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Pour adresser vos courriers à la personne de votre choix :
Association Acceptess-T / Commission Prison
39 Bis Boulevard Barbes
75018 Paris

IMPORTANT !!
Une erreur s’est glissée dans nos publications. Le mail de la commission prison est : com.prison.acceptess-t@outlook.fr (et non pas Hotmail.fr)

Nous nous excusons pour cette (grosse et grossière) erreur

http://acceptess-t.fr/

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Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Deadly Price of Transphobia in Brazil

Pour participer à la campagne #IAmValid, que ce soit en tant que personne trans’ ou en tant qu’allié.e, rendez-vous sur le site de TransValid.

 

 

“QUEER THE STREETS” à Melbourne

«Queer the Streets» est un projet artistique militant mis en œuvre dans les rues de Melbourne (Australie) par Astrotwitch.

Il s’agit d’augmenter la présence des «visages queer» dans l’espace public afin de les rendre plus familiers aux passant(e)s, et aussi de lutter contre les stéréotypes de genre et sexistes qui abondent, non seulement dans l’affichage publicitaire, mais aussi dans le street art lui-même.

(On peut accéder, par le lien ci-dessus, à la page de présentation du projet et y voir d’autres réalisations d’Astrotwitch.)

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Représenter des femmes avec des formes corporelles sexualisées chimériques contribue à une culture sexiste et misogyne.

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Être féministe signifie croire que les hommes et les femmes sont égaux. Croire cela est également nécessaire pour être quelqu’un de bien.

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La moitié des personnes transgenre ont été victimes de violences de la part de leur partenaires sexuels.

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Nous pouvons être nos propres porte-parole. Merci.

 

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Sirop de biches en kraft
– QueerPunk Fest –

Vendredi dix-sept juillet deux mille quinze
À partir de quatorze heures
Le Barlok – Prix libre

Iron (swe)
Sex positive, queer, vegan straight and vehemently anti-capitalist hardcore.
https://xironx.bandcamp.com/

La Fêlure – Carnets de bal d’une courtisane
(Performance – France)
2015 : 40 ans après la “révolution des prostituées”, la compagnie La Fêlure s’empare des textes d’une des figures charismatiques des mobilisations de 1975. Grisélidis Réal conçoit la prostitution comme un acte révolutionnaire et non une déchéance sociale. À travers sa voix, la fêlure ouvre le débat. Alors que la parole des travailleuses du sexe reste le plus souvent étouffée, comment cet engagement continue-t-il de résonner pour nous aujourd’hui ?
https://youtu.be/IhdHHSsYL0Y

Ztratila Se Kocka
Strange darkhordeon, screams, singing, text. Solo project with an accordeon, live in streets and more louder on stage. Speaking about streets, travel, squat, life…
http://soundcloud.com/antheazdem

+ more !

Vegan food
Juice bar
Screen printing
Screenings
Distros
Zines
Exhibitions
Discussions
Workshops

More infos here :
www.bitchcraft.noblogs.org
Or by email :
bitchcraft@grrlz.net

Bitchcraft & Les Sirops de Salopes 2015
Artwork by Misanthropie (http://misanthropie.noblogs.org/)

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Une trans’ de 17 ans se suicide dans l’Ohio
Publié par
sur : yagg
Coupée du monde par ses parents qui voulaient faire d’elle un «parfait petit garçon chrétien hétérosexuel», Leelah Alcorn a mis fin à ses jours. [Attention, certains éléments de cet article peuvent heurter.]

Leelah Alcorn est morte aux alentours de 2h du matin dans la nuit dimanche 28 décembre sur une autoroute de l’Ohio, aux abords de Cincinatti, en se jetant sous les roues d’un semi-remorque, rapporte le média local WCPO. Un geste prémédité par la jeune fille trans âgée de 17 ans, puisque quelques heures plus tard, un message programmé à l’avance a été publié sur son tumblr. Elle y raconte son histoire et pourquoi elle a choisi de se donner la mort.

«DIEU NE FAIT PAS D’ERREUR»
«Si vous lisez ceci, cela signifie que je me suis suicidée et que je n’ai donc pas pu supprimer cette publication avant sa diffusion. S’il vous plaît, ne soyez pas tristes, tout est pour le mieux. La vie que j’aurais vécue ne valait pas la peine d’être vécue… car je suis transgenre. Je pourrais raconter en détail pourquoi je vois les choses ainsi, mais cette note est probablement déjà assez longue comme ça. En quelques mots, j’ai le sentiment d’être une fille prise au piège dans un corps de garçon et je ressens cela depuis mes 4 ans. Je n’ai jamais su qu’il y avait un mot pour exprimer ce sentiment, ni qu’il était possible pour un garçon de devenir une fille, alors je ne l’ai jamais dit à qui que ce soit et j’ai simplement continué à faire ce que font traditionnellement tous les garçons pour essayer de rentrer dans le moule.»

«J’avais 14 ans quand j’ai appris ce que signifie le mot transgenre et j’ai crié de joie. Après 10 années de confusion, j’ai enfin compris qui j’étais. Je l’ai immédiatement dit à ma mère et elle a très mal réagi, me disant que ce n’était qu’une phase, que je ne serais jamais vraiment une fille, que Dieu ne fait pas d’erreur et que j’avais tort. Si vous êtes parent et que vous lisez cela, ne dites jamais rien de tel à vos enfants. Même si vous êtes chrétien.ne ou que vous êtes contre les personnes transgenres, ne dites jamais ça à personne, particulièrement à votre enfant. Cela ne fera que les pousser à se haïr. C’est exactement ce qui s’est passé pour moi.»

«Ma mère m’a emmenée chez un.e thérapeute, mais elle ne m’emmenait que chez des thérapeutes chrétien.ne.s (qui étaient tou.te.s biaisé.e.s) donc je n’ai jamais pu bénéficier de la thérapie qui m’aurait permis de guérir de ma dépression. Il y a juste eu de plus en plus de chrétien.ne.s me disant que j’étais égoïste et que j’avais tort et que je devais demander de l’aide à Dieu.»

«LEUR PARFAIT PETIT GARÇON CHRÉTIEN HÉTÉROSEXUEL»
«L’année de mes 16 ans, je me suis rendu compte que mes parents ne me comprendraient jamais et que je devrais attendre jusqu’à mes 18 ans pour commencer le moindre processus de transition, ce qui m’a brisé le cœur. Plus on attend, plus la transition est difficile. Je me suis sentie désespérée, j’ai eu l’impression que je ressemblerais à un homme travesti jusqu’à la fin de ma vie. Pour mon 16e anniversaire, quand mes parents ont refusé de donner leur consentement pour que je commence ma transition, j’ai pleuré jusqu’à ce que je finisse par m’endormir.»

«J’ai commencé à me comporter en mode “je vous emmerde” avec mes parents et je suis sortie du placard en tant que gay à l’école, en pensant que cela faciliterait peut-être mon coming-out trans’ qui représenterait un choc moindre. Même si la réaction de mes ami.e.s a été positive, mes parents étaient énervé.e.s. Ils ont eu l’impression que je m’attaquais à leur image et que je cherchais à les embarrasser. Ils voulaient que je sois leur parfait petit garçon chrétien hétérosexuel, et c’est clairement quelque chose que je ne voulais pas.»

«Alors ils ne m’ont pas permis de retourner à l’école, ils ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone et m’ont interdit d’utiliser le moindre réseau social, ce qui m’a complètement isolé.e de mes ami.e.s. C’est probablement la partie de ma vie pendant laquelle j’ai été la plus déprimée et je suis surprise de ne pas m’être suicidée. J’ai été complètement seule pendant cinq mois. Pas d’ami.e.s, pas de soutien, pas d’amour. Juste la déception de mes parents et la cruauté de ma solitude.»

«PAS D’ÉCHAPPATOIRE»
«À la fin de l’année scolaire, mes parents ont finalement changé d’avis et m’ont rendu mon téléphone et m’ont permis de retourner sur les réseaux sociaux. J’étais excitée, j’allais enfin pouvoir retrouver mes ami.e.s. Tou.te.s s’extasiaient de me revoir et de me parler, mais seulement au début. Mes ami.e.s ont finalement réalisé que je ne représentais rien à leurs yeux, et je me suis sentie encore plus seule qu’avant. Les seul.e.s ami.e.s que je pensais avoir ne m’aimaient que parce qu’ils/elles me voyaient cinq fois par semaine.»

«Après un été passé à n’avoir presque aucun.e ami.e et le fardeau de devoir réfléchir à l’université, d’économiser de l’argent pour partir, d’avoir toujours de bonnes notes, d’aller à l’église chaque semaine et de me sentir comme une merde parce que tout le monde là-bas était contre tout ce pour quoi je vis, j’ai décidé que j’en ai eu assez. Je ne réussirai jamais à faire une transition, même une fois partie. Je ne serai jamais heureuse de mon apparence. Je n’aurai jamais assez d’ami.e.s pour me combler. Soit je vis le reste de ma vie comme un pauvre homme qui rêve d’être une femme, soit je vis ma vie comme une femme seule qui se hait. Pas possible de gagner. Pas d’échappatoire. Je suis déjà assez triste, je n’ai pas besoin que ma vie le soit plus encore. Les gens disent “ça ira mieux”, mais dans mon cas ce n’est pas vrai. Ça empire. Chaque jour, je vais de pire en pire.»

«Voilà l’essentiel, voilà pourquoi j’ai envie de me suicider. Désolée si cela ne vous paraît pas être une raison valable, ça l’est pour moi. Concernant mon testament, je veux que l’intégralité de ce que je possède légalement soit vendu et que cet argent (en plus de mon argent à la banque) soit donné à des associations de défense des trans’ et à des groupes de soutien, peu m’importe lesquels. Je ne reposerai en paix que si un jour les personnes transgenres ne sont plus traitées comme je l’ai été, que si elles sont traitées comme des êtres humains, avec des sentiments reconnus et des droits humains. On doit enseigner le genre à l’école, et le plus tôt est le mieux. Il faut que ma mort ait un sens. Ma mort doit être comptée parmi les personnes transgenres qui se suicident chaque année. Je veux que quelqu’un regarde ce chiffre, se dise “bordel” et change les choses. Changez la société. S’il vous plaît.»

Les autorités ont mis en place une cellule d’accompagnement psychologique dans le district où vivait Leelah, ainsi que dans son établissement scolaire. Chris Seelbach, conseiller municipal ouvertement gay de Cincinatti, une ville proche de l’endroit où a eu lieu le drame, a réagi sur Facebook en rappelant que malgré les avancées, «il est toujours extrêmement difficile d’être un.e jeune trans’». «Nous devons mieux faire», a ajouté l’élu en invitant à soutenir financièrement l’association TransOhio.

Photo Tumblr

 
Chers ami-e-s de Ménage à trois, /  Queridxs amigxs de Ménage à trois,
Notre numéro 5 vient de paraître !  /  Ya está aquí el número 5 !
72 pages sur le thème « changement de sexe », avec en guest-star la dessinatrice franco-belge Lucie Castel.
Un numéro dense et profond, sur une thématique complexe.
Pages de garde en animal-print et couverture réalisée au pochoir avec nos petits mains.
Vous pouvez d’ores et déjà le commander en ligne ici : http://menagea3zine.blogspot.fr/p/fanzine.html
 
72 páginas sobre el « cambio de sexo », con una estrella invitada: la ilustradora franco-belga Lucie Castel.

Un número denso y profundo, sobre un tema complejo.

Las guardas en animal print y la tapa realizada con una plantilla y nuestras propias manitas.

Podéis pedirlo a partir de ya aquí:  http://menagea3zine.blogspot.fr/p/fanzine.html 

Il est sorti juste à temps pour le festival de Colomiers, les 14, 15 et 16 novembre dernier.
Et pour un fanzine entièrement en espagnol, il s’est plutôt bien vendu ! Une championne de badminton autrichienne s’est même offert la collection complète (!)

http://menagea3zine.blogspot.fr/p/festivales.html

Salió para el Festival de cómic de Colomiers: del 14 al 16 de noviembre, al ladito de Toulouse.

Y, para ser un zine en castellano, se vendió bastante! Una campeona de bádmington austriaca se llevó toda la colección!
http://menagea3zine.blogspot.fr/p/festivales.html 

Sur notre site, vous pouvez lire et/ou commander les numéros 0 à 4 en ligne.
Ils sont également en rayon dans les librairies suivantes :
Fatbottom à Barcelone, El Armadillo Illustrado à Saragosse, Flexidiscos à Valence.
Et bientôt à la Fanzinothèque de Poitiers, où ils sont déjà en consultation libre.
En nuestra página, podéis leer y pedir los números del #0 al #4.

También podéis encontrarlos en Fatbottom de Barcelona, El armadillo ilustrado de Zaragoza, Flexidiscos de Valencia.

Pronto en la Fanzinoteca de Poitiers, donde ya se pueden consultar.

Côté festival, nous irons aux Jornadas Mutantes de Barcelone les 28 et 29 novembre prochains, et nous aimerions bien être présent-e-s dans le off du festival d’Angoulême, mais ce n’est pas facile de faire partie de cette secte.
Si vous organisez un festival et que vous aimeriez nous inviter, n’hésitez pas à nous contacter ! Ca pourrait être l’occasion de faire appel à nous pour animer un atelier super 8, ou fanzine, ou flip-book.

http://menagea3zine.blogspot.fr/p/talleres.html

 
Estaremos en las Jornadas Mutantes de Barcelona del 28 al 30 de noviembre y nos gustaría participar en el Off de Angoulême en enero, pero no es fácil entrar en los festivales que se van hipsterizando.

Si organizáis un evento y queréis invitarnos, contacta con nosotrxs! Podemos animar un taller de super8, de fanzines o de flip-books.
http://menagea3zine.blogspot.fr/p/talleres.html

Nous réfléchissons au thème du prochain numéro (déjà le 6 !), et à qui nous pourrions bien inviter cette fois-ci dans notre ménage.
Estamos pensando en el tema para el siguiente fanzine (¡ya el número 6!) y la invitada especial.
Passez un bon hiver, n’oubliez pas d’offrir « Ménage à trois » à Noël !
¡ Pasen un buen invierno y regalad « Ménages à trois » en Navidad!
Gros bisous / Besísimos
Toute l’équipe / Toda la equipa



 

 

Belgique : La situation des Personnes Trans Victimes de Transphobie de l’IEFH, Transgender Day Of Remembrance (TDoR), 20 novembre 2013

 

 

Comme partout dans le monde, la Belgique commémore le 20 novembre, « International Transgender Day Of Remembrance », la Journée Internationale du Souvenir Trans en hommage aux Personnes Trans qui ont été Victimes de Transphobie en raison de leur identité ou de leur expression de genre.

 

Site IGVM :  http://igvm-iefh.belgium.be/fr/

En Belgique également, les Personnes Transgenres sont régulièrement victimes de discrimination et de violence.

En effet, il ressort d’une étude de l’Université d’Anvers que 80% des Personnes Trans interrogées ont été récemment confrontées à une violence verbale et / ou physique en public.

Pour en savoir plus, consultez  le site de l’Institut pour l’égalité des Femmes et des Hommes :

Communiqué de presse de l’IEFH

 

Le Festival Genres Pluriels est de retour avec sa rencontre entre arts et transidentité

Vous aurez le plaisir de découvrir de nombreux artistes dont les fameux DKB pendant une heure de spectacle entre mîmes et chants, clown et slam

Quand ? le 18 / 11 /2014

Ouverture des portes à 19h30

Début du show à 20h00

Où ? Point Culture

Adresse

Rue Royale 145
1000 Bruxelles Voir sur la carte
entrée par le boulevard Bischoffsheim

Oui, ok comment y aller ? Métro Botanique, tram 92, Bus 6

Pour réserver sa place : un petit mail à : CONTACT@GENRESPLURIELS.BE

PAF : 5 euros

http://bruxelles.pointculture.be/pointculture-tv/genres-et-politique-24-10_6554

 

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Geoffrey Léger a écrit à François Hollande pour lui demander de réformer le don du sang en France et en Andorre, afin que soient prises en compte les pratiques à risque et que soit revue l’exclusion des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HS).

En 2009, Geoffrey Léger a attaqué l’Établissement français du sang (EFS) devant le tribunal administratif car son don de sang avait été refusé en raison de son homosexualité. L’affaire est aujourd’hui devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Il y a quelques jours, Geoffrey a écrit à François Hollande. Il a autorisé Yagg à reproduire cette lettre.

Monsieur le Président de la République,

J’ai l’honneur de solliciter votre intervention afin de vous demander de reformer le don du sang en France et en Andorre.

Comme vous le savez, dans notre pays dit des «droits de l’Homme», les gays et bisexuels masculins ne peuvent pas donner leur sang depuis 1983. Vous êtes parfaitement au courant de cette interdiction puisque selon un document de l’association Homosexualités et Socialisme, vous aviez promis de lever l’interdiction «dès 2012» et évoqué «une discrimination qui n’a aucune justification scientifique et repose sur la confusion entre orientation sexuelle et comportement sexuel». Force est de constater que nous sommes en 2014 et que vous n’avez toujours rien fait. Or, la ministre de la Santé est sous vos ordres. En 2012, elle a annoncé qu’elle voulait lever l’interdiction mais elle a été subitement stoppée dans son élan.

Monsieur le Président, personne n’est dupe. La personne qui veut exclure les gays et bisexuels masculins du don du sang en France et en Andorre, ça n’est pas Marisol Touraine, c’est vous.

De nombreux médecins et professionnels de santé (y compris au sein de l’Etablissement Français du Sang) trouvent cette interdiction absurde. D’ailleurs, cette discrimination n’existe pas dans plusieurs pays développés. Le Défenseur des droits a recommandé une modification de la législation. Le Comité consultatif national d’éthique également. De nombreux partis politiques et associations demandent la levée de l’interdiction, et une pétition a réuni plus de 130 000 signatures.

Cette interdiction était justifiée dans les années 1980 (afin de limiter les risques de transmission de VIH) mais elle ne l’est plus actuellement. En effet, toutes les poches de sang sont dorénavant systématiquement testées avant chaque don selon les méthodes modernes. Il existe cependant une fenêtre muette où le VIH est potentiellement non détectable (22 jours pour le VIH 2). Comme le délai maximal de conservation du sang est de 45 jours, la mise en quarantaine des dons pendant 22 jours, puis le test de ces dons à l’issue de cette période pourraient améliorer la sécurité transfusionnelle.

De même, une exclusion temporaire des donneurs pourrait remplacer l’actuelle interdiction à vie (dès lors que celle-ci n’est pas scientifiquement disproportionnée).

Par ailleurs, les questionnaires remplis par les candidats au don de sang pourraient être améliorés, afin de substituer à la question relative aux rapports sexuels entre hommes, celle relative aux pratiques sexuelles à risque. Monsieur le Président, je ne vous demande pas d’accepter le sang de tous les gays et bisexuels, loin de là. La politique régissant le don du sang en France et en Andorre doit imposer une sécurité totale pour les receveurs, ce qui est indiscutable. Mais la politique du don du sang doit également être cohérente, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour l’instant.

En effet, en raison d’un manque de formation concernant l’identité de genre, certains médecins ont tendance à exclure abusivement les trans’, car ils confondent parfois «trans’» et «homosexuel». Par ailleurs, exclure à vie un couple gay qui vit en situation stable et qui est en parfaite santé n’a aucun sens.

De même, un homme qui a eu une fois dans sa vie (ou occasionnellement) un rapport homosexuel protégé est exclu définitivement du don de sang; tandis qu’une personne hétéro qui entretient régulièrement des rapports non protégés pourra, après une simple contre-indication temporaire, donner son sang.

Par ailleurs, il n’existe pas de contre-indication spécifique visant une femme dont le partenaire aurait eu ou aurait des rapports sexuels avec d’autres hommes. Entre autres absurdités, une personne dont le partenaire est séropositif ne fait l’objet que d’une contre-indication temporaire de quatre mois, alors que dans un tel cas, l’exposition au risque est réelle.

Cette exclusion à vie de donneurs en bonne santé est stigmatisante pour les gays et bisexuels masculins, qui ne sont pas tous malades, et qui peuvent donner leur sang à l’étranger. Stigmatisante aussi pour le personnel de l’EFS, qui n’est ni gayphobe ni biphobe, mais qui est contraint d’appliquer une législation contreproductive. Je vous rappelle que les premières victimes de cette législation absurde sont l’ensemble des citoyens lambda, qui a un moment donné de leur vie sont susceptibles d’avoir besoin de sang. Monsieur le Président, je vous demande de respecter votre promesse concernant la réforme du don de sang.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.

Geoffrey Léger

Lu sur le site de Yagg :  http://yagg.com/2014/11/07/don-du-sang-lettre-a-francois-hollande/

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