NL hieronder

Les jours précédents le Week-end de la marche des sans papiers de
Bruxelles à Antwerpen le centre fermé 127bis à Steenokkerzeel a été en
grande partie vidé de ces occupants. Les femmes ont été transférées au
Caricole ou au centre fermé de Bruges, les hommes expulsés ou aussi
transférés. Deux ailes étaient totalement vide tout au long du week-end.

Qui aurait eu l’idée, l’envie ou le rêve de rafler tous ces sans
papiers « illégaux et « criminels » qui marchaient de Bruxelles à
Antwerpen pour réclamer de la dignité, et de les enfermer au 127bis ?

Mais il semble que dans nos hautes sphères certains n’ont pas trouvé
l’idée opportune et tout c’est bien passé tout le long de la marche.
Les coordinateurs de la marche ont été prévenus de cette situation et
ont vraisemblablement bien géré ce stress,

Actuellement au centre fermé la situation revient tout doucement à sa
normale, de nouveaux détenus arrivent au compte goutte dans le centre
. Mais attention il y a encore beaucoup, beaucoup de places libres (
plus de 50!): des arrestations sur la voie publique, dans les
transports , à l’office ou des rafles seront sans doute (encore) plus
fréquentes. Restons vigilant !

APPEL à SOUTIENS

Il est clair qu’un jour viendra ou les différents mouvements des sans
papiers seront confrontés à cette répression au nom de notre «
sécurité» , même si il a été rare qu’une répression musclée ait lieu
face à de grands groupes bien organisés. En général la stratégie de
nos gouvernements est de lancer des promesses bidons pour casser les
gros mouvements, plutôt que de choisir la répression.

Mais face à nos nouveaux décideurs , qui aiment les coups de théâtre
médiatiques, la question d’une répression musclée reste dans les
possibles.

Il est urgent de construire un réseau large de « avec papiers » pour
soutenir les différents mouvements de « sans papiers » et leurs
revendications.

Il est urgent que les « avec papiers » expriment leur désaccords de
ces politiques criminelles Belges et Européennes par des actions, des
messages, des manifestations ou par toutes autres expressions.

Alors on reprend l’appel du Comité de soutien du mouvement sans papiers

*Appel à participation au Comité de soutien du mouvement sans papiers*

Depuis plusieurs mois partout dans la ville des sans papiers
s’organisent autour d’occupations, actions et/ou projets. A la
rencontre de dimanche passé les collectifs de sans-papiers ont exprimé
leur souhait d’avoir plus de soutien et d’être plus visible.

Nous vous invitons donc à venir discuter avec nous comment
concrètement participer à cette lutte, cette résistance en soutenant
les différents collectifs.
Le rendez-vous de cette rencontre conviviale de soutiens et de
sans-papiers se fera autour de la table d’hôte CollectActif du 21
février à 17h au Magasin Libre Av. du Port 53*.

Si vous ne pouvez pas être là mais voulez être tenu au courant des
prochains rendez-vous, envoyez un mail à :
soutien_steun_sanspapiers_2015@riseup.net

Nl

Oproep ter ondersteuning door mensen « met papieren »

Terwijl honderden zonder papieren deelnamen aan een marche van Brussel
naar Antwerpen de weekend van 14/15 februari, werd het gesloten
centrum 127bis voor een groot deel leeggemaakt. De vrouwen werden
overgebracht naar de Caricole of naar het gesloten centrum van Brugge,
de mannen werden uitgezet of ook verplaatst naar een andere gesloten
centrum. Twee vleugels van het gesloten centrum bleven het hele
weekend leeg.

Wie had gedacht, gewenst of gedroomd deze « illegalen” en » criminelen
« die van Brussel naar Antwerpen liepen om eeen waardig bestaan te
eisen, op te sluiten in het 127bis?
Maar het lijkt erop dat op hoog niveau dat idee door sommigen niet
opportuun werd gevonden. De marche verliep zonder enige problemen met
volle aan dacht van de media’s. De coördinatoren van de mars werden
gewaarschuwd voor deze situatie en hebben deze stress mooi aangepakt,

Momenteel is de situatie in het centrum langzamerhand normaal
geworden: Een per een worden nieuwe mensen gearresteerd en opgesloten.
Maar let op er zijn nog veel, veel plaatsen (vijftig!) Arrestaties op
de openbare weg, in het openbaar vervoer, aan vreemdelingendienst of
razzia’s zullen nog verder worden opgedreven . Blijft waakzaam!

OPROEP TOT STEUN

Het is duidelijk dat er een dag zal komen dat de verschillende
bewegingen van mensen zonder papieren met repressie zal worden
geconfronteerd in de naam van onze « veiligheid », al is het zeldzaam
gebeurd dat een zware onderdrukking plaatsvindt op grote goed
georganiseerde groepen. In het algemeen is de strategie van onze
regering in zulke gevallen diplomatische beloften te maken met het
doel zulke strijd te breken

Maar met onze nieuwe regering, die graag in de media’s blinken, blijft
een zware repressie meer dan mogelijk.

Het wordt dringend nodig om een ​​breed netwerk van « met papieren » op
te bouwen om de verschillende bewegingen van « zonder papieren » en hun
eisen te ondersteunen.
Het is dringend nodig dat « met papieren » hun onenigheid over de
Belgische en Europese criminele vreemdelingenbeleid uiten met acties,
demonstraties, aktiviteiten, of andere uitingen.

Daarom nemen we de oproep van het steuncomité van de beweging zonder
papieren over

*Oproep tot deelname aan het Steuncomité van de beweging van mensen
zonder papieren*

Al verschillende maanden organiseren mensen zonder papieren zich in de
stad rond bezettingen, acties en/of projecten. Op de bijeenkomst
vorige zondag hebben de collectieven van mensen zonder papieren
expliciet om meer steun en visibiliteit gevraagd.

Wij nodigen je dan ook uit om met ons te komen praten over hoe we
concreet kunnen deelnemen aan deze strijd, dit verzet door de
verschillende collectieven te steunen.
We komen bijeen tijdens de gastentafel CollectActif op *21 februari om
17u in de Allée du Kaai, Havenlaan 53.*

Mocht je er niet kunnen bijzijn maar op de hoogte willen blijven van
de volgende afspraken, stuur dan een mail naar:
soutien_steun_sanspapiers_2015@riseup.net

 

Pour info,

En finir avec le placard: Recueil de textes de prisonnier.e.s politiques lgbt

Tous les prisonniers ne sont pas des hommes.
Tous les prisonniers ne sont pas hétérosexuels.
Tous les prisonniers ne sont pas cisgenres.

À quoi sert de lutter pour la libération des prisonnier.e.s politiques et
l’abolition de la prison si nous n’en finissons pas avec tous les
placards

http://smg.ouvaton.org/soledad/Soledad_Out.pdf

 

Hommage à l’artiste queer Pedro Lemebel [The New Yorker]

Publié par
sur: yagg
Extravagant et radical, Pedro Lemebel, l’auteur chilien de «Je tremble, ô matador» est décédé le 23 janvier.

The New Yorker a rendu hommage à l’artiste queer chilien Pedro Lemebel, connu pour son style provocateur et irrévérencieux et décédé des suites d’un cancer le 23 janvier. Né en 1952 à Santiago, il devint professeur d’arts et fut renvoyé en raison de son homosexualité. Il rejoignit alors la société des auteurs chiliens, davantage «parce qu’il y avait des biscuits et du café et à boire» que par passion pour l’écriture. The New Yorker écrit: «Ces débuts littéraires ont eu lieu loin des ateliers ou des salons. En septembre 1986, Lemebel a mis en scène ce qu’il appelait une “intervention” lors d’une réunion des partis de gauche de l’opposition. Portant des talons hauts, avec la faucille et le marteau peints sur la moitié de son visage, il a lu “Manifesto: Je parle pour ma différence”, dans laquelle il accuse la résistance marxiste du Chili d’homophobie et de sexisme. “Ne me parlez pas du prolétariat, a-t-il dit, car être pauvre et pédé est pire.”»

Avec l’artiste Francisco Casas Silva, il réalisa aussi de nombreuses performances extrêmes sous le nom des Yeguas del Apocalipsis et écrit plusieurs ouvrages dont Je tremble, ô matador, l’histoire d’un travesti épris d’un jeune révolutionnaire sous la dictature d’Augusto Pinochet: «Le vocabulaire de l’humiliation queer – autant par les autres que par soi-même – est central dans la poésie de Lemebel, poursuit The New Yorker, tout comme il est central dans un certain pan de la culture queer. “La Folle” est appelée de façon répétée une “pédale”, une “folle tordue”, une “bécasse”, une “vieille folle ridicule”. Elle ne questionne jamais explicitement le machisme que sous-tend sa dévotion à Carlos, qu’elle caractérise comme “un vrai mec… un étalon qui sent la sueur et vous tourne autour”. Ces aspects du travail de Lemebel sont parfois durs à lire, car ils transgressent de manière tellement flagrante les standards du bon goût à l’heure du mariage pour tous.»

Le philosophe Paul B. Preciado (anciennement Beatriz Preciado) a lui aussi rendu hommage à l’auteur chilien dans une puissante tribune sur le site de Libération.

A lire sur The New Yorker

Photo Municipalidad de Santiago

 

Nous avons 24h pour arrêter une loi anti-gay américaine qui permettrait aux médecins de refuser de soigner les homos.

Signez pour la stopper !

SIGNEZ

 

Imaginez : vous devez aller à l’hôpital, mais le médecin refuse de vous soigner. Demain, l’État américain de Virginie va considérer une loi qui autorisera les docteurs, les professeurs et toutes les entreprises à REFUSER les personnes lesbiennes, gays, bi et trans au motif de la « conviction morale ou religieuse ».

La loi sera soumise à un vote crucial. Si nous réussissons à convaincre des membres de la Commission de l’Assemblée de voter CONTRE avant, elle pourrait ne jamais voir le jour. C’est maintenant que nous avons besoin d’une mobilisation citoyenne : nous devons montrer à la Commission que le monde entier la regarde.

Le vote est proche et les prochaines 24h sont cruciales pour arrêter la loi. Nous devons mobiliser tout All Out ! Signez la pétition pour dire à la Commission qu’elle doit dire non à cette loi anti-gay. Nous remettrons immédiatement vos signatures à chacun de ses membres.

Signez et partagez : go.allout.org/fr/a/virginia

Cette loi s’applique aux écoles et aux hôpitaux, mais aussi aux restaurants et à toutes les entreprises. Elle peut permettre à des professeurs de refuser des homos dans leur classe ou à des cinémas de refuser l’entrée à ceux qui leur « semblent » homos.

Ensemble, nous avons déjà remporté des victoires devant des lois comme celles-ci – en Arizona, une proposition scandaleuse prévoyait d’interdire aux personnes trans d’utiliser les toilettes et les vestiaires d’entreprise. Après une mobilisation rassemblant des milliers de personnes, nous avons parlé aux élus, qui ont décidé de retirer cette idée.

Signez et partagez. Cela ne prend que deux minutes: go.allout.org/fr/a/virginia

D’autres lois anti-gays pullulent dans tous les États-Unis. Le mois dernier, le Sénat du Michigan a retiré un texte similaire à celui qui est aujourd’hui soumis au vote en Virginie. Nous pouvons gagner une fois encore. Signez maintenant :

go.allout.org/fr/a/virginia

En avant,

Andre, Guillaume, Lucy, Pablo, Rose, Tile et tous les autres membres de l’équipe d’All Out.

 

P.S. Plus d’une dizaine d’autres États américains ont proposé des lois qui autorisent les discriminations au nom des « convictions morales ou religieuses », et ce nombre ne cesse d’augmenter. Sans votre aide, ces lois dangereuses pourraient continuer à pulluler partout dans le pays et faire des personnes lesbiennes, gays, bi ou trans la cible de nouvelles discriminations. Signez maintenant pour les bloquer ! go.allout.org/fr/a/virginia

 

La Russie a adopté une nouvelle loi interdisant aux travestis et transsexuels de conduire une voiture, suscitant les critiques des défenseurs des droits des homosexuels.

à lire sur : rtbf info

 

[fr] La sécurité n’est pas un crime
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Mardi 16 décembre, une opération policière d’envergure a eu lieu en Espagne. 14 domiciles et centres sociaux ont été perquisitionnés à Barcelone, Sabadell, Manresa et Madrid. Livres, brochures et ordinateurs ont été saisis. 11 personnes ont été arrêtées et déférées devant l’Audiencia Nacional espagnole, un haut tribunal à Madrid s’occupant des affaires d' »intérêt national ». Elles sont accusées de recrutement, promotion, organisation et appartenance à une organisation terroriste. Toutefois, les avocats de la défense dénoncent un manque de transparence, précisant que leurs client·es ont été interrogé·es sans savoir de quoi ils ou elles étaient accusé·es. « [Ils] parlent de terrorisme sans préciser les crimes reprochés, ni même les actes individuels attribués à chacun d’entre eux » [2]. Interrogé, le juge Bermúdez répond: « Je n’enquête pas sur des faits spécifiques, j’enquête sur l’organisation, et le danger qu’ils peuvent représenter à l’avenir » [1]; créant ainsi un nouvel exemple d’arrestation préventive.

Quatre des détenu·es ont été libéré·es, mais 7 restent en détention préventive pour leur procès à venir. Les motifs présentés par le juge pour leur incarcération sont la détention de certains livres, « la production de publications et de moyens de communication », et le fait que les accusé·es « utilisent les emails avec des mesures de sécurité extrêmes, comme les serveurs RISE UP » [2].

Nous rejetons cette criminalisation kafkaïenne des mouvements sociaux, ainsi que l’implication que la protection de la vie privée sur internet est équivalente au terrorisme. Cela est absurde et extrêmement alarmant.

Riseup, comme d’autres fournisseurs de courrier électronique, a l’obligation de protéger la confidentialité de ses utilisateurs et utilisatrices. Beaucoup des “mesures de sécurité extrêmes” utilisées par Riesup sont de bonnes pratiques communément admises en termes de sécurité sur Internet et sont aussi utilisées par des fournisseurs de services comme hotmail, GMail ou Facebook. Toutefois, contrairement à ces fournisseurs, Riseup ne veut pas permettre la mise en place de portes dérobées illégales, ni vendre les données de ses utilisateurs et utilisatrices à des tierces parties.

Le rapport du  parlement européen sur le programme de surveillance de la NSA « souligne que le respect de la vie privée n’est pas un droit de luxe, mais constitue la pierre angulaire d’une société libre et démocratique » [3]. Des révélations récentes sur l’étendue des violations de la vie privée par les États montrent que tout ce qui peut être épié le sera [4]. De plus, nous savons que la criminalisation de l’usage des outils de protection de la vie privée a un effet dissuasif sur toutes et tous, en particulier les défenseurs des droits humains, les journalistes et les activistes. Abandonner ses droits fondamentaux à la vie privée par peur d’être identifié·e comme terroriste est inacceptable.

[1] https://directa.cat/actualitat/pandora-empresonada
[2] https://directa.cat/jutge-gomez-bermudez-envia-preso-set-de-onze-persones-detingudes-durant-loperacio-pandora
[3] http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML%2BCOMPARL%2BPE-526.085%2B02%2BDOC%2BPDF%2BV0//FR
[4] http://www.spiegel.de/international/germany/inside-the-nsa-s-war-on-internet-security-a-1010361.html

 
Monde Allemagne

Les groupes LGBT rejoignent la fronde contre Pegida

Les associations invitent les gays et lesbiennes à prendre part aux contre-manifestations organisées en marge des marches de l’extrême droite contre l’«islamisation de l’Occident».

5 janvier 2015 | par

sur : 360°

pegida

Manif Pegida à Dresde, décembre 2014. Photo: Caruso Pinguin flickr/cc

Plusieurs organisations LGBT à travers le pays, dont la fédération nationale LSVD, ont lancé un appel pour que les gays et lesbiennes rejoignent les marches de protestation contre Pegida, les manifestations anti-islam qui rassemblent des dizaines de milliers de personnes à travers le pays. «Il en va des actions contre les gays et des lesbiennes comme de celles qui visent des gens à cause de leur appartenance religieuse, de leur origine ou de leur position sociale: la haine et la violence n’ont pas de place dans la société», lance Cologne Pride dans son appel à descendre dans la rue, ce lundi soir. La contre-manifestation dans la ville rhénane réunira une quarantaine d’autres organisations et de partis de gauche sous le slogan «Mettons-nous en travers».

Depuis son démarrage, cet automne à Dresde, Pegida (acronyme de «Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident») semble fédérer ultraconservateurs et sympathisants néonazis. Dans la rue, les slogans racistes et xénophobes se mêlent à des mots d’ordre d’autre nature, notamment contre l’influence présumée de la soi-disant théorie du genre dans les programmes scolaires.

Source: Queer.de

 
Pour les gays égyptiens, la répression s’est accrue sous Sissi

Lu sur Le Monde : « Maintenant, même à la maison tu as peur », s’alarme Hassan Shérif, un jeune Egyptien gay dont la crainte d’être inquiété par les autorités a décuplé depuis l’arrestation dans un hammam du Caire de 26 hommes soupçonnés d’homosexualité et poursuivis pour « débauche ».
Voir la vidéo ici

 
Une trans’ de 17 ans se suicide dans l’Ohio
Publié par
sur : yagg
Coupée du monde par ses parents qui voulaient faire d’elle un «parfait petit garçon chrétien hétérosexuel», Leelah Alcorn a mis fin à ses jours. [Attention, certains éléments de cet article peuvent heurter.]

Leelah Alcorn est morte aux alentours de 2h du matin dans la nuit dimanche 28 décembre sur une autoroute de l’Ohio, aux abords de Cincinatti, en se jetant sous les roues d’un semi-remorque, rapporte le média local WCPO. Un geste prémédité par la jeune fille trans âgée de 17 ans, puisque quelques heures plus tard, un message programmé à l’avance a été publié sur son tumblr. Elle y raconte son histoire et pourquoi elle a choisi de se donner la mort.

«DIEU NE FAIT PAS D’ERREUR»
«Si vous lisez ceci, cela signifie que je me suis suicidée et que je n’ai donc pas pu supprimer cette publication avant sa diffusion. S’il vous plaît, ne soyez pas tristes, tout est pour le mieux. La vie que j’aurais vécue ne valait pas la peine d’être vécue… car je suis transgenre. Je pourrais raconter en détail pourquoi je vois les choses ainsi, mais cette note est probablement déjà assez longue comme ça. En quelques mots, j’ai le sentiment d’être une fille prise au piège dans un corps de garçon et je ressens cela depuis mes 4 ans. Je n’ai jamais su qu’il y avait un mot pour exprimer ce sentiment, ni qu’il était possible pour un garçon de devenir une fille, alors je ne l’ai jamais dit à qui que ce soit et j’ai simplement continué à faire ce que font traditionnellement tous les garçons pour essayer de rentrer dans le moule.»

«J’avais 14 ans quand j’ai appris ce que signifie le mot transgenre et j’ai crié de joie. Après 10 années de confusion, j’ai enfin compris qui j’étais. Je l’ai immédiatement dit à ma mère et elle a très mal réagi, me disant que ce n’était qu’une phase, que je ne serais jamais vraiment une fille, que Dieu ne fait pas d’erreur et que j’avais tort. Si vous êtes parent et que vous lisez cela, ne dites jamais rien de tel à vos enfants. Même si vous êtes chrétien.ne ou que vous êtes contre les personnes transgenres, ne dites jamais ça à personne, particulièrement à votre enfant. Cela ne fera que les pousser à se haïr. C’est exactement ce qui s’est passé pour moi.»

«Ma mère m’a emmenée chez un.e thérapeute, mais elle ne m’emmenait que chez des thérapeutes chrétien.ne.s (qui étaient tou.te.s biaisé.e.s) donc je n’ai jamais pu bénéficier de la thérapie qui m’aurait permis de guérir de ma dépression. Il y a juste eu de plus en plus de chrétien.ne.s me disant que j’étais égoïste et que j’avais tort et que je devais demander de l’aide à Dieu.»

«LEUR PARFAIT PETIT GARÇON CHRÉTIEN HÉTÉROSEXUEL»
«L’année de mes 16 ans, je me suis rendu compte que mes parents ne me comprendraient jamais et que je devrais attendre jusqu’à mes 18 ans pour commencer le moindre processus de transition, ce qui m’a brisé le cœur. Plus on attend, plus la transition est difficile. Je me suis sentie désespérée, j’ai eu l’impression que je ressemblerais à un homme travesti jusqu’à la fin de ma vie. Pour mon 16e anniversaire, quand mes parents ont refusé de donner leur consentement pour que je commence ma transition, j’ai pleuré jusqu’à ce que je finisse par m’endormir.»

«J’ai commencé à me comporter en mode “je vous emmerde” avec mes parents et je suis sortie du placard en tant que gay à l’école, en pensant que cela faciliterait peut-être mon coming-out trans’ qui représenterait un choc moindre. Même si la réaction de mes ami.e.s a été positive, mes parents étaient énervé.e.s. Ils ont eu l’impression que je m’attaquais à leur image et que je cherchais à les embarrasser. Ils voulaient que je sois leur parfait petit garçon chrétien hétérosexuel, et c’est clairement quelque chose que je ne voulais pas.»

«Alors ils ne m’ont pas permis de retourner à l’école, ils ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone et m’ont interdit d’utiliser le moindre réseau social, ce qui m’a complètement isolé.e de mes ami.e.s. C’est probablement la partie de ma vie pendant laquelle j’ai été la plus déprimée et je suis surprise de ne pas m’être suicidée. J’ai été complètement seule pendant cinq mois. Pas d’ami.e.s, pas de soutien, pas d’amour. Juste la déception de mes parents et la cruauté de ma solitude.»

«PAS D’ÉCHAPPATOIRE»
«À la fin de l’année scolaire, mes parents ont finalement changé d’avis et m’ont rendu mon téléphone et m’ont permis de retourner sur les réseaux sociaux. J’étais excitée, j’allais enfin pouvoir retrouver mes ami.e.s. Tou.te.s s’extasiaient de me revoir et de me parler, mais seulement au début. Mes ami.e.s ont finalement réalisé que je ne représentais rien à leurs yeux, et je me suis sentie encore plus seule qu’avant. Les seul.e.s ami.e.s que je pensais avoir ne m’aimaient que parce qu’ils/elles me voyaient cinq fois par semaine.»

«Après un été passé à n’avoir presque aucun.e ami.e et le fardeau de devoir réfléchir à l’université, d’économiser de l’argent pour partir, d’avoir toujours de bonnes notes, d’aller à l’église chaque semaine et de me sentir comme une merde parce que tout le monde là-bas était contre tout ce pour quoi je vis, j’ai décidé que j’en ai eu assez. Je ne réussirai jamais à faire une transition, même une fois partie. Je ne serai jamais heureuse de mon apparence. Je n’aurai jamais assez d’ami.e.s pour me combler. Soit je vis le reste de ma vie comme un pauvre homme qui rêve d’être une femme, soit je vis ma vie comme une femme seule qui se hait. Pas possible de gagner. Pas d’échappatoire. Je suis déjà assez triste, je n’ai pas besoin que ma vie le soit plus encore. Les gens disent “ça ira mieux”, mais dans mon cas ce n’est pas vrai. Ça empire. Chaque jour, je vais de pire en pire.»

«Voilà l’essentiel, voilà pourquoi j’ai envie de me suicider. Désolée si cela ne vous paraît pas être une raison valable, ça l’est pour moi. Concernant mon testament, je veux que l’intégralité de ce que je possède légalement soit vendu et que cet argent (en plus de mon argent à la banque) soit donné à des associations de défense des trans’ et à des groupes de soutien, peu m’importe lesquels. Je ne reposerai en paix que si un jour les personnes transgenres ne sont plus traitées comme je l’ai été, que si elles sont traitées comme des êtres humains, avec des sentiments reconnus et des droits humains. On doit enseigner le genre à l’école, et le plus tôt est le mieux. Il faut que ma mort ait un sens. Ma mort doit être comptée parmi les personnes transgenres qui se suicident chaque année. Je veux que quelqu’un regarde ce chiffre, se dise “bordel” et change les choses. Changez la société. S’il vous plaît.»

Les autorités ont mis en place une cellule d’accompagnement psychologique dans le district où vivait Leelah, ainsi que dans son établissement scolaire. Chris Seelbach, conseiller municipal ouvertement gay de Cincinatti, une ville proche de l’endroit où a eu lieu le drame, a réagi sur Facebook en rappelant que malgré les avancées, «il est toujours extrêmement difficile d’être un.e jeune trans’». «Nous devons mieux faire», a ajouté l’élu en invitant à soutenir financièrement l’association TransOhio.

Photo Tumblr

Déc 292014
 
Calais : au vent qui sème la tempête…

Lu sur Paris-luttes : « La toute nouvelle barrière anti-migrants installée autour du terminal d’embarquement dans le port de Calais a été sauvagement attaquée ce matin par des rafales de vent mal intentionnées qui ont mis à bas une partie de la clôture. Le groupuscule cataclysmique ne s’est pas contenté de ce sabotage et a également bloqué le port pendant deux heures (en solidarité avec les migrant-e-s paraît-il).

Vive le vent d’hiver !

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repris de Sans papiers ni frontières

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