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Jan 312014
 
Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Le blog de zones subversives : « Face au désert existentiel de la modernité marchande, la révolution sexuelle demeure un projet politique qui peut ébranler les bases de l’ordre social. Dans les années 1968, Wilhelm Reich incarne la figure sulfureuse du théoricien de la révolution sexuelle. Sa pensée est redécouverte par les jeunes révolutionnaires qui veulent en découdre avec une société autoritaire et patriarcale. Le mouvement du 22 mars, mais aussi le groupe Vive la révolution ! puisent leur révolte dans la pensée de Wilhelm Reich. Mais son influence s’étend surtout en Europe et aux États-Unis. Le mouvement de Mai 68 éclate avec une lutte contre la répression sexuelle à Nanterre.

Dans le sillage de cet esprit 68, Jean-Michel Palmier écrit en 1969 un livre intitulé Wilhelm Reich. Essai sur la naissance du Feudo-marxisme. Cet ouvrage est récemment réédité . Aujourd’hui, seule une sexualité normalisé et conformiste triomphe, incarné par l’ignoble « mariage pour tous ». Surtout, la misère affective et sexuelle semble toujours aussi présente. « Le seul problème des étudiants français est de coucher avec les filles », ironise M.Gorce, Ministre de l’Information, en Mai 68. Ce problème, toujours minimisé et moqué par les ministres comme par les gauchistes, demeure central.

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queermenofcolorinlove:

Showing some brown boy love at a protest against India’s Supreme Court ruling reinstating the criminalization of homosexuality!

queermenofcolorinlove:

 

Pour en finir avec l’hédonistement correct

sur : cqfd
paru dans CQFD n°116 (novembre 2013),

Le plus jouissif, le plus séditieux, le plus chamboulant d’entre tous les livres rebelles jamais conçus, Le Nouveau Monde amoureux (circa 1820), est réédité ces jours-ci aux Presses du réel. J’y reviendrai chaque mois jusqu’à ce qu’il trône sur votre table de chevet (ou dans vos hamacs).

"Diable peint sur mur" (publicité murale, Hérault) {JPEG}

Disons juste pour vous allécher que Fourier y imagine une société festive et ludique, basée sur une « interactivité horizontale » passionnée et sur une tolérance complice pour les passions et les manies de chacun (fussent-elles absolument insolites). Une société où « les nouvelles règles ne sont plus des interdits mais des protocoles de jeux sociaux, érotiques, esthétiques » niquant l’économie de la domination et du profit, le joug patriarcal, l’éducastration, la phallocratie mais également les aspirations des prêchi-prêcheurs utopistes à une refonte des mœurs hédonistement correcte.

Les marxistes ne pigèrent que couic à Fourier mais la plupart d’entre eux passèrent aussi à côté du communisme. C’est ce que raconte dans les détails le professeur Jacques Grandjonc dans le mastard (plus de 650 pages), assez ardu mais fichtrement captivant Communisme. Kommunismus. Communism (éditions des Équateurs, 2013) qui fait l’analyse historique et philologique de ce vocable transfrontiéral et de tout le champ lexical qu’il engendrera à travers les termes « coopération », « socialisme », « mutualisme » etc., nés entre 1785 et 1842 au sein de groupes de combat – parfois minuscules – décidés à réinventer le monde. C’est dire que ce savant traité qui suit pointilleusement à la loupe les germinations d’un vocabulaire communautaire, révolutionnaire et internationaliste nous acoquine en cours de route avec bon nombre de critiques allumés de « la propriété particulière source du mal absolu  » (Morelly). Parmi ceux-ci :

– des libertins mal compris comme Restif de la Bretonne qui, dans le cadre d’une société où « l’ordre du clergé » serait supplanté par «  l’ordre des femmes », proposait un «  idéal de vie fondé sur la communauté des biens et des jouissances » ;

– des babouvistes conspirant pour l’éclatement du grand soir « plébéioniste » ;

– des pamphlétaires radicaux clandestins comme le curé mécréant Meslier ou opérant à l’air libre comme le Diderot déchaîné de Supplément au voyage de Bougainville ;

– des enfourcheurs d’utopies audacieux (Fourier, Weitling, Considérant) ou spongieux (Cabet, Owen, Leroux) ;

– des collectivistes turbulents comme les rocambolesques conjurés, en 1840, du groupuscule « Ni châteaux ni chaumières » ;

– ou des poètes mutinés se mettant tout à coup en risque. C’est ainsi que l’illustre Heinrich Heine, narguant le vieux dicton « Il ne faut pas peindre le diable sur le mur », peignit résolument en 1841 le diable sur le mur dans sa Gazette d’Augsburg en s’attachant à démontrer aux tout premiers communistes, fort isolés les uns des autres, qu’ils existaient réellement et que leur heure allait sonner.

 
Badabadoubidup Fest (dibadadibou) 2/4euros
2 rue Lescouvé, 80000 Amiens

« Le long du fleuve de cérumen, mon âme, ma transe, transmutation… La vie s’écoule, ma vie s’enfouit. » Dixit S.Larock.
Galactik Space show. Espace neutre. Zone de droits et de tordus, d’à plats et de courbes.
Potentiel tas humain.
Cacahuètes au bar, tombola chemise et jeux d’adresses.

Expositions d’affiches collectors.
coiffeurologue

Le club des chats (Bruxelles/Paris)
Cirque baudruche / fanfaronade
Duo Guitare, batterie, chant et banjo à la lisière de la musique pop et des arts plastiques.
http://leclubdeschats.bandcamp.com/

Secteurfleche : (valence)
Perfo Rap / Hip-Hop!
http://secteurfleche.com/

Crête et Pâquerette (Brusselles / Amiens)
duo electro-queer-punk
les mains sales et le coeur pur
Textes entêtants et magnifiques
(chanteur de Mammoutt et ex-guitariste de Diarhée Glissante)

https://www.youtube.com/watch?v=jt7x7Fyeb0o

 

(Source: queerpunxlove, via punkcyclist)

 
Géométrie conjugale et anarchisme

Lu sur Grand angle : « Dans Le mariage est une mauvaise action (1907), Voltairine de Cleyre justifie le titre de son texte en affirmant qu’après une première phase où l’appétit sexuel masque tout le reste, la cohabitation conduit nécessairement au désenchantement, avec « les détails mesquins de la vie commune ». La routinisation est un argument classique. Mais l’auteure avance un autre argument, plus important, me semble-t-il : « … les corps, tout comme les âmes, évoluent rarement, voire, jamais de façon parallèle. Ce manque de parallélisme est la plus grave objection que l’on puisse opposer au mariage ». En effet, pour Voltairine de Cleyre, « même si deux personnes sont parfaitement et constamment adaptées l’une à l’autre, rien ne prouve qu’elles continueront à l’être durant le reste de leur existence ».
Lire la suite ici

 

final

Papillons, amour libre et idéologie

Lu sur Non Fides : Ce texte n’est pas un énième texte sur l’« amour libre », les « affects » et la « déconstruction », il a prétention à être plus que cela. Ecrit fin juillet/début août, il a jusqu’à octobre 2013, servi à poser les bases de nombreuses discussions plus ou moins collectives, dans l’informel. Des discussions très riches qui l’ont poussé à se nuancer et se compléter, et qui ont réussi à soulever de nombreux questionnements sur les rapports idéologiques qui régissent souvent les modes de pensée et de relation du milieu antiautoritaire français. Alors si ce texte n’est pas un énième texte sur les « affects », c’est qu’il s’agit d’abord d’un texte sur l’idéologie, et sur les « milieux », l’inconséquence et le gauchisme (et son rapport d’inversion). La façon dont il a réussi à faire écho à des situations diverses et variées, qui n’impliquaient pas nécessairement les relations affectives, mais un tas d’autres questions, comme les rapports de pouvoir, le conformisme d’un milieu anticonformiste, les contre-normes qui normalisent, les rôles sociaux et les rapports de consommation des individus, des luttes et des outils de lutte etc. en font un texte dont le but principal est d’ouvrir un débat qui le dépassera. Si nous avons tenu à le publier aujourd’hui, après ces quelques mois de gestation et de discussions passionnantes, c’est justement pour ouvrir ce débat, en cohérence avec le contenu du texte, au-delà des limites de l’informel et de l’entre-soi. Et nous espérons qu’il continuera son aventure ainsi.

Lire le texte ou le télécharger en pdf ici.

 

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Pink Screens 2013

Pink Screens Film Festival – 12ème CLAP

10 jours d’identités multiples et de films inédits ! Nous retrouverons des habitué-e-s du festival : en ouverture, L’inconnu du Lac d’Alain Guiraudie, primé à Cannes, et en clôture l’excentrique et totalement loufoque Who’s afraid of Vagina Wolf ? d’Anna Margarita Albelo. Un come-back de Buck Angel avec Sexing the transman ainsi qu’une surprenante et touchante suite de Les Travestis pleurent aussi avec Angel.

10 jours d’énergie et de découvertes hors du commun nous emmenant un peu plus à l’Est (focus TO THE EAST) et attaquant les normes corporelles (focus BODY POSITIVITY). Zoom sur des raretés avec notamment l’œuvre de Su Friedrich (séance spéciale inédite en Belgique) et l’audacieux E agora ? Lembra me (What now ? Remind me) de Joaquim Pinto, Prix spécial du jury à Locarno, mais aussi plusieurs séances consacrées aux courts métrages – formats d’innovation par excellence – dont Made in Belgium et Transpédégouines en Shorts  !

Et encore, 10 jours de débats, rencontres, expos, performances, soirées… et une nuit, très, très rose, avec l’incontournable Pink Night, cette année encore à la Madeleine !

Bienvenue, queer lovers, à votre festival !

L’équipe Genres d’à côté

PINK SCREENS #12
QUEER FILM FESTIVAL
7 au 16 Novembre 2013

Focus To the East

Le Pink Screens Film Festival posera cette année un regard sur ce qui se passe à l’est du continent européen. Le focus « To the East » va nous plonger en plein activisme frondeur avec les russes Pussy Riot (Pussy Riot : a punk prayer) , nous parler d’amours gaies dans la très catholique Pologne (In the name of et Floating skycrapers), et nous confronter aux rapports hypersexualisés d’adolescent-e-s de Serbie (le très frontal Klip).

Ce sera aussi l’occasion pour nous tou-te-s de soutenir le festival Side by Side de Saint-Petersbourg confronté à l’intransigeance des autorités de la ville et du pays .

Focus Body Positivity

Des corps s’exposent, des corps hors nomes bousculant nos écrans, nos certitudes conventionnelles et étriquées. Et c’est bon ! Et c’est beau ! Du burlesque comme vous n’en avez jamais vu (Exposed) ou du porno très éloigné du mainstream (Lesbian curves) et même une comédie complètement décalée (Dicke mädchen).

Last but not least, la performance live (Objet d’hystérie !). Loin de tout formatage, de vraies surprises et surtout des invitations à s’assumer pleinement tel-le qu’on es ! En bonus, des courts métrages éparpillés dans plusieurs séances du festival.

En collaboration avec

Débat/conférence

La Belgique stérilise les trans* : vous trouvez ça légal ?

18 octobre 2013

Maison Arc-en-Ciel

événements

Pink Screens Film Festival : Appel aux bénévoles !!!

7 novembre 2013 – 16 novembre 2013

Cinéma Nova

événements

Catalogue Pink Screens 2013

7 novembre 2013

Cinéma Nova

Soirée

Drink d’ouverture & Vernissage

7 novembre 2013

Cinéma Nova

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