Nouvelle occupation de “La Pétroleuse”

 

http://lapetroleusebxl.noblogs.org/post/2013/04/29/nouvelle-occupation-de-la-petroleuse/

 

Bruxelles, vendredi 19 avril 2013

Depuis ce 16 avril 2013, le collectif « La Pétroleuse » occupe le 14 rue du Fossé-aux-Loups à 1000 Bruxelles, l’immeuble dont le rez-de-chaussée était la célèbre « Brasserie des postiers ».

Comme pour nos précédentes occupations, notre but est de faire de cet immeuble à l’abandon une zone d’action politique, culturelle et sociale, nous tenons à chacun de ces pôles d’activité comme nous tenons à ce qu’ils soient liés en une même démarche de critique du capitalisme et de valorisation de la vie en collectivité.
Il ne s’agit pas seulement d’occuper un espace pour pouvoir y faire nos activités mais aussi de pointer du doigt, une fois de plus, la pléthore d’immeubles vides dans une ville où on ne compte plus les mal-logés. La crise capitaliste la spéculation immobilière et les politiques de gentrification font que non seulement les personnes traditionnellement marginales mais des couches de plus en plus larges de la population et notamment les jeunes salariés éprouvent de plus en plus de difficultés à se loger. Et dès le moment où il devient difficile de se loger décemment, il devient tout simplement impossible de disposer d’espaces pour mener des activités politiques et culturelles.
Chacun, chacune est bienvenu dans ce lieu de vie de rencontre et de lutte, un lieu où pourront se réunir ceux qui n’acceptent pas la politique d’exploitation et d’isolement mené dans nos pays, une politique qui viole toute dignité humaine. Créer un rapport de force et de détermination favorable passe par notre union et notre solidarité.

La pétroleuse vous accueil tous les jours à partir de 18h  (Sauf Dimanche)

14, rue Fossé aux Loups, 1000 Bruxelles

(métro De Brouckère)

Chacun est le bien venu dans ce lieu de rencontre, lieu de lutte.

Chaque jour : bar, soirée, discutions

Les mercredis : petite restauration

La Pétroleuse
lapetroleuse@yahoo.fr

 

Vous pouvez trouver l’article qui en parle ici
ou ici

Et voici ma réaction : (je n’avais droit qu’à 1000 caractères pour y répondre sur indymedia…)

Je ne connais aucune des personnes impliquées dans cette histoire, je viens de Bruxelles, je n’ai donc aucune « concurrence politique » ou « conflits interpersonnels » à régler à travers mon intervention.

J’en ai ras-le-bol que des mecs hétéros blancs qui se prétendent anarchistes n’aient aucune vision ni analyses de la société en tant que classes sociales pas seulement économiques (race-sexe-genre-+++). « Paco n’est ni un flic, ni un patron, ni un facho, ni un militant de l’UMP ou du Parti Socialiste. ». Ben non, Paco est un MEC! C’est quand-même fou qu’après 50 ans de féminisme, vous ne soyez toujours pas capables de réfléchir en ces termes! Et un mec pédé reste un mec, avec une éducation de mec, une culture de mec et des pratiques de mec! Le viol est l’appropriation sans consentement et (parfois) avec violences du corps de l’autre. Et ça, c’est un truc de mec, qu’il soit pédé ou hétéro.

Ce qui m’énerve dans ton texte c’est que tu ne parles pas une seule fois du viol. T’es dans un déni complet de ce qui est reproché à ton pote, par contre tu divagues sur les suspicions d’appartenir aux keufs, sur du « spontanéisme » ou des « calomnies toutes plus délirantes les unes que les autres »… Serait-ce de nouvelles expressions parisiennes pour parler de viol? Il est temps qu’on se mette à jour en province! Tu sous-entends aussi que son exclusion serait liée à son homosexualité et pas au fait qu’il ait VIOLÉ un mec. En gros, tu fais de la solidarité avec ton camarade de classe, mais de classe dominante cette fois-ci, pas celle des anarchistes, non, non, pas celle des pédés, non, celle des HOMMES.

Le viol est partout, tout le temps, il est une condition d’existence de l’hétérosexualité en tant que régime politique c’est à dire qu’asservissement d’une classe sociale par une autre. Il est souvent tu, discret, il se passe dans l’intimité d’une chambre à coucher, d’une salle de bain, d’une salle de concert vide, dans une toilette, un lit, un canapé, derrière un bar. Il se passe entre amants, entre amis, entre connaissances, dans la famille. Puis il y a le viol spectaculaire, celui qui se passe à trois heures du matin dans la ruelle sombre d’une cité, par une bande d’arabes et de noirs. Celui-là est largement médiatisé, dans tous les milieux, c’est celui qu’on aime montrer comme dysfonctionnement, la bête noire du tellement-égalitaire rapport hétérosexuel (et si le dysfonctionnement est raciste, c’est encore mieux : les blancs ne sont pas des violeurs!). L’autre, le viol « ordinaire », devrait être analysé comme systémique, le ciment de la construction de la classe des hommes, la pierre angulaire du rapport hétérosexuel, alors il est occulté, caché, même dans notre avant-garde militante : les anarchistes!

Ton avis sur les groupes militants est carrément à côté de la plaque (tout le paragraphe sur la dérive sectaire et le reste!). Je ne crois pas qu’on fasse partie du même univers. Je ne sais pas qui tu fréquentes mais tu ferais peut-être bien de sortir de Paris pour voir ce qui se fait ailleurs. Et la loi du silence à laquelle je suis le plus souvent confrontée c’est à celle qui entoure les viols et les agressions racistes, sexistes et homophobes dans les milieux anarchistes (et dans tous les autres milieux d’ailleurs).

Pour terminer, j’aimerais revenir sur l’exclusion en tant que stratégie « faute de mieux ».
Dans le premier paragraphe, tu parles de l’exclusion comme d’une pratique totalitaire. Dans le deuxième paragraphe, tu dis que ce n’est pas l’exclusion en elle-même que tu critiques mais les raisons qui y ont conduit dans ce cas-ci. (Faut te mettre d’accord avec toi-même!)
Vu ce flou artistiquement accompli autour de la notion d’exclusion, un peu de clarté s’impose.
Tout d’abord, exclure quelqu’un n’a rien à voir avec des mécanismes totalitaires. Eux, ils enferment les dissidents ou les inadaptés (ou les butent). Il y a quand même une sacrée différence entre fermer une petite porte à quelqu’un qui a le monde pour se promener (je suppose que ton ami a les bons papiers?) et enfermer quelqu’un derrière une grande porte qu’il ne pourra plus jamais franchir sans l’aval des institutions ad-hoc… Arrête de victimiser ton pote, c’est insultant.
Ensuite l’exclusion d’un agresseur n’a pas vocation punitive ni curative. Cette pratique a pour but de créer des espaces safe pour nous touTEs, des espaces d’où on tej nos oppresseurs. La vocation pédagogique, ce n’est pas à nous de l’assumer, c’est à vous : l’entourage, les potes. Et c’est pas en niant les fonctionnements pourris de vos amis que vous leur permettrez de changer.
Les lieux qui prennent le parti des personnes agressées sont rares, c’est plus facile de ne pas croire quelqu’unE qui « out » son viol que de remettre en cause quelqu’un (un mec) qui a une place de choix dans la hiérarchie sociale anarchiste ou alterno. C’est plus facile de se demander qui ment et qui a raison, de se sentir légitime à demander pleins de détails sur l’histoire, des justifications, de se proclamer juge et avocat pour l’occasion, de décider d’une date de prescription des faits, accoudé au bar, plutôt que de remettre en cause un ordre social qui imprègne aussi nos milieux si politisés, plutôt que de remettre en cause nos propres fonctionnements.

Vous avez le monde pour vous, alors arrêtez de couiner comme des chiots quand certains espaces ne vous sont plus accessibles à cause de vos comportements de keums.

 

affiche concert 20 avril chez les poules

salut les gens,
y’a un concert chez les poules le samedi 20 avril avec
slux-göttingen

gethen-grenoble

q-toulouse

et ptêt plus encore…

avec cocktail bar,bouffe et bieres maison
dimanche pastis pétanque et croquet rosé
y’a l’affiche en piece jointe.
lespoules@riseup.net

hi,come to the punk(and more)show at the poules on the 20 april,with the
band up.
poster in attached file
xxx

hola,ven al concierto del 20 de abril @ les poules.
besos

 

zad

 
123
Samedi 16 MARS 2013 / Zaterdag 16 maart 2013

SOIRÉE DE SOUTIEN / BENEFIET AVOND
Pour la marche de solidarité avec ET sans papiers/ Voor de solidariteitsmars met en zonder papieren

au 123 rue ROYALE, 1000 Bruxelles/ in 123, koningstraat 1000 Brussel

Entrée: prix libre en soutien à la Marche / Ingang: vrije bijdrage om de mars te steunen
Programme / Programma :
19h : Table d’hôte/ Volkskeuken
20h : Présentation de la Marche/ Voorstelling van de Mars
21h : HYDRA (Oriental rap)/ HYDRA (orientaalse rap)
22h30 : L’âme buccale (Hip-hop)
23h30 : DJ’s Rebel Up Soundclash www.rebelup.org
+ DJ Pinchado (Argentine) tropical mix experimental et classique
/ experimenteel en klassiek http://soundcloud.com/djpinchado/
Événement Soirée / Benefietavond : http://www.facebook.com/events/496503603719914/?ref=2

POSTERS : Affiche FR ; Posters NL

N’oubliez pas non plus l’atelier vélo chaque mardi et jeudi à partir de 18h (on recherche d’ailleurs toujours du matériel pour remplacer celui qu’on nous a « emprunté »), la permanence juridique chaque 1er et 3ème mercredi du mois au 1er étage de 16h à 18h, et aussi le mercredi après-midi la permanence squats et la free-prix, et le dimanche, pour commencer la semaine en beauté: l’atelier linux au 4ème étage l’après-midi, la free-prix au 6ème étage de 18h à 20h et la table d’hôtes végétarienne au Bokal à 19h!

Bokal Royal
Rue Royale 123 Koningsstraat
1000 Bruxsselles

Chers Tous,

C’est avec une grande joie que nous vous informons que la* freeprix du
123*(rue Royale) sera ouverte
*tous les mercredis de 16h à 20h *(et ce, dès ce mercredi 13 mars).
Nous vous rappelons qu’elle est également ouverte *tous les dimanches de
18h à 20h*.

Cette friperie est *ouverte à TOUS*. Venez-y *recevoir*, *offrir OU échanger
*, c’est tout-à-fait libre.

N’hésitez pas à venir aussi avec vos enfants! L’expérience d’un « magasin
gratuit », est une activité intéressante et ludique… D’où ils ressortiront
avec de nouveaux vêtements qu’ils aiment!

A la FREE-prix, c’est l’abondance! Le stock tourne tout le temps! Venez
souvent nous rendre visite!
(le stock des hommes est par contre moins abondant. A bon entendeur…!)

Adresse de la friperie:* 123 rue Royale à 1000 Bruxelles (Botanique)*. Au
6ème étage! 😉
www.123rueroyale.be

Nous espérons vous y voir très bientôt! En attendant, nous vous souhaitons
tout le meilleur!

*La FREEPRIX**
*

*C’est quoi ?*

La Free Prix est une *friperie-atelier de couture* qui a pour fonction tous
ce qui concerne la *réutilisation*, l’entretien, les réparations ou *
adaptations* de vêtements. On peut y trouver des *vêtements*,* chaussures*,
*accessoires* (de toute époque et de toute taille) draps, essuie, *tissus*…
En cherchant bien on peut y trouver son bonheur! Il y a aussi une armoire
pleine à craquer de *déguisements* et autres superbes habits conservés
depuis un temps lointain….. Avis au troupes de théâtre: ceux-ci sont à
prêter!

*A prix libre ?*
Ca veut dire, que que *chacun estime soi-même la valeur de l’objet choisi
et ses moyens de le payer*. Si on ne sait pas payer, on échange, on peut se
rendre service, un merci ou encore une promesse de ramener des
vêtements/textiles en bon état dans le futur. Le principe du « prix libre » à
la friperie est que des gens avec ou sans sous puissent s’y procurer des
biens, et que « l’un cotise pour l’autre » d’une certaine façon. Le prix
libresert ainsi à couvrir les charges (produits nettoyants
écologiques,
électricité), à nous fournir en matériel nécessaire et à améliorer la
qualité du lieu.

*
*

*C’est quand ?
*

C’est *tous les dimanches de 18h à 20h* et d’autres jours sur RDV .

*C’est où ?
*

*6ème étage* couloir de gauche – *123 rue Royale* – 1000 Bruxelles – Métro
Botanique

*
*

*Et pour participer ?*

On est contents avec tous les dons de vêtements et tissus, chaussures et
autres *propres*. Vous pouvez aussi venir nous aider les dimanches à Free-
Prix. Mais surtout: l’*atelier friperie* comprend tout le matériel
nécessaire à la réparation, transformation et à la création: *Machines à
coudre*, *aiguilles*, *fils*, *laine*, *tissus*, *modèles*, * teintures*,…
Si vous êtes intéressé-es par une activité en particulier dans le domaine,
n’hésitez pas a nous *envoyer votre idée et envie par mail*, et on organise
l’atelier sur demande ( même si ce n’est qu’avec 2 ou 3 personnes).
*Dans notre société basée sur l’argent et la sur-consommation, la Free-prix
s’inscrit dans la philosophie du 123: Celle du vivre ensemble autrement,
récupérer plutôt qu’acheter, réparer pour ne pas jeter, donner au lieu de
vendre.*

 
Amsterdam: La Slangenpand est squattée depuis 30 ans !
2013-03_Amsterdam_DeSlang_festival

Lu sur [squat!net] : « Mercredi 6 mars 2013, à 14h02, la Slangenpand (la “Maison du Serpent”) sera squattée depuis exactement 30 ans (le 6 mars 1983). Pendant tout ce temps, un groupe d’habitant-e-s motivé-e-s et investi-e-s dans le lieu y ont construit, vécu, créé, fait la fête, lutté, se sont reproduit et bien plus encore.

Le 6 mars 2013, ça fera aussi exactement un an que nous aurons ouvert au rez-de-chaussée l’espace appelé “De Slang”. En un an, De Slang a hébergé des expos de photos, du théâtre, des projections de films et des concerts. Nous entendons souvent dire qu’“Amsterdam a besoin d’espaces ouverts et accessibles comme De Slang”.

2013 sera probablement l’année lors de laquelle il deviendra clair si la maison est expulsée pour servir le « marché libre », ou si elle peut continuer d’être un espace de créativité. 2013 est l’année du Serpent, est-ce bon signe ? Dans tous les cas, nous ferons tout pour garder la Slangenpand.

Venez au festival du Serpent ! Checkez le programme ici.

De Slang
Spuistraat 199
Amsterdam
info[at]deslang.nl
http://deslang.nl/

 

Bonjour,

la bibliothèque la Rétive a ouvert ses portes samedi 2 mars et vous convie
à sa première cantine dimanche 10 mars à partir de 13h.
Un dimanche par mois, nos cordons rouges et noirs vous invitent à partager
un repas à prix libre en soutien à la Rétive.

Vous retrouverez l’ensemble du premier programme d’activités à cette adresse:
http://www.contreinfo7.internetdown.org/IMG/pdf/tractretive.pdf

Permanences bibliothèque tous les samedis, de 14h à 19h.

 

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Communiqué de presse : 13 avril 2013 – Notre-Dame-des-Landes – Sème ta ZAD

Appel à une grande manifestation d’occupation agricole et de mise en
culture

Contre l’aéroport – Pour les terres !

Alors que le verdict sur l’expulsabilité immédiate de la ferme de Bellevue
vient de tomber et que les offensives policières pourraient reprendre à
l’issue de la commission de dialogue, l’assemblée paysanne de la ZAD appelle
à une grande manifestation agricole, d’occupation de terres et de mise en
culture sur la ZAD le 13 avril prochain : « sème ta ZAD ! »

Le 17 novembre nous étions 40 000 à reconstruire,

le 13 avril nous occuperons et cultiverons pour que la ZAD échappe au béton

Appel à lire ci-dessous
Pour plus d’infos, visuels : zad.nadir.org/semetazad – semetazad@riseup.net

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——–

#### Appel :

Depuis le 16 octobre, la résistance déterminée à l’opération
d’expulsion de la ZAD incarne un espoir : celui que nos vies, nos
habitats, nos champs ne soient plus broyés par les logiques marchandes
et par les visions stériles de l’aménagement du territoire. Plus de 200
comités locaux de solidarité ont fleuri ces derniers mois, et ici où là,
du bocage nantais aux autres zones à défendre, nous voulons de nouveau
envisager des victoires.

Le 17 novembre, nous avons montré que malgré l’invasion
policière, ils ne pourraient pas vider la ZAD de ses habitant-e-s et que
nous pouvions être 40 000 à revenir et reconstruire. Début janvier, une
assemblée agricole lançait un appel à projets sur les terres de la ZAD
expropriées par Vinci pour remettre en place les potagers détruits et
les démultiplier avec l’arrivée de nouveaux et nouvelles paysan-ne-s.
Vergers, blés, légumineuses, poules et potagers…une dizaines
d’initiatives s’élaborent d’ores et déjà.

Le début du mois d’avril sera un moment charnière : la fin de la
« commission de dialogue » proposée par le gouvernement pour « mieux
expliquer la nécessité de l’aéroport » signifiera le retour possible
d’opérations d’expulsions de grande ampleur. En face, la dynamique
d’occupation de la ZAD, relancée le 17 novembre dernier, se tourne à
présent vers des projets agricoles destinés à s’implanter dans la durée.
La remise en culture, en masse, des terres expropriées sera notre
manière de tirer le trait sur un dialogue fantoche – et de célébrer les
quelques mois passés à (re)construire, malgré l’incessante occupation
militaire des routes du bocage. Cette manifestation sera aussi une
manière de prendre de l’avance sur d’éventuels travaux en allant
s’installer sur une partie des terres menacées à court terme.

Cette manifestation sera le fruit de ce qui se compose
progressivement entre des paysans et des occupant-e-s venu-e-s
s’installer pour défendre la zone : défrichage et occupation des terres
maraîchères du Sabot en mai 2011, défense de la ferme du Rosier puis de
la Châtaigne à l’aide de plusieurs dizaines de tracteurs enchaînés en
novembre, occupation in extremis avant sa destruction de la ferme de
Bellevue fin janvier… Au-delà de ces quelques dates emblématiques,
la régularité des assemblées agricoles ainsi que les complicités nouées
au quotidien, aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade,
ne cessent d’invalider les catégories fermées dont use le pouvoir pour
qualifier et diviser les opposant-e-s au projet d’aéroport.

Ce qui se joue aujourd’hui à NDDL rappelle et renouvelle
l’histoire dense de certains mouvements paysans locaux au cours des
décennies passées : liens forts avec les grèves et mouvements de 68,
actions directes face aux diktats de l’industrie, occupations de terre
contre les « cumulards »…

Forte de ce terreau, la manifestation du 13 avril, en écho à la
journée mondiale des luttes paysannes en appelle à une communisation des
terres et des pratiques. Nous entendons par là :

– une forme de partage en porte à faux avec les grandes concentrations
agricoles et les freins posés à l’accés au foncier pour les projets
d’installation paysanne.

– l’entraide, la mutualisation de moyens, d’outils, mais aussi les
possibilités d’installations collectives

– un dialogue fécond entre savoir-faire agricole traditionnel et
pratiques expérimentales, entre professionnel-le-s et paysan-ne-s
hors-cadre.

– des réflexions communes autour de la question alimentaire: sur une
production autonome en rupture avec les logiques agro-industrielles,
sur les liens possibles avec Nantes et ses habitant-e-s.

– la capacité de relier la question agricole à des formes de vie,
d’habitat et à des luttes sociales.

En pratique il s’agira, le 13 avril, de partir outils en mains
en plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours et de converger sur la
ZAD pour se redéployer en direction des différents projets et chantiers
agricoles. Au programme et suivant les facteurs hydrométriques :
plantation de vergers, de haies et de bosquets aromatiques, pose de
ruches, défrichage, repiquage de semis, installation de structures
(serres, cabanes à outils…), drainage des terrains, nettoyage des
fossés, réparations des clôtures détruites durant les affrontements et
balisage des chemins forestiers… Seront aussi prévus des foires aux
semences, des expositions de variétés anciennes et aujourd’hui
clandestines, des discussions et ateliers autour des pratiques agricoles
– et en soirée, des fêtes, bals et banquets.

Nous invitons donc à cette occasion tou-te-s les opposant-e-s au
projet d’aéroport à se mobiliser. Venez fêter le retour du printemps et
montrons-leur qu’ici comme ailleurs, nous ne voulons ni de leur aéroport
ni du monde qui va avec. Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre
stérile, là est notre force.

(Une liste de besoins plus précis liés aux diverses installations sera
transmise quelques semaines avant la manifestation)

## En résumé :

– 10h rv. fourche en main pour plusieurs cortèges depuis les bourgs
alentours pour aller occuper les terres et commencer les chantiers

– à midi, chacun-e est invité à amener une tarte à partager.

– le soir, bal et banquets

(plus d’infos pratiques, sur les rv, besoins matériels, l’accueil et
autres à venir sur le site : zad.nadir.org/semetazad)

—- Pour tous contacts : semetazad@riseup.net

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Bonjour!

L’atelier vélo du 123, rue Royale, s’est fait cambrioler et dévaliser tout son
matériel destiné à la réparation, fabrication, modification de vélo. On recherche
donc toute sorte de matériel, allant d’une disqueuse à un poste à souder en passant
par toute sorte d’outillages divers et utiles au bricolage et en particulier la
réparation de vélo.

L’atelier vélo est ouvert le mardi soir et jeudi soir à partir d’à peu près 18h. Si
vous avez une possibilité d’y apporter du matériel dans cette tranche horaire,
n’hésitez pas, bienvenue!

N’hésitez pas non plus à faire tourner cet appel à travers vos réseaux!

Merci d’avance…

123
Rue Royale 123 Koningsstraat
1000 Bruxelles
bokalroyal@gmail.com

 

Jamie, 20 ans, vit dans le plus grand squat d’Europe

sur : ouest france

  • Jamie, 20 ans, Christianite pur jus : « Je suis très attaché à ce lieu, mais pas différent des jeunes de l'extérieur ». A droite, quelques images de la commune libre. Christiania, c'est un village d'Andersen qui aurait viré psychédélique.

    Jamie, 20 ans, Christianite pur jus : « Je suis très attaché à ce lieu, mais pas différent des jeunes de l’extérieur ». A droite, quelques images de la commune libre. Christiania, c’est un village d’Andersen qui aurait viré psychédélique.

  • Photos Ouest-France

Jamie Pedersen a grandi à Christiania, à deux pas du centre de Copenhague, avec des parents « très, très hippies ». L’élève ingénieur y vit toujours. « Ici, on est libre, mais ça n’empêche pas les règles », dit-il de cette enclave autonome créée en 1971, qui a encore tenu tête, cet été, aux tentatives de rachat de l’État danois.

Copenhague. De notre envoyé spécial

Dans le matin froid, il a l’air chiffonné d’un oisillon tombé du nid. Mains ankylosées, nez rougi. Mots au compte-gouttes. Jamie Pedersen est un pur enfant de Christiania, le squat le plus grand d’Europe. Il y est né il y a vingt ans et y vit toujours.

Christiania, c’est une Fristaden, une ville libre, d’une trentaine d’hectares, à dix minutes à pied du coeur de Copenhague. Un millier d’habitants dont deux cents enfants. Depuis quarante ans, cette enclave résiste vaille que vaille aux gouvernements et à l’appétit des promoteurs immobiliers. « Pas de voitures, pas de stress, relax. Ici, je suis vraiment bien, c’est cosy », souffle Jamie.

Sous le gel, Christiania a l’air d’un village sorti d’un conte d’Andersen qui aurait viré psychédélique. Avec ses bars en bois comme le Woodstock ou le Nemoland, ses petites maisons explosées de couleurs, ses jardins exubérants, ses drapeaux de prière tibétains. Et ses fresques, partout, jusqu’au camion-poubelle qui affiche sur sa benne la bouille hilare des Freak Brothers du dessinateur Shelton.

On entre dans la Fristaden par son côté obscur : Pusher Street, ses petits trafiquants à capuche, les braseros, les étals de marijuana et de shit où tout Copenhague vient s’approvisionner. La police s’y aventure de temps à autre. Jamie hausse les épaules. Vaguement agacé. « C’est le stéréotype qui colle à Christiania. De vieux hippies qui passent leur temps à fumer du shit. Je n’aime pas cette image que les médias et certains, à l’extérieur, nous renvoient. C’est de la caricature ! » Faut pas toujours croire ce qu’on dit, les chiens peuvent faire des chats et vice-versa. « Mes parents étaient hippies. Pas moi. Je suis engagé, très à gauche politiquement. Et je ne fume pas. Ça rend paresseux et dépendant ! »

Par le passé, les Christianites ont souvent ferraillé pour tenir les gangs à distance, débarrasser leur communauté des junkies et des drogues dures. Et préserver cette aventure foutraque, écolo, unique sur le vieux Continent. Jamie adore l’ambiance villageoise du lieu, le bruit soyeux des vélos, le son des clochettes effleurées par le vent. Et son calme, troublé certains jours par la foule. La grosse foule. Christiania attire chaque année près d’un million de visiteurs. Plus que la Petite Sirène du port de Copenhague.

« J’ai des amis ici, j’ai des amis dehors »

Depuis qu’une poignée de hippies et d’utopistes haut perchés ont investi, un jour de septembre 1971, cette base navale désaffectée, c’est devenu un lieu de pèlerinage où se frottent les rêves en friche, excitants, mal fagotés, de toute une génération en quête d’alternative.

Les parents de Jamie y ont construit leur cabane au début des années 1980. John, le père, avait 18 ans, Lene, la mère, 15 ans. « Très, très hippies », sourit le garçon. Il vit désormais avec son frère aîné, Joey, 22 ans, instructeur de skate-board, et sa mère, styliste au chômage, dans un vieux dépôt d’armement en briques rouges, rénové. « J’ai vécu une enfance heureuse ici, insiste-t-il, On pouvait rester jouer longtemps dehors. Il n’y avait pas de voiture, pas de danger. Je reste vraiment très attaché à Christiania. »

Ne lui demandez pas si tout cela ne l’a pas un peu décalé. « Je ne vois pas en quoi je pourrais être différent des jeunes de l’extérieur, s’amuse-t-il. J’ai des amis ici, j’ai des amis dehors. » Jamie a toujours fréquenté des écoles « normales », proches de la commune libre. Aujourd’hui, il poursuit des études d’ingénieur électronicien à la prestigieuse Danish Technical University. Christiania lui a légué le goût de la liberté. Et il veille à le préserver soigneusement.

« Chaque individu doit pouvoir faire quelque chose par lui-même, ne pas être contrôlé en permanence. Ici, on est libre. Ce qui n’empêche pas d’avoir des règles, pas forcément les mêmes qu’ailleurs. » Il apprécie l’implacable démocratie directe de l’enclave. Les assemblées générales, trois ou quatre fois par an. Les décisions « nécessairement » prises à l’unanimité. « Inapplicable ailleurs ! »

Depuis les années 1970, l’État danois cherche à récupérer son bien. Ces temps derniers, la pression s’est accrue. Finalement, en juillet, Christiania a sauvé sa peau. En rachetant sa liberté. Près de 7 millions d’euros, financés par un prêt bancaire et une « collecte populaire ». À l’épicerie du coin, on peut acheter des actions, 100 couronnes (13,40 €) l’unité. Pas d’embrouille. L’épicier fourre ostensiblement le billet dans la fente d’un bocal en verre. Une fondation gère le magot. À l’entrée de la Fristaden, il y a un panneau qui dit : « Vous quittez maintenant l’Union européenne ». Jamie espère pouvoir le lire encore longtemps.

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