Hystérie, dépression: la santé mentale a-t-elle un genre?

Oui, les femmes sont deux fois plus souvent concernées que les hommes par la dépression. Mais pour des raisons plus complexes qu’une histoire d’hormones.

par Sophie Gourion sur : slate

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Les femmes sont deux fois plus souvent concernées que les hommes par la dépression et représentent 60% des consommateurs de benzodiazépines, comme le Valium.

A la longue liste des troubles psychiatriques existants dans le DSM-5, la bible des psychiatres, s’ajoute aujourd’hui le trouble dysphorique prémenstruel, répertorié dans la dernière version du livre.

Cette forme extrême de syndrome prémenstruel, qui ne toucherait en réalité que 2 à 5% des femmes, y figure désormais au même titre que le trouble bipolaire ou la dépression profonde.

Pour autant, faut-il en déduire que les femmes sont plus dérangées que les hommes? La dépression n’est-elle qu’une «affaire de bonne femme» et d’hormones, comme le laisserait penser depuis toujours l’industrie du médicament? Quelle est la part des stéréotypes genrés dans le diagnostic et le développement des troubles psychiatriques?

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