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à écouté sur la radio belge une émission avec Diane Ducret qui
présentet son nouvel ouvrage.

http://www.albin-michel.fr/La-Chair-interdite-EAN=9782226257048

http://podaudio.rtbf.be/pod/lp-histo_un_jour_dans_l27histoire_302f102f2014_3a_19704591.mp3

 

Le 13 juin dernier s’est déroulée une marche non mixte dans le centre de Bruxelles.
Sans étiquette particulière, meufs, trans, trav ont défilé pour clamer le droit de sortir le soir sans être emmerdées. Au delà de ça, c’est aussi une revendication politique forte contre le patriarcat existant et son monde.

Voici un petit reportage d’ambiance, pour vivre la marche et mieux comprendre ce que signifie Reclaim the night.
Une trace de cette marche en 2014 qui rappelle la première non mixte de 1976 à Bruxelles.

http://www.radiopanik.org/emissions/panik-sur-la-ville/reclaim-the-night/

 

 

 

L’émission féministe et transpédégouine On est pas des cadeaux ! repart
pour une sixième édition sur la plus rebelle des radios.
C’est toujours à 17h00 un vendredi sur deux en alternance avec Lilith,
Martine et les autres.
Nous vous convions ce vendredi 12 Octobre à un apéro à la radio à partir
de 17h00 jusqu’à…
De 17H00 à 18H00, c’est le direct, cette semaine nous parlerons de cinéma
et de la représentation des transpédégouine dans le cinéma et les séries.
Après, c’est la suite de l’apéro dans le hall de la radio !
Et c’est l’occasion où jamais de venir nous rencontrer plutôt que de nous
écouter derrière votre poste de radio, une manière de faire du lien entre
féministes, transpédégouine et curieusEs !

Radio Canut se situe 24 rue du sergent blandan dans le 1er arrondissement,
à côté de la place Sathonay à Lyon.


Retrouvez les émissions de On est pas des cadeaux sur
http://blogs.radiocanut.org/onestpasdescadeaux et sur
http://www.radiorageuses.net

 

On commence à le savoir, Radio Panik, radio associative bruxelloise (105.4 FM) fête ses 30 ans! Parmi les longues et nombreuses festivités prévues, il y a la nouba punk au Bokal Royal.

Line up, dans le désordre (ou pas):

* FRAU BLÜCHER AND THE DRÜNKEN HORSES

Frau Blücher and the drünken horses are a female fronted Hi-Energy Punk Rock quartet from Brussels, Belgium. The band was created in 2011 by experienced musicians from various bands active on the Belgian scene.
What was meant to be a one-time jam quickly moved into a solid band as new material was written. Frau Blücher’s songs are written in the vein of the 70’s/80’s Punk & Heavy Rock and inspired by the likes of the Ramones, L7, Vice Squad, Blitzkrieg, Plasmatics, X-Ray Spex, The Damned, Motörhead, and many others.
Only a few months after their creation the band was asked to play their first gig in Brussels; many more quickly followed… Led by their singer/screamer and noisy guitar riffs backed by a pounding rhythm section, the concerts of the Frau are direct, powerful and restless.
In September 2012, the band recorded in their own recording studio what was going to become their debut album. The 10-track CD entitled « Quick & Dirty », made of original material only and produced by the band themselves in a 100% DIY approach, was released in January 2013 on P.O.G.O. Records.
For the record, the name of the band is taken from a character in Mel Brooks’ movie « Young Frankenstein », a woman who has a strange relationship with horses.

http://www.fraublucher.net/
* CRETE ET PAQUERETTE

Electro queer punk from Bruxelles
* LADY FUCKED UP

Une image – une couleur- une impression – trois entités – une rencontre :

Gaby Cyclette:
Sortie des entrailles maternelles de la montagne noire, je regardais au loin les étendues d’inconnu s’étendre jusqu’à la mer, rêvant de dévorer le monde d’un appétit insatiable. J’ignorais alors que deux décennies plus tard, cette présence familière guiderait ma main jusqu’à cette pièce de bois forte et robuste, vibrante de sensualité et de mélancolie, et brancherait en 220 volt et à jamais, mon âme urbainement boiteuse, devenue à présent le canal de ses désirs….

“Ne vous ennuyez pas. C’est très malsain. Faites plutôt n’importe qu’elle folie!” *

Cha: “Je dormais pas loin du chemin de fer, bercée par le rythme des trains de marchandises. J’ai rêvé de Lucy Schwob, elle m’est apparue vêtue d’une robe en soie blanche, de chaussures de tango, d’un casque de fer sur la tête, d’un collier de perles et d’ailes en aluminium. Deux perles argentées étaient greffées dans la paume de ses mains et trois perles rouges sortaient de son front. Elle fît apparaître deux baguettes de tambour, tapa un rythme sur son casque de fer et me tendit les baguettes. Elle s’envola, battant des ailes au rythme des roues des wagons.”

“Marche arrière.
Qu’un ange me fasse l’honneur de se dévêtir, de se démasquer devant moi, j’ai peur de le gêner, je détourne la tête ou je baisse les yeux…” *

Mac Kam: “C’était au coeur d’un pays noir. Un jour de pluie, dans un hangar. J’avais pris l’avion un brin trop tard et je m’étais retrouvée là. Du charbon plein les yeux, tantôt triste plutôt maussade, elle gisait,lasse,l’âme farfelue. Elle dansait parfois entre mes lignes pour m’échapper aussitôt. J’avais le coeur en friche et des mots plus qu’il n’en faut, une guitare et quelques riffs, du bol mais pas d’boulot. Alors que veux-tu ? Je l’ai suivie…”

“Je vais jusqu’où je suis. Je n’y suis pas encore.” *

https://www.facebook.com/LADY.FCKD.UP

* After party by DJOCKER
Le Bokal Royal est l’interface qui sert de vitrine entre les habitants de l’habitat groupé du 123, rue Royale, et ses visiteurs. Ce bâtiment, après une inoccupation de deux ans, a été squatté en 2007 suite à l’expulsion du cloître du Gesù. Encadrés par l’ASBL Woningen 123 Logements, les habitants ont rapidement pu obtenir une convention d’occupation avec la Région Wallone, propriétaire du bâtiment. Le mode de fonctionnement du collectif basé sur l’autogestion a permis, en un peu plus de 6 ans à plusieurs centaines de personnes de trouver un logement. Aujourd’hui près de 200 personnes sont membres de l’association et vivent dans des logements pour lesquels celle-ci a conclu d’autres conventions d’occupation (ex: rue du Progrès avec Infrabel).
Au-delà du logement, le 123 est un espace où se sont développées nombre d’autres activités, telles qu’un atelier vélo, une friperie, un atelier linux, une table d’hôtes hebdomadaire, les activités fréquentes qui se déroulent dans le Bokal, etc.
Le 123 est devenu un lieu unique dans la capitale. Son existence prouve que les alternatives en termes de logement et de manières d’habiter ne sont pas seulement possibles, mais plus que jamais nécessaires.
Ouverture à 20h, concerts à 21h
Prix libre

Bokal Royal
Rue Royale 123
1000 Bruxelles
http://www.123rueroyale.be/
https://www.facebook.com/pages/123/135877036485272?fref=ts

Radio Panik
http://www.radiopanik.org/
Le groupe faceprout des 30 ans: https://www.facebook.com/groups/radiopanik30ans/?fref=ts
https://www.facebook.com/groups/radiopanik/?fref=ts

 

Radio Panik fête ses 30 ans

par Radio Panik

L’occasion est trop belle pour ne pas fêter un anniversaire comme des Noces de perles, un mariage à plusieurs qui dure depuis trois décennies entre les bénévoles de la radio, les auditeurs, et tous ceux qui gravitent autour des ondes panikéenes (citoyens, acteurs locaux, artistes, partenaires…).

Cette célebration se fera sur plusieurs semaines, du 28 septembre au 15 novembre 2013, et sous différentes formes. À travers des événements multifacettes dans des lieux qui soutiennent notre cause radiophonique.

29/08/2013 >>> 1er échauffement

Ce Jeudi 29 Aout venez comparer vos marques de bronzage estivales au GC Elzenhof (dit aussi Centre Communautaire Flamand d’Ixelles) tout en écoutant quelques disques glissés par DJ Poussin, FrontChaud, DJ LumberJahk, Mécou Yenski du Radio Panik Sound System.

L’info qui fait la différence : la bière est à 1€50 !

Dans le cadre de Café Congé et pour le premier échauffement avant les grandes festivités des 30 Ans de Radio PANIK,

De 15h à 23h. GRATIS – GRATUIT – FREE

Centre culturel d’Ixelles / CG Elzenhof Avenue de la Couronne, 12 1050 XL

Un Lien Café Congé. Un Lien Facebook. Un lien qui n’a rien à voir.

Le reste des manifestations seront à l’image des programmes de Radio Panik et marqueront l’automne bruxellois. Festives, participatives et d’écoute, ces dernières seront l’occasion de rassembler toutes les forces vives de Radio Panik -d’hier, d’aujourdhui et de demain- qui accueilleront grandes ondes ouvertes ses fidèles auditeurs et ses futures oreilles. D’autre part, sur le 105.4FM des émissions spéciales seront retransmises à partir de directs en public dans des lieux culturels, associatifs, des bars…

Chaque période de festivités demande quelques entraînements au préalable. C’est dans ce but que nous avons mis en place plusieurs sessions préliminaires gratuites afin d’inaugurer dans des lieux culturels : des djs du RadioPanik SoundSystem viendront chauffer les platines le jeudi 29 août de 15h à 23h au Centre culturel d’Ixelles / GC Elzenhof ; un plateau radio en direct nourri d’« interviews maison » et de « lives cultures », en direct du festival Culture Maisons à St Gilles le samedi 14 septembre de 17h à 20h, un dj set explosif de l’équipe de Daydream Nation au Café Central le jeudi 19 septembre à 22h.

La programmation complète et détaillée à venir très prochainement. Restez à l’écoute.

Depuis 30 ans, Radio Panik dit ce qui se fait, et ne fait pas ce qu’on lui dit.

Questions, affirmations, négations : radiopanik30ans@radiopanik.org

Écoutez Radio Panik sur Internet

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l’affiche en grand à télécharger
 

Envahi par la bougeotte depuis fin mai, début juin, je me suis baladé au coeur d’espaces queer en dehors de Belgique, à savoir Amsterdam, Grenoble, Marseille…

 Episode précédent: Amsterdam – Queeristan

 Episode suivant: Marseille – Eurocrade, Europride, UEEH

Shiftcore

 

Après ma première expérience queer en zone non-franco-belge (quoiqu’en fait ce n’est pas tout à fait exact puisque j’en ai eu une au Pays de Galle il y a quelques années, mais ce n’était pas non plus la même approche de la notion de « queer », soit), j’ai expérimenté pour la première fois la non-mixité transpédégouine, à Grenoble. C’était à l’occasion des premières rencontres audiovisuelles transpédégouines « Shiftcore » qui s’y sont tenues du 17 au 24 juin 2013.

 

Les objectifs des personnes à l’initiative de Shiftcore étaient principalement de réunir des genTEs qui s’identifient comme « transpédégouines » pour produire, en une semaine, de l’audiovisuel sur un mode DIY tels que des films, des émissions radio, de la musique, des instruments, etc. Et aussi de passer de bons moments entre transpédégouines, refaire le monde, etc. Pour les incultes, le terme transpédégouine est utilisé pour marquer une certaine radicalité – voire une radicalité certaine – dans les cultures queer et pour s’affirmer en tant que trans/pédé/gouine dans les sphères à tendance DIY, anar, autogestionnaires, etc., à l’origine en réaction aux modes de vies normatifs souvent véhiculés dans la culture LGBT.

 

Les différents lieux d’activités étaient la BAF, le centre social autogéré de Grenoble, la Bifurk/le LAA, « friche culturelle, sportive et citoyenne », le 102, un lieu autogéré où se déroulent depuis des années toutes sortes d’activités, la Malaprise, un squat féministe/gouine, le Cap Berriat qui accueille toutes sortes d’associations grenobloises, le Lokal Autogéré, «lieu d’activité, de rencontres, de luttes, d’échange et de diffusion d’information», et peut-être que j’en oublie.

 

J’y ai été en compagne des copains bruxellois de Crête et Pâquerette, que les habituéEs de ce blog connaissent bien, en principe. Nous sommes arrivés en début de soirée. Manque de bol, nous étions à peine sortis de la voiture que nous étions d’ores et déjà conviés à l’assemblée générale d’ouverture des rencontres. D’un autre côté, ça nous a permis de nous mettre dans le bain directement et de nous sentir suffisamment concernés par ce qui allait nous attendre la semaine durant.

 

A la fin de l’assemblée, après avoir mangé un bout, pris l’apéro et fait connaissance avec quelques personnes sur place, les participantEs ont commencé à être dispatchéEs dans les différents lieux d’accueil pour le dodo. En ce qui nous concerne, nous étions logés à la Piscaille, un coquet squat sans doute expulsé depuis, avec un grand jardin, un hangar et des gens accueillants. Nous y sommes arrivés à une heure tardive, après avoir pris tous les sens interdits de la ville et grillé tous les feux rouges. Cela nous a aussi permis de constater l’absence quasi totale de vie la nuit du lundi à Grenoble.

 

Le lendemain, direction la Bifurk où un point info était organisé, pour que j’obtienne différentes informations qui me manquaient pour être un minimum autonome et un vélo. En effet, le Shiftcore a pu obtenir une cinquantaine de vélos pour les participantEs aux rencontre, et a organisé en conséquence un providentiel service de prêt, qui a permis à touTEs de pouvoir assez facilement se déplacer dans toute la ville et vaquer d’un lieu à l’autre. J’ai ainsi pu constater que Grenoble est une ville très vélo-friendly, avec peu de côtes et plein de « tourne-à-droite » aux feux rouges. Big up à ce système donc.

 

Ensuite, j’ai été voir à la BAF ce qui se passait, puisque c’est dans ce lieu que se trouvaient quelques tableaux où l’on pouvait s’inscrire pour faciliter le fonctionnement des rencontres. Et enfin, retour à la Bifurk pour commencer à tourner joyeusement le déjà célèbre clip de Crête et Pâquerette, « H.O.M.O », qu’une fois de plus on ne présente plus aux afficionados de QueerPunxBelgium. Le coup de la plage, vous y avez cru ? Eh bien c’était en fait une peinture murale située sur une sorte de plage artificielle de beach volley au sein même de la friche de la Bifurk. Une après-midi très fun, et un des rares moments où nous étions en majorité des pédés durant ces rencontres où il y avait tout de même une large majorité de gouines – ceci étant exprimé en toute sympathie, ne vous méprenez pas !

 

Puis, et ça allait être le cas tous les jours suivants, retour à la BAF vers 18h pour la « crisée » ou « criée » selon les interprétations. Durant toutes les rencontres, chacunE avait la possibilité de glisser, anonymement ou non, un mot dans une boite qui était lu chaque soir lors de cette crisée. Et enfin, direction la Malaprise pour le banquet vegan qui allait être le second rituel de chaque soir du Shiftcore.

 

En vrac, les jours suivants, j’ai, pour ma part, fait connaissance avec le Cap Berriat où était situé l’espace geek-MAO-montage son du Shiftcore, commencé à prendre du son pour l’enregistrement de l’émission DégenréEs consacrée au Shiftcore, monté les sons, un peu flâné aussi, tenté tant bien que mal de co-préparer un karaoké qui s’est finalement très bien fait tout seul, incrusté dans le tournage d’un court-métrage (après avoir joué le rôle d’un curé dans le clip des copains, j’ai joué le rôle du Maréchal Boutin qui donnait la réplique au Général La Gaule, faudrait que je songe à arrêter les fachos)… Un chouette moment de déconnexion de Shiftcore a été le concert des chéris de Taulard sur une place publique dans le contexte des fêtes de la musique. Au passage, je me suis même offert un atelier coiffure perso histoire de me refaire une petite santé capillaire bien méritée.

 

Samedi, c’était le jour de l’enregistrement de l’émission radio, qui, selon les personnes présentes, s’est bien passé, ce qui a été confirmé par les retours que j’ai eu de personnes qui ont écouté l’émission. Mission accomplie !

 

Enfin, le dimanche, c’était jour de début de rangement, puis l’assemblée de clôture des rencontres, puis une performance joyeusement sordide, et enfin la fête finale. Une fête bien comme il faut avec, en guise d’introduction, un premier visionnage public des productions Shiftcoriennes, suivi par un concert de l’indétrônable Infidel Castra, toujours les Crête et Pâquerette, et de la musique débile pour en finir avec tout ça. Le lendemain, départ rapide, avec une escale chez les pédales de Nancy.

 

Au final, ce furent de chouettes rencontres, de chouettes retrouvailles dans certains cas, et une dynamique assez enthousiasmante. Quelques regrets cependant : je n’ai pas réussi à me « caler » une après-midi pour participer à la préparation de la nourriture du soir, et vu la disparité des lieux d’activités, malgré les vélos, il me semblait difficile d’avoir une vue d’ensemble de ce qui se passait et de rencontrer de la sorte touTEs les participantEs. Cela dit, c’était une excellente opportunité de découvrir la vie alternative de Grenoble, que l’on me recommande depuis 2008. Et surtout, cela a plus que probablement contribué au développement d’une culture transpédégouine qui lui est propre, et à faire proliférer des espaces « safe » où l’on peut se retrouver sans risquer d’être confronté à la domination hétéro-patriarcale qui se retrouve presque partout ailleurs.

 

Lors de l’assemblée de clôture, deux villes se sont pressenties pour que s’y déroulent les prochaines rencontres Shiftcore : Toulouse et… Bruxelles ! Si vous êtes transpédégouines et intéresséEs à participer, n’hésitez pas à contacter la team, et si vous voulez que ça se fasse à Bruxelles, faites-le savoir haut et fort !

 

Vous pouvez contacter la mystérieuse entité shiftcore sur contact at shiftcore point org .

Et en attendant, vous pouvez consulter les productions déjà en ligne sur la web TV du Shiftcore.

 

 

Au prochain épisode, direction Marseille où nous blablaterons sur l’Eurocrade, médirons sur l’Europride et cancanerons sur les UEEH.

 

BX-Hell Underground (1): 1976-1983 – Punk, radios libres et fun avant tout pour Dan Mac Roll

Voyages temporels chez les punks et les fanas de drum & bass, du côté du hardcore et du hip hop, avec à la clé des interviews/podcasts, des playlists et une chronique résumant le topo , ici

 

*Shiftcore c’est quoi ?*

C’est un événement sur une semaine qui met en place de façon autogéré un environnement de travail pour se former et produire seulE ou en équipe des sons et des vidéos. C’est un moment de partage d’outils, de savoirs techniques et d’entraide à la réalisation concrète des idées de production audiovisuelles.

Shiftcore c’est un moment qui nous renforce! C’est une semaine de partage, d’ateliers, de création, de rencontres, de retrouvailles tendres et sauvages, pour raconter nos histoires, subtiliser les définitions, s’emparer des discours. Pour tordre et décoloniser nos images et nos imaginaires en dehors de l’hétéromorne. Pour croiser et garnir nos pratiques et nos clefs usb. Et pour rentrer profondément dans des expérimentations transpédégouines et féministes of course!

La semaine Shiftcore se clôture avec une fête entre transpédégouines avec une séance de projections des réalisations de la semaine, des DJset et des installations vidéo pour mixer nos images en live.

*C’est quand et où?*
La première rencontre se déroulera du 17 au 24 Juin dans l’accueillante cuvette transgénique grenobloise.

*Shiftcore c’est pour qui?*
Bull dykes, butchs, drags queens et kings, traveloTEs, fems, queers, genderfuckers, intersexEs, divas, pédales multifonctions, embrayages, gouinasses et goudous choues, trans pailletéEs, transpalettes, lesbiennes hypocrites et maçonnes, homos à gogo, gogos à homos, high fems cyniques, baby butch torturées, genréEs à l’envers, pédés à moteur et à vapeur, chiennes à punkettes intergalactiques, camioneuses à barbe ou bien épilée, hommasses et femmelettes, garçons loupéEs, folles, bears, tapettes à mousse, tatanarchistes, pansexuelLEs, ftms, mtfs, xxx, monstres dégénéréEs, vulgarienNEs et autres transpédégouines !

On peut venir seulE avec des envies ou en groupe avec un projet et trouver de la ressource sur place.
Que tu sois geek ou bras-cassé de l’informatique, héroïne ou anti-star, les effet spéciaux c’est pour toi bébé !

On cherche des gens pour :
proposer des ateliers, organiser des évènements en soutien, des soirées pendant la rencontre, apporter et/ou prêter du matériel, faciliter les discussions, accueillir les participantEs, partager ses savoirs, ses outils et ses techniques, expérimenter, venir avec sa folie, ses idées néfastes et raducul, diffuser la décadence, bidouiller, filmer, gratter de la pellicule, cuisiner, écrire des histoires, ouvrir des machines (hardware hacking bébé), s’approprier des outils informatiques, faire des install party linux, se former sur des logiciels libres, créer des décors, développer de la pellicule (super8), tourner avec les équipes de récup, fabriquer des costumes cadavres exquis, descendre les poubelles avant de les tuer, monter une expo, des ateliers, des jeux, des courts-métrages, docus, clips, faire des boucles de VJing pour les mixer, des sons, de la post-porn, des slasher movies, romans-photos, dessins, animation, performances, …

Vous pouvez venir avec vos images, vos projets, vos idées et votre matos si vous en avez !
—> pour participer inscrivez vous !

 

Entretien radiophonique avec Hélène Hazera réalisé lors des UEEH en 2010. Hélène y raconte son histoire, son parcours de militante  depuis les années 1970 au sein du  FHAR, du groupe des Gazolines ou d’Act Up-Paris. Pour la première fois diffusé sur Radio Canut en 2010.

Maud Molyneux et Hélène Hazera en 1976. nb

 

45 minutes passionnantes et parfois très drôles à écouter ou télécharger sur http://www.sonsenluttes.net

 

Cortège du FHAR, 1er mai 1974

Biographie de Hélène Hazera
« Femme transgenre », amie de Marie-France, elle rejoint le FHAR et participe au groupe des Gazolines. Elle joue, dans des films d’Adolfo Arrieta (Les Intrigues de Sylvia Couski, 1974) et au théâtre (Mais qui est donc cette petite blonde, adapté par Jean-Louis George d’après la pièce d’Arthur Miller Après la chute). Photographiée par Nan Goldin4, elle a surtout travaillé avec des photographes comme Emil Cadoo (1926-2002).

Michel Cressole la fait venir dans l’équipe de Libération comme chroniqueuse de télévision en 1978. Elle devient spécialiste de la chanson francophone dans ce même quotidien pour lequel elle travaille jusqu’en 1999. Elle préface ainsi le recueil de chansons de Brigitte Fontaine, Genre humain. Elle prend en charge l’émission Chanson Boum sur France Culture, diffusée le dimanche de minuit à 1 heure. Elle est également passionnée de musique arabe6 et arabo-andalouse et de poésie.

En 1985, elle conçoit un documentaire, Jean Painlevé au fil de ses films, sur un auteur irrévérencieux de documentaires scientifiques. En 2003, elle propose un portrait de Nicole Louvier coréalisé avec Raymonde Couvreu8.

Hélène Hazera rejoint Act Up – Paris dans le milieu des années 1990 et est responsable de la commission trans’ (commission consacrée aux personnes transgenres et transsexuelles) à Act Up. Elle a écrit des reportages pour Têtu sur le sort des prostituées transsexuelles algériennes en France ou des gays irakiens réfugiés en Angleterre.

Se revendiquant « libertaire » elle a été adhérente à la CNT, dans une commission dénonçant le sort réservé aux pigistes dans la presse française. Elle écrit parfois dans Le Monde libertaire, notamment sur les questions LGBT, la prostitution, ou encore pour dénoncer la nostalgie de Mai 68 ou les attitudes sectaires que ce soit dans le mouvement libertaire ou la pensée situationniste.

source : wikipedia

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