SHIFTCORE est un événement qui dure une semaine, du 5 au 13 juillet 2014, et met en place de façon autogérée un environnement de travail pour se former et produire seulE ou en équipe des sons, vidéos ou autres disciplines qui titillent nos sens.

mais c’est quoi ?

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C’est un moment de partage d’outils, de savoirs techniques et d’entraide à la réalisation concrète des idées de production audiovisuelles dans un esprit d’autoformation, d’autogestion et de volonté radicalement participative.

En bref, le Shiftcore sera ce que tu en feras, baby.

Les rencontres Shiftcore se tiennent en non-mixité transpédégouine.
>>> Pourquoi ? <<<

Il nous semble important de créer une culture qui nous est propre. La non-mixité transpédégouine nous permet d’établir un cadre qui nous évite de devoir nous justifier sur des concepts tels que les sexualités non-hétéronormées ou les genres fluides.Il ne s’agit pas d’imposer de nouvelles normes mais de créer un espace « safe » en dehors des diktats de la culture dominante, hétérosexiste, patriarcale, raciste, autoritaire, mais aussi en dehors des conventions LGBT commerciales. Ici, être transpédégouine coule de source, à l’instar de l’hétéro-normativité qui règne partout ailleurs.

Shiftcore c’est un moment qui nous renforce !

C’est une semaine de partages de savoirs et d’apprentissages, où se mêlent ateliers, création, expos, performances, rencontres, retrouvailles tendres et sauvages, pour raconter nos histoires, subtiliser les définitions, s’emparer des discours. Pour tordre, parodier et décoloniser nos images et nos imaginaires en dehors de l’hétéromorne. Pour croiser et garnir nos pratiques et nos clefs usb. Et pour rentrer profondément dans des expérimentations transpédégouines et féministes of course !

La première édition du Shiftcore s’est déroulée à Grenoble en juin 2013.

Un aperçu non-exhaustif des réalisations qui ont été produites pendant cette semaine est visible ici.

Appel à participation aux personnes motivées à s’investir.

 

Un groupe a lancé l’organisation de la prochaine édition à Bruxelles, en été 2014.
Tu as du temps et l’envie de consacrer de l’énergie au projet ? N’hésite pas à rejoindre « l’équipe d’organisation » (attention, on n’est pas des Gentil·le·s Organisateu·r·euse·s !! on essaie juste de mettre en place la structure (et l’infra-structure) pour que l’autogestion individuelle et collective fonctionne au mieux pendant la semaine). Tu pourras assister aux réunions et nous aider à donner forme à Shiftcore.

Si le projett’intéresse mais que tu n’as pas tellement de temps ou d’énergie, tu peux juste nous filer des coups de main logistiques ponctuels. Par exemple, si vous connaissez des lieux où pourraient se dérouler des activités, héberger des gens, des plans pour disposer de vélos à prêter en quantité suffisante pour faciliter les déplacements des participantEs, des endroits où se réunir en nombre pour discuter, voire réunir plusieurs lieux d’ateliers, répondre à nos éventuelles propositions de « chantiers » (réparer des vélos, construire des machines de cinéma : plateau de travelling, grue, steady cam, et pleins d’autres choses), n’hésitez pas à vous manifester !

Même chose si des genTEs veulent proposer des ateliers, organiser des évènements en soutien, des soirées, des concerts pendant les rencontres, apporter et/ou prêter du matériel, faciliter les discussions, accueillir les participantEs, partager ses savoirs, ses outils et ses techniques, expérimenter, venir avec sa folie, ses idées néfastes et raducul, diffuser la décadence, bidouiller, filmer, gratter de la pellicule, cuisiner, écrire des histoires, ouvrir des machines (hardware hacking bébé), s’approprier des outils informatiques, faire des install party linux, se former sur des logiciels libres, créer des décors, fabriquer des costumes, composer des cadavres exquis, développer de la pellicule (super8), tourner avec les équipes de récup, monter une expo, des jeux, des courts-métrages, docus, clips, faire des boucles de VJing pour les mixer, des sons, du post-porn, des slasher movies, romans-photos, dessins, animation, performances

IntéresséE ? Contactez-nous ou rejoins-nous ici sur l’IRC (tu choisis ton pseudo/nickname puis le channel c’est shiftcore et c’est parti !). L’entité en mutation te dira où, quand, comment te joindre à nous.

N’hésite pas à faire passer le message à tes contacts transpédégouines !

http://shiftcore.org/-shiftcore-

 

 

The TransH@ckFeminist (THF!) camp, organised in collaboration with Calafou & /etc (eclectic tech carnival), is a gathering of intersectional feminists, queer and trans people of all genders interested in better understanding, using and ultimately developing free and liberating technologies for social dissent, as a alternative to the corporatisation of technologies and the digital world. We understand technologies in their broadest sense including computer systems, (distributed) networks, “pirate”, community and/or independent radio/ tv, guerilla knitting and gardening, looming, hardware hacking as well as gender hacking.

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More infos here

THF – TransHackFeminist Event (English) from stoopt on Vimeo.

 
Trouvé ici

Technologie :Les entreprises et les utilisateurs de Windows XP peuvent être rassurés, une alternative au système d’exploitation en fin de vie sera disponible à partir du 12 avril 2014. Devant l’inquiétude que suscitait la fin de support par l’entreprise de Redmond de son OS vieux de douze ans, la solution passera par l’ouverture du code de l’environnement à la communauté des développeurs. Raisons, conséquences de ce changement de stratégie pourles utilisateurs et le monde de l’informatique

Plus de douze ans après la première commercialisation de Windows XP – le 25 octobre 2001 -, Microsoft s’apprête à stopper le support de son système d’exploitation : à compter du 8 avril, il n’y aura plus de mises à jour gratuites ni de correctifs de sécurité. Le problème, c’est qu’on estime qu’il tourne encore sur un quart à un tiers des PC de bureau à travers le monde.

Le problème de cette fin de vie annoncée est qu’elle contraint de nombreuses entreprises et utilisateurs concernés à devoir changer de matériel si ils souhaitent continuer à utiliser un système windows. En effet, la majeure partie des machines qui ont aujourd’hui plus de quatre ans seraient incapables de faire fonctionner convenablement un système windows 7 ou un windows 8.1 (resterait Vista mais sa fin de vie est aussi très proche et il est trop gourmand en ressources graphiques).

Plusieurs associations de consommateurs et quelques lobbies américains menacent par ailleurs sérieusement l’entreprise fondée par Bill Gates de procès en cascade aux motifs d’une obsolescence forcée. Le droit américain peut en effet être sollicité lorsqu’un fournisseur de consommable rend inutilisable ou risqué l’utilisation d’un produit ou d’un matériel qui est opérationnel. Des éditeurs pourraient même rejoindre le mouvement, car c’est leur écosystème qui est déstabilisé par la décision du leader mondial de l’édition de logiciels.

Ouvrir XP pour déléguer la maintenance à la communauté des utilisateurs

« Celà suroprendra beaucoup de monde, mais économiquement et technologiquement nous n’avons pas la possibilité de positionner des équipes sur le maintien de Windows XP, en revanche depuis plusieurs semaines nous avons travaillé nuits et jours pour offrir une alternative gracieuse à nos utilisateurs qui ne pourraient pas profiter de nos offres de migrations vers des solutions Windows plus moderne », déclarait hier John W. Thompson actuel président du conseil d’administration de la firme et de continuer « C’est donc dans ce contexte que je peux annoncer aujourd’hui que dans les 10 jours qui arrivent, nous ouvrirons le code de Windows XP qui sera rebaptiser pour l’occasion XPOpen ».

Quelle viabilité pour Open XP

Microsoft ne serait pas les premiers à libérer le code d’un produit phare. Rappelons que Netscape l’avait fait avec son navigateur, tout comme Sun avec sa suite bureautique devenue OpenOffice.org. Blender et quelques autres pourraient faire partie de cette galerie des logiciels émancipés. Mais ce qui est particulier dans le cas présent, c’est que ce n’est pas une application qui est libéré, mais bien un environnement avec ce que celà implique d’interactions avec les logiciels qui devront continuer à fonctionner.

« Pour des raisons de timing, mais aussi pour des raisons stratégiques que vous comprendrez, nous n’allons libérer que le cœur du système et les librairies et les drivers développés par Microsoft et qui assuraient la compatibilités des matériels. En revanche il appartiendra aux éditeurs et constructeurs de faire évoluer le système ». John W. Thompson a toutefois ajouter que Microsoft mettrait à disposition de la communauté une forge communautaire et financerait les salaires d’une dizaine de « community coodinators » pour permettre la constitution d’une communauté de développeur. Mais ceci veut dire que pour des applications aussi indispensable que Paintbrush ou Wordpad, les utilisateurs devront se tourner vers des alternatives.

La sécurité sera-t-elle garantie?

Probablement pas par Microsoft et les seuls mots d’Open Source ne devraient pas suffire à arrêter les virus et autres attaques communes. Mais certains analystes de sécurité informatique prédisent déjà que l’ouverture du code pourra permettre de faire l’état de l’art des failles de sécurité basiques du système pour le rendre plus sain.

« Microsoft en profitera pour s’inspirer de nos patchs pour nettoyer les scories du code de Windows 8.1 » plaisantait-on dans les couloirs du MIT.

Au Chaos Computer Club de Berlin, on dénonce un effet d’annonce mais qui est une pure mise en danger de la vie numérique d’autrui, tellement le code est fragile. On estime que les premières semaines sans sécurisation seront douloureuses et qu’il faudra plusieurs mois pour que la communauté s’approche d’une solution respectable.

 

Condamnés à une informatique « vintage »?

Mais la survie du système ne fait pas tout. Il n’en restera pas moins que la logithèque risque de rester à l’âge du clic à l’heure du tactile.

« En même temps, des utilisateurs qui sont encore sous XP ne sont pas des fanatiques de technologies. On pourrait tout aussi bien les migrer sous Linux que nous ne perdrions pas de chiffres d’affaire. Pour être encore sous XP ils ont un profil de radins ringuards. Nous avons plus à gagner à cibler les déçus d’Android ou d’Apple que de migrer ce type d’utilisateur ». Ce responsable marketing est direct mais clair et probablement plein d’un bon sens commercial que les clients « retros » apprécieront.

 

 

 Premières migrations à partir du 12 avril 2014

 

Entre le 10 et le 12 avril 2014 les premières images d’XPOpen devraient être disponibles.

À Lyon, Vincent Mabillot, président de l’ALDIL (le groupe d’utilisateurs de logiciel libre local) l’annonce, nous proposerons à nos visiteurs des Journées du Logiciel Libre à Lyon » (12 et 13 avril 2014) de migrer leur XP obsolète vers un XPOpen ou tout autre operating system libre.

Ce cas lyonnais manifeste l’intérêt que commence déjà à susciter cette nouvelle

Migrer mais comment?

Si pour les Lyonnais la solution de l’install party (regroupement d’utilisateurs qui s’entraident pour installer des systèmes dans la bonne humeur et la convivialité) sera une opportunité de migrer dès le 12 avril, pour les autres, ce ne sera peut-être pas aussi simple ou sympathique.

Il existe néanmoins d’ores et déjà sur le web des sites qui aideront les utilisateurs à gérer eux-mêmes leur migration en toute sécurité. C’est notamment la mission que ce propose d’assurer le site http://www.getgnulinux.org dont le webmestre Gérard Mentor nous confiait : « Jusque là nous proposions de migrer directement vers des systèmes GNU/Linux, ce n’était pas compliqué mais les utilisateurs restaient inquiets pour leur données. Avec XPOpen, nous pensons que la migration sera plus transparente. Nous faisons l’hypothèse que le libre mène au libre et donc que tout naturellement XPOpen va devenir compatible avec GNU/Linux. L’utilisateur aura glissé l’air de rien et sans douleur d’un système à l’autre. ».

La fin annoncée de windows XP avaient fait couler beaucoup d’encre, la naissance d’XPOpen devrait faire apparaître un paquet de ligne comme disent les codeurs et les pécheurs.

 

ACTA a été refusée par le parlement européen cet été. Mais plusieurs accords préparent la même chose : TAFTA et CETA

 

Veille collaborative du sexisme en milieu geek

C’est quoi ?

Machisme Haute Fréquence est un site de veille collaborative visant à documenter les différentes formes de sexisme surgissant régulièrement dans les environnements communément considérés « geeks » : comics, jeux vidéo, techno…Parce que ces milieux sont trop souvent considérés comme des citadelles masculines, que les industries associées répugnent encore à employer des femmes, que le machisme y est normalisé voire légitimé comme une noble tradition ou un argument marketing. Parce que malgré l’hostilité, le mépris ou le harcèlement, malgré tous les prétextes misogynes pour tenter de nous exclure de ces activités, les femmes ont toujours été, sont et resteront présentes parmi les geeks.

L’objectif de Machisme Haute Fréquence est de pointer du doigt, cataloguer, analyser et déconstruire ces incidences de sexisme (ainsi que d’homophobie et de transphobie) qui surviennent de façon systématique dans ces clubs masculins, tellement habituelles qu’elles en passent inaperçues. La veille est collaborative : chacun-e peut participer en proposant un témoignage, une analyse d’un incident ou un article intéressant sur le sujet, de façon anonyme ou non.

Participer

Que soumettre ?

– Témoignages personnels : racontez les incidents de sexisme, homophobie, transphobie etc que vous avez personnellement subi ou dont vous avez été témoin en milieux geeks
– Veille : signalez toute information, évènement, article ou autres au contenu problématique
– Analyses : partagez les articles intéressants que vous avez pu lire sur le problème du sexisme geek, ou publiez le votre !

Comment participer efficacement (et simplifier le travail des modérateurs :-) ) :

– Expliquez abondamment le contexte ! N’hésitez pas à donner le plus de détails possible sur l’incident, les réactions…
– Rendez vos contributions accessibles ! Tout le monde n’est pas un expert dans votre domaine de prédilection. Expliquez les termes techniques, les enjeux, qui sont les acteurs…
– Sourcez autant que possible ! Fournissez les liens vers l’incident original, un ou plusieurs articles explicatifs…
– Usez et abusez de la capture d’écran ! C’est essentiel pour garder une trace une fois la source modifiée ou effacée.
– Vous pouvez tout à fait écrire à propos d’un événement assez ancien, mais prenez soin de préciser la date des faits et de vérifier si il n’y a pas eu de suite, mise à jour, réactions etc. depuis !
– N’hésitez pas à fournir votre propre commentaire ou analyse de la situation !

Votre post peut être édité par les modérateurs pour apporter des corrections ou des précisions; dans ce cas, cela sera signalé dans l’article publié. En cas de litige, contactez l’équipe.

http://www.mhfreq.org/

 

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