Des centaines de jeunes se sont réunis place Flagey à Ixelles, sous la houlette du collectif « Ceci n’est pas un jeune » et à l’occasion de la Journée internationale de la femme, pour dire « non » au sexisme, au racisme et à l’homophobie.

à lire sur : rtbf

 

 

 

très drôle!

à aller voir durant ses heures perdues quand l’électricité bat son plein

manifpourtous

 

manifpourtous2

 

manifpourtous3

 

manifpourtous4

 

manifpourtous5

 

manifpourtous6

 

Faites tourner!!!

Appel à contribution

DÉGAINEZ VOS STYLOS !

timult prépare sa 8ème (a)parution (en septembre 2014, yeah!).

Comme toujours, ça bouillonne dans nos ganaches… on veut partager avec vous certaines des questions qui nous traversent et qu’on trouverait intéressantes à aborder dans des écrits :
– Le capitalisme industriel, les sciences, les technologies et le monde qui va avec : Comment développer une critique anti-industrielle sans être réactionnaire ? Pourquoi je rêve d’une révolution des cyborgs ? Pourquoi j’aime marcher pieds nus dans l’herbe mais que la “Nature” me fait gerber?
– Quelles mixités ou non-mixités dans nos luttes ? Est-ce que la mixité est souhaitable ? Quelles alliances former et comment ? Pourquoi certaines luttes sont blanches (sans vouloir l’être) ? Retours sur expérience.
– L’autodéfense féministe, entre outil d’émancipation et instrument de politiques et idéologies racistes, sécuritaires, classistes… entre analyse collective et structurelle et élément de développement personnel. Nos idées, expériences, craintes.
– Les séries télévisées : refuge des idées subversives ou guet-apens ?
– Parlons d’urbanisme, de modes de vie et des luttes qui vont avec ;
– Le comment et le pourquoi des choix d’a/sexualité ;
– Récits de frontières ;

Ou encore plein d’autres trucs, ce qui vous intéressera

timult souhaite être un espace où débattre, critiquer, alors envoyez-nous vos retours, textes apportant d’autres points de vue sur des textes publiés dans le n°7, coups de gueule, réactions…

toutes sortes d’écrits sont les bienvenues : des BD, des textes de slam, des textes hors-norme et hors-format, des rébus, des analyses, des récits, des nouvelles graphiques, des mots croisés ou fléchés, des blagues… enfin tout ce que vous pourriez avoir envie d’écrire ! On est aussi ravi.es de contributions graphiques : photos, dessins, peintures, séries de gribouillages…

Comme d’habitude, il n’y a pas nécessité à rester seul.es face à l’écrit: contactez-nous si vous avez envie d’un processus d’écriture plus collectif ou partagé et nous verrons ce que nous pouvons inventer ensemble (coups de main, atelier d’écriture, binôme de travail, interview, discussion…). N’hésitez pas à nous faire part de vos projets et/ou envies, d’idées de textes ou d’images, d’ébauches de pensées que vous voudriez partager, ou voir prolonger dans l’écrit…

Femmes, lesbiennes, trans, gouines et autres monstres, produisons donc de l’écrit politique qui fait réfléchir, avancer et lâchons-nous !

Nous aurons besoin des idées et textes – en version presque finalisée ou au stade de prise de note – pour le printemps. Faites-nous signe avant le 15 avril.

Chaleureusement, timult…

Faites passer le mot

https://timult.poivron.org/07/

 

Un Cabaret de piraterie féministe le Samedi 25 Janvier 2014 à partir de 20h00 au TAV, 19 rue roux soignat, lyon 3ème (Métro, Tram « Grange Blanche »)

Moussaillonnes, à l’abordage ! Venez partager vos plus beaux trésors, vos performances, vos chansons, vos chorégraphies déjantées, vos légendes, vos textes et vos meilleures flasques et tonneaux . Sortez tout cela des fonds de cales pour qu’ensemble se construise ce cabaret ! Et prévenez nous vite si vous décidez de vous jeter à l’eau et de proposer un numéro.

Soirée prix libre en soutien à la Fé.C, Féministes en Cirque qui est une semaine de rencontre circassienne autogérée.

Cette escale se déroulera en non-mixité meuf-gouine-trans.

Féministes en tout genre, monstres marins, sirènes diaboliques, batelières acharnées, capitaines sanguinaires et autres créatures fantastiques : parez-vous de vos plus beaux costumes pour qu’après le cabaret vous puissiez danser toute la night et aussi que vous profitiez…
de chatamamas,
de sérigraphie sur tissu (amenez donc des t-shirt unis),
d’une roue sexy pirate,
de boissons empoisonnées et de bien d’autres aventures.

Et comme la meilleure tablée est participative et végétarienne, amenez un gâteau, un cake ou toute autre forme de victuailles.

Pour plus de renseignements n’hésitez pas à nous contacter si vous avez une petite (ou une grande) idée derrière la tête :
[feministesencirque(at)riseup.net]
http://fe.c.over-blog.com

cabaret14-tract-web

 

DROIT A L’AVORTEMENT

MANIFESTATION DU MERCREDI 29 JANVIER A BRUXELLES CONTRE LE PROJET DE LOI ESPAGNOL ET LES RISQUES DE RECUL EN EUROPE

INFORMATIONS PRATIQUES

17H00 RDV DEVANT L’AMBASSADE D’ESPAGNE A BRUXELLES 19, rue de la science

17H30 REMISE D’UNE RESOLUTION A L’AMABASSADEUR D’Espagne
PRISES DE PAROLES A LA TRIBUNE

18H MARCHE AU FLAMBEAU VERS LE PARLEMENT EUROPEEN

plus d’infos suivront…

 

voici un lien qui est désormais (a priori) permanent où vous trouverez le pdf du génial bouquin de starhawk, ainsi que 2 textes d’analyses de féministes, pour les intéressé-es.

c’est ici

PS: ci-dessous, la présentation de ce livre, introuvable aujourd’hui en français, donc…
PPS : en attendant une ré-édition ? (on peut toujours rêver…)

Présentation de l’éditeur: Au cours des grands rassemblements contre la mondialisation de Seattle puis de Gènes, des nouvelles formes de protestation et d’organisation sont apparues. On a évoqué dans la presse l’action de Starhawk et d’autres femmes américaines formant les manifestants aux techniques de la non-violence et, plus étonnant, se livrant collectivement à des rituels qui relèvent selon elles de la magie. En France, ceux qui font de la politique ont pris l’habitude de se méfier de tout ce qui relève de la spiritualité et qu’ils ont vite fait de taxer d’extrême-droite. Magie et politique ne font pas bon ménage et si des femmes décident de s’appeler sorcières, c’est en se débarrassant de ce qu’elles considèrent comme des superstitions et de vieilles croyances, en ne retenant que la persécution dont elles furent victimes de la part de pouvoirs patriarcaux. Ce n’est pas le cas de la sorcière Starhawk et des femmes qui l’entourent. Non seulement elles ont pris au sérieux l’héritage des sorcières du passé sans aucun renoncement, mais elles le prolongent et transforment les idées que l’on se fait de la «magie», «art des sorcières». On découvrira dans ce livre comment, pour les sorcières néo-païennes, il est devenu indissociable de devenir capables d’une résistance active et inventive et de
soigner et faire exister la Déesse parmi elles. Et cela, au moment où l’Amérique devenait reaganienne, voici vingt ans.

Au travers d’un livre dense, Starhawk nous livre sa vision du monde actuel, de la place centrale que peuvent y occuper la magie et la spiritualité et, à travers ses expériences personnelles et le système qu’elle et ses sœurs ont mis en place, des manières concrètes d’instaurer un groupe, un rituel ou une action politique dans la non-violence et le respect de l’individu.

 

Qui sommes-nous?
Nous sommes un groupe d’anarchaféministes de différents genres, milieux et ayant parcouru des trajectoires différentes, qui nous sommes réuni-es pour organiser un événement anarchaféministe. Nous voulons que celui-ci serve à transformer nos propres expériences et aide à renverser les institutions et les idées qui nous oppriment.

Qu’est-ce qu’AFem2014?
AFem2014 sera la première d’une série de conférences internationales anarchaféministes, du moins, on l’espère. Cela fait longtemps que la nécessité de tels événements est patente au sein des organisations anarchistes. Les tentatives de nous empêcher d’agir, de ridiculiser nos idées, de nous attaquer physiquement ou de nous insulter ont fait monter notre colère contre la masculinisation de notre mouvement. Nous ne sommes pas représenté-e-s à nombre égal et souvent ne sommes pas pris-e-s au sérieux. Bien que sur le papier nous soyons tou-te-s égales-aux, nous rencontrons parfois une oppression au sein même de nos groupes ou organisations. Les limites à notre participation politique pleine restent intactes. Cela signifie que notre mouvement anarchiste n’est pas réellement ‘anarchiste’. Nous ne le tolérerons plus. De plus, dans l’ensemble de la société, les soi-disant victoires du féminisme social-démocrate n’ont pas mené à l’égalité. C’est le cas en termes légaux, économiques, sociaux et politiques, ainsi que dans les relations interpersonnelles. Les réformistes les plus en vue et les partis de la gauche autoritaire ne font pas grand chose pour nous. Alors que nous souhaitons une conférence féministe qui aura à cœur l’anarchisme social et le combat contre l’exploitation de classe, nous savons que le capitalisme n’est pas notre seul ennemi : nous sommes tenu-e-s en échec et divisé-e-s par beaucoup d’oppressions différentes, qui se recouvrent et se recoupent de façon complexe. Le racisme, l’handiphobie, la trans*phobie, l’âgisme ainsi que les oppressions liées à l’appartenance culturelle, sont des formes habituelles d’oppression, mais il en existe bien d’autres. Elles peuvent nous atteindre autant que l’exploitation économique, et parfois de façon plus immédiate.
L’anarchaféminisme n’est pas seulement une réponse à l’anarchisme et au féminisme. C’est une critique anti-autoritaire et anti-oppressive des formes de dominations capitalistes, et une arme qui peut nous servir au quotidien. Nous espérons explorer les intersections entre les oppressions, développer une théorie, apprendre des autres et arriver à des résultats pratiques.

A qui cette conférence est-elle ouverte?
Cette conférence n’est pas ouverte aux hommes cisgenres, c’est à dire les hommes qui se trouvent être assigné le genre masculin à la naissance. Elle s’adresse aux personnes en tous genres et d’aucun genre, et espère inclure activement les personnes trans*, genderqueer, genderfluid et non-binaires, ainsi que les femmes cisgenres. Nous ne jugerons pas de la présentation de genre des personnes, mais n’hésiterons pas à répondre aux comportements et attitudes trans*phobes, cissexistes ou binaristes.

Comment se déroulera la conférence?
Nous proposons que des axes thématiques soient établis, avec des résultats à la fin de la conférence que nous pourrons développer par la suite. Nous invitons tout le monde à initier des réunions et des axes entiers, en se centrant sur l’analyse et l’action anarchaféministe. Ces axes doivent inclure ceux auto-organisés par des personnes trans, genderqueer, genderfluide et non-binaire, des personnes de couleur, des travailleur-se-s du sexe, des personnes en situation de handicap et des personnes en situation de troubles de santé mentale. Nous nous engageons à faire ce que nous pouvons pour inclure différentes personnes dans l’organisation, donc ces axes seront soutenus et recevront des ressources en priorité par le projet général. La conférence aura également une politique d’espace safe, qui est explicite et sera respectée, afin de soutenir la participation pleine et libre de toutes les personnes.

Rejoignez-nous
La conférence était l’initiative d’anarchaféministes au sein de la Fédération Anarchiste de Grande Bretagne (AF) et le groupe d’organisation inclut désormais des représentant-es de l’Internationale des Fédérations Anarchistes et de ses fédérations membres, de la Solidarity Federation (AIT) et un nombre croissant d’anarchaféministes non-aligné-e-s et autonomes. Il y a beaucoup à faire et nous vous invitons à nous rejoindre pour créer cet évenement, que ce soit en contribuant des idées ou des concepts, ou en prenant part à l’organisation pratique.

SVP faites-nous signe rapidement si vous êtes d’accord avec ce texte et souhaitez vous joindre à l’organisation, en tant qu’individu ou délégué-e, en précisant si vous souhaitez participer ou aider à organiser un axe spécifique.
SVP faites circuler cet appel largement autour de vous, dans vos groupes, organisations et réseaux, et incitez-les à rejoindre la liste de soutiens et de participants.
SVP aidez-nous à trouver les moyens financiers pour organiser cet événement. Plus nous avons de moyens et plus la conférence sera réellement accessible à tou-te-s et  internationale.

En espérant bientôt travailler avec vous…
Organisteur-trices Afem
Janvier 2014
Email: afem [at] afed.org.uk

 
Après avoir reçu 5 contributions au projet ( ce qui est très bien mais pas tout à fait assez!), nous avons décidé de repousser la deadline pour permettre aux personnes qui ont envie d’écrire d’avoir encore un peu de temps devant elles!

La NOUVELLE DEADLINE est fixée au 31 JANVIER 2014!

N’hésitez pas à nous envoyer vos contributions, à nous poser toutes questions que vous voulez, nous sommes à votre disposition!

JEANNIE LONGO’S NOT DEAD!
APPEL À PARTICIPATION POUR LE NOUVEAU PROJET DE RECUEIL DE NOUVELLES
DE GLORIA LA SAUCE IS NOT STRAIGHT!! 
***
« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est, à mes yeux, l’adulte mâle individuel. Les JO doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Pierre de Coubertin, 1912 (t’es super, Pierre)
***
En 2009, l’association Gloria La Sauce is Not Straight se lançait dans la micro-édition (sur une idée originale deLa Pétroleuse) avec un premier projet collectif de recueil de nouvelles autour de la figure des femmes zombies. (Qui sont-elles? Que veulent-elles? Où vont-elles énervées avec leurs moignons sanguinolents? Se faire rembourser leurs vernis à ongles?) Douze nouvelles, douze illustrations, un CD, un porte-folio photographique et des couvertures sérigraphiées (à la main) plus tard, le livre Pendant Que Vous Dormez est né. Et les 200 exemplaires se sont arrachés tranquillement mais sûrement (avec ou sans bras)…
En 2012, Gloria la sauce… est invitée à Montréal par Edgy Women afin de promouvoir le recueil lors de la soirée d’ouverture. Là-bas, pendant qu’on dormait (dans un appartement à Laurier), a germé une nouvelle idée. Inspirée par la future édition du festival (qui s’est déroulé en mars 2013!) Gloria la Sauce a eu envie de relancer un projet d’édition sur le même modèle ; cette fois-ci autour de la thématique…

femmes et sport(s)

Les femmes sportives : qui sont-elles ? Que veulent-elles ? Où vont-elles avec leurs jambes musclées et leur détermination? Battre des hommes sur leur terrain ? Cette nouvelle thématique pose 10000 questions. Un esprit sain dans un corps sain ? Et l’handisport ? Qui décide de la salubrité ? De l’injonction à la pratique sportive ? L’exercice physique qui entretient le corps des filles pour les maintenir jeunetbelle, en bonne santé ; l’exercice physique pour inventer de nouveaux corps hors-normes? – Mais attention, il semblerait que certaines limites soient infranchissables, le «test de féminité » veille, gare aux femmes qui ne seraient pas  « authentiques ».-  Quel impact sur les rapports hommes-femmes ? Qu’est ce qui est à l’œuvre derrière ça ? Derrière les jupes obligatoires pour les boxeuses sur le ring ? L’interdiction pour cette skieuse de se mesurer aux hommes ? Pourquoi cette méconnaissance de la natation synchronisée masculine ? Y aurait-il quelque part comme une répugnance masquée à envisager la compatibilité entre les valeurs (considérées comme) viriles du sport, telles que l’agressivité, le courage, la pugnacité, la force et ce qui fondent la féminité, douceur, délicatesse et tout le tremblement ?
Il y a de quoi faire avec un thème large comme ça, des tonnes de trucs à dire sur la non-mixité, la non- parité, la non-médiatisation du sport féminin. Et plus largement sur le sport obligatoire à l’école et les « bons » moment qui vont souvent avec, souvenir originel de chacunE d’entre nous quand on évoque ce thème (« Oh non j’ai rien à dire là-dessus je déteste le sport ! » – ben justement, on trouve ça intéressant et ça a aussi sa place ici!)? Et la compétition ? Ça sert à quoi ? Et le fameux « esprit d’équipe » ? Les coachs ? Les sponsors ? Le public ? Tout cet univers bariolé qui gravite autour des compétitions sportives ? Mais il y a aussi tant à dire sur la reconnaissance, l’émancipation, l’empowerment. Parce que pour certainEs le sport peut représenter tout ça, presque une libération.

glorialasauce-edition@yahoo.fr

C’est l’adresse à laquelle vous pouvez envoyer vos nouvelles qui parlent de près ou de loin de ce que « femmes et sport(s) » vous évoque. N’ayez pas peur on a l’esprit large, dans Pendant Que Vous Dormez il y a même une nouvelle sans zombie! Alors n’hésitez plus! Inscrivez votre nom dans le prochain recueil ET dans la légende de Gloria La saw VI not straight, vous ne le regretterez pas !
Petit point technique pour finir : merci d’écrire des textes entre 20000 et 40000 caractères espaces compris. Si vous êtes plutôt arts graphiques, vous aurez de la place pour vous exprimer. Et il y a aussi un CD à l’intérieur, alors les vidéos, la musique et tutti quanti, Gloria est preneuse, contactez la pour les détails…
Et dernière chose, la ligne d’arrivée est fixée au 31 janvier 2014. Alors fini l’échauffement, à vos marques, prêtEs, écrivez !!!

GLORIA LA SAUCE IS NOT STRAIGHT
https://glorialasauce.wordpress.com/

 

Appel désordonné aux personnes de genre masculin pour en finir avec le viol, et sa justification

Hé, « Mec » :

Il est temps d’en finir avec le viol.
Le viol en tant que tout rapport non consenti.

Depuis beaucoup trop longtemps des femmes gueulent leur ras-le bol. Expliquant, souvent même avec une patience beaucoup trop généreuse, à quel point il est fatiguant, blessant et humiliant de devoir se défendre, sans cesse, contre nos agressions.

Depuis trop longtemps des femmes se taisent, obligées pour parler de traverser la peur, et la honte, la culpabilité ; obligées pour parler de risquer l’isolement, de jouer avec le feu de représailles violentes ; obligées pour parler de trouver des mots inexistants, interdits, dangereux, risquant à tout instant de se retourner contre elles. Le silence passé sur leurs blessures les infectent, préservant tout au plus un entourage social… à quel prix…

Depuis trop longtemps nous, la classe des hommes, jouissons de privilèges préservés par la force, la persuasion, les fausses indignations, les spectacles de luttes antisexistes, les fausses culpabilités.

Depuis trop longtemps nous justifions le viol. Le nôtre, et celui des autres hommes.
Par nos silences, nos inerties, et par nos argumentations foireuses.
Nous acceptons de voir copines, voisines, camarades, collègues, amies subir nos violences sans que nous fassions quoique que ce soit pour changer réellement.

Le viol est quotidien, banalisé par nos soins.
Le viol est une pratique que nous connaissons tous…ce n’est pas l’affaire seule de « salauds » ou de « dégueulasses ».

Il est temps pour nous de ravaler nos discours hypocrites et nos malaises confondants.

Aucune indignation, aucune législation, aucun changement social d’ampleur ne changera la donne si, ici et maintenant, nous ne sommes pas capables de saisir ce que c’est qu’un désir réellement partagé. Si, ici et maintenant, nous ne travaillons pas à refuser nos privilèges, à trahir notre position sociale dominante.

Quand un récit de viol surgit au grand jour :

Il est temps d’en finir avec les justifications, les tribunaux d’urgences où nous examinons chaque cas qui explose pour établir les torts et partager la culpabilité.
Ca suffit de se couvrir l’un l’autre, de chercher des excuses aux copains, de se serrer les coudes entre mecs.

Lorsque nous demandons à une femme qui a eut la possibilité de parler publiquement d’un viol de nous fournir des preuves, que nous tentons d’apaiser sa colère plus que de l’écouter, lorsque que nous relativisons car « elle était bourrée », que nous laissons sous-entendre grossièrement qu’elle ne s’est pas assez protégée, ou qu’elle était, en fait, plus ou moins consentante, nous lui crachons à la gueule.
Nous nous faisons alors ni plus ni moins les flics, les chiens de garde d’un ordre masculin, où tout ce qui importe est d’invisibiliser et pacifier la guerre que nous faisons aux femmes.

Il est temps de prendre des responsabilités claires. Il existe pour cela des outils. Ils existent depuis trop longtemps pour pouvoir les ignorer. (v. plus bas)

Ne pas intervenir, c’est accepter et perpétuer la domination masculine ; C’est encourager le viol des hommes.


Quotidiennement, dans l’intime politique :

Il est temps d’en finir avec l’idée d’un désir masculin pulsionnel et incontrôlable.
Il est temps d’en finir avec une sexualité masculine axé sur le corps de l’autre comme objet.
Il est temps de mettre à mort la virilité qui, se devant d’être forte et puissante, justifie une violence dite « naturelle ».
Il est temps d’en finir avec la supériorité masculine, au lit et dans la maison, dans la rue, dans les bars, dans les squats, dans les salles de réunion.
Même lorsque celle ci est décriée drapeau au point, elle demeure.

Il est temps d’en finir avec le viol comme base de notre sexualité d’homme :
Une sexualité construite sur les soi-disant « besoins » sexuels du mâle auxquels doivent répondre les femmes ne peut conduire qu’au viol.
Une sexualité construite sur le service sexuel gratuit et la disponibilité sexuelle obligatoire des femmes pour satisfaire le mâle qui, s’il ne vide pas ses couilles, aura mal et ira voir ailleurs (et/ou traitera la femme de frigide, de coincée et/ou autres douceurs), ne peut mener qu’au viol.
Nous serons tous des potentiels violeurs tant que l’expression du désir de l’autre ne sera pas entièrement libre.
.
Au minimum :
Il nous faut apprendre à regarder et écouter. L’autre. Ses désirs. Ses manques de confiance. Son alcoolémie. La nôtre. Ses gestes. Ses réponses. A chaque instant.

Par la suite, questionner nos sexualités et les analyser, aussi, à travers un rapport social de domination masculine est un défi auquel il est certainement indispensable de s’atteler, et plus agréable finalement qu’on ne le pense. Pour autant qu’on sorte des évidences naturalistes et capitalistes et qu’on accepte de se frotter aux peaux sensibles des désirs réels de chacunE. Un inconnu qui en vaut la peine et enrayerait la répétition des violence systémiques faites aux femmes, aux lesbiennes, aux trans, aux pds, aux enfants, etc…

Quelques lectures-outils en vrac

Brochures (dispos sur www.infokiosk.net ou ailleurs sur internet) :

Sur les violences masculines et la prise en charge collective d’une situation de viol :
-  Lavomatic, lave ton linge en public
-  Les violences conjugales , Si j’avais un marteau je détruirais le patriarcat. (J’en ai un.)
-  En finir avec les violences machistes
-  Soutenir un-e survivant-e d’agression sexuelle
-  De la misère sexiste en milieu anarchiste
-  Trois textes sur le viol
Sur la sexualité :
-  Le consentement. 100 questions sur les interactions sexuelles
-  De l’utérus à la vaisselle…en passant par « l’orgasme vaginal » d’Alice Schwarzer
-  Sexualités, corps et plaisirs de femmes
-  Le mythe de la frigidité féminine de Christiane Rochefort

Livres
-  « Refuser d’être un homme », de John Stoltenberg (ed Syllepse)
-  « Femmes en flagrant délit d’indépendance » de Gail Pheterson
-  « Au delà du personnel » de Corinne Monet et Léo Thiers Vidal (téléchargeable sur le net)
-  « Rupture anarchiste et trahison pro-féministe de Léo Thiers Vidal (ed Bambule)

Revues
-  Timult (voir leur site internet)

Le viol n’est pas une fatalité…

© 2012 QueerPunxBelgium Suffusion theme by Sayontan Sinha