France

Jeanne d’Arc, «trans, séropo, lesbienne…»

  • 1er mai 2012
  •  par F.T. sur : 360°
actup-jeanne

A l’initiative d’Act Up Paris, une centaine de militants lesbiennes, gay, bi et trans se sont rassemblés hier au pied de la statue de l’héroïne. Objectif: la convertir en une figure de résistance anti-FN.

 

Une centaines d’activistes d’Act Up Paris et sympathisants se sont réunis hier au pied de la statue, dans le 1er arrondissement de la capitale, à la veille d’un rassemblement du Front National sur le même site. Rebaptisant Jeanne d’Arc «Jihane», les militants ont dénoncé le discours de haine tous azimuts par le parti de Marine Le Pen et récupéré par le président-candidat Nicolas Sarkozy. A cette occasion, Act Up rendait également hommage à Brahim Bouarram, tué en marge d’un cortège du FN le 1er mai 1995 «parce qu’il était marocain et qu’il se promenant sur un lieu de drague homo».

 

La contraception pour sauver la planète

La planète Terre, vue par la Nasa

La planète est en danger. Ce cri d’alarme n’est pas nouveau, pourtant peu est fait pour enrayer la tragédie annoncée et aucune direction commune claire n’est avancée.

Pour pallier cela, la Royal Society (l’académie des sciences britanniques), dans un rapport intitulé «La population et la planète», appelle les gouvernements à mettre la démographie au cœur de leurs agendas politiques. Selon le rapport:

«Le nombre de personnes vivant sur la planète n’a jamais été aussi élevé, leur niveau de consommation est sans précédent et de grands changements sont en train de s’opérer dans l’environnement. Nous pouvons choisir de rééquilibrer l’utilisation des ressources afin d’avoir un niveau de consommation égalitaire… ou nous pouvons choisir de ne rien faire et dériver dans une spirale de baisse économique et de maux environnementaux engendrant un avenir avec encore plus d’inégalités et inhospitalier.»

La solution privilégiée par le rapport pour baisser cette croissance démographique que la Terre ne pourra supporter? Une méthode de contraception offerte à toutes les femmes qui le souhaitent, notamment dans les pays en développement. Dans Raw Story, Ekliya Zulu, l’un des auteurs du rapport et président de l’Union pour l’étude des populations africaines, explique:

«Quand nous ralentissons l’essor démographique, nous donnons du pouvoir aux femmes et nous fournissons plus d’argent pour les pays en développement pour investir dans l’éducation. La plupart des femmes veulent moins d’enfants. La demande de baisse de fertilité est là

Car si la croissance démographique viendra des pays dits du Sud, elle affectera les pays du Nord, comme le confirme, sur la BBC le professeur Sarah Harper, co-auteur de l’étude:

«Nous sommes beaucoup trop accrochés aux chiffres, qui cachent les subtils mais importants changements qui sont derrières. La population devient de plus en plus dense à mesure que les gens s’installent dans les zones urbaines (…) comme nous devons plus mobiles, la distribution de la population change.»

Ainsi, si rien n’est fait au niveau démographique et que la population continue d’augmenter, les pays développés devront construire l’équivalent d’une ville d’un million d’habitants tous les cinq jours d’ici à 2050.

 LU SUR RAW STORY

Photo: La planète Terre, vue par la Nasa
 

Horse Meat Disco fait escale à la Villette enchantée pour la grande soirée Equality d’Act-Up Paris, aux côtés des collectifs parisiens Crocodile et Popingays.

Rude boy (kill the DJ) et Madame Monsieur (Les chansons d’amour) ouvriront le bal. >> soirée en partenariat avec Yagg, Têtu et Zelink

Hédonisme flamboyant, esprit queer open de chez open, Horse Meat Disco a tout pour nous plaire !
L’excellente réputation de ce collectif anglais n’est plus à prouver avec des résidences de choix, Lux à Lisbonne et Tape à Berlin, sans compter leur QG The Eagle qui fait rugir les dimanches londoniens. Fascinés par les plus belles heures des nuits new-yorkaises des années 70 et 80, les quatre cavaliers de l’apocalypse discoïde poursuivent leur croisade à travers le monde et font donc escale à la Villette Enchantée pour Equality !

Les bénéfices de la soirée seront reversés à Act Up-Paris

La Villette Enchantée, 211 avenue de Jaurès, 75019 Paris // Metro Ligne 5 : Porte de Pantin – 8 euros www.lavilletteenchantee.fr

 

Maison Arc-en-Ciel de Bruxelles

IT’S + TO BE YOURSELF

A partir d’avril 2012, le HIV-Café ouvrira enfin ses portes au 42 rue du Marché au Charbon, 1000 Bruxelles. Son concept est simple : offrir l’espace le plus « séro-friendly » de Bruxelles aux personnes séropositives, leurs amis, leur entourage, mais aussi à toutes celles et ceux qui voudrons être présents. Tous les derniers dimanche du mois, de 16:00 à 23:00, le HIV-Café sera le café de tout le monde. en savoir plus

 

Guide d’autodéfense numérique

par Aisyk

Chers amis,

Voici la seconde édition du guide d’autodéfense numérique à l’usage de tous les usagers que nous sommes. Plein d’astuces pour sécuriser son ordinateur, mieux le comprendre et éviter les pièges, souvent coûteux, des FAI qui nous proposent des solutions pour la sécurité… Nos ordinateurs sont aussi une part de notre liberté, comprendre le fonctionnement de ce qui est devenu pour beaucoup un outil d’expression semble essentiel pour éviter de rester prisonnier d’une seule vision restrictive et bien souvent exclusivement mercantile.

[Edit : Lien pour télécharger le Guide d’Autodéfense Numérique]

Bonne lecture !

Faîtes circuler !

 

 

censure en Tunisie

Aaah, la censure… Tout le monde le sait, tout le monde en parle… Mais, ce qui se passe ces derniers jours en Tunisie est phénoménal; l’opération de censure massive la plus violente depuis longtemps… Il ne reste plus rien sur Internet en Tunisie !! Presque tous les sites de partage de vidéos, photos et informations ont été censurés, récemment flickr, wat.tv, bbc, metacafé, 20minutes, des agrégateurs comme tuniblogs et la liste est encore longue.
source: tunibox
Auteur : Hichem Jouini

Prévention: Act Up-Paris s’inquiète de la censure en Tunisie

Publié par sur: yagg Début janvier, une pièce traitant du sida, Danse avec le singe, de Taoufik Jebali, a été interdite d’antenne en Tunisie. Selon Act Up-Paris, la chaine l’aura  jugée trop choquante. Pour Act Up-Paris, cela vient à renforcer le tabou du sida: «En refusant la diffusion d’une œuvre qui invite à ne pas discriminer les séropos, le ministre de la culture et la direction de la télévision tunisienne (sous la tutelle de ce dernier) entretiennent les stéréotypes sérophobes, le rejet des personnes séropositives et font reculer les efforts de prévention et d’information réalisés par le passé, et ici précisément par un artiste.» Act Up-Paris rappelle aussi que le nouveau ministre des droits de l’Homme tunisien, Samir Dilou, demande aux personnes LGBT de «respecter les lignes rouges fixées par notre religion, notre héritage et notre civilisation». Selon Act Up-Paris, le silence sur le sida et les discrimations envers les homosexuels ne peuvent que renforcer l’épidémie.

 

« Êtes vous un anarch[o-mach]iste ? » [Questionnaire]

[Rectificatif suite aux commentaires : Ce texte, qui a bientôt 10 ans, écrit par des anarcha-féministes et posté sur leur site http://nopretence.wordpress.com/, puis relayé en 2001 par « HP Wombat » sur InfoShopNews.org, a été accueillit avec un enthousiasme tout relatif par les milieux anarchistes anglophones. Il touche à des questions qui peuvent sembler très banales mais constituent le lot d’indifférences, d’absences de réaction et de remise en question de nos pratiques et nos façons de faire, et participent ainsi activement à renforcer le patriarcat et le masculinisme dans nos milieux (puisque certains prétendent que le sexisme en est absent ou quasiment), et parmi des individus qui d’une manière ou d’une autre, organisés ou non, se prétendent anarchistes, et même souvent « anti-sexistes » auto-proclamé.

Nous en livrons ici une seconde traduction, plus fidèle à la version originale que la première. Le Cri Du Dodo]

Êtes-vous un Anarcho-machiste ?

Questions générales :

1. Correspondez vous à :

A) Un comportement patriarcal « passif-agressif » (En vous arrangeant souvent pour passer comme une victime, un impuissant, à charge, afin de faire tenir aux femmes dans votre vie un rôle de soutiens physique et émotionnel permanent ? Les pousser à vous acheter des choses? À assumer à votre place vos responsabilités ? A tirer votre épingle du jeu ? A utiliser la culpabilité ou la manipulation pour échapper à vos responsabilités (Et notamment celle à une participation égale au travail domestique ? Traitez-vous votre partenaire féminin comme une «Maman» ou votre secrétaire?)

B) D’un comportement « patriarcal agressif » (Avez-vous souvent tendance à prendre en charge quelqu’un ? A considérer qu’une femme ne peut pas faire quelque chose aussi bien que vous et avez vous tendance à le faire pour elle? Croyez vous que vous seul puissiez prendre soin des choses importantes ? Pensez que vous avez toujours le droit de répondre à tout ? Traitez vous votre partenaire de sexe féminin comme un être impuissant, fragile, faible ou comme un bébé ? La mettez vous souvent plus bas que terre, ou au moins tentez-vous de minimiser ses sentiments ? Vous arrive t-il de sous-estimer ses opinions ?)

2. Comment réagissez-vous lorsque des femmes dans votre vie dénoncent quelque chose ou quelqu’un comme étant patriarcal ou sexiste ?
Pensez-vous à elles comme, ou leur avez-vous reproché d’être «politiquement correct» , des «féminazis», «à fleur de peau», «trop sensibles», de «faire la police politique» [COINTEL-PROesque] ou d’être «pas drôle» ?

3. Voyez-vous le fait de parler de patriarcat ou de féminisme comme un acte non-héroïque, une perte de temps, quelque chose qui met le bazar, ou divise ?

4. Si une femme vous demande votre opinion, supposez-vous qu’elle ne connaît rien au sujet?

5. Croyez-vous que les femmes possèdent des «caractéristiques naturelles» qui sont inhérentes à notre sexe comme le fait d’être «passives», «douces», «attentionnées», «à disposition», «à l’écoute», «généreuses», «faibles» ou «sensibles»?

6. Vous moquez-vous de comportements machistes « typiques » ou de certains types d’hommes que vous jugez caricaturaux sans jamais vous demander si vous avez déjà eu des comportements similaires ?

7. Pensez-vous la critique du sexisme et du patriarcat comme une lutte aux ressorts à la fois intimes et politiques, dans vos relations amicales, personnelles, militantes, dans la société, au travail, dans la culture, les sous-cultures, les contre-cultures et les institutions ?

8. Dites vous, ou pensez vous à quelque chose quand les autres hommes font des commentaires sexiste, misogynes ou hétéro-patriarcaux (homophobes, ou lesbophobes par exemple) ?

Avez-vous aidé vos amis à réfléchir à ces questions pour apporter des changements et faire évoluer certains comportements que vous n’approuvez pas ? Ou continuez-vous à être amis avec des hommes aux comportements sexistes et d’agir comme s’il n’y avait pas de réel problème.

Questions « activisme »

9. En tant qu’homme, le fait d’être féministe est il une priorité pour vous ?
Pensez-vous au fait d’être féministe comme quelque chose de révolutionnaire ou de radical ?

10. Pensez-vous que vous définissez ce qui est radical ?
Souffrez-vous ou contribuez-vous aux bravades machistes ou aux spectacles de récits pouvant mettre des gens en danger [« supoena envy »] qui consistent par exemple à définir ce qui est vraiment « cool » et respectable pour des activistes.

Comme le fait pour quelqu’un :

  • d’avoir été arrêté,
  • d’avoir fait des barricades,
  • de taguer des murs,
  • d’avoir suspendu des banderoles,
  • de s’être battu avec la police,
  • de chasser des nazis et des fachos.)

11. Vous arrive t-il, lorsque quelque chose est dit par une femme, de le reformuler en ayant la sensation de l’avoir « mieux dit » et de le revendiquer ensuite comme votre propre idée ?

12. Est-ce que ça vous « chier » ou « grognez » vous pour prendre part à certaines tâches dans l’organisation ?

Comme :

  • cuisiner,
  • nettoyer,
  • faire les rappels téléphoniques,
  • tenir les listes mails d’information,
  • prendre des notes pour un compte-rendu,
  • faire le travail de soutien politique,
  • de solidarité et d’anti-répression,
  • renvoyer des mails,
  • ou même garder des enfants ?

13. Prenez vous une part active à rendre pour votre groupe militant/activiste les lieux aussi ouverts/sûrs et confortables pour les femmes ?

14. Si vous essayez de faire en sorte que plus de femmes participent à vos projets : essayez-vous de les faire participer en leur disant ce qu’elles doivent faire ou en leur disant pourquoi elles pourraient se joindre à vous ?

15. Vous arrive-t-il de vous surveiller, de limiter vos prises de parole dans les réunions, et dans les paramètres militants : Êtes-vous conscient du fait que la plupart des femmes font cela tout le temps ?

16. Portez vous de l’attention aux processus collectifs et au consensus dans les groupes, ou avez-vous tendance à dominer et à prendre en charge les autres (peut-être sans même vous en rendre compte) ?

Questions relations sexuelles et amoureuses :

17. Faites vous régulièrement des blagues ou des commentaires négatifs sur la vie sexuelle des femmes ou sur la prostitution ?

18. Pouvez-vous montrer de l’affection -même à distance- et être affectueux envers votre partenaire en face d’amis ou de la famille, ou seulement en privé?

19. Avez-vous discuté de la responsabilité de la contraception et la prévention ? Du fait d’obtenir un dépistage des MST avant un contact sexuel non protégé ? Pensez vous que l’initiative d’en parler ne vous revient pas en priorité ?

20. Demandez vous de façon répétée, ou plaidez vous souvent à des femmes l’intérêt à porter à vos désirs et les situations sexuelles ? Savez-vous que même si c’est une solution mutuellement consentie, un scenario ou des « jeux de rôles» peuvent être considérés comme des formes de coercition ?

21. Lors de rapports sexuels, portez vous attention au visage de votre partenaire, au langage de son corps, pour vous assurer qu’elle se sent bien et prend du plaisir ? Qu’elle est engagée dans ce qui se passe, ou seulement qu’elle est couchée là ? Demandez vous à une femme qui elle veut pendant vos rapports sexuels ? Ce qui l’excite ? [What turns her on?]

22. Avez-vous demandé son consentement ?

23. Savez-vous si votre partenaire a déjà subit un abus sexuel, un viol, ou toute autre expérience d’abus physique ?

24. Restez vous avec votre partenaire uniquement par confort ou par sécurité ?

Ou uniquement pour le sexe ? Par avantage financier ou émotionnel ? Si vous n’êtes pas complètement satisfait «en amour» avec votre partenaire, songez vous à ne rien changer et laisser pourrir ou tentez vous de faire mieux ? Même si vous pensez qu’il y a peu d’espoir ? Ou alors, restez vous avec votre partenaire uniquement parce que vous avez peur d’être seul ?

Avez-vous déjà d’un coup mis fin à une relation quand une « nouvelle » ou « meilleure » femme se présentait comme disponible ?

25. Sautez vous souvent d’une relation à une autre ? Les faites vous se chevaucher sans en tenir informé-e-s vos partenaires ? Ou bien vous prenez l’espace et le temps pour vous entre chaque relation de réfléchir sur ce qui n’a pas fonctionné et votre rôle dans tout cela ? Savez-vous comment vivre seul ? Comment être célibataire ?

26. Ne tentez vous pas de tricher avec vos partenaires ?

27. Si votre petite amie souhaite parler avec vous des comportements patriarcaux ou veut essayer d’aborder la question du patriarcat dans votre relation, tentez vous subitement de changer de sujet ou de tricher sur ces questions, voire envisager de trouver une autre femme qui serait plus « cool » et « tolérante » avec certains comportements de merde ?

28. Consentez vous, ou prenez vous l’initiative de vous montrer « romantique » ou affectueux sans y croire vraiment et à seule fin de garder l’avantage dans certaines situations ?

29. Comprenez vous ce que sont les menstruations ?

30. Vous moquez-vous des femmes parce qu’elles ont leurs règles ou leur attribuez vous tel comportement ou telle humeur en les réduisant à ce fait afin de ne pas écouter ce qu’elles disent ou échapper à vos responsabilités ?

Questions amitié

31. Avez-vous tendance à définir la norme et les plans pour le plaisir et les loisirs ou travaillez-vous avec les autres membres du groupe, y compris les femmes pour savoir ce qu’elles aiment faire ?

32. Parlez vous à des amies femmes de choses que vous n’abordez pas avec vos amis de sexe masculin sur des questions particulièrement émotives ?

33. Tombez vous constamment amoureux de vos amies femmes ? Êtes-vous ami-e-s avec des femmes jusqu’à ce que vous constatiez qu’elle n’est pas intéressée physiquement ou sentimentalement par vous ? Êtes-vous ami-e-s avec des femmes qui ne sont pas dans des relations monogames ou sont engagées avec d’autres personnes ?

34. Vous arrive t-il de pousser ou bousculer vos amies femmes, même par plaisanterie ?

35. Avez-vous déjà parlé à vos amies femmes (et pas seulement avec vos amis de sexe masculin) de vos relations amoureuses ou de vos problèmes relationnels ?

36. N’êtes vous seulement attirés que par les « Barbies anarcho-punk Crusty », les « Barbies alternatives » ou « rock and roll », les « Barbies Hardcore-Grrrl » ? (L’idée c’est : les femmes qui vous attirent sont elles celles qui s’adaptent le mieux à la « beauté ordinaire » simplement parce qu’elles portent les fringues, se coiffent dans un style alternatif, et peut être parce qu’elles ont des piercings et des tatouages). Avez-vous déjà questionné et défié vos visions intériorisées « d’idéal de beauté » pour les femmes ?

37. Avez-vous déjà entendu parler ou discuté du rejet envers les personnes de petite taille [« sizeism »] et pensez vous qu’il s’agisse de quelque chose de peu important sur l’échelle de l’oppression ?

38. Êtes-vous conscient du fait que TOUTES LES FEMMES, même les femmes dans les milieux radicaux [« radical communities »] vivent sous la PRESSION PERMANENTE du sexisme et l’OPPRESSION des normes patriarcales des standards de « beauté » ?

39. Êtes-vous conscients du fait que de nombreuses femmes dans ces milieux radicaux ont eu, ou ont toujours des troubles de l’alimentation ?

40. Vous moquez-vous du « modèle-type » ou des femmes « trop » minces pour leur apparence ?

Questions environnement domestique

41. À quand remonte la dernière fois que vous êtes entré dans votre maison, et avez remarqué que quelque chose n’était plus à sa place, sale, pas fait, ET avez fait quelque chose à ce sujet (ne pas seulement en parler à votre partenaire), même si ce n’était pas « votre tâche » ou « votre responsabilité » ?

42. Êtes-vous toujours surpris par la « Fée de la bouffe » qui mystérieusement acquiert de la nourriture, la ramène à la maison, la range, la prépare sous forme de plats et puis nettoie après?

43. Contribuez vous de manière égalitaire à la vie domestique et aux tâches ménagères ?

44. Parmi les activités suivantes, à combien contribuez vous dans votre maison (ce qui est une liste partielle de ce qu’il faut pour faire le ménage):

A: Balayer et essuyer les planchers et nettoyer les tapis.
B: Laver et ranger les plats.
C: Nettoyer régulièrement le réchaud, les comptoirs, les éviers et les appareils si ils sont sales ou en désordre et à chaque fois après avoir fait la cuisine.
D: Collecter de l’argent, faire les courses, ranger la nourriture et faire des repas pour les les gens avec qui vous vivez ou vos invité-e-s.
E: Faire sa lessive (serviettes de cuisine, serviettes de bain, tapis, et pas seulement vêtements, etc)
F: Nettoyer les espaces de salles communes, même si ce n’est pas « votre tâche ».
G: Ramasser ce qui traine.
H: Sortir avec les ordures, s’occuper du recyclage et du compost.
I: Prendre soin de factures, du loyer, des aides sociales ?
J: Vous occuper de l’aménagement intérieur, de la décoration, et du jardin ?
K: Vous occuper de la salle de bain et vous assurer qu’elle est assez propre après chaque utilisation.
L: Nourrir les animaux, nettoyer après, et prendre soin de leur nid, de leurs besoins, etc.

Les enfants et la garderie…

45. Avez-vous déjà passé du temps avec des enfants? Si vous le faites (avec vos enfants ou avec d’autres), passez-vous ce temps de manière plus genrée ? (Faire certaines choses avec garçons et d’autres choses avec des filles ?)

46. Si vous êtes un père, vous assurez vous d’être parent à plein temps ? (Passez-vous égalité de temps ET d’énergie, dépensez-vous autant d’efforts ET d’argent pour les élever) ?

47. Faites-vous des enfants une priorité ? (À la fois militante et événements de la vie quotidienne)

48. Avez-vous contribué à rendre la vie des mères célibataires dans votre vie et autour de vous plus facile en trouvant si et comment vous pouviez les aider?

49. Avez-vous déjà remis en question vos idées sur l’éducation des enfants et la parentalité ? Croyez-vous que les personnes qui sont dans le mouvement ont des enfants ou que le mouvement a des enfants ? En clair : que tout le monde est concerné par ces questions ?

Questions Diverses :

50. À quand remonte la dernière fois que vous avez montré une femme comment faire une tâche plutôt que de le faire pour elle et en supposant qu’elle ne pouvait pas le faire?

51. À quand remonte la dernière fois que vous avez demandé une femme de vous montrer comment faire quelque chose ?

52. Avez-vous des besoins émotionnels (non sexuels, non amoureux) que vous n’envisagez pouvoir régler qu’avec des femmes ? En pensant que c’est un « truc » de femme ? Ou pensez-vous cultiver soins, relations amicales ou cordiales avec des autres hommes avec lesquels vous pouvez discuter de vos sentiments et parler de vos problèmes de la même manière qu’avec une femme ?

53. Si une femme discute avec vous ou vous parle de vos comportements (hétéro-)patriarcaux, faites vous un effort pour être psychologiquement présent ? A l’écoute? Ne pas vous refermer? Ne pas être sur la défensive? Pensez vous à ce qu’elle a dit? Admettez vous vos erreurs quand vous faites n’importe quoi ? Prenez vous la responsabilité de « réparer » les erreurs que vous faites ? Discutez vous de vos sentiments et de vos idées avec elle ? Présentez vous vos excuses ? Redoubler vous d’efforts pour changer des comportements néfastes ou blessants et pour faire en sorte que vous ne répétiez pas les mêmes erreurs avec d’autres femmes (ou hommes) ?

54. Avez-vous déjà fait un travail d’introspection sur vous même afin de savoir pourquoi certains reproches reviennent et de travailler à la fois à changer votre comportement et envisager de meilleurs réactions, qui vous satisfasse aussi à l’avenir ?

55. Avez-vous organisé des réunions régulières pour tenter de résoudre un conflit à l’intérieur d’un lieu de vie, d’un lieu de lutte ou d’un lieu ou vous passez du temps ?

56. Avez-vous recours à l’intimidation, aux cris, à réduire physiquement l’espace d’une femme (vous rapprocher d’elle ou autre), à la harceler, à pourrir son entourage et sa réputation, à proférer des menaces ou à utiliser une quelconque violence physique ou psychologique pour faire passer votre message? Avez-vous créé ou participé à créer ou entretenir une atmosphère propice à la violence contre les femmes (c’est à dire par exemple à jeter des objets, à casser, à hurler et crier, à menacer, à attaquer, à pousser à bout ou terroriser et effrayer, ou simplement à tolérer ces comportements vis à vis des femmes dans votre vie)?

57. Avez-vous physiquement, psychologiquement, ou sentimentalement maltraité des femmes?

58. Les femmes de votre vie (mères, sœurs, partenaires, colocataires, amies, etc) vous rappellent-elles souvent à vous-même comme un «emmerdeur», ou à vous crier dessus parce que vous n’assumez aucune de vos responsabilités?

59. Parlez-vous à d’autres hommes du patriarcat, du sexisme et de votre rôle dans tout ça ?

60. À quand remonte la dernière fois où vous avez pensé ou parlé de toutes ces questions avant la lecture de ce questionnaire?

Conclusion :
TOUS LES HOMMES doivent travailler sur les questions de patriarcat, de sexisme et de misogynie.

Quoi qu’il en soit, puisse ce questionnaire vous permettre de trouver des points particulier de mise au point où de concentration pour votre propre processus et développement anti-patriarcal/sexiste/misogyne.

Texte original sur http://nopretence.wordpress.com/
(colonne de gauche) soit directement ici « Are you a manarchist ? »

Publié par

 

STOP aux mutilations génitales faites aux femmes! La chanteuse Inna Modja est militante contre l’excision.

Publié par Ekyra Team

sur: ekyramagazine

L’excision ou les mutilations génitales féminines (MGF) est le nom générique donné à différentes pratiques traditionnelles qui entraînent l’ablation d’organes génitaux féminins. Bien que plusieurs justifications soient données pour le maintien de cette pratique, elle semble liée essentiellement au désir d’assujettir les femmes et de contrôler leur sexualité. En effet les hommes historiquement en sont les initiateurs, et ce sous le prétexte de préserver la fidélité des femmes.

On estime à 130 millions le nombre de fillettes et de femmes, à travers le monde, qui ont subi MGF et qu’au moins 2 millions de fillettes par an risquent de subir la procédure sous une forme ou une autre. Actuellement, les MGF sont pratiquées dans 28 pays africains de la région sub-saharienne ainsi que dans la partie nord-est de l’Afrique. Des rapports indiquent également la pratique sporadique des MGF dans certains pays du Moyen-Orient et dans quelques groupes ethniques de l’Inde et du Sri Lanka. Des communautés immigrées originaires de pays où les MGF ont cours, se livrent également à cette pratique.

Mais les interventions varient selon des facteurs tels que l’appartenance à un groupe ethnique et à une région géographique, l’OMS a regroupé les MGF en trois catégories :

On distingue 3 formes principales de mutilations sexuelles :

la plus courante est l’excision ou clitoridectomie. Elle consiste en l’ablation partielle ou intégrale du clitoris et des petites lèvres.

la forme la plus grave est l’infibulation, encore appelée “excision pharaonique”. Lors de cette opération on procède tout d’abord à l’ablation du clitoris et des petites et grandes lèvres. La vulve est ensuite suturée à l’aide de catgut, de fils de soie ou d’épines. Seul un orifice étroit est ménagé pour l’évacuation de l’urine et l’écoulement du flux menstruel.


La sunna est la forme la moins “grave”. Elle est souvent appelée aussi “excision symbolique”. Elle consiste à couper la membrane du clitoris, ou à inciser le clitoris, ou bien encore à en couper le capuchon.

Les conséquences de l’excision des fillettes :

La plupart des fillettes excisées sont marquées à vie dans leur chair et dans leur esprit. Nombreuses sont les victimes qui ne savent pas que leurs problèmes physiques et psychiques sont directement liés à l’excision. Elles ne peuvent oublier le traumatisme et la douleur. Beaucoup de petites filles décèdent des suites du choc, de la douleur insoutenable ou d’une hémorragie.

Nombre d’entre elles souffrent toute leur vie de douleurs chroniques, d’infections internes, de stérilité ou de dysfonctionnements rénaux. Chez les femmes ayant subi une infibulation, l’évacuation de l’urine et l’écoulement du flux menstruel ne se font que difficilement. Lors des accouchements, l’excision est à l’origine de graves complications, qui coûtent fréquemment la vie à la mère ou à l’enfant. Les rapports sexuels sont pour beaucoup de femmes – pour les hommes aussi d’ailleurs – une véritable torture.

La mutilation de l’appareil génital féminin  : un rite millénaire

.On ignore cependant où et pourquoi il s’est développé. L’excision représente actuellement pour les fillettes, avec le mariage, la cérémonie la plus importante de leur vie : ce n’est qu’après s’être soumises au rite de l’excision qu’elles deviennent de jeunes femmes et qu’elles sont pleinement acceptées et reconnues dans la communauté.

L’excision est un sujet tabou et les petites filles ne savent pas exactement ce qui les attend. On leur fait miroiter une grande fête et beaucoup de cadeaux – la plupart ne se doutent pas des souffrances atroces qu’elles vont endurer. L’excision fait partie de la vie de beaucoup de communautés africaines, comme en Europe la communion ou la confirmation.

Beaucoup de petites filles attendent avec impatience le jour de leur excision et sont par la suite très fières d’appartenir enfin à la communauté. Les raisons de l’excision diffèrent d’une région et d’une ethnie à l’autre. Beaucoup pensent à tort que l’Islam prescrit l’excision. Les femmes non excisées sont considérées comme impures et incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles. D’autres ethnies croient que le clitoris peut empoisonner l’homme ou l’enfant à la naissance. D’autres encore croient que le clitoris est un organe masculin qu’il convient de couper afin que la fillette devienne une femme à part entière. Les hommes refusent d’épouser des femmes non excisées.

L’excision est un Mal contre lequel nous devons lutter sans relâche .

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