Bruce LaBruce (2006)

Bruce LaBruce (né Justin Stewart à Southampton (Ontario), le 3 janvier 1964) est un écrivain, photographe et réalisateur canadien qui réside à Toronto.

Biographie

Il commence sa carrière artistique dans des fanzines punk homosexuels, parmi lesquels J.D.s, avec la dessinatrice et réalisatrice G.B. Jones. Il se met aussi à réaliser des courts-métrages en super 8, imposant une vision pornographique et provocante de l’homosexualité, contre les représentations consensuelles.

Il réalise son premier long-métrage en 1991, No Skin Off My Ass, par G.B. Jones, dans lequel il incarne un coiffeur efféminé amoureux d’un jeune skinhead. Il se met en scène dans son film suivant, Super 8 1/2, comme cinéaste empli de rêves de gloire malgré sa carrière pornographique.

On retrouve cette autoglorification ironique, mâtinée de mythomanie, dans Hustler White (1996). Ce film, réalisé avec le photographe Rick Castro, le montre sous les traits de Jürgen Anger (hommage à Kenneth Anger), un cinéaste qui tombe amoureux d’un prostitué de Los Angeles joué par Tony Ward. Le film doit sortir en salles en France, mais il est d’abord censuré avant que le ministre de la Culture d’alors, Jack Lang, le « désixe ». Le film contient en effet de nombreuses scènes de sexualités hors-norme (entre autres du BDSM joué par Ron Athey). Hustler White reçoit d’ailleurs le grand prix du Festival international de films trash.

LaBruce tourne ensuite un film à Londres pour Cazzo, une société de production de films pornographiques berlinoise. On retrouve dans Skin Flick les Gay skins de ses débuts. C’est ensuite avec un humour iconoclaste que The Raspberry Reich met en scène des terroristes sexuels qui se révoltent contre l’hétérocentrisme.

Bruce LaBruce a aussi travaillé comme photographe pour des magazines pornographiques, et comme chroniqueur et critique de musique pour les magazines Toronto’s Eye Magazine et Exclaim. Il a écrit deux livres sur son activité de pornographe.

Son dernier film « L.A. Zombie » essayant de surfer sur le succès de son précèdent film « Otto; or up with died people », en reprenant le thème du zombies dans un film pornographique, n’eut pas le même engouement public ni critique (au USA), et ne totalise qu’une médiocre moyenne de 4,7/10 pour 130 votes sur IMDB. La qualité n’est pas la même, que ce soit du point de vue technique, et scénaristique, les jeux d’acteurs ne sont guère mieux. Le casting est essentiellement composé d’acteurs de films pornographique de tout milieux1.

Filmographie sélective

Bibliographie

  • The Reluctant Pornographer (1997)
  • Ride Queer, Ride (1997)

Notes et références

Liens externes

   
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