DERNIÈRES NOUVELLES: le président tchétchène vient de déclarer qu’il allait éliminer toute la population homosexuelle de la région d’ici 2 semaines.

Chères amies, chers amis,

Les activistes résistant à cette violente répression en Tchétchénie ont encore besoin de notre aide. Et vite.

Les réseaux de secours clandestins qu’ils ont montés ne sont pas à la hauteur des brutes à la solde du gouvernement, qui arrêtent les “homosexuels présumés” et les torturent dans des lieux secrets — jusqu’à parfois les tuer s’ils ne livrent les noms de leurs amis et de leurs amants.

Voilà comment nous pouvons leur sauver la vie: en leur finançant des hébergements sécurisés, des moyens de transport sûrs, une aide juridique, en plus d’une couverture médiatique et de campagnes contre toutes les législations répressives. Chaque jour, de nouvelles personnes sont arrêtées — montrons au monde entier que nous ne resterons pas sans rien faire pendant qu’elles sont éliminées:

Nous avons déjà été plus d’un million à demander aux dirigeants russes d’intervenir, et nous avons aidé les gouvernements et les médias du monde entier à faire passer notre message directement au Président Poutine. Mais des journalistes d’investigation viennent de révéler l’existence de quatre autres prisons secrètes! Pour le moment, l’unique espoir des homosexuels repose sur les efforts d’autres citoyens prêts à risquer leur vie pour les sauver.

Faisons maintenant passer cet incroyable effort à la vitesse supérieure. Ensemble, nous pouvons:

  • Financer des abris où les gays peuvent se cacher des autorités;
  • Fournir des voitures et des avocats pour les aider à fuir le pays;
  • Envoyer des journalistes d’investigation sur place pour faire toute la lumière sur les violences dont ils sont victimes;
  • Soutenir les activistes locaux partout où ces attaques ont lieu, pour défendre le droit élémentaire à aimer la personne de son choix, et accentuer la pression internationale sur le gouvernement.

Et bien plus encore…

Nous savons que ça marche. Lorsque des attaques similaires ont eu lieu en Ouganda, Avaaz a pu fournir des logement sécurisés, organiser des formations à la sécurité, soutenir un réseau de secours et faire pression pour modérer les lois menaçant les personnes homosexuelles de peine de mort — sauvant ainsi des milliers de vies.

Partout les communautés gays sont prises pour cible, et partout la résistance s’organise. Des réseaux de conseil et de soutien au Moyen-Orient, une force de protection pour les personnes LGBT en Afrique du Sud… Nous pourrions faire de la Tchétchénie le début d’un mouvement international de défense des gays contre la haine si nous sommes assez nombreux à contribuer! Montrons aux communautés homosexuelles de Tchétchénie et du monde entier que nous ne les laisserons pas disparaître en silence:

La lutte pour les droits humains des personnes homosexuelles partout dans le monde sera longue, mais c’est un combat essentiel à notre humanité partagée — près de 10% de la population mondiale vit et aime dans la peur! Aujourd’hui, nous tenons notre chance d’apaiser cette peur, et la remplacer par la liberté d’aimer.

Avec détermination et gratitude pour cet incroyable mouvement,

Emma, Danny, Sarah, Spyro, Risalat et toute l’équipe d’Avaaz

P.S. Lorsque l’Ouganda a essayé d’introduire une loi punissant de mort le fait d’être homosexuel, la situation semblait désespérée. Grâce à l’aide de notre communauté, la résistance ougandaise a pu faire face aux assauts du gouvernement, faire reculer la loi, attaquer en justice le leader religieux américain qui défendait cette législation et devenir le fer de lance de la lutte internationale en faveur des personnes LGBT. Voilà le genre de choses que nous pouvons réaliser lorsque nous nous rassemblons! Rejoignez-nous ici.

Note: L’image de ce message a été prise ailleurs en Russie, où les réseaux russes et les mouvements LGBT mènent une lutte acharnée pour les droits des personnes homosexuelles.

Pour plus d’informations:

La Tchétchénie voudrait « éliminer » tous les homosexuels du pays d’ici fin mai (Kombini)
http://speech.konbini.com/news/tchetchenie-veut-eliminer-homosexuels/

Russie: des homosexuels arrêtés et torturés dans des “prisons secrètes” en Tchétchénie (Le Dépêche)
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/11/2554507-russie-homosexuels-arretes-tortures-prisons-secretes-tchetchenie.html

Meurtres d’homosexuels en Russie: « Être gay en Tchétchénie, c’est déjà être en danger de mort » (Télérama)
http://www.telerama.fr/monde/meurtres-d-homosexuels-en-russie-etre-gay-en-tchetchenie-c-est-deja-etre-en-danger-de-mort,156714.php

Une purge anti-gay balaie la Tchétchénie (Le Temps)
https://www.letemps.ch/monde/2017/04/12/une-purge-antigay-balaie-tchetchenie

Un camp de concentration pour les homosexuels en Tchétchénie (CNews Matin)
http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-04-11/un-camp-de-concentration-pour-les-homosexuels-en-tchetchenie-752965

L’Ouganda veut instaurer la peine de mort pour les homosexuels (L’Express)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/l-ouganda-veut-instaurer-la-peine-de-mort-pour-les-homosexuels_1193362.html

 

dg

C’est dur, c’est gay – c’est  DURES & GAYS !

On va enfin pouvoir écouter du punk-en-francé avec des textes drôles, radicaux et émouvants, de la zik qui patate bien comme il faut pas, du synthé romantique, de la moiteur toulousaine, des faux cils et des bananes…

Bref, mille et un parfums que vous pouvez télécharger là – http://gurdulu.org/duresetgays.htm

C’est l’enregistrement de leur ultime concert à l’automne dernier, poignant témoignage de la victoire totale des punks sodomites sur leurs ennemis tristes et mous.

Dispo en beau CD digisleeve avec un livret 12 pages auprès de D&G – DURESETGAYS@GMX.FR

 

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***APPEL À PARTICIPATION ET À LA CRÉATION DE PINK BLOCS POUR LA MANIFESTATION DU 30 JANVIER*** :

Nous, féministes et LGBTIQ, appelons à la tenue de pink blocs ouverts à tou.te.s lors des manifestations contre l’état d’urgence, la guerre et le racisme.
Nos mobilisations sont étouffées comme les autres. Mais pour nous comme pour d’autres populations, pour nous femmes et LGBTIQ, l’accès à la rue, à la visibilité, à la parole publique, représente une lutte en soi.
Nous combattons les mesures sécuritaires et répressives avec et au sein de l’ensemble du mouvement social.
Nous refusons de servir de caution aux politiques racistes, impérialistes, islamophobes et xénophobes.
Nous n’oublions pas que nos droits sont toujours attaqués et repoussés, et qu’alors que l’argent coule à flots pour la police et l’armée, la santé subit des coupes drastiques.
Notre colère et notre solidarité sont nos forces. Nos pink blocs en seront le signe visible et l’espace collectif.
#PINKBLOC30JANVIER

Un tract sera téléchargeable très rapidement.
Pour la manifestation parisienne, un atelier de préparation aura lieu à la Mutinerie, le lundi 25 à 18h

 
Dijon: occupation du Grand-Dijon en soutien à la Cyprine et au quartier des Lentillères
2015-08-28_Dijon_occupgranddijon

Lu sur [Squat!net] : « Ce matin, à 1Oh, une soixantaine de personnes ont occupé l’intérieur des locaux du Grand-Dijon avec sifflets, cotillons et confettis pour protester contre les menaces d’expulsion du squat féministe « La
Cyprine » dans le quartier des Lentillères. Des tracts ont été diffusés dans les bureaux des employés, des adjoints et du maire. Au bout d’un moment, la police municipale a sorti les manifestant-e-s, occupé-e-s à chanter dans le hall, en les aspergeant de gaz lacrymogène, inondant du même coup les locaux.
Lire la suite ici

 

AssiégéEs vous présente son premier numéro :

L’étau

 couv

Dessin de couverture : Tableau de Fatomousso

Côté France : on parlera de nos vies prises dans des systèmes d’oppression et d’exploitation multiples, ainsi que des injonctions politiques qui contribuent à nous rendre  la vie impossible : antiraciste ou féministe ? matérialiste ou queer ? lutte globale ou lutte minoritaire ?  On réfutera ces fausses alternatives en rendant visibles nos positions, véritables impasses pour les mouvements traditionnels, alors même que depuis nos positions situées, on peut penser la résistance contre ce système pourri : travailleuse du sexe noire assassinée dans l’indifférence générale, queers raciséEs dans le monde du travail, politique de respectabilité destructrice envers les jeunes filles noires et arabes, violences à la fois sexistes, racistes et lesbophobes dans l’espace public, marginalisation et exposition aux violences toujours plus grandes pour les trans raciséEs.

 

Allons au Québec : il semblerait que ce soit la nouvelle terre promise pour échapper aux racisme structurel… C’est avec regret que nous vous annonçons qu’il n’en n’est rien : blackface, livres racistes envers les haïtienNEs, représentations orientalistes exotisantes au musée. On parlera quand même des initiatives qui nous inspirent comme La Third Eye Collective, qui est tenue par des femmes noires et afro-descendantes qui se sont données pour mission de guérir et de s’organiser contre les violences sexuelles et étatiques. Elles mettent au centre de leur travail collectif les theories critiques de la race, la justice transformative, la responsabilité à l’égard de la communauté, et les approches de réduction des méfaits.

Retour en Europe : on fera aussi un petit stop par Londres pour le super texte de Momtaza Mehri : « Noires, britanniques et musulmanes : nous ne sommes pas juste une complication ». Toujours à Londres : rencontre avec les membres du groupe anticapitaliste noir London Black Revs, dont la devise est : Combattre l’injustice quel qu’en soit le coût. Un programme qui nous parle !

Direction le Brésil : pour casser l’imaginaire eurocentrique et blanc résumant le Brésil à des femmes (blanches) nues sur les plages de Rio, et à des femmes noires disponibles sexuellement pour les touristes. Rien de mieux qu’un témoignage photo par Thaïs Alvarenga, photographe brésilienne noire faveleada et le coup de poing de Kely Cristina  racontant la réalité de mère célibataire noire de favela à Rio de Janeiro. De quoi revisiter les préjugés!

Dernier arrêt, le Kurdistan :  on décryptera la fascination plus que suspecte pour les combattantes kurdes dont témoignent les médias occidentaux.

Une pause et du selfcare : parce qu’il est compliqué de rejoindre des mouvements lorsqu’on est mal dans sa peau, on n’oublie pas le corps, avec un article sur comment s’aimer quand on est grosse et noire : décontruction, lutte et flamboyance !

Côté culture : de la poésie révolutionnaire, le porte-folio « Niafiou is the new punk », des séries américaines analysées sous les angles: race, genre, classe, sexualité et politique de respectabilité.

Et pour finir, nous publions la traduction d’un texte de Indeginous Action : « Des complices, pas des alliéEs: abolir le complexe industriel de l’AlliéE « . Nécessaire TOUS LES JOURS.

 

Contributrices et contributeurs de ce numéro : 

Alexandra Wanjiku Kelbert ● Annette Davis  ● Amandine Gay  ●  Dawud ●                                                       Elena Stoodley ●  Fania ● Inès El-Shikh ● João Gabriell ● Kely Cristina ●  Kiyemis  ● LSG  ●                                   Marie-Julie ● Massinissa G ●  Momtaza Mehri  ● Mrs Roots  ●  Naouel  ●  Octavia Pierre  ●                                                                                               Po B. K. Lomami  ●  Tarek Lakhrissi  ●  Thaïs Alvarenga ● Y.A.M

Rédaction 

Directrice de la publication  : Fania

Rédactrice en cheffe  : Naouel

Directrice artistique : Sandra

Community Manager : João Gabriell

Illustrations :  Fatomousso & Maria Chantal

Relectures et corrections : Mira ● Awa ● Hanane ● Emy ● Assia

Traductions :  Annette Davis ● Imane ● Nadine

Si vous êtes une association ou une librairie et que vous voulez commander plus de 10 exemplaires, merci d’envoyer un e-mail à commande@assiégé-e-s.com

TouTEs les contributrices/teurs de la revue sont des  femmes et/ou queers et/ou trans* raciséEs.

 http://www.assiégé-e-s.com/index.php/blog/21-les-numeros

Août 172015
 
Monde Allemagne

Patrouille néonazi sur un lieu de drague gay

Après avoir organisé des rondes contre l’«insécurité» dans les transports publics ou autour des foyers de migrants, un parti d’extrême droite a mené une patrouille d’«autodéfense» sur une aire d’autoroute proche de Dortmund.

par

sur: 360°

dierechte

Les extrémistes russes de Occupy Paedophilia font aussi des émules en Allemagne. Des jeunes néonazis de Dortmund ont publié sur YouTube, ce week-end, la vidéo d’une opération d’intimidation antigay. Dans la séquence de 6 minutes signée Stadtschutz Dortmund («Protection urbaine de Dortmund»), on voit des militants débarquer sur une aire d’autoroute prétendument fréquentée par des homosexuels.

Le séquence ne montre pas de violence, mais des intimidations à l’intention des amateurs de «pratiques indécentes». On voit un des membres du commando antigay enfiler une paire de gants «au cas où quelqu’un nous attaquerait. Et aussi par ce que je ne veux pas attraper de maladies». «La police ne considère pas qu’il est nécessaire de les réprimer, explique le leader du groupe. Par conséquent, nous sommes en droit d’appliquer nous-mêmes la loi et de faire respecter la sécurité et l’ordre.»

Patrouilles d’«autodéfense»
L’organisateur de cette expédition est Die Rechte, un parti d’extrême droite qui siège au conseil municipal de Dortmund. Ses élus se sont déjà fait remarquer, rappelle le site LGBT Queer.de, en exigeant la liste des quartiers abritant une population juive ou en tentant de savoir le nombre de personnes séropositives dans la ville de la Ruhr. La formation a aussi mené des patrouilles «d’autodéfense» autour des foyers pour requérants ou dans les transports publics, soi-disant «contre l’insécurité».

Le parti de gauche Die Linke a réclamé aux autorités qu’elles fassent cesser ces provocations: «Si les néonazis sortent la nuit pour intimider la population, quelque chose doit se produire.» Mais la justice a estimé, pour l’instant, qu’aucune mesure ne pouvait être prise contre les militants. Aucun délit n’a été retenu contre eux, et leurs t-shirts jaunes ne peuvent être confondus avec des uniformes de police.

 

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Deadly Price of Transphobia in Brazil

Pour participer à la campagne #IAmValid, que ce soit en tant que personne trans’ ou en tant qu’allié.e, rendez-vous sur le site de TransValid.

 

 

“QUEER THE STREETS” à Melbourne

«Queer the Streets» est un projet artistique militant mis en œuvre dans les rues de Melbourne (Australie) par Astrotwitch.

Il s’agit d’augmenter la présence des «visages queer» dans l’espace public afin de les rendre plus familiers aux passant(e)s, et aussi de lutter contre les stéréotypes de genre et sexistes qui abondent, non seulement dans l’affichage publicitaire, mais aussi dans le street art lui-même.

(On peut accéder, par le lien ci-dessus, à la page de présentation du projet et y voir d’autres réalisations d’Astrotwitch.)

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Représenter des femmes avec des formes corporelles sexualisées chimériques contribue à une culture sexiste et misogyne.

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Être féministe signifie croire que les hommes et les femmes sont égaux. Croire cela est également nécessaire pour être quelqu’un de bien.

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La moitié des personnes transgenre ont été victimes de violences de la part de leur partenaires sexuels.

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Nous pouvons être nos propres porte-parole. Merci.

 

Antiracisme et lutte contre l’homophobie : retour aux convergences

Une traduction inédite, en français, publié sur le site de la revue Ballast :

À l’heure où certains s’interrogent et s’inquiètent de la montée de « l’homonationalisme » (« Toutes les Folles ne sont pas au Front », clamait très récemment, non sans provocation, l’affiche de la Gay Pride de Metz) et où le Parti des Indigènes de la République peut très tranquillement affirmer que « les habitants des quartiers ne souhaitent pas politiser leur sexualité », il n’est pas inutile de rappeler les convergences qui eurent lieu, dans les années 1970, entre les mouvements antiracistes, anticapitalistes, féministes et partisans de la lutte contre l’homophobie. Nous avons pour ce faire traduit ce texte, paru il y a quelques semaines dans la Socialist Review, sous la plume de Noel Halifax, auteur de l’ouvrage Out, Proud & Fighting.

 


 

genet1En août 1970, le cofondateur du Black Panther Party, Huey Newton, écrivit dans le journal des Panthers « Une lettre aux frères et sœurs révolutionnaires à propos de la libération des femmes et des gays ». Il y avançait que ces derniers mouvements étaient des causes sœurs et engageait les Panthers à soutenir la libération homosexuelle. Cela s’avérait inhabituel pour l’époque : dans les années 1970, le stalinisme et le maoïsme dominaient la gauche et tous deux percevaient l’homosexualité comme une déviation bourgeoise, un passe-temps de l’élite décadente. De quelle façon cela put-il dès lors se produire ?

Au printemps 1970, les Black Panthers se trouvaient en difficulté. Ils s’étaient construits en 1966 dans les quartiers noirs et, suite aux troubles politiques de 1968, l’État américain — et le FBI en particulier — décidèrent d’en finir avec eux. Ils furent assassinés, persécutés et harcelés ; le mouvement fut sur le point de s’effondrer. L’autre fondateur du BPP, Bobby Seale, attendait son second procès : il était incarcéré depuis deux ans. Vingt Panthers furent arrêtés à New York pour « conspiration contre leur pays » avec une caution placée à 2,1 millions de dollars.

« Le stalinisme et le maoïsme dominaient la gauche et tous deux voyaient l’homosexualité comme une déviation bourgeoise, un passe-temps de l’élite décadente. »

L’une des figures majeures du BPP, Eldridge Cleaver, avait fui à Cuba puis en Algérie, de crainte d’être assassiné ou arrêté. Les Panthers durent faire face à des frais de justice faramineux au moment même où leurs soutiens se faisaient rares. C’est dans ce contexte que l’écrivain français Jean Genet reçut un coup de fil : David Hilliard, également des Panthers, l’appelait pour solliciter son aide et son soutien. La réponse de l’écrivain fut immédiate : il demanda ce qu’il pouvait faire et, dans la semaine, effectuait déjà le tour des universités américaines et des grandes villes afin de lever des fonds. Il reprocha à la gauche, et surtout au SDS [Étudiants pour une société démocratique — la principale organisation étudiante de gauche], de ne pas se montrer plus vigoureux dans leur soutien aux Panthers. Cette tournée de trois mois fut remarquable — notamment car Genet séjournait illégalement aux États-Unis (on lui avait refusé son visa d’entrée puisqu’il avait été condamné pour des délits à plusieurs reprises et qu’il était l’homosexuel le plus mondialement célèbre — sans rien dire de ses liens avec la gauche révolutionnaire française…). Il s’était rendu au Canada, avait traversé discrètement la frontière pour faire ses apparitions lors de sa grande tournée, sous la surveillance permanente du FBI. Sa renommée était telle qu’il ne fut jamais arrêté. Jean Genet était un orphelin abandonné par une mère prostituée et un père inconnu, élevé dans l’horrible système semi-militaire des orphelinats de la France des années 1910. Il grandit en voleur, prostitué travesti, cambrioleur et vagabond, vivant dans les bas-fonds des cités de l’Hexagone et de l’Espagne des années 1930. On peut le dire : il exécrait la société française respectable.

[lire la suite sur le site de la revue Ballast]

 

glf

Juil 212015
 

La lgbtqi pride 100% vegan

csd-freiburg

Adieu saucisses et milkshakes à Fribourg-en-Brisgau, dans le sud-ouest de l’Allemagne, pour la pride 100% vegan. «Parce que nous rejetons fondamentalement la domination, nous combattons aussi l’exploitation des animaux», ajoute la comité Christopher Street Day (CSD) Freiburg, qui promet de délicieux «frites, falafels et kebabs vegans» sur les stands de la manifestation.

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