Avant même la naissance, les êtres humains se voient attribués un
genre qui les place dans des rapports de domination immédiats, différents selon
qu’ils sont classés « homme » ou « femme ». Éduqués dans
cet état soi-disant naturel des choses, nos comportements sont conditionnés,
intériorisés au point qu’il est difficile de se libérer de cette construction
binaire.

Cette violence qui nous est imposée se reproduit à l’infini, multipliant
les brutalités quotidiennes, dans nos corps, nos esprits, nos perceptions de
nous-mêmes et des personnes qui nous entourent. Jusque dans nos rapports
intimes, jusque dans notre lit.

Depuis quelques temps, nous avons commencé un cycle de discussion
autour des questions des genres et du patriarcat. Des « hommes » et
des « femmes » qui veulent aller au-delà des cadres qu’on leur
impose. Des personnes qui ne veulent plus être ni « femme » ni « homme »,
mais des individu.es libres et uniques, hors de toute contrainte, hors de la
norme qui vient sans cesse se dresser entre nous et nos désirs.

Partager des vécus, communs ou singuliers, permet de porter ces
questions au niveau collectif. Et de sortir de la sphère privée, au nom de
laquelle trop souvent se banalisent les violences du quotidien. Au-delà de
problèmes individuels, les rapports de genre servent une organisation sociale
autoritaire, dans laquelle nous ne pouvons pas nous rencontrer sans fracturer
ces schémas qui nous enferment. Il s’agit de reconquérir notre capacité à nous
déterminer nous-mêmes, de nous réapproprier nos corps et nos désirs. De
découvrir ce que peut être l‘amour hors du spectacle artificiel de l’apparence
et de la performance, de l’hétéro-normalité, du dogme de la fidélité et de la
possession. Pour devenir plus fort.es à chaque bout de terrain que l’on a
reconquis.

« Une société qui abolit toute
aventure fait de l’abolition de cette société la seule aventure
possible… »

Les discussions peuvent avoir lieu en grands ou en petits groupes, mixtes ou non,
selon le nombre de personnes présentes et les volontés/besoins de chacun.e. On
en discute toujours au début !

Au 47 (chaussée de Wavre, 1050 Bxl):


Mercredi 07.03 à 18h : échange autour du plaisir et des sexualités,
partage de films, textes et matériel sonore pour briser les tabous et se
réapproprier nos imaginaires…


Jeudi 08.03 à 13h 30 : séance de théâtre-forum, pour se préparer
physiquement et verbalement à réagir en cas d’agression liée au genre, et se
créer un outil de réflexion collectif à utiliser dans les espaces publics


Samedi 17.03 à 16h : discussion sur les notions de femme et
d’homme, et ce que chacun.e met derrière,
suivie d’une projection du film : « The moon inside you » sur
les menstruations et les tabous associés


Samedi 07.04 à 16h : discussion sur la question des MST, leurs
conséquences sur les relations intimes et les différences d’attention selon le
genre

   
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