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Massimadi, le Festival des films LGBT d’Afrique et de ses diasporas ce sont des films à découvrir, des rencontres délicieuses, de la musique pour vos oreilles et plus encore !

La volonté des organisateur.trices est de faire du festival Massimadi un beau moment de rencontre au cours duquel des citoyen.nes, des militant.es, des associations, se retrouvent et partagent autour des questions relatives aux orientations sexuelles dans les communautés africaines d’ici et d’ailleurs.

  • Séance 1 – Jeudi 1er mai – 21h StudLife Bronks

    Fiction/Fictie (L) Campbell X UK 2012, 82 min, VO anglaise, sous-titres français Distribution/Distributie : The Film Collaborative StudLife est un film sur la sexualité, le sexe et les tabous de la communauté LGBT dans les rues de Londres. Une vision post moderne et très urbaine. JJ et Seb habitent un monde où la communauté queer blanche et noire se cotoient en dehors de la société gay mainstream. Inédit en Belgique, ce film est présenté en avant-première par Massimadi Bruxelles  (…)
  • Séance 2 – Jeudi 1er mai – 22h30 Born This Way Bronks

    Documentaire (LGBT) Shaun Kadlec USA 2013, 82 min, VO française sst anglais Distribution : The Film Collaborative En suivant de jeunes homosexuels et lesbiennes camerounais-es, ce documentaire décrit avec humour et émotion le possible et l’impossible dans un pays où l’homosexualité est un délit et la persécution une réalité quotidienne….
  • Séance 3 – Vendredi 2 mai – 18h Les Travestis pleurent aussi et Angel Bronks

    Les Travestis pleurent aussi Documentaire (G & T) Sebastiano d’Ayala Valva France 2006, 52 min, VO espagnole sst français Distribution/Distributie : Sebastiano d’Ayala Valva Paris, une impasse près de la Place de Clichy. Derrière des façades d’hôtels, se cachent les vies marginales de plusieurs transsexuels d’origine équatorienne qui se prostituent au bois de Boulogne : tous ont fui la crise économique dans leur pays ainsi que l’intolérance et l’homophobie qui y règnent.
    Angel Documentaire (G & T) Sebastiano d’Ayala Valva France, 2009, 53 min, VO espagnole sst français Distribution/Distributie :  (…)
  • Séance 4 – Vendredi 2 mai – 20h Rag Tag Bronks

    Fiction (G) Adaora Nwandu UK/Nigeria 2006, 98 min, VO anglaise sst français Raymond et Tagbo se sont rencontrés quand ils avaient huit ans. Ils viennent de milieux différents. Dans ce conte, tous ont à trouver ce que famille, amitié et amour signifient…
  • Séance 5 – Vendredi 2 mai – 22h Getting Out, Against my Culture et The Brave Unseen Bronks

    Getting Out Documentaire (L G B T) Alexandra Chapman, Chris Dolan, Daniel Leumann Ouganda / Afrique du Sud – 60 min, VO anglaise
    Distribution : Refugee Law Project Source : Africa In The Picture, Heïdi Lobato. Pour beaucoup d’Africain-es LGBT, le “coming out” auprès de la famille ou des amis est ressenti comme impossible. Craignant pour leur vie, fuyant le harcèlement et l’homophobie, ils migrent vers l’Afrique du Sud ou l’Europe. Le film suit le parcours de 5 d’entre eux. Un documentaire sur un combat où le chagrin fait peu à peu place à l’espoir.
    Against my Culture Documentaire (L) Duan Myburgh  (…)
  • Séance 6 – Samedi 3 mai – 17h (en partenariat avec le collectif “Je resterai toujours moi”) Audre Lorde – The Berlin Years : 1984 – 1992 Bronks

    Documentaire (L) Dagmar Schultz Allemagne 2012, 79 min, VO anglaise sst français Distribution : Dagmar Schultz Audre Lorde a marqué en tant que poète et activiste féministe, noire et lesbienne. Ce documentaire explore un pan de sa vie alors qu’elle enflamme le mouvement Afro-allemand et participe activement à la vie culturelle et politique de l’Allemagne avant et après la chute du mur. Un film émouvant sur une femme aux identités multiples dans ses interactions avec le mouvement de femmes afro-allemandes.
    Séance présentée et animée par Jasmin EDING (Berlin), Nawo Crawford et Astride Charles  (…)
  • Séance 7 – Samedi 3 mai – 19h (En partenariat avec Cases Rebelles) The New Black Bronks

    Documentaire (L G B T) Yoruba Richen USA 2012, 82 min, VO anglaise sst français Distribution : The Film Collaborative Ce documentaire met en lumière le questionnement de l’historique mouvement américain des droits civiques dans leur rapport avec la question des droits des gays et lesbiennes : même combat ? Et la religion dans tout ça ?
  • Séance 8 – Samedi 3 mai – 21h Karmen Geï Bronks

    Fiction ( L)
    Sénégal 2001, 82 min, VO française sst anglais
    Distribution : Joseph Gaï Ramaka
    Cinéaste sénégalais, Joseph Gaï Ramaka a créé non seulement la première Carmen africaine et bisexuelle , mais sans doute, le premier film « musical » africain. Le légendaire opéra tragique de Georges Bizet est célébré en Afrique et réunit certains des meilleurs musiciens et chorégraphes du Sénégal. Karmen Geï est un des films africains pionniers abordant l’homosexualité féminine  (…)

Infos pratiques

Où ?

Au BRONKS pendant les trois jours du Festival

Au bout de la très vivante rue de Flandres – Rue du Marché aux Porcs 15-17, tout près de la place Sainte Catherine.

Au Tales pour la soirée de clôture

12, Place du Samedi – 1000 Bruxelles

Prix et modalités d’achat

Les films : 5 € – Pass pour 6 séances 25 €
La Soirée de clôture : 6 €
Pass soirée + Festival : 30 €

Préventes : au Bronks, 15-17 Rue du Marché aux Porcs – 1000 Bruxelles (uniquement pendant le festival)

Avr 222014
 
Asile Suisse

Course contre la montre pour un requérant gay nigérian

nigeria-asile-o-midi

Une pétition a été lancée en faveur de O. Menacé de mort dans son pays à cause de son homosexualité, il risque l’expulsion de Suisse.

Pink Cross et l’organisation LGBT fribourgeoise Sarigai, aux côtés de SOS Racisme, de l’OMCT et d’Amnesty International, ont lancé une pétition en faveur de O. Ce réfugié nigérian, actuellement détenu à Berne, risque l’expulsion vers son pays après le rejet de sa demande d’asile. Il avait dû fuir le pays avec son ami en 2010, après que les deux hommes avaient été livrés à la vindicte populaire en tant que couple homosexuel. Son compagnon a, entre-temps, été expulsé. De retour dans son village, il aurait été soumis à des rituels d’exorcisme. O. aurait, quant à lui, reçu des menaces de mort, y compris de la part de son propre père.

Le Nigeria a, en outre, récemment renforcé son arsenal législatif antigay au niveau fédéral. Le «mariage» gay est passible d’un maximum de 14 ans de prison, et la diffusion d’informations sur l’homosexualité de 10 ans de détention. Certains Etats islamiques du nord du pays préconisent en outre la peine de mort contre les homosexuels, en vertu de la Charia.

«Discrètement»
A Berne, l’Office des migrations a estimé que O. n’avait pas apporté la preuve de ses persécutions et qu’il pouvait vivre «discrètement» son homosexualité au Nigeria. Cet argument a récemment été balayé par une décision de la Cour européenne. «Dans la pratique», explique un communiqué du groupe de soutien à O., «la Suisse accorde l’asile uniquement aux personnes LGBTI qui ont déjà été victimes d’une persécution et qui arrivent à en apporter la preuve. Cette exigence est en forte contradiction avec la flambée des lois et agressions contre la communauté LGBTI dans de nombreux Etats, notamment africains.»

» La pétition en faveur de O. sur le site Avaaz.

Avr 222014
 

« J’ai dû vivre le meurtre de trois membres de ma famille, assassinés en raison de mon
orientation sexuelle. J’ai été condamnée à mort. J’ai fui pour sauver ma vie »

– Aderonke, jeune nigériane lesbienne au Royaume-Uni.

Demandez au ministre de l’Intérieur de stopper l’expulsion d’Aderonke.

 

Aderonke a été arrêtée, torturée et condamnée à mort au Nigéria — parce qu’elle est lesbienne. Elle s’est réfugiée au Royaume-Uni.

Des fonctionnaires britanniques qui ne croyaient pas qu’elle était lesbienne lui ont fait subir un interrogatoire humiliant. Maintenant Aderonke attend la décision d’un juge qui pourrait décider de la renvoyer au Nigériaoù elle risque sa vie. Le ministère de gl’Intérieur vient de reconnaître que ce processus utilisé pour traiter les demandes d’asile des personnes lesbiennes, gay, bi et trans est dégradant ; mais pour l’heure, la procédure reste inchangée.

Stoppons l’expulsion d’Aderonke. Si nous sommes des milliers à élever notre voix maintenant, nous pouvons convaincre Theresa May la ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni d’aller plus loin et de mettre un terme à ce type d’expulsions.

Signez maintenant: 
https://www.allout.org/fr/aderonke

Il n’y a pas que la vie d’Aderonke en jeu ; des dizaines d’autres demandeurs d’asile lesbiennes, gay, bi et trans (LGBT) sont dans la même situation. Un camerounais, qui est bisexuel et non-voyant, a rapporté la semaine dernière avoir été battu par les agents ayant procédé à son expulsion.

Theresa May a reconnu que des personnes avaient été contraintes de fournir des vidéos d’elles en train d’avoir des relations sexuelles, ou de répondre à des questions humiliantes au cours d’interrogatoires de plusieurs heures. Et de nombreuses personnes ayant avancé des preuves qu’ils risquaient la prison ou la mort en raison de leur orientation sexuelle ont tout de même été expulsées vers des pays où elles sont en danger.

Theresa May a le pouvoir et la responsabilité d’empêcher le ministère de renvoyer Aderonke au Nigéria jusqu’à ce que nous ayons la certitude que tout le monde y est traité avec justice et humanité. Mais le ministère pense être allé assez loin en acceptant de revoir ses procédures – à moins que les citoyens britanniques et les médias du monde entier ne leur demandent des comptes. Signez maintenant et demandez à Theresa May d’agir :

https://www.allout.org/fr/aderonke

La toute première campagne menée par les membres d’All Out visait à empêcher le Royaume-Uni d’expulser une jeune ougandaise qui risquait la prison en raison de son orientation sexuelle. L’année dernière, des milliers d’entre nous ont demandé au ministère de l’Intérieur britannique d’empêcher le renvoi d’un jeune gay au Nigéria.

Si nous élevons tous notre voix maintenant pour demander à Theresa May de stopper la procédure d’expulsion d’Aderonke et de tous les autres demandeurs d’asile LGBT dans son cas, cela pourrait être la dernière fois que nous avons à le faire. Avec des procédures humaines et justes, et des formations pour le personnel du ministère de l’Intérieur qui s’occupent de ce type de cas, les personnes qui ont réellement fui leur pays car elles étaient en danger de mort pourraient avoir un accès réel à la justice et à la sécurité.

Signez maintenant pour aider Aderonke : https://www.allout.org/fr/aderonke
Merci d’avoir élevé votre voix,

Andre, Gaëlle, Guillaume, Hayley, Mike, Pablo, Sara et toute l’équipe d’All Out.

PS : L’équipe d’All Out est en contact avec Aderonke. Elle rappelle que cette campagne n’est pas importante uniquement pour elle, mais aussi pour tous les demandeurs d’asile LGBT dont les voix ne sont pas entendues et qui subissent cette violente procédure. Aiderez-vous Aderonke dans sa lutte courageuse pour sauver sa vie et celle des autres demandeurs d’asile en danger ? https://www.allout.org/fr/aderonke

 

SOURCES :

Un demandeur d’asile gay humilié par le Ministère de l’intérieur au Royaume Uni (en anglais) – The Guardian, 8 février 2014
http://www.theguardian.com/uk-news/2014/feb/08/gay-asylum-seekers-humiliation-home-office

Un demandeur d’asile bisexuel et aveugle tabassé par des officiers de déportation anglais (en anglais) – Gay Star News, 10 avril 2014
http://www.gaystarnews.com/article/blind-bisexual-asylum-seeker-beaten-uk-deportation-officers100414

Le processus de questionnement intrusif des demandeurs d’asile va être changé (en anglais) – The Telegraph, 28 mars 2014
http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/immigration/10730856/Review-ordered-into-questioning-over-intrusive-questioning-of-gay-asylum-seekers.html

Demander l’asile au Royaume-Uni: le point de vue des lesbiennes – Migrations forcées revue, avril 2013
http://www.fmreview.org/fr/osig/bennett-thomas.pdf

Protection des réfugiés LGBT au Royaume-Uni: de la discrétion à la croyance? – Migrations forcées revue, avril 2013
http://www.fmreview.org/fr/osig/gray-mcdowall

Demande d’asile : règle des interviews – Ministère de l’intérieur Royaume Uni
https://www.gov.uk/government/publications/conducting-the-asylum-interview-process

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Alice Nkom : « L’homosexualité n’est pas importée, c’est sa répression qui l’est ! »

L’avocate camerounaise Alice Nkom s’attaque, depuis plus de dix ans, à l’article 347 bis, pénalisant l’homosexualité au Cameroun. Farouche militante des droits de l’homme, elle a accepté de partager ses impressions sur l’évolution du continent sur la question et sur la situation dans son pays natal, où elle est, bien souvent, considérée comme une « pestiférée ».

à lire : ici

 

Finissons-en avec l’invisibilité de l’homosexualité à l’école et prenons exemple sur la Californie

Il ne suffit pas de dire que «l’homophobie, c’est pas bien». L’idée est de montrer en cours que l’hétérosexualité n’est pas le modèle par défaut.

à lire sur : slate

 

 http://www.ueeh.net/

Rapports Inter-Générationnels dans nos luttes et nos mémoires LGBTQI : Quels liens ? Quels oublis ?

Cette année, le colloque des UEEH (Universités d’Eté Euro-méditérranéennes des Homosexualités) se penchera sur une réflexion transgénérationnelle autour de l’histoire et de l’évolution de l’activisme LGBTQI. Nous recherchons des intervenantEs provenant du tissu associatif, chercheurEs mais aussi militantEs, artistEs LGBTQI. C’est un thème extrêmement vaste, et nous pouvons penser ensemble à quelques focus :

  • l’agisme et les rapports inter-générationnels des personnes LGBTQI : comment se parler ? Créer du lien, des ponts entre les générations ? Apprendre entre les générations ? Quelle différence ? Quelles similitudes ? Quelle sexualité ?

  • La vieillesse chez les LGBTQI : l’amour, la retraite et les solidarités envers les personnes plus agées, la précarité, les problèmes d’héritage, etc. qu’est-ce que la vieillesse transgenre ?

  • Notre mémoire : la « révolution sexuelle », la Déportation, transmission, archives, histoire des UEEH.

  • Le SIDA et son impact : quelles structures et quels soins ? Quel accompagnement des séropositifs plus agés ?

  • La montée du fascisme : quel apprentissage des personnes qui ont des expériences plus longues ? Les problèmatiques d’immigration homosexuelle ?

  • La reproduction éthique (PMA, GPA, adoptions,…) et les  »familles queers »

  • L’évolution du langage (genre, queer, féminisme, etc.)

  • La mixité ou/et le manque de mixité LGBTQI à différentes périodes.

Ce colloque aura lieu le Samedi 26 Juillet 2014 dans une grande salle à Marseille (après-midi et soirée). Il sera sans doute suivi par une journée « after-colloque » à Luminy le dimanche 27 Juillet, sous forme d’ateliers de discussion afin de développer les thèmes évoqués lors du colloque et ceux non-évoqués. Par exemple, il y aura une invitation à un atelier sur l’histoire des UEEH.

En tant qu’organisateurices des UEEH, ce thème de l’inter-générationnalité nous tient à cœur car les Universités existent maintenant depuis plus de trente ans et ont énormément évolué, soutenant les différentes démarches des activistes volontaires pour organiser cet événement. Nous ne pouvons que constater une réduction des personnes plus agées présentes et nous souhaitons nous remettre en question sur l’image des UEEH et sa diversité. La mémoire des luttes est importante, plus particulièrement à cette époque où des droits se créent (le droit au mariage gay et lesbien, la place de l’Identité de Genre dans des textes légaux et le suivi des personnes trans) et d’autres continuent d’être violemment brimés (la PMA, les remboursements des soins trans associés à la psychiatrisation, les refus de financement des associations de minoriséEs, etc.), une époque où les homophobies se rendent nettement visibles et où nos espaces de liberté et de visibilité tendent à se réduire… en entrant dans un fonctionnement de plus en plus commercial et normatif de « la » communauté LGBT, jetant nos corps dissemblables hors du chemin…

Par ce colloque et nos discussions, nous espérons créer du lien entre nos histoires, rompre les barrières de l’âge ou du vocabulaire, pour pouvoir créer des solidarités intergénérationnelles et internationales, et ainsi solidifier notre mouvement et nos identités avec le respect de nos différences.

Pour introduire notre thème, nous pensons projeter en amont, et parmi d’autres, les films « Les Invisibles » de Stéphane Lifshitz (France, 2013), « Nitrate Kisses » de Barbara Hammer (USA, 1992), « Eagora?Lembra-me » de Joaquim Pinto (Portugal, 2013). Egalement, dans le cadre d’une pensée saferspace, il y aura des ateliers d’autodéfense spécifiquement adressés aux personnes fatigables et handis queer, dans une perspective inter-générationnelle.

Nous serions heureuxSES de recevoir vos propositions d’interventions sur ces sujets, et toutes vos idées set vos aides ont les bienvenues ! N’hésitez pas ! Que ce soit sous forme d’interventions au colloque (entre 15 et 30 minutes), de témoignages (entre 5 et 15 minutes), ou de propositions d’ateliers pour l’« after-colloque »… Et aussi : en format vidéo, audio, plastique, sérigraphie !! On les montrera !

Les propositions peuvent être envoyées par mail à educpop@ueeh.net avant le 30 Mai 2014, les auteurSEs des propositions retenues seront informéEs au plus tard le 16 Juin. Les textes des communications retenues pourront être envoyés avant le 18 Juin 2012, afin de permettre la mise en place de la traduction (Traduction simultanée, interface LSF sous réserve). Les actes feront l’objet d’une publication sur le site des UEEH.

~ La commission colloque des UEEH ~

(BienvenuEs aux UEEH du 17 au 30 Juillet 2014)

 

 

 

 
11 février 2014 | par Rebecca Nicholson, «The Guardian»
sur : 360°

Sotchi, Poutine, les Russes: vraiment si gay?

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Poutine en Village People, par Jim’ll Paint It (via Tumblr).

Dans une tribune du «Guardian», la journaliste Rebecca Nicholson s’interroge sur les multiples satires ironisant sur le côté gay des JO de Sotchi ou du président russe: rigolotes, mais peut-être contre-productives.

Vous avez vu la chorale de la police russe reprendre le hit de Daft Punk «Get Lucky»? C’est un groupe d’hommes qui chantent une chanson disco, donc c’est vraiment gay. Et Vladimir Poutine qui pose torse nu et dit qu’il aime le grand artiste gay Elton John? Vous pensez quoi de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Sotchi, où l’on a entendu «We Will Rock You» de Queen? C’était Freddie Mercury, un autre gay, qui chantait! Les uniformes des bénévoles des JO couleur arc-en-ciel: totalement gay! Et les ballerines: si gay! Sans oublier ces danseurs habillés comme des anémones de mer! Bref, la Russie est tellement gay! «Que personne ne le dise aux Russes, mais regardez à quel point leur cérémonie d’ouverture était supergay», a écrit le Huffington Post. «Désolé Poutine, la fête était totalement gay», a ajouté le Daily Beast, tandis que New Statesman renchérissait: «Pour ces Jeux olympiques d’hiver, la Russie a fait plus gay que gay».

Le problème, c’est que ces articles confondent deux choses: «gay» et «camp» [l’esthétique kitsch et flamboyante, souvent associée à la culture homosexuelle, ndlr]. Cela développe un paradoxe: en mettant en évidence le ridicule d’être antigay, ces articles retombent dans des stéréotypes éculés de la vie gay.

Homoérotique, Vladimir Poutine?
Objet de nombreuses moqueries, les paillettes de la cérémonie d’ouverture, les excès, les tenues voyantes et le mélodrame fastueux (comme si cela avait été différent des autres cérémonies d’ouverture des JO récents) était «camp». Mais le «camp» n’est pas gay par nature. Pas plus que ne l’est un homme qui pleure en regardant un film, même si un article de Buzzfeed intitulé «Les 16 photos les plus homoérotiques de Vladimir Poutine» suggère que lorsque Poutine verse une larme, cela veut dire qu’il aimerait avoir des rapports sexuels avec des hommes.

Je sais: c’est de la satire. Beaucoup des auteurs de ces articles sont gays et veulent souligner, à juste titre, que la Russie est pleine d’homosexuels – en dépit des déclarations du maire de Sotchi, qui prétend qu’il n’y en a pas dans sa ville. Il est stimulant de défier l’arsenal législatif russe, qui réduit les mouvements homosexuels au silence et à l’invisibilité, et il est d’autant plus satisfaisant de le faire avec de l’esprit.

Je comprends donc pourquoi il est amusant de laisser entendre que Vladimir Poutine, celui-là même qui ordonne aux homos de rester à l’écart des enfants en vertu de la croyance largement répandue en Russie qu’homosexualité et pédophilie sont la même chose, est aussi gay que les personnes qu’il transforme en criminels en puissance. Mais pourquoi alors utiliser de tels clichés et stéréotypes, qui tendent à affirmer que tous les gays sont les mêmes? Ils ne le sont pas , et si cette loi terrible [contre la propagande homosexuelle] nous enseigne quelque chose, c’est qu’il y a un réel danger à insister sur le fait qu’ils le seraient.

» L’article original dans «The Guardian». Traduction: Antoine Gessling pour «360°».

 

 

Grèce: les homo-, bi- ou transexuels sont-ils des sous-citoyens ?

Plusieurs associations pointent la Grèce comme l’un des mauvais élèves de l’Europe en termes de respect des droits des LGBTI (lesbiennes, gays, bi-, trans- et intersexuels). Est-il si difficile de ne pas être hétérosexuel en Grèce ?

lire sur rtbf : ici

voir la video : ici

 

très drôle!

à aller voir durant ses heures perdues quand l’électricité bat son plein

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