains très bavards sur le sujets, le président Jonathan ne s’est jamais publiquement exprimé sur l’homosexualité. C’est son porte-parole, Reuben Abati, qui a annoncé la nouvelle loi hier. Elle est, selon lui, «en harmonie avec les aspirations religieuses et culturelles du peuple… Et les Nigérians sont satisfaits.» De fait, selon la dernière étude du Pew Research Center, c’est au Nigeria que le taux de rejet de l’homosexualité serait le plus fort du monde: 98%.

L’annonce a provoqué des réactions atterrées dans les chancelleries occidentales. Cette loi «restreint dangereusement la liberté d’association, de rassemblement et d’expression, a par exemple déclaré le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Elle contredit les engagements légaux du Nigeria au niveau international et mine les réformes démocratiques et les protections en matière de droits de l’Homme inscrites dans sa Constitution.»

Diversion
La motivation de ce tour de vis est mystérieuse, dans la mesure où le Nigeria pénalisait déjà les actes «contre nature». Dans certaines provinces du nord ayant adopté la Sharia, les homos sont susceptibles d’être lapidés à mort. Pour beaucoup d’observateurs, la mesure n’est qu’une nouvelle manœuvre destinée à faire diversion – à peu de frais – des problèmes sociaux et politiques aigus que traverse le Nigeria, de la corruption endémique aux troubles confessionnels qui ensanglantent le Nord.

Dans un communiqué, la Diaspora LGBTI nigériane s’est alarmée d’une loi qui «fait de [tous les homosexuels nigérians] des demandeurs d’asile»: «Nous devrons désormais vivre une vie de mensonge et nier qui nous sommes. Pourquoi nous contraindre continuellement à une telle torture psychologique et émotionnelle?»

 
«Free CeCe», un documentaire sur CeCe McDonald, co-produit par Laverne Cox
Publié par
sur : yagg
L’actrice d’«Orange Is The New Black» a participé au film et interviewé CeCe dans la prison pour hommes où elle est détenue.

La réalisatrice Jacqueline Gares est à l’origine de Free CeCe, un documentaire sur l’histoire de CeCe McDonald, une femme trans’ condamnée à 41 mois de prison pour s’être défendue contre un agresseur transphobe et raciste en juin 2011, lequel est décédé des suites de ses blessures. Pour ce projet, elle a fait appel à Laverne Cox, qui interprète la détenue Sophia Burset dans la série qui aura marqué l’année 2013, Orange Is The New Black. C’est en voyant l’actrice parler de l’histoire de CeCe McDonald lors de la remise des Glaad Media Awards que la réalisatrice a eu l’idée de la solliciter pour co-produire son film.

Pour Free CeCe, Jacqueline Gares et Laverne Cox ont réussi à s’entretenir avec CeCe Mcdonalds dans la prison pour hommes de St Cloud dans le Minnesota. Elle y raconte l’agression telle qu’elle l’a vécue, ainsi que ses conditions de détention depuis mai 2012. «Quand nous avons fini, j’étais bouleversée par la réalité carcérale que subit CeCe tous les jours, raconte la réalisatrice. Quand nous avons terminé l’interview, le garde m’a dit, en parlant de CeCe, « il aurait besoin d’une fouille corporelle » alors qu’on sortait. CeCe a juste souri, sans le prendre au sérieux: « Ils ne peuvent pas se passer de moi ici ». J’ai été émue par l’attitude positive de CeCe, et sa capacité à surmonter cela derrière les murs d’une prison.»

«L’histoire de CeCe est une de celles qui auraient dû être davantage relayées dans la presse, affirme Laverne Cox. Les femmes trans’, particulièrement les femmes trans’ de couleur, expérimentent des quantités de violence, et trop peu de choses sont faites pour l’éradiquer. De plusieurs manières, l’histoire de CeCe résume les questions intersectionnelles qui conduisent trop d’entre nous à la violence. Je voulais faire quelque chose qui explore la façon dont la race, la classe et le genre jouent un rôle dans la violence contre les femmes trans’ et aussi donner à CeCe un espace pour raconter son histoire avec ses mots à elle dans un contexte qui valorise les vies des femmes trans’ de couleur.»

Le film est actuellement en cours de production. Il est encore possible de contribuer financièrement au projet. CeCe McDonald devrait d’ailleurs sortir de prison plus tôt que prévu, le 13 janvier prochain, mais sera en liberté surveillée durant encore 13 mois.

Photo Free CeCe

 
Ouganda: la communauté LGBT promet de combattre la loi contre l’homosexualité
à lire sur : Têtu

Le militant gay Frank Mugisha a annoncé que le texte serait contesté devant la justice.

 

 

 

 

 
Les deux membres de Pussy Riot bientôt libérées?
Publié par
sur : yagg
Une loi d’amnistie et le réexamen de leur procès laissent penser que Nadia Tolokonnikova et Maria Alekhina pourraient sortir de prison avant les Jeux de Sotchi.

Les deux membres du groupe punk-féministe Pussy Riot peuvent-elles espérer retrouver la liberté avant mars 2014? C’est en tout cas ce que laisse penser la décision de la Cour suprême de Russie, qui a ordonné le réexamen de leur condamnation à deux ans d’enfermement en camp de travail pour hooliganisme et incitation à la haine religieuse.

COMMENT LES FILLES DE PUSSY RIOT ONT DÉFIÉ VLADIMIR POUTINE
En février 2012, le collectif avait entonné une prière punk dans l’enceinte de la cathédrale du Christ Saint-Sauveur pour protester contre la politique de Vladimir Poutine et le soutien apporté par le chef de l’Église orthodoxe, le patriarche Kirill. Deux membres présumées du groupe avaient été arrêtées, Maria Alekhina et Nadezkda «Nadia» Tolokonnikova, puis une troisième Ekaterina Samoussevitch. Audiences reportées, détention prolongée, mobilisation internationale croissante, les trois jeunes femmes avaient été finalement condamnées le 17 août 2012. Si Ekaterina Samoussevitch a bénéficié d’un sursis, les deux autres membres de Pussy Riot sont depuis bientôt un an et demi enfermées dans des conditions de détention particulièrement difficiles.

LE VERDICT DE LA COUR SUPRÊME
La Cour Suprême de Russie a estimé que si le motif de la haine religieuse avait été prouvé, celui de la haine contre un groupe social ne l’avait pas été. De plus, la cour qui a condamné les trois femmes n’a pas tenu compte de la possibilité de retarder la sentence, ni de l’absence de circonstances aggravantes et la présence de plusieurs circonstances atténuantes: le fait qu’elles soient jeunes mamans, leur jeune âge, ou encore le fait que leur action ait été non-violente. Enfin, la cour aurait établi la peine de Nadezhda Tolokonnikova à partir du 4 mars, alors qu’elle aurait été placée en détention le jour précédent.

BIENTÔT AMNISTIÉES?
Cette décision de la Cour Suprême intervient juste après la signature d’un projet de loi d’amnistie par Vladimir Poutine. Sont concernées les personnes condamnées pour des faits mineurs. En prison pour hooliganisme, les deux membres de Pussy Riot pourraient donc bénéficier de cette amnistie. À deux mois des Jeux olympiques de Sotchi, difficile de ne pas penser que cette mesure vise en partie à redorer l’image peu reluisante de la Russie sur les questions de droits humains.

Photo Capture

 

*
Jeudi 5 décembre : Un homme de Côte d’Ivoire d’une trentaine d’année a été
découvert mort dans son lit au centre fermé de Bruges.*

Et ce qui devait arriver est arrivé ! Les tortures quotidiennes que subissent
les personnes dans ces centres ne peuvent mener qu’à l’humiliation, la violence
et la mort. Tous les prisonniers des différents centres s’engagent dans des
grèves de la faim, protestations, grèves générales.

Au centre fermé 127 à Steenokkerzeel ils sont 75 en grève de la faim, à Vottem
40. A Bruges c’est la grève générale. Ils ont décidé de ne plus manger, de ne
plus dormir, plus de télé, plus de douche. A 23 h ce jeudi, aucun d’entre eux
n’est monté se coucher. Ils ont décidé de veiller.
*Lire la suite

*Rassemblements en soutien à la révolte
*
*N’hésitez pas à venir et à créer d’autres rassemblements, **
**devant le centre fermé de Bruges et de Merksplas !*
/*
Samedi 7 décembre à 16 heures devant le centre fermé de Vottem.*/
Lire l’appel du CRACPE

/*Dimanche 8 décembre à 15h30 devant le centre fermé 127bis*//
/

Tervuursesteenweg 300, 1820 Steenokkerzeel

Train direction Leuven, arrêt Nossegem
Gare du midi 14.36, Gare Central 14.45, Gare du Nord 14.25

*Coup de gueule* : *Feu aux prisons !*

Ce 5 décembre, un prisonnier du centre fermé pour sans-papiers de Bruges est
retrouvé mort dans sa cellule. S’il n’y a pas encore d’éclairage sur les
circonstances de sa mort, le constat est là, une nouvelle personne a succombé à
l’enfermement.

Suite à cet événement, tou-te-s les incarcéré-e-s du centre ont entamé un grève
de la faim, dernier recours des sans-voix. C’est le moyen de lutte de celles et
ceux qui n’ont plus rien à perdre.

Le mouvement de grève s’est rapidement propagé vers d’autres centres, au 127Bis
et à Vottem.
Lire la suite

*Besoin d’argent et de crédit pour rester en contact avec les prisonniers*
*Nous avons épuisé les derniers sous qu’il nous restait pour rester en contact
avec les Congolais lors du dernier vol collectif*

Un des problèmes auxquels nous sommes confrontés sont les coûts des appels
téléphoniques et surtout les demandes des détenu-e-s de leur envoyer des
recharges de téléphone pour appeler leur famille ou ami-e-s à l’extérieur. Dans
certains centres, cette demande est relayée à d’autres associations qui en ont
les moyens. Cependant, il n’existe pas de relais dans plusieurs centres.

Vous pouvez soutenir ces détenu-e-s en achetant chez votre épicier, votre
nightshop ou votre libraire une recharge de 5 euros de l’opérateur Lycamobil.
Vous**nous envoyez le code pin inscrit sur cette recharge sur notre adresse mail
gettingthevoiceout(a)riseup.net. Nous nous chargeons d’envoyer ce code au
prisonnier-ère-s qui ont besoin de recharge, leur permettant ainsi de garder un
contact avec nous et avec l’extérieur.

Vous pouvez aussi, si c’est plus facile pour vous, verser ou encore mieux faire
un ordre permanent de 2, 5, 10, 20 euros ou plus (!) sur le compte : Collectif
Contre Les Expulsions

Banque Triodos BE58 5230 8016 1279

Faite passer ce message à vos amis , connaissances.

*Merci*

 

Jeudi 19 septembre, faisant suite aux accusations de dégradations et de
menaces et violences sur la matonnerie, a eu lieu le procès de Christine
au Tribunal d’Arras (voir ici sur les événements prétendants) .
Connaissant les longues plaidoiries de Christine qui avait été entendue
sur les mêmes faits le 4 juillet, le juge a bien préparé et orchestré ce
procès, à coup d’infantilisations et d’humiliations.
« Ce procès ne sera pas une tribune pour vous Mme Ribailly » annonce le
Juge ; pas de contextualisation, à peine le droit à la parole, Christine
doit répondre par « oui ou non » aux questions tendues telles des pièges
par un président de séance qui a déjà pris le parti de sa culpabilité. En
effet, la séance s’ouvre sur cette considération du juge : le parcours
judiciaire de la prévenue montrerait qu’elle n’est « animée dans la vie
que par son désir de se rebeller contre l’autorité des institutions ».
Main dans la main, le juge et l’avocat de l’Administration Pénitentiaire
(AP) s’attellent donc à redorer le travail « difficile et courageux » des
matons, réaffirmer leur autorité et notre devoir d’obéissance. Le juge lit
le rapport d’un expert psy qui, après avoir dépeint le comportement de
Christine comme paranoïaque, conseille de la poursuivre pénalement et
qu’elle soit sanctionnée pour « ponctuer son parcours et qu’elle devienne
actrice de sa vie ».
Résistant quotidiennement à ce qu’elle nomme les abus de pouvoir, faisant
toujours valoir ses droits, Christine s’est retrouvée une fois de plus
face un mur. Face à Christine la Justice ne s’est pas même encombrée des
apparats de l’équité, trop soucieuse de réaffirmer l’autorité de l’Etat et
ses chiens de garde dont elle fait partie.
Ironisant sur la « chance » du prévenu d’avoir toujours le dernier mot, le
juge a donc mené à la baguette son interrogatoire : « Pensez-vous que
votre attitude contribue à apaiser la situation ? Répondez par oui ou par
non ? ». « Ne pouvez-vous pas passer comme les autres votre
détention…tranquille ?! » dira l’avocat de l’AP.
Tranquille ?! L’audience en tout cas ne l’était pas. La tension était
palpable dans la salle, qui comptait une vingtaine de copains et camarades
venus soutenir Christine, et une dizaine de matons (dont Mickaël Bocquet)
et la dirlo de Bapaume venus soutenir leurs collègues.
Tandis que la Procureur réclame la peine plancher, 1 an de prison ferme
supplémentaire pour Christine, son avocat plaide, une heure durant, sa
relaxe. Il met notamment en avant la violence institutionnelle en
dépeignant la réalité des conditions carcérales, démontrant que
structurellement c’est le système carcéral qui crée la violence à
l’intérieur de ses propre murs.

Délibéré rendu le 21 novembre.

Aujourd’hui Christine est de nouveau au mitard pour 30 jours et devrait
être transférée au Centre de Détention de Réau (région parisienne) dans le
courant du mois d’octobre.
Ci-dessous un extrait de courrier une semaine après le procès :

Séquedin, jeudi 26 septembre 2013

[…]
Après l’audience, comme à chaque fois, les gendarmes sont un peu dépités
de s’être fait prendre au jeu de ma prétendue dangerosité. Alors, ils sont
plus cool : plus de menottage systématique, pause clope, tutoiement
respectueux…pour se différencier de leurs collègues précédents. Là, dans
la cours ou on clopait avant de remonter dans le fourgon sans pot
d’échappement [?], l’un d’eux m’a dit : « tu sais, je vais bientôt venir
te voir au parloir : Bocquet a déposé plainte pour diffamation… ». Ça
explique le délire de son baveux sur ma manipulation par les méchants
anars pas polis qui domicilient leurs sites à l’étranger…
Mais l’acharnement ne s’arrête pas là. Demain je passe au prétoire pour 4
CRI (Comptes Rendus d’Incident) chopé à mon arrivée ici pour des
revendications qui ont abouties après la grève de la faim.
Je risque à nouveau 30 jours, 2 mois plus tard. Heureusement mon avocat a
dit qu’il serait là pour m’assister.
Tu crois que là ça suffit ? Petit joueur ! J’ai aussi vu la semaine
dernière un maton enquêteur pour le CRI rédigé le 25 juillet à Bapaume à
propos de la « prise d’otage ».
Je suis à peu près sure que c’est illégal de passer à Séquedin en
commission de discipline sur ça, le prétoire n’étant qu’une mesure interne
et disciplinaire, pas un jugement. J’espère que mon avocat pourra le
démontrer.
Mais c’est toujours pas fini ! En lisant ce dossier disciplinaire, j’ai vu
une lettre de la direction de Bapaume au parquet, à la DI, au JAP et à la
gendarmerie à propos de cette « prise d’otage » et d’une matonne qui a été
blessée par ses collègues lors de ma réintégration de cellule. Pour
l’instant, je n’ai pas vu les gendarmes à ce sujet, mais ça m’étonnerai
que ça soit classé sans suite. La procureur y avait d’ailleurs fait
allusion à l’audience du 19 septembre (…).
Pour faire bonne mesure, on peut y ajouter une plainte déposée par les
matons de Séquedin le 31 juillet, alors qu’ils me tapaient sur la gueule.
Là aussi deux d’entre eux ont été blessés dans la [mêlée], dont un assez
gravement au genou (évacuation par les pompiers). Pour ça, j’ai vu un
expert psy (encore un !) le 17 août (un samedi !), mais avant même d’avoir
vu les gendarmes. Depuis je demande en vain des infos au greffe.
Voila la démonstration est faite : l’AP fabrique du récidiviste. Voila
comment la provo de Bocquet amène à 30 jours, qui amènent à 30 jours, qui
en ramènent eux même à 30 jours. A ça, il faut ajouter un procès qui en
amène un autre et deux autres encore par les mêmes plaignants. Bien sur il
ne faut pas oublier d’ajouter les CRP [Crédits de Réduction de Peine] qui
vont faire sauter les prochains aménagements de peine. Du grand art ! Je
suis moi même époustouflée par cet acharnement : il n’y a vraiment rien
qui les arrête puisque, malheureusement, le ridicule ne tue pas !

Christine

© 2012 QueerPunxBelgium Suffusion theme by Sayontan Sinha