A DIFFUSER LARGEMENT! (toute la France comprise)
Dans l’attente impatiente de vos participations
(et désolée d’avance pour les doublons)

Bonjour à toutEs,
 
Nous sommes un groupe de militantes féministes et nous en avons marre des gynécos et soignantEs ayant des pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. On a donc eu l’idée de créer une liste de soignantEs (gynécos, médecins généralistes, sages-femmes) ayant des pratiques respectueusEs de touTEs. Le questionnaire en pièce jointe vise à collecter des adresses de praticienNEs que tu souhaites conseiller.
 
Si tu as été amenéE à consulter pour des questions gynécologiques, on aimerait avoir ton retour d’expérience. Ce questionnaire est anonyme, il ne sera pas diffusé. Nous mettrons la liste constituée sur un site internet afin que cela profite à toutEs. Remplir le questionnaire prend 4-5 minutes seulement.
 
Attention :
–  Si tu as plusieurs noms de praticienNEs que tu aimerais recommander (super !), il faudra que tu remplisses un seul questionnaire pour CHAQUE soignantE.
– AucunE soignantE n’est idéale même si elle-il ne correspond pas exactement à tous les critères, envoies nous quand même le questionnaire.
– Une fois rempli renvoie ce questionnaire à l’adresse suivante : gynandco[at]riseup.net
 
 
 Pour toute question ou toute information envoyez-nous un mail à cette adresse: gynandco[at]riseup.net.
This questionnaire is also available in english.
Este cuestionario también está disponible en español.
 
Merci a toutEs,
Féministement,

Les Gyn&Co.

 

Bonjour chères amazones lyonnaises,

La commission santé F. (pour féministes) du centre LGBTQIF le J’en suis j’y reste de Lille et le Planning vous invite à participer à la 3eme rencontre transfronatalière sur la santé des lesbiennes, bies, FSF, cis et trans qui
se déroulera à Lille le 21 mars prochain.

Cette rencontre se déroulera toute la journée : matin interventions des partenaires européens, l’aprés-midi des ateliers, une restitution conviviale des ateliers puis un temps festif au JSJR. Le week end des ballades, des visites, des ateliers seront proposés.

Nous avons eu la chance de partager avec vous la 2eme édition l’année dernière, nous serions ravies de vous retrouver cette année. Nous préparons nos budgets et nous espérons pouvoir prendre en charge un déplacement d’une militante de votre groupe et son hébergement.

Nous finalisons le programme le 10 février, si vous êtes intéressées pour intervenir sur un sujet en particulier, faire un retour d’expériences… parlons-nous en !! Soit lors de l’apéro moustache à ARIS le 8 février ou avant…

Nous espérons pouvoir faire un cahier à colorier reliant toutes les créations d’octobre rose de 2013 dont les ateliers pochoirs qu’on a partagé avec vous, on vous tient au courant de ce projet

A tout bientôt
Sororalement
Isalem pour la commission santé F. du JSJR

 

DROIT A L’AVORTEMENT

MANIFESTATION DU MERCREDI 29 JANVIER A BRUXELLES CONTRE LE PROJET DE LOI ESPAGNOL ET LES RISQUES DE RECUL EN EUROPE

INFORMATIONS PRATIQUES

17H00 RDV DEVANT L’AMBASSADE D’ESPAGNE A BRUXELLES 19, rue de la science

17H30 REMISE D’UNE RESOLUTION A L’AMABASSADEUR D’Espagne
PRISES DE PAROLES A LA TRIBUNE

18H MARCHE AU FLAMBEAU VERS LE PARLEMENT EUROPEEN

plus d’infos suivront…

 

Salut,

les week-end de gestion collective de la santé reprennent, et on commence par 2 jours d’ateliers et de discussions autour des notions d’accueil et d’écoute communautaire. Les places sont limitées à 16 PARTICIPANT-E-S. VOUS POUVEZ VOUS INSCRIRE EN RÉPONDANT À CE MAIL, SI JAMAIS VOUS ANNULEZ C’EST COOL DE PRÉVENIR!

A bientôt,

L’équipe de SAS.
sante_active_solidaire@mailoo.org

S’ACCUEILLIR ET S’ÉCOUTER ENTRE MINORISÉ-E-S SEXUEL-LE-S (ATELIERS EN NON-MIXITÉ TRANS, PÉDÉ, GOUINE ET MEUF).

OBJECTIF GÉNÉRAL:

Donner des pistes pour favoriser et clarifier le cadre collectif/communautaire d’un accueil.

Construire son modèle personnel et/ou collectif de l’accueil pour
répondre au mieux aux besoins des accuilli-e-s

Contenu :

*
SAVOIR-THÉORIQUE (exposés, documents) : connaître ou réactualiser ses connaissances des différentes approches de l’écoute (co-écoute, écoute active, compréhensive, empathie, sympathie, apathie…) les outils (grille d’auto-observation à partir de classification des attitudes verbales et non-verbales, reformulation )
*

SAVOIR-ÊTRE (réflexion, discussion) :

a)quel-le accueillant-e je veux être, quels sont mes objectifs pour l’accueil, mes limites

b)quelles sont les attentes de mon groupe, mes pairs pour cet accueil?

b)réfléchir aux différentes attitudes verbales et non-verbales dans une relation accueillant-e/accueilli-e
*

SAVOIR-FAIRE (jeux de rôle): découvrir et expérimenter quelques manières différentes d’écouter, quelques techniques d’écoute et de communication, se réapproprier les connaissances

SAMEDI 1ER FÉVRIER DE 13H À 18H

13H ACCUEIL DES PARTICIPANT-E-S ET PRÉSENTATION DES JOURNÉES.

THÉMATIQUES DES ATELIERS :

1/DISCUSSION EN PETITS GROUPES SUR LA NOTION D’ACCUEIL : _Pour quoi
l’accueil? Quelles raisons et objectifs individuels et collectifs?
Quelles limites?_

2/ LA REINE DU SILENCE ! ACCUEIL/ECOUTE DANS LE SILENCE VERBAL.

_Jeux + discussion._

3/ ECOUTE ACTIVE ET REFORMULATION, DES OUTILS POUR SAVOIR SI ON A
COMPRIS QU’EST CE QUE L’AUTRE ILLE NOUS DIT !

_Jeux + discussion_

4 / COMMENT L’ECOUTE A-T-ELLE ÉTÉ CONCEPTUALISÉ ? PRÉSENTATION DES
THÉORIES CONSTRUITES AUTOUR DE LA NOTION D’ECOUTE.

_Exposé théorique sur les 3 grandes formes d’écoute + discussion_

17H30 BILAN DE LA JOURNÉE

DIMANCHE 2 FÉVRIER DE 13H À 18H

13H : ACCUEIL DES PARTICIPANT-E-S :

THÉMATIQUES DES ATELIERS :

1/QUELLES SONT NOS ATTENTES EN TANT QUE PERSONNE ACCUEILLIE/ÉCOUTÉE ?

_Jeux en petits groupes + discussion_

2/COMMENT POSER DES QUESTIONS ? DANS QUELS BUTS ?

_Jeux en petits groupes + discussion_

3/QUELLES SONT NOS ATTITUDES D’ÉCOUTE DOMINANTES ? LES LIMITES ET LES INTÉRÊTS DE CHACUNE.

_Jeux + exposé d’outils théoriques_

17H15 BILAN DU WEEK-END

 
Je veux bien qu’on se voit, mais je suis vénal : la prostitution masculine.

 

Je suis vénal.

Tu payes ?

100 euros, je te laisse me sucer.

Si vous êtes un homme et que vous fréquentez les sites de rencontre pour hommes, vous avez peut-être déjà reçu ce genre de réponse. Il faut dire que depuis l’avènement du world wide web, les mecs qui se prostituent ont déserté nos rues pour se cantonner presqu’uniquement à l’Internet. La prostitution masculine existe depuis la nuit des temps. Elle a évolué avec la technologie. Elle est surtout bien plus multiforme qu’on ne le croit.

Il y a 20 ans, à Liège, des hommes et des adolescents se prostituaient Place de la république française, nous raconte Benjamin, éducateur de rue. Aucune asbl ne travaillait avec ce public-là. C’est pour ça qu’en 1991, Icar-Wallonie a été créée.

A l’époque, l’Internet n’existe pas. Le tapin se fait en rue, que l’on soit homme ou femme. Et les besoins des travailleurs du sexe sont criants : préservatifs (et éventuellement info sur les IST), lubrifiant, aide sociale ou administrative, soins de santé,… Icar-Wallonie décide de mettre le pied à l’étrier et va sur le terrain.

On accompagne les personnes dans leur projet de vie, explique Benjamin. Nous, on fournit de l’aide à celles et ceux qui en souhaitent. Aux autres, on montre qu’on est là et qu’ils peuvent compter sur nous.

C’est le leitmotiv de l’asbl : pas de dirigisme. La philosophie d’intervention d’Icar-Wallonie, expliquée dans les statuts de l’organisme, est basée sur la reconnaissance que la personne prostituée est une citoyenne à part entière et qu’elle a le droit d’être entendue. L’association aide indifféremment les personnes qui souhaitent sortir de la prostitution comme celles qui souhaitent en faire leur métier.

Et ça marche. Le nombre de personnes de contact sur le terrain se multiplie : des prostitué-e-s, des clients, des poteaux (des gens du quartier), des ex-prostitué-e-s. Et un véritable service d’aide sociale est mis en place.

Au début des années 2000, un changement s’opère. Des travaux sont entrepris place de la République française et de plus en plus de clients potentiels ont accès à un ordinateur avec une connexion Internet. Petit à petit, la prostitution masculine va investir les sites de rencontre : Gayroméo, Gaypax, Gayonline, gay.be, Gaydar et plus tard Grindr.

A Bruxelles, au parc royal, on trouve encore de la prostitution masculine extérieure. A Liège, c’est presque fini, poursuit Benjamin. On doit adapter nos méthodes aux nouvelles technologies.

La prostitution a toujours été multiforme. De l’étudiant bourgeois qui propose des fellations tarifées pour se faire de l’argent de poche à l’immigré roumain de première génération qui a besoin de se prostituer pour survivre, le continuum des profils des prostitués se décline à l’infini.

Ceux qui ont accès à l’Internet ne sont pas les plus à plaindre, probablement. Sous-vêtement Calvin Klein, t-shirt Abercrombie,… sur le web, de nombreux adolescents roulent des mécaniques pour se donner au plus offrant. Souvent sans prendre la peine de créer un profil escort, trop voyant.

On discute avec pas mal de jeunes hommes qui se prostituent jusque 30 ans. Après, ils arrêtent. Mais on doit encore développer les contacts dans les lieux de sortie gays ou gay-friendly, continue Benjamin. Dans certaines villes, les saunas gays ou bi, les cinémas porno et les bars avec backrooms offrent une discrétion suffisante pour les prostitués et leurs clients.

La prostitution féminine quant à elle n’a pas suivi cette tendance. La précarité de certaines femmes et les liens avec la toxicomanie sont beaucoup plus présents. Et beaucoup de prostituées ne se sentiraient pas en sécurité en travaillant sur le web. Elles préfèrent la sécurité relative de la vitrine ou au moins le contact visuel direct avec le client, conclut Benjamin.

Loin des positions abolitionnistes qui agitent la France, l’approche holistique et pragmatique d’Icar-Wallonie a permis d’obtenir la confiance de nombreux hommes et femmes dont la prostitution est une source de revenu. Et les services proposés diminuent d’autant la précarité de ce public qui, quelques fois, en a bien besoin.

 

Vincent Bonhomme

Coordonnées :

Antenne de Liège :

Rue Tour-en-Bêche, 2A à 4000 Liège

Tel : 04 223 18 26

GSM : 0499 388 846

 

Antenne de Seraing :

Rue P. De Marnix, 184 à 4100 Seraing

GSM : 0496 214 305

 

http://www.icar-wallonie.be/

 

Une clinique MST ouvre ses portes à Liège

Prendre soin de soi passe notamment par la santé sexuelle. Mais les généralistes ne sont pas toujours à la page en matière de MST ni à l’aise avec la sexualité de leur patient. A Liège, une clinique sur les maladies sexuellement transmissibles a ouvert des consultations.

Lésion, douleur, démangeaison, écoulement,… la liste des symptômes des MST est longues et n’a rien de sexy. Pourtant, les MST sont une réalité, et il vaut mieux être vigilant. Certaines sont même asymptomatiques et ne peuvent être détectées que par dépistage.

Pour aider les patients à prendre soin de leur santé sexuelle, le CHU de Liège a décidé d’ouvrir une clinique MST. Il s’agit d’offrir une expertise particulière dans un cadre ouvert et non jugeant, pour discuter de prévention, de santé dans la sexualité. Cela pallie à un manque parfois criant en médecine générale, souligne le docteur Philippe Caprasse du service d’infectiologie du CHU.

Quid du VIH ? Le projet complète la problématique des MST parfois un peu obscurcie par le VIH. Les consultations VIH sont toujours une occasion de faire des tests MST et inversement, les consultations MST seront une occasion de proposer un test VIH systématique, précise le docteur Caprasse.

Les consultations sont d’ores et déjà ouvertes auprès du secrétariat du service d’infectiologie (04 366 72 35).

 

 

Vincent Bonhomme sur : arc-en-ciel wallonie

 

Les animations scolaires du GrIS Wallonie

sur : arcenciel-wallonie.be

Jeudi, 10 Janvier 2013 12:22
Représenter la diversité des orientations sexuelles dans les écoles, voilà un nouvel objectif dont s’est emparé Arc-en-Ciel Wallonie. C’est à travers la création du GrIS Wallonie (Groupe d’Intervention Scolaire) que votre fédération réalise dès à présent ce projet.

 

On vous le dit depuis juillet 2012, Arc-en-Ciel Wallonie se prépare à l’EVRAS (Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle)! Pour appréhender au mieux cette amélioration du décret mission de l’enseignement, nous avons décidé de mettre au point un projet d’animation scolaire, le GrIS Wallonie. Depuis lors, pas mal de chemin fut parcouru… De l’élaboration d’une méthode de sensibilisation à la formation d’une équipe de bénévoles, le GrIS Wallonie prend des couleurs et se prépare à ses premières animations. Mais avant cela, petit retour sur ce beau projet…

 

Le GrIS Wallonie est un groupe d’intervenant-e-s bénévoles gays, lesbiennes et bisexuel-le-s, qui réalisent des animations dans les écoles secondaires. L’objectif est d’y démystifier l’homosexualité et la bisexualité et lutter contre l’homophobie au sens large.

 

Pour y parvenir, le GrIS Wallonie s’est doté d’une méthode d’animation inspirée de ce qui se fait au Québec. En effet, depuis plus de 15 ans déjà, l’organisation GRIS (Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale) a mis en place des démystifications pour lutter contre l’homophobie et la biphobie dans les écoles. L’animation consiste en la visite de deux intervenant-e-s qui, en témoignant de leur expérience en tant que gay, lesbienne ou bisexuel-le, tentent de répondre aux questions que se posent encore les jeunes.

 

C’est donc sur cette base que le GrIS Wallonie s’est construit, en l’adaptant au contexte belge francophone. Entourée de personnes issues de l’associatif LGBT et de professionnels de la jeunesse pour mettre le projet en place, Arc-en-Ciel Wallonie s’est fixé plusieurs objectifs :

 

–          Répondre aux demandes de sensibilisation des enseignants, éducateurs, directions (et parfois d’étudiants) d’une manière structurée : beaucoup de demande arrivent lorsqu’un problème d’homophobie s’est présenté en cours, en récréation… Des établissements font alors appel à des intervenant-e-s extérieurs pour aborder la thématique de l’homo- et bisexualité. D’autres demandes sont motivées par un projet pédagogique de l’établissement ou pour une journée citoyenne, par exemple. Le GrIS Wallonie propose une sensibilisation élaborée et éprouvée.

 

–          Sensibiliser à la diversité des orientations sexuelles : en confrontant les étudiant-e-s à des personnes homo- ou bisexuelles, il s’agit de faire prendre conscience de la réalité des multiples schémas d’affection et d’attirance qui existent par-delà le modèle le plus fréquemment représenté, voire le plus exclusivement véhiculé.

 

–          Lutter contre l’homophobie à l’école lorsqu’elle est présente : pd, tapette, gouine sont des insultes encore trop courantes dans les cours de récréation et souvent banalisées. Cette homophobie peut se décliner de différentes façons, de la joute verbale à la violence physique. Connaître une ou des personnes homo- ou bisexuel-le-s diminuerait cette homophobie latente, souvent nourrie par les stéréotypes et une méconnaissance du sujet.

 

–          Enfin, modifier la perception stéréotypée des minorités sexuelles : la lesbienne camionneuse, le gay efféminé, le-la bi indécis-e… sont des images stéréotypées particulièrement dévalorisantes. Rencontrer des référents réels d’homo- et bisexuel-le-s permet aux jeunes d’avoir une représentation positive et non stéréotypée de ce que sont véritablement les orientations sexuelles minoritaires. Les animations du GrIS Wallonie fourniront aussi à un-e jeune qui s’identifie comme gay, lesbienne ou bisexuel-le un repère supplémentaire pour construire son identité, autre que ce qu’il-elle peut retrouver dans les médias.

 

Pour lancer les animations du GrIS Wallonie, il ne manquait plus que des intervenant-e-s. Ainsi, des bénévoles ont été recrutés via le réseau d’associations LGBT. Une formation a été mise en place, répartie en trois après-midis, afin de les préparer au mieux à l’animation. Le GrIS Wallonie dispose maintenant d’une équipe motivée d’intervenant-e-s bénévoles.

 

Le lancement est prévu en 2013, pour une phase test sur Liège. Les premières animations se dérouleront dans le cadre de la Quinzaine contre l’homophobie, organisée par le Centre d’Action Laïc de Liège, début février. Par la suite, des animations seront organisées directement dans les écoles, après une campagne promotionnelle.

 

Si vous êtes intéressé-e-s par le GrIS Wallonie, pour devenir intervenant-e-s bénévoles ou accueillir une (ou plusieurs) animation(s) dans votre école, vous pouvez prendre contact par mail : gris@arcenciel-wallonie.be ou par téléphone : 04 222 17 33.

 

Thibaut Delsemme

 

Homophobie : Arc-en-ciel Wallonie s’engage dans les écoles

sur : enseignons.be

Homosexualite On le sait, l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) va bientôt faire son entrée dans nos écoles. C’était l’un des enjeux majeurs de la législature 2009-2014 pour la fédération Wallonie-Bruxelles. Mais il reste cependant au gouvernement à définir ce qu’est l’EVRAS, qui peut l’enseigner, combien d’heures pour quel niveau d’enseignement, etc. Pour Arc-en-Ciel Wallonie, qui regroupe les associations homosexuelles wallonnes, cette nouvelle mission de l’école est aussi l’occasion de sensibiliser les élèves à l’homosexualité et aux questions de genre.

Concrètement, l’association mettra bientôt en place des modules d’animation destinés au établissements secondaires. Des animateurs homosexuels se rendront dans les classes pour témoigner de leur vécu, répondre aux questions que pourraient se poser des adolescents. Les scénarios seront adaptés en fonction des souhaits des enseignants et de l’âge des élèves1. Jeux, clips musicaux, petits films… les outils ne manquent pas. « On a constaté qu’il y avait beaucoup de demandes de la part des enseignants qui souhaitent des sensibilisations à cette thématique, explique Thibaut Delsemme, en charge du projet. « Tout simplement parce qu’ils se sentent démunis lorsque ces questions arrivent en classe, dans la cour de récré… Ils préfèrent aussi parfois que ce soit une personne extérieure qui aborde le sujet. » Le plus souvent, ces activités sont organisées dans le cadre de journées pédagogiques ou de la diversité.

De jeunes gays et lesbiennes dans les écoles

Arc-en-Ciel Wallonie s’est inspiré d’une expérience québecoise où des interventions de ce type sont proposées depuis vingt ans déjà. « C’est très bien rodé. Un gay et une lesbienne se rendent à l’école et parlent un peu d’eux, de leur coming out… Il n’y a pas de tabou! Mais attention, ils connaissent leurs limites. » L’objectif est de démystifier l’homosexualité, expliquer qu’un homosexuel est une personne comme une autre… et donner des ressources (expliquer où les jeunes pourront trouver des informations près de chez eux… ou une oreille attentive). Le récit que raconteront les deux intervenants sur leur orientation sexuelle a également pour but d’amener les élèves à la réflexion et à adopter une attitude plus tolérante envers les gays et lesbiennes.

Thibaut Delsemme l’assure, l’opération ne sera pas un « one shot » mais permettra de créer un lien entre le jeune qui serait demandeur et les associations pouvant lui apporter une aide. L’intervention des équipe du planning familial est également envisagée.

On ne parle pas de prosélytisme ici mais simplement d’essayer d’avoir des écoles davantage ouvertes à la diversité.

Mais qui seront ces animateurs qui se rendront dans les écoles? « L’idée, c’est de fédérer plusieurs associations, de créer un groupe d’intervention détaché d’Arc-en-Ciel – mais coordonné ici à Liège – qui pourra agir dans toute la Belgique francophone. A terme, nous créerons un label spécifique2 que chaque association intéressée pourra intégrer et ainsi se rendre dans les écoles. » Les intervenants, tous bénévoles, seront bientôt recrutés, puis formés à la prise de parole, à la gestion de groupe… Car tout cela ne s’improvise pas. « Appel est lancé aux bonnes volontés : en échange d’un peu de votre temps, nous vous offrirons une formation et une belle expérience de vie qui est la rencontre avec des jeunes. »

Trop de ressources hétéronormées

Thibaut Delsemme et son équipe se donnent maintenant le temps de bien préparer le projet. Les premières rencontres pourraient avoir lieu début 2013. Et après, des sensibilisation auprès des enseignants? Ce n’est pas exclu… d’autant qu’un professeur convaincu adaptera forcément son discours et ses ressources… et en fera profiter tous ses élèves. « La plupart des leçons sont hétéronormées, avec un papa et une maman. Les élèves sont confrontés très jeunes à la sexualité… et rien que le fait de leur cacher l’homosexualité, de ne pas en parler, c’est quelque part la dénigrer. Un jeune qui se découvrirait plus tard homosexuel risque alors d’avoir intégré cette homophobie latente. C’est ça qu’il faut contrer. » Et puis, il y a les bricolages lors des fêtes… Quid du petit choupi qui a deux papas ou deux mamans? Un enseignant averti…3

  1. Prévoir deux plages de cours minimum. []
  2. Arc-en-Ciel organise déjà des séances d’information ponctuelles dans les écoles sous son propre label. []
  3. Pour plus d’informations : http://arcenciel-wallonie.be. []
 

VIH: les gays afro-américains toujours plus vulnérables

Par Luc Biecq jeudi 19 juillet 2012 sur : tétu

Un rapport confirme qu’outre-Atlantique, les gays noirs forment le groupe le plus touché par le VIH. L’institut Black AIDS dénonce l’indifférence des associations LGBT.

I Love My Boo, une campagne en 2010 pour la santé gays noirs américains (lire notre article).

Est-ce un effet de loupe? Non, la prévalence du VIH parmi les hommes gays ou bisexuels noirs serait deux fois plus élevé que chez les homos et bi blancs. Plus grave encore: après le diagnostic, ils ont bien plus de risques de développer des maladies opportunistes, tant l’accès aux traitements reste un problème.

Situation dramatique
Trois jours avant le début de la conférence AIDS 2012, qui a lieu du 22 au 27 juillet à Washington, les résultats scientifiques arrivent par rafale. Selon un rapport publié mercredi par l’Institut Black AIDS, la situation est dramatique: dans certaines villes américaines, comme Memphis, au Tennessee ou Richmond, en Virginie, un Noir sur deux ayant des relations avec des hommes est porteur du VIH. Le sujet n’est plus tabou depuis longtemps, et le site Queerty, pour ne citer que lui, évoque le sujet régulièrement. Ce qui est nouveau, c’est que l’Institut Black AIDS, un groupe de réflexion, tire la sonnette d’alarme sans mâcher ses mots: «Le sida en Amérique est une maladie de Noirs, peu importe l’angle que l’on prend pour regarder cette question», explique le président de l’institut, Phill Wilson, lui-même séropositif.

Le rapport de 74 pages qu’il publie révèle aussi qu’en comparaison, les chances de survie des gay séropositifs noirs sont bien moindres que celles des séropositifs blancs ou hispaniques. Les Noirs ont beaucoup moins de chances d’être en vie trois ans après avoir contracté la maladie que les homosexuels et bisexuels blancs ou hispaniques. Le taux de de Noirs ignorant être porteurs du VIH est aussi bien plus élevé.

Réalité honteuse
Phill Wilson n’hésite pas à blâmer les principaux groupes de défense des homosexuels, qui selon lui, feraient comme si l’épidémie était réglée: «Ce n’est plus un problème pressant pour les gays riches des grandes villes, qui ne se préoccupent que de la question du mariage.» Il affirme que les grandes organisations LGBT ont peur de voir cette réalité ou pire encore, qu’elles la jugent honteuse.

Régulièrement, des épidémiologistes vont jusqu’à comparer cette situation américaine à celle d’un pays en voie de développement et Phill Wilson reprend cette analogie, avant de redire que la pauvreté fait le lit du sida. L’accès au traitement reste un problème pour de très nombreuses personnes aux Etats-Unis. Les gays noirs, souvent confrontés au chômage, ont rarement les moyens de s’offrir des thérapies qui restent totalement hors de leurs moyens.

Illustration: GMHC.

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