A DIFFUSER LARGEMENT! (toute la France comprise)
Dans l’attente impatiente de vos participations
(et désolée d’avance pour les doublons)

Bonjour à toutEs,
 
Nous sommes un groupe de militantes féministes et nous en avons marre des gynécos et soignantEs ayant des pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. On a donc eu l’idée de créer une liste de soignantEs (gynécos, médecins généralistes, sages-femmes) ayant des pratiques respectueusEs de touTEs. Le questionnaire en pièce jointe vise à collecter des adresses de praticienNEs que tu souhaites conseiller.
 
Si tu as été amenéE à consulter pour des questions gynécologiques, on aimerait avoir ton retour d’expérience. Ce questionnaire est anonyme, il ne sera pas diffusé. Nous mettrons la liste constituée sur un site internet afin que cela profite à toutEs. Remplir le questionnaire prend 4-5 minutes seulement.
 
Attention :
–  Si tu as plusieurs noms de praticienNEs que tu aimerais recommander (super !), il faudra que tu remplisses un seul questionnaire pour CHAQUE soignantE.
– AucunE soignantE n’est idéale même si elle-il ne correspond pas exactement à tous les critères, envoies nous quand même le questionnaire.
– Une fois rempli renvoie ce questionnaire à l’adresse suivante : gynandco[at]riseup.net
 
 
 Pour toute question ou toute information envoyez-nous un mail à cette adresse: gynandco[at]riseup.net.
This questionnaire is also available in english.
Este cuestionario también está disponible en español.
 
Merci a toutEs,
Féministement,

Les Gyn&Co.

 

Bonjour chères amazones lyonnaises,

La commission santé F. (pour féministes) du centre LGBTQIF le J’en suis j’y reste de Lille et le Planning vous invite à participer à la 3eme rencontre transfronatalière sur la santé des lesbiennes, bies, FSF, cis et trans qui
se déroulera à Lille le 21 mars prochain.

Cette rencontre se déroulera toute la journée : matin interventions des partenaires européens, l’aprés-midi des ateliers, une restitution conviviale des ateliers puis un temps festif au JSJR. Le week end des ballades, des visites, des ateliers seront proposés.

Nous avons eu la chance de partager avec vous la 2eme édition l’année dernière, nous serions ravies de vous retrouver cette année. Nous préparons nos budgets et nous espérons pouvoir prendre en charge un déplacement d’une militante de votre groupe et son hébergement.

Nous finalisons le programme le 10 février, si vous êtes intéressées pour intervenir sur un sujet en particulier, faire un retour d’expériences… parlons-nous en !! Soit lors de l’apéro moustache à ARIS le 8 février ou avant…

Nous espérons pouvoir faire un cahier à colorier reliant toutes les créations d’octobre rose de 2013 dont les ateliers pochoirs qu’on a partagé avec vous, on vous tient au courant de ce projet

A tout bientôt
Sororalement
Isalem pour la commission santé F. du JSJR

 

DROIT A L’AVORTEMENT

MANIFESTATION DU MERCREDI 29 JANVIER A BRUXELLES CONTRE LE PROJET DE LOI ESPAGNOL ET LES RISQUES DE RECUL EN EUROPE

INFORMATIONS PRATIQUES

17H00 RDV DEVANT L’AMBASSADE D’ESPAGNE A BRUXELLES 19, rue de la science

17H30 REMISE D’UNE RESOLUTION A L’AMABASSADEUR D’Espagne
PRISES DE PAROLES A LA TRIBUNE

18H MARCHE AU FLAMBEAU VERS LE PARLEMENT EUROPEEN

plus d’infos suivront…

 

Salut,

les week-end de gestion collective de la santé reprennent, et on commence par 2 jours d’ateliers et de discussions autour des notions d’accueil et d’écoute communautaire. Les places sont limitées à 16 PARTICIPANT-E-S. VOUS POUVEZ VOUS INSCRIRE EN RÉPONDANT À CE MAIL, SI JAMAIS VOUS ANNULEZ C’EST COOL DE PRÉVENIR!

A bientôt,

L’équipe de SAS.
sante_active_solidaire@mailoo.org

S’ACCUEILLIR ET S’ÉCOUTER ENTRE MINORISÉ-E-S SEXUEL-LE-S (ATELIERS EN NON-MIXITÉ TRANS, PÉDÉ, GOUINE ET MEUF).

OBJECTIF GÉNÉRAL:

Donner des pistes pour favoriser et clarifier le cadre collectif/communautaire d’un accueil.

Construire son modèle personnel et/ou collectif de l’accueil pour
répondre au mieux aux besoins des accuilli-e-s

Contenu :

*
SAVOIR-THÉORIQUE (exposés, documents) : connaître ou réactualiser ses connaissances des différentes approches de l’écoute (co-écoute, écoute active, compréhensive, empathie, sympathie, apathie…) les outils (grille d’auto-observation à partir de classification des attitudes verbales et non-verbales, reformulation )
*

SAVOIR-ÊTRE (réflexion, discussion) :

a)quel-le accueillant-e je veux être, quels sont mes objectifs pour l’accueil, mes limites

b)quelles sont les attentes de mon groupe, mes pairs pour cet accueil?

b)réfléchir aux différentes attitudes verbales et non-verbales dans une relation accueillant-e/accueilli-e
*

SAVOIR-FAIRE (jeux de rôle): découvrir et expérimenter quelques manières différentes d’écouter, quelques techniques d’écoute et de communication, se réapproprier les connaissances

SAMEDI 1ER FÉVRIER DE 13H À 18H

13H ACCUEIL DES PARTICIPANT-E-S ET PRÉSENTATION DES JOURNÉES.

THÉMATIQUES DES ATELIERS :

1/DISCUSSION EN PETITS GROUPES SUR LA NOTION D’ACCUEIL : _Pour quoi
l’accueil? Quelles raisons et objectifs individuels et collectifs?
Quelles limites?_

2/ LA REINE DU SILENCE ! ACCUEIL/ECOUTE DANS LE SILENCE VERBAL.

_Jeux + discussion._

3/ ECOUTE ACTIVE ET REFORMULATION, DES OUTILS POUR SAVOIR SI ON A
COMPRIS QU’EST CE QUE L’AUTRE ILLE NOUS DIT !

_Jeux + discussion_

4 / COMMENT L’ECOUTE A-T-ELLE ÉTÉ CONCEPTUALISÉ ? PRÉSENTATION DES
THÉORIES CONSTRUITES AUTOUR DE LA NOTION D’ECOUTE.

_Exposé théorique sur les 3 grandes formes d’écoute + discussion_

17H30 BILAN DE LA JOURNÉE

DIMANCHE 2 FÉVRIER DE 13H À 18H

13H : ACCUEIL DES PARTICIPANT-E-S :

THÉMATIQUES DES ATELIERS :

1/QUELLES SONT NOS ATTENTES EN TANT QUE PERSONNE ACCUEILLIE/ÉCOUTÉE ?

_Jeux en petits groupes + discussion_

2/COMMENT POSER DES QUESTIONS ? DANS QUELS BUTS ?

_Jeux en petits groupes + discussion_

3/QUELLES SONT NOS ATTITUDES D’ÉCOUTE DOMINANTES ? LES LIMITES ET LES INTÉRÊTS DE CHACUNE.

_Jeux + exposé d’outils théoriques_

17H15 BILAN DU WEEK-END

 

Envahi par la bougeotte depuis fin mai, début juin, je me suis baladé au coeur d’espaces queer en dehors de Belgique, à savoir Amsterdam, Grenoble, Marseille…

Episodes précédents:

Amsterdam – Queeristan

Grenoble – Shiftcore

Pour continuer dans la série des « premières fois », mais aussi parce qu’un ami pouvait en partie m’héberger et que j’avais entendu parler de l’Eurocrade, je suis parti à Marseille début juillet, pour une durée indéterminée. Finalement, je suis resté jusque fin juillet, ce qui correspondait avec la fin des Universités d’Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités. Un mois de juillet très transpédégouine en somme, pour moi. 

Eurocrade – Europride

 

 

L’Eurocrade, j’en avais entendu parler au Shiftcore (voir ma note précédente), et ça avait notamment pour objectif de pointer les aspirations très mercantiles de l’Europride, penchants dont on pouvait facilement se rendre compte en consultant le programme et les tarifs des festivités prévues. Même constat en se rendant sur l’espace réservé à l’Europride sur la plage du Prado, où il n’était pas possible d’amener sa bouteille d’eau plate par 35°, ah ben non, il fallait la payer aux bars prévus à cet effet. Et en plus, c’était dit avec un sourire de faussaire qui n’avait rien à envier à celui de n’importe quelLE vendeurEUSE d’agence de voyage quelconque. Pour plus de détails sur les objectifs plus globaux de l’Eurocrade, il y a des textes très clairs sur le blog créé pour l’occasion.

 

Un rendez-vous avait donc été donné, dans un squat nouvellement ouvert, aux personnes désireuses de participer à d’éventuelles actions. Parmi celles-ci, il y a eu une intervention sauvage lors d’une intervention à la Friche  (lieu où se tenaient d’autres stands et activités de l’Europride) sur le thème « “Lesbiennes, gays : mêmes combats”  par une certaine Christine Le Doaré que je ne connais pas mais qui n’a pas l’air d’être une personne très recommandable, vu ses penchants, de ce que j’en ai lu et entendu, transphobes, sérophobes, putophobes, racistes… Cela dit, si j’en crois les échanges écrits qui ont suivi l’intervention, entre cette personne et d’autres gens qui ont participé à l’action, je me dis que l’Eurocrade a pointé là où ça fait mal, et que c’était bien vu. Pour plus d’infos, voir le site de l’Eurocrade.

 

Une autre action a été de taquiner le salon du mariage gay qui se tenait également à la Friche, pour une fois de plus dénoncer son côté commercial (on pouvait facilement se retrouver avec dix flyers en cinq minutes qui faisaient la publicité de produits « LGBT friendly » pour votre futur mariage, dont la plupart n’étaient franchement pas d’un goût très aguichant, selon moi, mais bon, les goûts et les couleurs, hein, passons), et bien sûr tout ce que représente l’institution du mariage en général, que si y’avait du mariage pour personne, on s’en porterait pas plus mal non plus. Cela dit, vu le peu d’affluence de monde durant toute la semaine de l’Europride, les marchands étaient tout de même contents de la visite des perturbatrices, parait-il. C’est dire.

 

Le jeudi, au sein du lieu central de l’Eurocrade, un cabaret transpédégouine DIY, très éclectique et sous une drache de paillettes – il y en a parfois que je retrouve encore entre deux orteils – s’est tenu et a brassé pas mal de monde fort sympathique.

 

Un chouette moment a aussi été le sitting transpédégouine, arméEs de brochures à l’entrée de la Friche le vendredi, veille de la fin de l’Europride. De façon assez surprenante, et malgré un vif agacement aussi manifeste que déplacé de la part des organisateurs de l’Europride, cela a eu un certain succès. On s’en est mis à regretter de ne pas avoir fait ça toute la semaine… Puis il y a eu les concerts organisés sur une plage un peu reculée du foyer des activités, avec toujours Crête et Pâquerette, Infidel Castra et aussi Déborah Dégouts. Moi qui n’ai pas l’habitude de concerts sauvages qui se passent forcément bien, tout s’est passé sans aucun problème ce soir-là du point de vue du voisinage et de la police, qui ne se sont pas manifestés de manière hostile. Mais il paraît que c’est une sorte de tradition officieuse à Marseille, et tant mieux !

 

Et puis voilà, le lendemain c’était le grand carnaval des LGBT venus en nombre (ha ha ha) de toute l’Europe pour fêter le mariage pour tous. Bon c’était mini mini comme cortège, une pride modeste, de la musique au volume sonore beaucoup trop élevé, un char SNCF insupportable qui n’arrêtait pas de diffuser des slogans avec la voix de la madame des gares SNCF en plein milieu des morceaux – qui n’étaient déjà pas fameux, mais ça ne les améliorait pas – , un autre char de je ne sais plus quelle institution française qui arborait une photo qui aurait pu être pancartée lors d’une manif pour tous (un papa, une maman, une petite fille, un petit garçon, et y’avait peut être même le chien avec), … Cela dit, un ami et moi y avons croisé d’autres amis avec qui nous avons passé un bon bout de l’après-midi.

 

Du même coup, je les ai suivis à la plage de l’Europride bondée, moi j’avoue que ça m’a fatigué, j’aurais bien été dans les calanques loin de tout ça à la place, par exemple. Mais bon, en fin de soirée, après avoir été manger un bout en ville, nous sommes revenus non-loin de là, il n’y avait quasi plus personne, on s’est posés sur une plage à côté où il y avait quelques déchets humains, et un couple hétéro un peu défoncé mais très alerte avec qui il a fallu faire de l’éducation permanente sur l’homosexualité. Et c’est comme ça que, pour moi, s’est achevée l’Eurocrade/pride. J’ai loupé, du même coup, le carnaval des Freaks, mais il paraît que ça n’a pas fait long feu, la police ayant été plus présente et zélée que la veille, dommage…

 

Globalement, je ne suis pas mécontent d’avoir participé à certaines de ces choses, au gré de mes envies et énergies. Je me suis finalement retrouvé un peu en mode observateur, lors de ces Eurocrade/pride. J’avais, je crois, un grand besoin de « tourisme », vu le contexte estival, le soleil, la mer, et l’envie de me perdre dans cette ville foisonnante que je ne connaissais pas.

 

Toujours est-il que, durant cette Eurocrade, et même cette Europride, des personnes m’ont convaincues de poursuivre mon séjour à Marseille, et plus précisément à Luminy, à deux pas des fameuses calanques, pour les Universités d’Été Euroméditerranéennes des Homosexualités (UEEH), dont j’entendais parler depuis des années et auxquelles je n’avais encore jamais saisi l’occasion de participer. Cette institution de la militance LGBTQI existe depuis 1979 et se tient plus ou moins régulièrement, depuis leur retour en 1999 après une longue interruption pour cause de manque de forces vives dû, notamment, à la pandémie du SIDA. Cette année était particulière puisqu’elle faisait suite aux assises des UEEH qui eurent lieu à la même période l’année précédente, et qui avaient pour objectif de faire le point sur ce qu’étaient devenues les UEEH et comment les participant-e-s souhaitaient les faire perdurer. 

 

UEEH

J’arrivai donc sur le campus de l’Université de Luminy dimanche, en fin d’après-midi. Pour une fois, je suis arrivé non pas au début de l’AG d’ouverture, mais à la fin. Je dois avouer (shame on me) que ça me convenait parfaitement. J’ai débarqué lors de la partie qui, d’ailleurs, m’intéressait : la visite guidée des lieux. Ensuite, c’était le début des inscriptions, l’installation dans mes quartiers (enfin, une minuscule chambrette d’étudiant dont la chaleur faisait plutôt penser à un hammam, j’ai mis du temps à m’adapter mais j’ai tout de même eu mal au coeur au moment de la quitter le dernier jour), une bouffe à laquelle je me suis incrusté, n’ayant pas encore pu m’inscrire aux cuisines solidaires, de la papote avec quelques sympathiques personnes, et puis une fête DIY, avec un bar à prix libre et une sono ambulante, qui devaient rythmer toutes nos soirées jusqu’à la fin des UEEH.

 

Le lendemain après-midi, j’ai testé un atelier de discussion dont j’ai oublié la dénomination exacte mais qui traitait de l’homophobie, en lien avec la polémique du mariage pour tous, et en regard d’autres pays. C’était intéressant dans le sens où on a eu droit à des témoignages de polonais-e-s, dont on sait que la Pologne a encore certaines accointances morales avec la Russie, où il ne fait pas bon être homosexuel-lle-s en ce moment. Après, et c’est malheureusement une remarque que j’ai cru observer à l’issue d’à peu près tous les ateliers auxquels j’ai participé, je ne suis pas certain que cette discussion change le cours des choses, elle m’a semblé sans lendemain. Elle a sans doute contribué à nous rendre individuellement plus attentiVEs à la question de l’homophobie de part le monde, et notamment dans des contrées qui ne sont pas tellement éloignées des nôtres, mais ensuite à quoi bon ? A noter pour des prochaines UEEH: quand c’est pertinent, faire des comptes-rendus des ateliers, ou au moins en laisser des traces!

 

Durant cette semaine d’UEEH, j’ai aussi participé à un atelier en non-mixité masculine sur les différents vécus et construits de nos masculinités durant l’enfance. Cela a plutôt consisté en des tours de parole sur la manière dont chacun d’entre nous a vécu sa (non-)masculinité, sa féminité, bref, son/ses genre(s) par rapport à la norme masculine usuellement cis-genrée. Pour certains fort en émotions, il était pour moi un peu frustrant, dans le sens où il était moins constructif que reflétant, pour certains participants, le besoin de vider leur sac. Pourquoi pas, on peut remarquer à travers ces posts que je suis loin d’être contre les récits de vie, mais je ne m’attendais pas à ça. Je me permet aussi de relayer une réflexion d’un ami, qui regrettait qu’au cours de cet atelier on nie notre appartenance à un genre plutôt masculin et qu’on évite d’en parler en ces termes, au profit d’une association systématique à un genre à tendance plus féminine. Si j’ai bien compris, il voulait travailler sur base de sa masculinité de « pédé qui aime les mecs », plutôt que sur celle plus transgenrée de mec qui a des allures effeminées, ou qui se « grille » par des attitudes plus associées à un genre tendant vers le féminin que le masculin. J’ai trouvé la réflexion intéressante dans le sens où cet ami, j’espère qu’il m’excusera de m’exprimer ainsi si il se reconnaît, n’est franchement pas un exemple de parfaite virilité.

 

Un autre atelier de discussion était une rencontre avec Bruno Spire, président de AIDES, l’association « concurrente » d’Act-Up en France en matière de sensibilisation à la problématique du VIH-SIDA, sur le thème d’un médicament que l’on pourrait prendre avant un rapport sexuel non-protégé pour limiter « à 90 % » le risque d’attraper le VIH. Franchement j’ai vu mieux. M. Spire n’était pas méchant mais sa manière de s’exprimer comme un représentant de commerce et d’évacuer toute critique de ce médicament d’un revers de la main sous prétexte que « vous les jeunes, vous n’avez pas vécu l’hécatombe des années 80 » était assez lourde et n’invitait pas à la discussion. J’ai eu l’impression qu’il n’avait pas tout à fait compris que nous étions à un atelier où nous aurions aimé réellement débattre et construire une réflexion sur la question du VIH-SIDA et des moyens de s’en protéger, et pas à un cours unilatéral sur comment il faut faire à notre époque, mes chers petits. Ou alors c’est moi qui n’ai rien compris, c’est possible aussi.

 

Enfin, pour continuer dans les ateliers de discussion que j’ai vécu pendant cette semaine, il y a eu « Où sont passées les pédales radicales ». C’était en plein air, sur le campus, bon, un peu cahin-caha comme atelier. Il faut dire qu’il s’enchaînait avec un précédent (celui sur les masculinités sans doute ? Ou celui avec M. Spire ? Je ne sais plus très bien) et qu’il faisait torride. On a eu du mal à dégager une définition commune de ce que nous entendions par « pédale radicale » et c’était la principale difficulté mais aussi l’intérêt de l’atelier au niveau de la confrontation entre les différentes notions, souvent très personnelles de ce que les participants entendaient par «radical ». Certains se revendiquaient (ou en avaient envie) capitalistes tout en se revendiquant pédales radicales. Evidemment, cela a créé un malaise et provoqué, gentiment, un clash. Dès lors, j’ai trouvé que cet atelier représentait bien le côté polymorphe des UEEH. Il y a un souhait de s’organiser en autogestion, sans chefFE et avec un minimum de frais financiers, histoire de rendre ces rencontres abordables au plus grand nombre. Et bien qu’un bon nombre de transpédégouines à tendance anar y participent, il y a aussi pas mal de gens qui vont moins loin dans leur politisation, qui restent beaucoup plus dans l’institutionnel et qui ne cherchent pas spécialement à élargir leurs champs de lutte au-delà du champ LGBT. Pourquoi pas, ça permet des échanges, même si ils ne sont pas forcément cordiaux, ou à la limite de ne plus l’être. Ça permet aussi de mieux se positionner dans nos « vies politiques », en quelque sorte. Je ne sais pas encore si cela aura une suite, j’ai inscrit mon nom sur un papier destiné à créer une mailing list, cela donnera sans doute quelque chose un jour.

 

Au niveau des ateliers plus performatifs, je ne peux pas ne pas évoquer l’atelier dégustation de bières spéciales que nous avons préparé entre pochetronnes et que nous avons entamé un soir pour finir mortes bourrées alors qu’en fait on n’a jamais bu que quelques gorgées de chaque bière. Mais il y en avait 20. Bon j’exagère, on était pas mortes bourrées, juste pompettes bien comme il faut.

 

Je regrette de ne pas avoir pu participer à l’atelier de reggaeton féministe pour cause d’addiction à internet, il faut que je me soigne. Mais de loin, ça avait l’air très fun.

 

Pour le reste, il y avait une boum tous les soirs, régulièrement des expéditions dans les calanques, de la glande sur le campus, des marcassins insouciants, une cantine universitaire dégueulasse bien comme il faut, encore un concert de Taulard à Marseille, des vieilles copines, des chouettes gens, pas mal de bon temps à vrai dire. Pas assez de rapports charnels sans doute, en ce qui me concerne, pourtant ça aurait pu. Bah, une prochaine fois.

 

Mon séjour à Marseille s’est terminé de manière un peu abrupte. Nous avons clôturé notre séjour aux UEEH pour aller voir, en bande, un concert des copains belges des Slugs à la Katiba, auquel je n’ai pas pu assister entièrement pour cause d’hôte qui voulut partir prématurément, pour ensuite faire une grosse nouba au squat où nous avions prévu de passer la nuit, et le lendemain ça sentait vraiment la fin. Quelques copines des UEEH avaient quitté Marseille la veille ou le matin, une autre était sur le point de partir, je me sentais tout paumé, j’avais la tête en bouillie. J’ai pris un TGV, et je vous emmerde, et je suis rentré à ma maison. 

 

Envahi par la bougeotte depuis fin mai, début juin, je me suis baladé au coeur d’espaces queer en dehors de Belgique, à savoir Amsterdam, Grenoble, Marseille…

 

Queeristan

 

En premier lieu, il y avait le Queeristan à Amsterdam, du 30 mai au 2 juin. En ce qui me concerne, je crois que c’était à peu près la première fois que j’allais à un rassemblement queer réellement international, pas seulement franco-belge. Certes, la localisation de ce festival a induit une forte présence du nord de l’Europe (quelques villes des Pays Bas, de l’Allemagne, de pays scandinaves…), mais aussi du Royaume-Uni, d’Italie, de Turquie et j’en oublie probablement.

 

L’essentiel des activités se déroulaient au Valreep, un squat récemment ouvert non loin du port et, d’ailleurs, toujours en activité si on en croit leur site web . Une fête d’ouverture et une expo se déroulaient aussi au Slang, un bâtiment squatté en 1983 et légalisé par la suite, et d’autres activités festives se déroulaient au Vrankrijk, une sorte d’institution de la subculture alternative amstellodamoise, par ailleurs situé juste en face du Slang.

 

En ce qui me concerne, je suis arrivé le soir du deuxième jour. J’ai donc raté la fête d’ouverture et les workshops du vendredi qui n’étaient pourtant pas dénués d’intérêt. Peu importe, j’ai retrouvé mon sympathique hôte, qui m’a trouvé un vélo (charming!), et une autre fête était prévue au Valreep, ce qui tombait assez bien. En attendant que les festivités démarrent à l’intérieur, un feu fut lancé sur le terrain devant l’entrée pour réchauffer les convives parce qu’il fallait bien reconnaître que la chaleur ne s’est pas sentie obligée de venir.

 

Et enfin, la musique s’est faite entendre. Ca commence à faire loin, mais je me souviens d’un concert solo « féminin » plutôt hip hop dont la démarche m’a irrésistiblement fait penser à une subtile alchimie entre les françaises de Grâce et Volupté Van Van et les américaines de Team Gina. Comme quoi, les cultures queer se rejoignent irrémédiablement. Par contre, j’ai complètement oublié le nom de l’artiste, c’est ballot. Mais je suppose qu’en contactant les gens du Queeristan il doit y avoir moyen de retomber dessus.

 

Puis il y a eu un autre solo, Ste McCabe, plutôt electro-punk-impertinent, qui faisait beaucoup de bien aux oreilles ! Pour le reste, de la papote, de la danse, j’ai un peu fait connaissance avec les adorables queer Londoniens qui devaient passez chez moi sur leur chemin entre Londres et Amsterdam mais qui ont finalement été ailleurs. Ensuite, back to the squat où j’étais hébergé, dans un léger état d’ébriété.

 

Samedi, c’était une journée plus studieuse. J’ai participé à une discussion sur l’activisme queer au sein d’un syndicat de travailleurs. C’était assez cocasse puisque je suis au chômage, je n’avais pas grand chose à dire, bien que j’aie trouvé intéressant un témoignage d’une trans turque sur l’homophobie et la transphobie en Turquie. Il y a eu aussi un débat non moins intéressant sur l’intérêt (ou pas) de différencier les luttes LGBT des luttes queer. La discussion était interpellante en ce sens qu’elle pointait des frustrations d’une certaine frange de syndiqués qui ne se sentaient pas écoutés.

 

Ensuite, j’ai été à la présentation du projet « House Of Brag » des londoniens. C’était chouette, mais je m’attendais à une discussion plus orientée « échange de pratiques » entre les personnes qui étaient présentes, plutôt qu’une tournure plus autocentrée sur le projet en lui-même comme c’était finalement le cas. Cela dit, un petit moment interactif fut préservé puisqu’une partie du workshop s’est fait en 5 ou 6 sous-groupes.

 

Le soir, après un excellent repas et de chouettes discussions avec mon hôte et une amie à lui, nous avons un peu flâné avant de décider d’aller au cabaret qui se déroulait au Vrankrijk. Grand bien nous en a fait, c’était magnifique. Il y avait un monde fou (normal pour un samedi soir, vous me direz), mais l’espace était géré de façon magistrale. Le Vrankrijk est divisé en deux salles. Lorsqu’il y avait un numéro de cabaret, c’était la fête dans la salle d’à côté et vice versa. Il y en avait globalement pour tous les goûts, du burlesque, des choses plus personnelles et intimes, du concert (j’ai bien aimé l’electro-new wave de Nuclear Family), de la politique… Et puis un public bariolé et éclectique comme j’affectionne.

 

Le lendemain, je suis rentré à Bruxelles en début d’après-midi pour ne pas faire faux bond à mon ticket de train retour. Je n’ai donc pas pu participer à l’action contre les frontières ni à la Sexe Party queer. Mais un participant que j’ai revu par la suite m’en a relaté beaucoup de bien. Selon lui, l’action était bon enfant et la party très caline.

 

D’une manière générale, en regard de mes expériences queer et activistes bruxelloises, j’ai savouré une ambiance détendue, sans une certaine paranoïa, voir une condescendance que je peux parfois ressentir à Bruxelles. Il faut aussi souligner la convergence des luttes qui était exprimée à travers la plupart des activités. A savoir les liens faits entre les questions queer et le milieu du travail, des questions de santé, des frontières, du spécisme, du logement, de l’anticapitalisme…

 

Au final, mon seul regret est d’y avoir été seul et de ne pas avoir pu partager ces chouettes moments avec des gens plus proches affectivement.

 

Bref, pour une première expérience en zone queer internationale en ce qui me concerne, je suis assez satisfait, et je recommande le Queeristan.

 

 

Une clinique MST ouvre ses portes à Liège

Prendre soin de soi passe notamment par la santé sexuelle. Mais les généralistes ne sont pas toujours à la page en matière de MST ni à l’aise avec la sexualité de leur patient. A Liège, une clinique sur les maladies sexuellement transmissibles a ouvert des consultations.

Lésion, douleur, démangeaison, écoulement,… la liste des symptômes des MST est longues et n’a rien de sexy. Pourtant, les MST sont une réalité, et il vaut mieux être vigilant. Certaines sont même asymptomatiques et ne peuvent être détectées que par dépistage.

Pour aider les patients à prendre soin de leur santé sexuelle, le CHU de Liège a décidé d’ouvrir une clinique MST. Il s’agit d’offrir une expertise particulière dans un cadre ouvert et non jugeant, pour discuter de prévention, de santé dans la sexualité. Cela pallie à un manque parfois criant en médecine générale, souligne le docteur Philippe Caprasse du service d’infectiologie du CHU.

Quid du VIH ? Le projet complète la problématique des MST parfois un peu obscurcie par le VIH. Les consultations VIH sont toujours une occasion de faire des tests MST et inversement, les consultations MST seront une occasion de proposer un test VIH systématique, précise le docteur Caprasse.

Les consultations sont d’ores et déjà ouvertes auprès du secrétariat du service d’infectiologie (04 366 72 35).

 

 

Vincent Bonhomme sur : arc-en-ciel wallonie

 

Les animations scolaires du GrIS Wallonie

sur : arcenciel-wallonie.be

Jeudi, 10 Janvier 2013 12:22
Représenter la diversité des orientations sexuelles dans les écoles, voilà un nouvel objectif dont s’est emparé Arc-en-Ciel Wallonie. C’est à travers la création du GrIS Wallonie (Groupe d’Intervention Scolaire) que votre fédération réalise dès à présent ce projet.

 

On vous le dit depuis juillet 2012, Arc-en-Ciel Wallonie se prépare à l’EVRAS (Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle)! Pour appréhender au mieux cette amélioration du décret mission de l’enseignement, nous avons décidé de mettre au point un projet d’animation scolaire, le GrIS Wallonie. Depuis lors, pas mal de chemin fut parcouru… De l’élaboration d’une méthode de sensibilisation à la formation d’une équipe de bénévoles, le GrIS Wallonie prend des couleurs et se prépare à ses premières animations. Mais avant cela, petit retour sur ce beau projet…

 

Le GrIS Wallonie est un groupe d’intervenant-e-s bénévoles gays, lesbiennes et bisexuel-le-s, qui réalisent des animations dans les écoles secondaires. L’objectif est d’y démystifier l’homosexualité et la bisexualité et lutter contre l’homophobie au sens large.

 

Pour y parvenir, le GrIS Wallonie s’est doté d’une méthode d’animation inspirée de ce qui se fait au Québec. En effet, depuis plus de 15 ans déjà, l’organisation GRIS (Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale) a mis en place des démystifications pour lutter contre l’homophobie et la biphobie dans les écoles. L’animation consiste en la visite de deux intervenant-e-s qui, en témoignant de leur expérience en tant que gay, lesbienne ou bisexuel-le, tentent de répondre aux questions que se posent encore les jeunes.

 

C’est donc sur cette base que le GrIS Wallonie s’est construit, en l’adaptant au contexte belge francophone. Entourée de personnes issues de l’associatif LGBT et de professionnels de la jeunesse pour mettre le projet en place, Arc-en-Ciel Wallonie s’est fixé plusieurs objectifs :

 

–          Répondre aux demandes de sensibilisation des enseignants, éducateurs, directions (et parfois d’étudiants) d’une manière structurée : beaucoup de demande arrivent lorsqu’un problème d’homophobie s’est présenté en cours, en récréation… Des établissements font alors appel à des intervenant-e-s extérieurs pour aborder la thématique de l’homo- et bisexualité. D’autres demandes sont motivées par un projet pédagogique de l’établissement ou pour une journée citoyenne, par exemple. Le GrIS Wallonie propose une sensibilisation élaborée et éprouvée.

 

–          Sensibiliser à la diversité des orientations sexuelles : en confrontant les étudiant-e-s à des personnes homo- ou bisexuelles, il s’agit de faire prendre conscience de la réalité des multiples schémas d’affection et d’attirance qui existent par-delà le modèle le plus fréquemment représenté, voire le plus exclusivement véhiculé.

 

–          Lutter contre l’homophobie à l’école lorsqu’elle est présente : pd, tapette, gouine sont des insultes encore trop courantes dans les cours de récréation et souvent banalisées. Cette homophobie peut se décliner de différentes façons, de la joute verbale à la violence physique. Connaître une ou des personnes homo- ou bisexuel-le-s diminuerait cette homophobie latente, souvent nourrie par les stéréotypes et une méconnaissance du sujet.

 

–          Enfin, modifier la perception stéréotypée des minorités sexuelles : la lesbienne camionneuse, le gay efféminé, le-la bi indécis-e… sont des images stéréotypées particulièrement dévalorisantes. Rencontrer des référents réels d’homo- et bisexuel-le-s permet aux jeunes d’avoir une représentation positive et non stéréotypée de ce que sont véritablement les orientations sexuelles minoritaires. Les animations du GrIS Wallonie fourniront aussi à un-e jeune qui s’identifie comme gay, lesbienne ou bisexuel-le un repère supplémentaire pour construire son identité, autre que ce qu’il-elle peut retrouver dans les médias.

 

Pour lancer les animations du GrIS Wallonie, il ne manquait plus que des intervenant-e-s. Ainsi, des bénévoles ont été recrutés via le réseau d’associations LGBT. Une formation a été mise en place, répartie en trois après-midis, afin de les préparer au mieux à l’animation. Le GrIS Wallonie dispose maintenant d’une équipe motivée d’intervenant-e-s bénévoles.

 

Le lancement est prévu en 2013, pour une phase test sur Liège. Les premières animations se dérouleront dans le cadre de la Quinzaine contre l’homophobie, organisée par le Centre d’Action Laïc de Liège, début février. Par la suite, des animations seront organisées directement dans les écoles, après une campagne promotionnelle.

 

Si vous êtes intéressé-e-s par le GrIS Wallonie, pour devenir intervenant-e-s bénévoles ou accueillir une (ou plusieurs) animation(s) dans votre école, vous pouvez prendre contact par mail : gris@arcenciel-wallonie.be ou par téléphone : 04 222 17 33.

 

Thibaut Delsemme

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