The TransH@ckFeminist (THF!) camp, organised in collaboration with Calafou & /etc (eclectic tech carnival), is a gathering of intersectional feminists, queer and trans people of all genders interested in better understanding, using and ultimately developing free and liberating technologies for social dissent, as a alternative to the corporatisation of technologies and the digital world. We understand technologies in their broadest sense including computer systems, (distributed) networks, “pirate”, community and/or independent radio/ tv, guerilla knitting and gardening, looming, hardware hacking as well as gender hacking.

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More infos here

THF – TransHackFeminist Event (English) from stoopt on Vimeo.

 

hola !

Timult est en train de préparer le numéro 8 qui devrait sortir en septembre 2014. pour ça, on a notamment fait le tour au niveau de nos finances, et il apparaît que les caisses sont assez vides…

Il nous faut en moyenne 3000 euros par numéro… et il nous manque encore 2000 pour cette fois-ci. du coup, on fait appel à vous pour nous aider à rendre possible la parution du prochain timult :

si vous étiez sur le point de nous envoyer un chèque, si vous avez de l’argent lié à la vente de numéros précédents,

si vous voulez faire un don,

si vous voulez crowdefunder pour nous,

si vous avez envie d’organiser une petite soirée de soutien…

toutes vos initiatives sont bienvenues pour nous soutenir ! toutes vos initiatives sont bienvenues !

à bientôt pour échanger encore !

l’équipe timult

PS : si vous avez diffusé des timult et que vous ne savez plus bien ou vous en êtes dans vos comptes, n’hésitez pas à nous écrire, car on essaie d’avoir ça un peu en vue… ————————– Chèque à l’ordre de TIMULT ASSOCIATION Virement IBAN: FR76 4255 9000 1641 0200 1564 487 / Code BIC: CCOPFRPPXXX timult@riseup.net TIMULT, 15 rue Jacquet, 38000 Grenoble http://timult.poivron.org/

 

 

 

Emile Chapelier et la colonie « L’expérience »

Posté par Paul sur : La feuille Charbinoise

Un petit tour chez les militants libertaires en Belgique au début du XXème siècle

Notre récente virée en Belgique m’a donné envie de m’intéresser à l’histoire du mouvement libertaire dans ce pays car elle est particulièrement riche. Un premier personnage, pratiquement inconnu en France, a retenu mon attention : il s’agit d’Emile Chapelier, un militant très actif au début du XXème siècle. L’une des « traces » qu’il a laissée dans l’histoire du mouvement social est la création de la colonie « l’expérience » dans la banlieue de Bruxelles.

EmileChapelier  Emile Chapelier devient anarchiste à l’âge de vingt ans. Contrairement à d’autres militants de sa génération, ce n’est pas en famille que se sont forgées ses convictions mais grâce à sa rencontre avec un vieux mineur anarchiste avec lequel il se lie d’amitié. Son enfance et son adolescence ont été particulièrement difficiles. Sa mère est morte alors qu’il était très jeune, et son père totalement illettré ne gagne pas assez d’argent pour qu’il puisse faire des études. Elevé par sa tante et son grand-père, il ne va à l’école que pendant une seule année. Le reste du temps il travaille pour gagner son pain ; il est tour à tour ouvrier maçon, cordonnier, puis mineur. Ses apprentissages intellectuels, il les commence donc bien tard, mais il met les bouchées doubles, suivant en cela les conseils de son ami qui lui a longuement expliqué l’importance de la connaissance dans tous les domaines. Il étudie en autodidacte et s’intéresse à l’orthographe, à la grammaire, à la philosophie et aux sciences. Ce parcours est d’autant plus remarquable que quelques années plus tard Chapelier va devenir un auteur prolifique, un conférencier apprécié, et un propagandiste acharné du communisme libertaire. Son implication dans la grève des mineurs de 1893 à Liège va lui valoir ses premières démêlées avec la police et surtout avec son employeur. On ne veut plus de lui dans la province de Liège et il doit se rendre à Bruxelles pour pouvoir travailler à nouveau. L’année suivante il est condamné à une première peine de prison pour propagande antimilitariste dans une réunion publique. Chapelier se lance alors dans l’écriture : il participe à la rédaction du journal « L’insurgé » fondé par un autre militant belge célèbre, Georges Thonar. Une fois encore, la témérité de sa plume lui vaut des ennuis avec la justice ! Le journal n’est guère apprécié, que ce soit par les partis réactionnaires ou par le très influent Parti Socialiste belge. Le jeune militant est accusé de fabrication de fausse monnaie et doit franchir la frontière et chercher refuge en France pour éviter un procès dont il a toutes les raisons de se méfier.

Experience2 La clandestinité ne lui convenant pas, il revient en Belgique et se livre à la justice, ce qui lui vaut d’être condamné à cinq années de prison. Pendant cette période il a largement le temps d’approfondir ses études. Deux ans après sa sortie de prison, en 1902, il rencontre celle qui deviendra sa première compagne et tiendra une large place dans la suite de ses aventures, Marie David. La jeune femme est issue d’une famille aussi peu fortunée que celle de Chapelier ; elle a été, au gré de ses infortunes, couturière, servante ou vendeuse. Emile Chapelier se livre alors à un intense travail de propagande et il est difficile de lister tous les lieux dans lesquels il anime débats et conférences, ainsi que tous les écrits qu’il rédige. D’illettré complet qu’il était jusqu’à sa vingtième année, Emile Chapelier est devenu un auteur prolifique. Son engagement pour le communisme libertaire est total. En 1904 se réunit à Charleroi un congrès communiste libertaire auquel participent une centaine de militants. A l’issue de cette réunion, les participants décident de la création d’une « Fédération amicale des anarchistes ». Cette organisation est remplacée en 1905 par un « Groupement Communiste Libertaire ». Emile Chapelier est présent sur tous les fronts de lutte : toutes les idées nouvelles l’intéressent et il va par exemple donner de nombreuses conférences sur l’espéranto. Il déplorait le manque d’organisation de ses compagnons anarchistes et approuve totalement la création du GCL.  Il estime aussi que le temps de la propagande par le fait (période des attentats) est révolue, et qu’il faut se lancer dans la « propagande par l’exemple ». Il est temps de montrer au peuple, de façon pratique, ce que peut donner une société anarchiste. Tant que la révolution n’aura pas lieu, il n’est pas possible de changer la société dans son ensemble, mais – pense-t-il – il est possible de constituer des ilots  de propagande : des lieux dans lesquels seront mis en pratique le plus possible les idées qu’expriment les libertaires dans leurs écrits. Les compagnons ouvriers pourront ainsi s’apercevoir qu’il ne s’agit pas de simples vues de l’esprit et qu’il est possible d’expérimenter dans la vie de tous les jours les règles fondatrices de la nouvelle société dont beaucoup espèrent encore la venue.

insurge_1896 En 1905, avec Georges Thonar, son complice du journal « l’insurgé », il décide de créer une première colonie communiste. Le projet est largement soutenu par le « Groupement Communiste Libertaire » nouvellement formé et reçoit un nom évocateur : « l’expérience ». Un premier lieu d’implantation est choisi : il s’agit de Stockel dans la banlieue de Bruxelles. Thonar et Chapelier ne sont pas les seuls à choisir cette voie, loin de là. L’idée est en vogue en Europe à cette époque et les tentatives de milieux de vie alternatifs se multiplient. Plusieurs atteignent une certaine notoriété et une durée de vie relativement longue, comme la communauté de Romainville ou celle d’Aiglemont en France, ou bien la « Cecilia » créée par les Italiens au Brésil. D’autres ne seront qu’éphémères et consumeront comme des fétus de paille ceux qui s’y impliqueront. Lorsque la « propagande par le fait » tombe en sommeil, les anarchistes se tournent vers de nouveaux horizons : pour certains militants c’est l’entrée massive dans les syndicats, pour d’autres ce sont des luttes sectorielles comme la promotion du naturisme, l’antimilitarisme ou le néo-malthusianisme. D’autres militants n’acceptent pas ces divisions et persistent à trouver une voie commune à tous pour développer les idées libertaires au sein de la société. Certaines des colonies créées à l’orée du XXème siècle ne sont alors pas seulement des milieux de vie libre, mais aussi des foyers de propagande. L’activité militante y est intense et s’ajoute aux travaux nécessaires pour assurer la survie du collectif. Aiglemont dans les Ardennes ou Stockel à côté de Bruxelles rentrent dans cette catégorie là.

Stockel_exprience Le lieu de résidence choisi par la colonie n’a rien d’un palace. Les moyens financiers limités du petit groupe fondateur permettent de louer seulement une bâtisse en mauvais état et quelques terres dans le petit hameau de Stockel. Le bâtiment est en bien mauvais état et doit être restauré pour être habitable. Chacun met la main à la pâte. Un panneau, placé en dessus de la porte d’entrée principale expose l’un des principes majeurs de la colonie, la célèbre devise rabelaisienne « Fay ce que voudras ». Parmi les principes figurant dans la charte initiale de la Colonie on trouve cette déclaration : « [La société dont nous rêvons] aurait pour base la loi de l’entraide impliquée dans la propriété commune de toutes les richesses sociales et naturelles, chaque individu ne pouvant être heureux que si le bonheur de tous est assuré ; tous travailleraient en vue du bonheur de chacun ».
Les activités des colons sont variées, d’autant que certains se lassent vite des travaux agricoles plutôt ingrats. Le théâtre tient une place importante dans leur vie. Emile Chapelier s’est lancé, entre autres, dans l’écriture et la mise en scène de la pièce intitulée « la nouvelle clairière ». Celle-ci est interprétée par les colons en de nombreux endroits et participe du travail de propagande qui a été entrepris. Tous les dimanches c’est porte ouverte à « l’expérience » et les bons bourgeois de Bruxelles peuvent venir sur place, seuls ou en famille, pour observer, comme au zoo, la vie de ce petit groupe d’hurluberlus. On se moque souvent, on admire parfois, le travail effectué. Ces ouvriers qui « se prennent pour des paysans » ne sont guère pris au sérieux par le voisinage, d’autant qu’en plus ils sont végétariens. D’autres visiteurs, plus sérieux, viennent en observateurs critiques et s’impliquent pour un temps dans le fonctionnement de la colonie. Plusieurs personnalités connues du mouvement libertaire y séjournent un temps, notamment plusieurs membres de la future « bande à Bonnot ». Le résident le plus connu est sans doute Victor Serge dont le parcours dans le mouvement révolutionnaire sera complexe (après la Révolution de 1917, il deviendra bolcheviste, puis repassera dans l’opposition en constatant de visu, en URSS, la dérive autoritaire de la « patrie du Communisme »). Voici la manière dont il raconte son premier contact avec Chapelier et ses amis :

Victor_serge « Nous arrivâmes par des sentiers ensoleillés devant une haie, puis à un portillon… Bourdonnement des abeilles, chaleur dorée, dix-huitième année, seuil de l’anarchie ! Une table était là en plein air, chargée de tracts et de brochures. Le Manuel du Soldat de la C.G.T., L’Immoralité du Mariage, La Société nouvelle, Procréation consciente, Le Crime d’obéir, Discours du citoyen Aristide Briand sur la Grève générale. Ces voix vivaient… Une soucoupe, de la menue monnaie dedans, un papier : « Prenez ce que vous voulez, mettez ce que vous pouvez ». Bouleversante trouvaille ! Toute la ville, toute la terre comptait ses sous, on s’offrait des tirelires dans les grandes occasions, crédit est mort, méfiez-vous, fermez bien la porte, ce qui est à moi est à moi, hein ! M. Th., mon patron, propriétaires de mines, délivrait lui-même des timbres-poste, pas moyen de le rouler de dix centimes, ce millionnaire ! Les sous abandonnés par l’anarchie à la face du ciel nous émerveillèrent. On suivait un bout de chemin, et l’on arrivait à une maisonnette blanche, sous les feuillages. (…) Dans la cour de ferme, un grand diable noir au profil de corsaire haranguait un auditoire attentif. De l’allure vraiment, le ton persifleur, la répartie cassante. Thème : l’amour libre. Mais l’amour peut-il ne pas être libre ».

experience-stockel2

L’amour libre est l’un des thèmes sur lequel va achopper la colonie. Il est facile de dénoncer les tares de la société autoritaire ; il est plus difficile d’échapper à une morale qui a imprégné toute une existence passée ; l’application trop stricte de principes moraux « révolutionnaires » n’est pas forcément la meilleure des méthodologies ! Les conflits entre personnes sont nombreux et empoisonnent le fonctionnement collectif du petit groupe de Stockel. Lorsqu’un équilibre est trouvé entre les principes et leur application, c’est le « monde extérieur » qui s’en mêle et génère des ennuis. Union libre, régulation des naissances, végétarisme, antimilitarisme… les thèmes de propagande sont nombreux et ne sont pas du goût des autorités religieuses ou civiles. Le 22 juillet 1906 se tient à Stockel le deuxième congrès communiste libertaire belge. Parmi les idées émises lors de cette réunion, celle de créer une Internationale Anarchiste.
Au mois d’Octobre 1906, la police fait pression sur le propriétaire du local de façon assez triviale. S’il renouvelle le bail de location, il est viré de son emploi de … garde chasse royal. Ni une, ni deux, la colonie doit déménager et chercher un local adapté à ses besoins. Un nouveau refuge est trouvé à quelques pas du village de Boitsfort, toujours dans la banlieue de Bruxelles. La maison est en bien meilleur état que la précédente, mais le terrain qui l’entoure est tout petit et ne permet plus à la colonie de chercher à vivre en auto-subsistance. Chèvres, poules ou légumes, il faut choisir. Elément positif, les anarchistes sont plutôt bien accueillis par la population locale après quelques réunions d’explication. Le propriétaire est plutôt favorable aux idées qu’ils défendent et ne se laisse pas intimider par les manœuvres de la police. La communauté édite de nombreux tracts, des brochures, présente des pièces de théâtre, anime des conférences… Mais toutes ces activités coûtent fort cher et la situation financière de « l’Expérience » boitsfortaine devient de plus en plus critiques. Les conflits entre personnes apparus à Stockel se multiplient et prennent une tournure de plus en plus sérieuse. Le couple Chapelier ne survit pas à ce contexte : Emile et Marie se séparent définitivement. Elle quitte la communauté et elle n’est pas la seule. Les effectifs, déjà réduits, fondent comme neige au soleil. En février 1908 il est décidé de mettre un terme à « l’Expérience » qui aura duré presque quatre ans.

colonie communiste Cet échec se traduit par un changement d’orientation dans les choix politiques d’Emile Chapelier. Il s’éloigne du communisme anarchiste et se rapproche du Parti Ouvrier Belge, plus modéré dans ses positions que les divers groupements auxquels il a été affilié jusqu’à ce moment. Il s’engage pour le syndicalisme révolutionnaire. En 1910 il publie un « catéchisme syndicaliste en six leçons » et devient rédacteur en chef du journal « L’exploité », journal socialiste d’action directe. Après la guerre de 1914/1918, il s’engage dans la lutte pour la Libre pensée et milite dans la Ligue matérialiste de Belgique. Chaque nouvel engagement est l’occasion pour Chapelier de se lancer dans la rédaction de nouvelles brochures, de nouveaux articles… Dans les années 20, on le retrouve dans le comité de rédaction de la revue « le Rouge et le Noir » dont le fondateur est Pierre Fontaine. Il meurt le 17 mars 1933 dans l’anonymat. Les dernières années de sa vie sont peu documentées.

NDLR – La vie d’Emile Chapelier et le fonctionnement de la colonie « l’Expérience » sont assez bien documentées. La rédaction de cet article s’appuie sur plusieurs sources parmi lesquelles un texte  de Jacques Gillen publié sur le forum Recherches sur l’anarchisme, un article de la Gazette de Bruxelles intitulé « l’Expérience » (Ce site propose une bibliographie assez complète de Chapelier), ainsi que la notice concernant Emile Chapelier sur Wikipedia.  Si le sujet des communautés libertaires vous intéresse vous pouvez vous reporter aussi à une étude qui couvre l’ensemble des tentatives ayant eu lieu en France.
Les illustrations utilisées proviennent des sites « Cartoliste », « Belgique Insolite » (dernière image), et Wikipedia pour le plus grand nombre.

 

A DIFFUSER LARGEMENT! (toute la France comprise)
Dans l’attente impatiente de vos participations
(et désolée d’avance pour les doublons)

Bonjour à toutEs,
 
Nous sommes un groupe de militantes féministes et nous en avons marre des gynécos et soignantEs ayant des pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. On a donc eu l’idée de créer une liste de soignantEs (gynécos, médecins généralistes, sages-femmes) ayant des pratiques respectueusEs de touTEs. Le questionnaire en pièce jointe vise à collecter des adresses de praticienNEs que tu souhaites conseiller.
 
Si tu as été amenéE à consulter pour des questions gynécologiques, on aimerait avoir ton retour d’expérience. Ce questionnaire est anonyme, il ne sera pas diffusé. Nous mettrons la liste constituée sur un site internet afin que cela profite à toutEs. Remplir le questionnaire prend 4-5 minutes seulement.
 
Attention :
–  Si tu as plusieurs noms de praticienNEs que tu aimerais recommander (super !), il faudra que tu remplisses un seul questionnaire pour CHAQUE soignantE.
– AucunE soignantE n’est idéale même si elle-il ne correspond pas exactement à tous les critères, envoies nous quand même le questionnaire.
– Une fois rempli renvoie ce questionnaire à l’adresse suivante : gynandco[at]riseup.net
 
 
 Pour toute question ou toute information envoyez-nous un mail à cette adresse: gynandco[at]riseup.net.
This questionnaire is also available in english.
Este cuestionario también está disponible en español.
 
Merci a toutEs,
Féministement,

Les Gyn&Co.

 

Bonjour a touTEs !!

Alors alors, voici des nouvelles du Baragouinage dont t’as peut-être déjà entendu parler. Il s’agit d’un projet de café associatif féministe pour les meufs, les lesbiennes, les trans, les gouines, les biEs, les femmes, à Bordeaux. L’idée c’est d’avoir un lieu de cette non-mixité là, pour pouvoir venir traîner, ou pour pouvoir organiser des trucs que les genTEs proposeront (concert, discussions, projections, boums…)
Du coup en fait là, on en est à récolter l’argent qui permettrait de louer un local (pour payer la caution, les premiers loyers, les premières charges etc …), dans l’idéal à partir du mois de mai. Il y a eu deux soirées de soutien qui ont ramené quelques sous et on commence les adhésions des « membres actiVEfs ».
Maintenant on se disait que ça pourrait être cool de faire un appel à souscription, d’où ce mail. Donc :
Si c’est un projet qui te branche, que t’as envie et que tu peux le soutenir en y mettant quelques ronds, n’hésite pas. Par chèque voici une adresse :

A.L BIRAC
45 rue de Tauzia
Résidence le jardin de Voltaire
D01
33800 Bordeaux

Par virement envoie-nous un mail et on aura surement un RIB d’ici là à te donner.

La charte (pas tout à fait finie et un peu dense) est juste en dessous, pour que tu aies une meilleure vision de ce à quoi on aspire, comme ça, ça permet de voir si ça te parle.
Et pis voilà quoi !
Merci !

Les baragouinantEs

 

CHARTE

CHARTE DU BARAGOUINAGE

BIENVENUE
Aux babas de tous bords, aux amantes, aux amazones, aux androgynes d’Eugénie et
de génie, aux asexuelles, aux bi sans bicyclettes* (ou avec)…… et aux camionneuses à
pieds, à celles qui ne sont pas blanches et à celles qui le sont, aux chômeuses, aux dé-
viantEs, aux femmes, aux féministes, aux freaks à barbe, aux flibustières hétéras, aux
FTM, aux garçonnEs manquEEs, aux gouines à talons hauts, aux guérillères, aux
handiEs en tous genres, aux incasables de tout poids et de toute taille, aux inters, aux
hystériques, aux lesbiennes, aux lesbiennes cis, aux lesbiennes trans, aux meufs, aux
MTF, aux paranAs des poils, aux poiluEs, aux punkes à chatTEs, aux ridées et à
celles à la peau de bébé, aux RMIstes, aux sorcières (même sans balai), aux squatteu-
reuses, aux travailleuses, aux vampires, aux voilées, aux XXX, aux zonardes

*« Une femme sans homme c’est comme un poisson sans bicyclette », Collectif Ja-
kart/Mugiscué.

DANS UN ESPACE :
Non-mixte pour les meufs, les lesbiennes, les trans, les gouines, les femmes, les biEs :
pour créer un espace de confiance et de sécurité, pour libérer la parole, pour favoriser
l’écoute et la solidarité, pour se protéger et favoriser une réflexion individuelle et collec-
tive, pour prendre conscience ensemble des pratiques d’oppression, les formuler et les dé-
construire, pour éviter la drague reloue et sexiste.
Antirasciste, anticlassiste, antihomophobe, anti-validiste (physique et mental)* et an-
tiagiste : le vécu du sexisme et de l’hétéropatriarcat est indissociable des autres oppres-
sions structurelles exercées comme le racisme, la transphobie et l’homophobie, le clas-
sisme, le validisme ou l’agisme. Autrement dit, les personnes subissant l’oppression pa-
triarcale n’ont pas la même place et les mêmes statuts dans la société en fonction de la
race*, de la classe, de la sexualité, des corps (psychiatrisés ou non), de l’âge de chacunE .
L’expérience du sexisme que l’on subit n’est donc pas une expérience universelle qui serait
la même pour touTEs.
Il n’existe pas non plus de sexisme universel qui serait plus ou moins pire selon les pays ou
les religions mais bien le patriarcat qui existe partout et s’exprime différemment selon les
pays, les religions, l’histoire colonialiste et/ou post-colonialiste, l’histoire coloniale et/ou
post-coloniale des pays.
Bienveillant : nous sommes touTEs traverséEs par des oppressions que l’on subit et pour
beaucoup, que l’on exerce, parfois sans s’en rendre compte. Du coup un espace bienveil-
lant, c’est un endroit où on essaie de faire attention aux différentes oppressions afin de
rendre cet espace incluant et agréable pour touTEs que l’on soit organisateurice d’une soi-
rée ou derrière le bar ou juste là pour être là.
Féministe: pour déconstruire les rapports de pouvoirs structurant les rapports sociaux de
sexe, fondés sur une dichotomie hiérarchisée femmes/hommes à laquelle correspondrait un
féminin et un masculin, et pour penser leur articulation étroite et leur co-construction avec
les rapports sociaux de sexualité (hiérarchisation des désirs et contraintes de l’hétéropa-
triarcat), de race, de classe et d’âge.
Culturel : pour promouvoir les réalisations des meufs, des lesbiennes et des trans ; pour
organiser des activités culturelles portées par des meufs, des lesbiennes et des trans selon
les envies ; pour s’informer avec une libre disposition d’une bibliothèque féministe, les-
bienne et trans.
Politique : pour mener une réflexion individuelle et politique sur nos pratiques, pour favo-
riser la circulation des savoirs et l’échange de savoirs-faire.
De baragouinages et pour baragouiner : pour apprendre à se connaître, pour se détendre
autour d’un café, d’un thé, d’une bière, d’un verre de vin, pour créer du lien social, pour
danser, pour chanter, pour partager ses expériences, ses envies, ses folies.
Des exemples de trucs que ça peut être cool de les avoir en tête pour essayer qu’un espace soit bien-
veillant
En venant au Baragouinage ne présume pas que toutes les personnes présentes sont hétéro-
sexuelles. Tu pourrais aussi croiser des personnes d’apparence masculine qui ne sont pas
nécessairement cisgenre* et des personnes d’apparence féminine qui ne sont pas nécessai-
rement cisgenre* et hétérosexuelle, des transgenres, des gouines qui ne se reconnaissent
pas forcément une identité de « femme », des intergenres…

Exemples de situations reloues :
 La drague reloue en tant que gouine, trans ou meuf c’est très fréquent dans la vie de
tous les jours. Ici, c’est la personne qui est draguée qui décide si c’est relou ou pas.
 Demander à quelqu’unE « T’es de quelle origine ? » ou lui toucher les cheveux parce
que c’est pas les mêmes que les tiens c’est relou et super intrusif. Y ‘a d’autres ma-
nières de rencontrer quelqu’unE.
 Demander à quelqu’unE « t’es un garçon ou une fille ? » et/ou la regarder pendant trois
plombes pour savoir si selon tes critères et selon la binarité des genres c’est un garçon
ou une fille, c’est super désagréable, écoute plutôt comment la personne parle d’elle si
vous êtes en train de parler ensemble.
 Demander à quelqu’une « depuis quand t’es lesbienne ? » et lui expliquer toutes les
bonnes raisons pour lesquelles t’es contente d’être hétéro c’est oppressant et surtout
ennuyeux.
 Remettre en question la non-mixité lesbienne-trans-meuf dans cet espace non-mixte
c’est relou et inutile. On est ouvertEs aux débats de fond mais pas tout le temps et pas
touTEs. Choisis les moments appropriés. De même pour les autres formes de non-
mixité (temps en non-mixité biEs, ou lesbiennes, ou trans par exemple)
 Avoir des discussions sur la sexualité c’est important pour certaines mais c’est relou si
on ne place pas que le cadre qui précise quand on parle de sexualité hétéro. Souvent il
arrive que des personnes qui ont des relations hétéros aient intégré que c’est la sexuali-
té dominante et que pour cette raison, on n’a pas besoin de la nommer. Sinon c’est tou-
jours les non-hétéros qui doivent rappeler que là, il s’agit d’une conversation d’hétéro.
 Dire à une personne handi « t’es vraiment courageuSEx, je suis pas sûrE que j’aurais
autant de courage que toi à ta place » c’est absurde et oppressant. Souvent les genTEs
valides pensent que c’est valorisant alors qu’il s’agit d’un point de vue de valide sur la
vie présumée d’unE handiE et qu’en vrai c’est plus une manière de se rassurer en se
convaincant que « ouf j’ai de la chance » et du coup de hiérarchiser les individuEs.
 Si une personne te dit que ca va pas, essaie d’y prêter attention et de ne pas minimiser
ou relativiser ses propos. Souvent ces lieux permettent à des personnes de dire des
choses qui ne sont pas possibles de dire ailleurs. Ex « j’en ai marre de devoir cacher à
mes collègues que je suis gouine, réponse : nan mais t’inquiète c’est quand même plus
accepté maintenant, enfin sauf chez les cathos intégristes, eux y sont vraiment graves ».
 C’est cool d’avoir un peu en tête qu’on est nombreuSEx à avoir eu des expériences
douloureuses de harcèlement, abus, viol. Peut-être toi aussi ? Du coup si quelqu’unE
pète un cable dans une discussion ou s’arrête soudainement de parler, prêtes-y atten-
tion. Des fois on se rend pas compte et y a des détails ou des discours qui font échos à
quelqu’unE sur une situation difficile. Du coup l’idée c’est pas que des sujets de dis-
cussions deviennent tabou mais plutôt de vérifier si ça le fait à touTEs de continuer sur
un sujet si on sent que ça devient délicat.

En bref, c’est cool d’être attentiVEf pis si y a des choses que t’as du mal à comprendre, y a
toujours des brochures et tout un tas de trucs super que des genTEs ont dessiné et écrit
pour expliquer ces mécanismes d’oppression, tu pourras les trouver sur la table
d’infokioske.
*Cisgenre : qualifie une personne dont l’identité de genre est en concordance avec son
sexe déclaré à l’état civil
*Race : le mot « race » est ici employé pour signifier une construction sociale, tout comme
les mots « homme » ou « femme »
*Validisme : mécanismes d’oppression exercés sur les personnes handicapées, alimentés
par les normes des valides (normes du corps, des déplacements, de consommation, de
sexualités, de représentations)

 

Notre premier petit marché de l’échange: avis aux amateurs!

Une occasion de parler des alternatives à la monnaie courante

Marché d’échange en notre demeure

Le dimanche 23 de 14h à 17h

nous allons sortir nos tables et tréteaux pour troquer!

Venez avec vos vêtements, outils, gâteaux, légumes, salaisons, artisanat, tricots, meubles, oeuvres, livres, conseils, services, mais aussi les réflexions, citations, et idées sont les bienvenus!

Où?

Périple en la demeure asbl. Rue verte 1, B-6670 Limerlé

peripleenlademeure@yahoo.fr

http://www.peripleenlademeure.com

marché-d'échanges_23-mars_web

 

queerparty-shiftcoreLe 17 mai, on soutient le projet SHIFTCORE qui se déroulera pendant une semaine à partir du 5 juillet 2014 à Bruxelles!

Au programme de la soirée de soutien, plein de concerts et plein de dj’s, qui seront annoncés un peu plus tard. Retiens l’adresse et garde une oreille pour le détail de la programmation!

 

Un autre monde. Un monde où l’argent ne serait pas le médiateur universel. Un monde où l’on pourrait survivre, et vivre, sans avoir besoin de toujours se confronter au mur des marchandises et de la marchandise par excellence qu’est l’argent. Un monde où l’important serait les humains, leur temps, leurs énergies, et pas leur travail, leurs possessions, leur fric.
Un monde comme ça paraît lointain. Dans le monde d’aujourd’hui, tout passe par la médiation de l’argent. Et on nous enseigne qu’il en sera toujours ainsi. Au mieux, on nous parle de troc, d’échanges de savoirs, de monnaies fondantes, de prix libre. Quand il est question de gratuité, c’est soit pour nous vendre un deuxième baril de lessive, soit dans des « zones de gratuités », fort sympathiques mais qui ne font que recycler le surplus des marchandises qui partiraient à la benne ou chez Emmaüs.
Un autre monde adviendra peut-être un jour, après une longue évolution ou après une Révolution sanglante. On ne sait pas. On verra. Mais : nous, on n’aime pas attendre. Nous sommes impatient-e-s. Nous n’attendrons pas cette longue évolution ou cette Révolution sanglante. Peut-être y prendrons-nous notre part, mais nous voulons vivre pendant notre vie, pas après notre mort.
Nous en avons assez de l’argent et de son omniprésence. Parce qu’il fausse les rapports, court-circuite les débats, se substitue à la valeur des objets, et s’immisce dans nos tête comme unique culture.

La quatrième compilation taenia solium vient donc de sortir, après quelques mois de soins attentifs et intensifs de notre équipe. La quatrième compilation taenia solium, c’est un disque gratuit, qui circule selon les codes flous du cadeau ou du potlatch. C’est un disque qui a été financé par les bonnes volontés de ses participant-e-s, et par les concerts de soutien qui ont été donnés par le gens qui figurent sur le disque et par leurs ami-e-s.
Il y a 2000 exemplaires, 1800 cds et 200 k7. Sur ces bouts de plastique, on entend 50 personnes en 22 morceaux pour une heure de musique. L’ensemble du disque a été enregistré du 8 au 14 juillet 2013 à Grenoble. La majorité des morceaux a été crée sur cette période, parfois quelques semaines avant, et est souvent le fruit des rencontres hasardeuses ou voulues des participant-e-s. Ces rencontres étaient voulues ouvertes (sans être publiques), ouvertes à plein de personnes ayant des cultures musicales différentes, des « musicien-ne-s » des « non musicien-ne-s » des « on s’en fout », des bidouilleurs/euses. Ce disque tente de sortir du circuit marchand non seulement par la gratuité, mais aussi par une remise en question de la culture et des hiérarchies « artistiques » qui sont au service du monde marchand. Les textes de présentation des 3 compiles précédentes sont , et on a aussi essayé d’expliquer notre démarche ici.

On trouve ce disque :
– à Grenoble au Lokal Autogéré (7 rue Pierre Dupont), à la BAF et au 102 lors des évènements
– à Lyon à la Luttine (92 rue Montesquieu)
– à Paris auprès de Et Mon Cul C’Est Du Tofu
– à Dijon auprès de Lady Barclay
– à Angers à L’Etincelle
– à Marseille au Seul Problème (rue Consolat)
– auprès des groupes en tournée (Revengers, La Peau et les Os, Gethen, Florence Mekouyenski, Angström, Ramasser ses miettes, Bojie Moï Orchestra, Marylin Rambo, Dumm, Louises Mitchels, Besoin Dead,…)
– etc. (« etc », ça veut dire que comme ce n’est pas un disque classique, avec un prix et tout, il va suivre des chemins improbables qu’on a du mal à déterminer vu d’ici. Mais on va essayer d’en faire parvenir dans des endroits militants et/ou contre-culturels dans différentes villes et campagnes).
– Bientôt téléchargeable ici, comme les 3 compilations précédentes.

Le disque est bien, la semaine d’enregistrement l’a été aussi, et c’est ça qui est important. La manière dont on fait les choses nous importe autant que le résultat final ; cette compile est un bel alliage des deux préoccupations.
Si l’initiative vous inspire, ne nous donnez pas d’argent. Proposez-nous des choses, ou faites les vôtres. Faites rebondir l’idée dans vos propres contrées. On l’a déjà dit : nous cherchons des complices, pas des consommateurs.
Pour que les disques punk cessent d’être un « marché ». Même pas cher, ou prix libre. Même DIY.
Pour que d’autres pratiques s’inventent. Dans la contre-culture et surtout ailleurs. Marre de cette société capitaliste.

 

**nederlands hieronder**

Bonjour à tous-te-s,

Cela fait un petit moment que nous aimerions trouver l’occasion de
rencontrer les personnes désireuses de s’investir un peu plus dans le
travail de Getting The Voice Out pour recueillir les témoignages, les
diffuser et créer des moyens de faire exister la question des centres
fermés et des luttes qui l’accompagnent tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur.

*Dès lors, nous vous invitons tous les derniers jeudi du mois à 20h. *
C’est le moment de se rencontrer et détailler un peu plus les envies de
l’un et l’autre
concernant la récolte et la diffusion d’informations autour de centres
fermés.

*La première rencontre aura lieu le jeudi 30 janvier à 20 h au 104 rue des
paquerettes à Schaerbeek.*

Merci et bienvenue

www.gettingthevoiceout.org *

Wel*com iedereen

Dat is al een tijdje dat we een moment zoeken om mensen te ontmoeten die
wensen met ons mee te werken aan onze site,om getuigenissen te verzamelen,
en middelen te vinden om verder het bestaan van de gesloten centra te laten
kennen en de strijd binnen en buiten de centra te ondersteunen

Wij nodigen u uit elke laatste donderdag van de maand om 20 uur om ons te
ontmoeten en daarover te praten.

Dank u en welkom

*De eerste ontmoeting zal plaatsgrijpen op donderdag 30/ 01 om 20 uur
Madeliefjesstraat, 104 in Schaerbeek*

www.gettingthevoiceout.org *
*

 

Un Cabaret de piraterie féministe le Samedi 25 Janvier 2014 à partir de 20h00 au TAV, 19 rue roux soignat, lyon 3ème (Métro, Tram « Grange Blanche »)

Moussaillonnes, à l’abordage ! Venez partager vos plus beaux trésors, vos performances, vos chansons, vos chorégraphies déjantées, vos légendes, vos textes et vos meilleures flasques et tonneaux . Sortez tout cela des fonds de cales pour qu’ensemble se construise ce cabaret ! Et prévenez nous vite si vous décidez de vous jeter à l’eau et de proposer un numéro.

Soirée prix libre en soutien à la Fé.C, Féministes en Cirque qui est une semaine de rencontre circassienne autogérée.

Cette escale se déroulera en non-mixité meuf-gouine-trans.

Féministes en tout genre, monstres marins, sirènes diaboliques, batelières acharnées, capitaines sanguinaires et autres créatures fantastiques : parez-vous de vos plus beaux costumes pour qu’après le cabaret vous puissiez danser toute la night et aussi que vous profitiez…
de chatamamas,
de sérigraphie sur tissu (amenez donc des t-shirt unis),
d’une roue sexy pirate,
de boissons empoisonnées et de bien d’autres aventures.

Et comme la meilleure tablée est participative et végétarienne, amenez un gâteau, un cake ou toute autre forme de victuailles.

Pour plus de renseignements n’hésitez pas à nous contacter si vous avez une petite (ou une grande) idée derrière la tête :
[feministesencirque(at)riseup.net]
http://fe.c.over-blog.com

cabaret14-tract-web

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