BENT

Spectacles BENT
2
De Martin Sherman, adaptation française de Thierry Lavat 

Pièce écrite en 1979, bent est l’un des premiers textes à avoir mis en lumière le sort réservé par les Nazis aux homosexuels, les triangles roses, dans les camps de concentration.

Dans tous les domaines d’expression, l’évocation des génocides perpétrés par les nazis s’attache surtout aux juifs et à la Shoah. Elle ne s’arrête que trop rarement à celui, encore plus ou moins tabou, subi par les « triangles roses », à savoir les prisonniers homosexuels.
Dans la hiérarchie, les triangles roses étaient situés tout à fait au bas de l’échelle.
Avec sa pièce Bent, créée à Broadway en 1979, le dramaturge américain Martin Sherman a traité cet aspect de l’Histoire avec une force et une intelligence rares sans pour autant se limiter aux seuls homosexuels.
Il a, en effet, élargi son évocation à toutes les minorités ayant subi les maltraitances et les persécutions nazies.

Mise en scène : Alexis Goslain
Avec Antoine Giet, Antoine Motte dit falisse, Nicolas Serron, Valéry Stasser, Benjamin Thomas, Simon Willame, Michel Wright, Maxime Anselin, Camille Dawlat et Florence Guillaume

 

Emio Greco et Pieter C. Sholten pour Rocco

Du 22 au 27 novembre. Plus d’informations sur le site du festival

 
 

Théâtre de la Toison d’Or

Du 09 au 19/11 au TTO à 20h30
Du 21 au 30/12 au Théâtre Molière à 20h30
Le 31/12 au Théâtre Molière à 19h
du mercredi au samedi à 20h30

Antoine assume en effet son goût prononcé pour les chanteuses inconnues et improbables. Un spectacle avant tout musical dans lequel Antoine chante (beaucoup), danse (un peu) et raconte (pas mal) sa propre histoire dont le début donne le ton, celle d’un petit garçon qui reçoit des gants de boxe pour son anniversaire alors qu’il voulait des claquettes. Un spectacle totalement festif, étonnamment programmé à proximité des fêtes. C’est Broadway au TTO!

distribution

De Antoine Guillaume et Sébastien Ministru
Mise en scène Nathalie Uffner
Stylisme Laurence Van H
Création des lumières Dominique Maertens
Régie Gilles Goblet et Dominique Maertens
Production Mazal asbl
Le TTO remercie la Maison Degand pour le costume de l’affiche

prochain spectacle

Cendrillon ce macho

Du 22 au 25/11 au CCU à 20h30
Le 26/11 au CCU à 21h30

Une quatrième année de succès pour Cendrillon qui viendra égayer le Centre Culturel d’Uccle. Le verbe est bien choisi, ce Cendrillon-là étant gay évidemment. Ce qui tombe bien, le Prince Charmant n’y voyant aucun inconvénient. Houlala, la Cour en est toute retournée et c’est évidemment une folle histoire que vit ce joli royaume. Cendrillon gay, vraiment gai, une mégaproduction déjà culte qu’il était indispensable de remettre à l’affiche.

distribution

De Sébastien Ministru
Avec Maman, Laurence Bibot, Marla, Bruno, Antoine Guillaume, Frédéric Nyssen, Julie Duroisin et Jean-François Breuer
Mise en scène Nathalie Uffner
Création des lumières Manu Maffei
Stylisme Didier Vervaeren
Régie Gilles Goblet
Production Mazal asbl
Adresse : 396-398 Galeries de la Toison d’Or – 1050 Bruxelles

Téléphone : 02.510.05.10

E-mail : info@ttotheatre.be

Site Web : http://www.ttotheatre.be

Le TTO et la STIB
Métro (ligne 2 et 6) ou bus (34-54-64-71-80), arrêt Porte de Namur. Il vous reste 100 mètres à faire dans la chaussée d’Ixelles pour rejoindre le TTO.

A partir de quand rit-on?
Les portes du TTO s’ouvrent à 19h (et on peut y manger avant le spectacle) et la caisse à 19h45. Les représentations commencent à 20h30. Le TTO se réserve la possibilité de disposer des places non occupées à l’heure du spectacle.

ResTTO
Le TTO nourrit désormais les rieurs! Dès 19h15 dans le foyer du théâtre, une recette spéciale pour chaque spectacle – concoctée par Nathalie Uffner herself – vous est proposée. Pour ne pas rire le ventre vide! Vous pouvez réserver une table au 02.510.0.510
Plus d’infos sur notre site internet: www.ttotheatre.be

 

Suprêmes Patricia et Colette

Le 10 octobre
Théâtre du Petit Gymnase

Particia et Colette, le duo comique qui fait craquer les lesbiennes, présentent un Two Woman Show inédit: «Suprêmes Patricia et Colette». A ne pas manquer!!

 

«Mêlant scène et vidéo, Patricia et Colette proposent de vous emmener dans un monde affranchi, où les codes sont dynamités. Les deux énergumènes explorent différents milieux où la rivalité est Reine.

Elles détournent et retournent le monde cruel des Miss, investissent l’univers impitoyable du catch ou de la natation synchronisée, s’improvisent docteurs ès cosmétologie, ou revisitent les clichés romanesques du roman-photo. Une palette de personnages hauts en couleur! C’est aussi un spectacle furieusement rythmé par des playbacks, où les chansons sont revisitées à la sauce P&C. C’est « Broadway à Paname!»

 

 

http://www.patriciaetcolette.com/

 

SCUM MANIFESTO
D’après Valérie Solanas et Stéphane Arcas.

Avec:  Cécile Chèvre, Rodolphe Coster, Ugo Dehaes, Fabien Dehasseler,
François De Jonge, Paulo Guerreiro, Mathieu Haessler, Julien Jaillot,
Denis Laujol, Nicolas Luçon, Guylène Olivares, Antoine Pickels, Benoît
Piret, Philippe Sangdor, Vincent Sornaga.

(Plus d’infos sur le site d’Arcas)

dimanche 25 septembre 2011 à 20h30

dans le cadre du
FESTIVAL GENÈSE
À LA BALSA!

Théâtre de La Balsamine
Avenue Félix Marchal, 1
1030 Bruxelles
tél: 0032 (0)2 735 64 68

Tarif unique 6€
ou
pass Festival 25 €

reservation@balsamine.be
ou
02 735 64 68

www.balsamine.be

La convocation est claire, nous vous attendons afin d’embrasser cette
semaine comme un tout, comme une expérience à la fois enfantine et
adulte. Une traversée où l’horreur côtoie une drôlerie candide. Un
rappel constant des proportions comme une petite philosophie morale qui
rappelle que tous nous appartenons à quelque chose de plus grand, d’une
richesse et d’une variété sans fond.

Du lundi 19 au dimanche 25 septembre 2011

About SCUM MANIFESTO:
Stéphane Arcas adapte le SCUM Manifesto, un manifeste écrit par Valérie
Solanas
en 1968, un peu avant qu’elle soit inculpée pour une tentative
de meurtre sur Andy Warhol. L’auteure y préconisait une violente
révolution pour créer une société sans homme… Lors de son
interpellation, elle a déclaré à la foule des journalistes et de la
police : « Lisez mon manifeste et il vous dira qui je suis. »
« Vivre dans cette société, c’est au mieux y mourir d’ennui. Rien dans
cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un
brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il
ne reste qu’à renverser le gouvernement, en finir avec l’argent,
instaurer l’automation à tous les niveaux et supprimer le sexe
masculin.»
(extrait)

Scum manifesto est construit comme un morceau de rock.

Et dixit Philippe de la Machine à Coudre « le rock est une musique de
filles, pour les filles, les garçons sont là juste pour faire joli ».

SOON:
L’ARGENT
de Stéphane ARCAS( Infos ici)

 

Rue des Tanneurs 75, 1000 Bruxelles

Le théâtre des Tanneurs conjugue le souci de défendre des démarches artistiques pertinentes et novatrices avec celui de rejoindre un public que nous croyons curieux, avide de matière qui donne à penser, à rêver, à questionner. Il offre aux artistes un espace de liberté en les accompagnant durant 4 années, ou davantage, dans leur parcours créatif (résidences et compagnonnages). Le théâtre développe aussi des projets avec les associations et les habitants du quartier, les Marolles, l’un des plus anciens et des plus populaires quartiers de Bruxelles. Le charme tout particulier de la salle, ancien lieu industriel ceint d’une galerie, et le hall d’accueil, récemment rénové, aide à offrir au public un accueil simple et chaleureux.

 

Le Living Theatre est une troupe de théâtre expérimental créée en 1947 à New York par Julian Beck (1925-1985) et Judith Malina (1926). Julian Beck est peintre. Il a été exposé en 1945 dans la galerie new yorkaise de Peggy Guggenheim 1. Il est aussi scénographe et dramaturge. Judith Malina (1926) est metteur en scène. À travers des œuvres engagées, le Living a permis un renouvellement des formes théâtrales et a eu une influence importante sur le théâtre des années 1960.

Histoire du Living Theatre

Articles détaillés : Julian Beck et Judith Malina.

Julian est né en 1925 à New-York, de parents enseignants. Il se dirige tout d’abord vers la peinture mais le travail collectif du théâtre l’intéresse davantage. En 1943, il rencontre Judith Malina d’origine allemande, elle est étudiante à la News School’s Dramatics Workshop d’Erwin Piscator. C’est ensemble qu’ils décident de fonder le Living Theatre en 1947. Ils concrétisent ainsi leurs idéaux artistiques et politiques communs. Le Living a connu trois évolutions majeures jusqu’à sa dissolution dans les années 1970.

Théâtre de texte (1951-1954)

À partir de 1951, le Living Théâtre s’établit dans sa première salle, le Cherry Lane Théâtre à New York 2. C’est dans ce lieu que la troupe associe le théâtre à la poésie en montant des textes de Paul Goodman, Bertolt Brecht, Federico Garcia Lorca, Allen Ginsberg. Leurs créations s’opposent radicalement au théâtre de Broadway, et ils créent ainsi le off-Broadway. L’utilisation de la poésie permet au Living de libérer le langage théâtral traditionnel2. Ils se dirigent vers un théâtre vivant où la parole retrouve ses valeurs et sa force. C’est en découvrant Tonight We Improvise de Pirandello que le Living s’intéresse à une nouvelle forme théâtrale qu’est le méta théâtre.

Métathéâtre (1955-1959)

La conception du méta théâtre découvert par la troupe new-yorkaise, dans les œuvres de Pirandello, devient alors un réel intérêt. À travers trois spectacles, Tonight We Improvise, The Connection et Many Loves, le Living s’interroge sur le rapport entre la fiction et la réalité, le théâtre et la vie. Ce sont des sujets de réflexions qui les amènent à penser à la signification même du théâtre et à la manière de représenter2. Dans The Connection, une pièce à scandale, la troupe mêle acteurs et vrais drogués sur scène, créant une confusion pour le spectateur, entre la fiction et la réalité. Après cette expérience, les comédiens se détournent du méta théâtre, le jugeant malhonnête à l’égard du public. Les spectacles suivants ne confrontent plus le théâtre à la vie mais associe l’art à la vie.

Judith Malina jouant Maudie dans Maudie and Jane (2008)

 

Théâtre engagé (1959-1970)

Au début des années 1960, en réaction au contexte politique des États-Unis et face à la guerre du Vietnam, le Living radicalise ses idées anarchistes et pacifistes. Puis, à la découverte d’Artaud, la troupe choisit d’associer le corporel à l’intellect3. C’est avec le spectacle The Brig qu’ils mettent en pratique les théories d’Artaud4. Les acteurs adoptant les principes du « théâtre de la cruauté », ils rendent compte de la violence d’un milieu carcéral. Le Living est expulsés de son théâtre à la suite de la représentation du spectacle The Brig ». Ils décident donc de s’exiler en Europe où ils s’orientent vers la performance et le happening et privilégient les messages révolutionnaires à la forme dramatique.

Après deux ans de tournée avec le spectacle Paradise Now, le groupe décide de se dissocier. Beck et Malina ont poursuivi leur passion créative et leurs recherches formelles sur le théâtre de leur côté jusqu’à la mort de Julian en 1985. Le Living Theatre est passé par de nombreuses évolutions. Celles-ci sont à mettre en lien au contexte dans lequel la troupe a évolué. Passant d’un théâtre de texte traditionnel à un théâtre au service du réel, le Living est surtout connu pour cette dernière période plus engagée.

Relation acteurs et spectateurs

Les propositions de spectacle du Living sont à mettre en lien avec la position du spectateur et sa participation. Le Living donne au spectateur un rôle primordial, c’est à lui d’inventer les solutions du spectacle3. La troupe mettait en mouvement le public et celui-ci pouvait devenir acteur du spectacle. Pour cela, les spectacles étaient construits selon plusieurs étapes, chaque étape amenait un moment de « théâtre libre » où le spectateur était invité à devenir acteur

« Beck a dessiné pour Paradise, un jeu de l’oie en huit sections que les spectateurs guidés par les acteurs doivent parcourir ensemble5 »

. Le spectateur se voyait proposer des thèmes d’improvisation. Cet instant appelé « théâtre libre » permettait au spectateur de venir sur scène et d’improviser au cours du spectacle. Au cours de certains exercices, se dégageait un sentiment communautaire et de confiance. Lors des spectacles de la troupe, le spectateur devenait actif de manière corporelle, mais il l’était aussi intellectuellement3

Le corps en jeu

Les principes du happening et de l’improvisation repris par le Living mettent à contribution le corps de l’acteur. Le corps n’est plus soumis à un texte qui le prédétermine mais est confronté à l’imprévisible et au hasard. Le corps lors des happenings est confronté à un espace différent de celui de la scène théâtrale.

Ainsi la notion du corps du comédien est primordiale pour la troupe6. Elle se rattache à Artaud et son théâtre de la cruauté. Le Living a donc repris à son compte ses théories, notamment en ce qui concerne le corps et la voix des acteurs. L’acteur à travers un entrainement qui visait à contrôler mentalement son corps et sa voix pouvait rendre compte d’un processus de la violence. Ainsi, les comédiens peuvent se plonger dans un état psychologique afin de montrer de manière convaincante, une violence simulée3. Pour Malina, il s’agissait de « guérir le mal par le mal, de susciter une répulsion à l’égard de la violence […]3 ».

Théâtre et vie anarchistes

Le Living est fortement marqué par les idées anarcho-pacifistes de Beck et Malina7.

« La non violence, l’antimilitarisme, ne sont pas tout chez Judith et Julian. Ils ont fait leurs les thèses anarchistes les plus spécifiques : suppression de l’État, de toute forme d’autorité (…), de transactions monétaires (…)8 »

. Désireux d’un monde sans gouvernement, ils aspirent à l’égalité entre les membres de la troupe et n’imposent pas leurs idées en tant que fondateurs du groupe. De plus, ils remettent en cause l’architecture fermée des théâtres. C’est ainsi qu’ils sortent dans la rue et se mêlent au peuple. C’est un théâtre de révolution et d’émancipation. Cette volonté d’égalité est renforcée par l’abolition de la contribution financière de la part du public, remplacée alors par une collecte. L’idéologie anarchiste est également caractérisée par le chaos régnant sur scène. Dans Paradise Now, les comédiens ont des rapports sexuels sur scène et invitent le public à se joindre à eux.

« Les thèmes de Paradise Now reprennent les chants des rues de Jackson Mac Low dans Mysteries, en y ajoutant d’autres revendications : suppression de l’argent et des passeports, nudité, droit de fumer de la marijuhana (..). Une jeune fille est montée sur scène, s’est dévêtue et a déclaré : « Voilà, je suis nue, j’avais le droit de le faire »9. »

En parallèle à ses recherches théâtrales, le Living a développé une vie communautaire intense au sein de la troupe. Les idées politiques du groupe sont exprimées par leurs actes théâtraux mais aussi à travers leur manière de vivre. « Je ne choisis pas de travailler dans le théâtre mais dans le monde. Le Living Theatre est devenu ma vie, le théâtre vivant. »10. Cette phrase de Julian Beck illustre bien l’idéologie d’un tel projet. L’engagement personnel du Living a engendré pour la troupe de nombreux affrontements avec les institutions et la police11. La troupe ne reculait pas face aux résistances et restait convaincue par ses idées. L’expulsion du groupe par les autorités américaines suite au spectacle The Brig ne les a pas fait fléchir. La troupe organisa des sit-in et reprit le spectacle.

«  Leur procès (de Beck et Malina) en 1964 en a fait les héros (et les martyrs) de la lutte contre la société capitaliste, dans la tradition américaine de la désobéissance civile de Thoreau11. »

L’« effet Living »

Le Living est venu pour la première fois en Europe au début des années 1960, à l’initiative du jeune metteur en scène Daniel Zerki, mais c’est seulement à partir de 1967 que « l’effet Living » apparaît 12. En France, le Living a eu un impact important, notamment lors de sa venue au festival d’Avignon en 1968. Le Living a apporté une nouvelle esthétique théâtrale française notamment sur la conception du jeu de l’acteur, du spectateur et de l’espace scénique.

« Le Living apporte en Europe les nouvelles techniques du jeune théâtre américain : le happening, le yoga, les exercices de Joseph Chaikin. Il passe de la représentation à la participation, du texte écrit à l’improvisation collective et au free theatre11 »

À partir du Living, la notion d’acteur a évolué tant au niveau professionnel que social. Ils ont ouvert la voix à d’autres formes de jeu. Ainsi sur scène, à la manière d’ Antonin Artaud, de nombreux acteurs redonnent vie aux gestes, aux corps, aux cris que les mots leur avaient enlevés. Dans le spectacle Antigone, les corps sont libérés, les acteurs lâchent des hurlements, l’acteur se libère de tout comportement social6. L’avant-garde américaine des années 1960, sur l’exemple du Living Théâtre cherche à créer une communication corporelle plus directe. Ainsi, deux groupes new-yorkais caractérisent cette évolution radicale2 : L’Open Theatre, fondé en 1963, par Joseph Chaikin (ancien membre du Living) et le Performance Group, fondé en 1967 par Richard Schechner.

Le Living avait pour objectif de « revendiquer et de faire sortir du théâtre » et de mettre ainsi en valeur l’identité de l’acteur. Ce théâtre revendique aussi la forme du groupe et le style de vie communautaire d’un théâtre vivant. Pendant plusieurs années, la notion de Groupes a dominé le théâtre, les acteurs ne formaient plus des compagnies mais des collectifs, des coopératives d’artistes. L’acteur possède ainsi un double rôle, à la fois professionnel en tant que comédien sur scène et social car il est ancré dans une vie communautaire au quotidien 12. Il y a donc eu dans les années 1960, en Europe, grâce au Living, une nouvelle impulsion théâtrale.

La notion du spectateur s’est aussi transformée avec le Living. Lors de leurs spectacles, le spectateur a la possibilité de devenir acteur du spectacle et de choisir le rôle de « spectateur participant ». Un nouveau public émerge dans les années 1970, ainsi le public se divise et peut se convertir en acteur. Une communion se créée entre les comédiens et les spectateurs, la scène et la salle et le spectacle se construit avec le spectateur et non plus pour le spectateur. Avec le Living, la liberté du public apparaît, celui-ci a le choix d’agir ou de regarder. Par cette fusion, l’espace scénique est lui-même modifié, déconstruit et permet un véritable échange entre les comédiens et le public3. Dans le spectacle, Paradise Now par exemple, le public est sans cesse invité à venir rejoindre les acteurs sur scène pour dénoncer ou communier5.

Lors du 22 e festival d’Avignon, le Living invité est programmé pour trois pièces au Cloître des Célestins, Antigone sur un texte de Brecht, Small Mysterieset Paradise Now (deux créations de la troupe). Lors de la représentation de Paradise Now, le 24 juillet, Julian Beck incite le théâtre à « sortir de sa prison » pour déboucher dans la rue. À la suite du spectacle, un défilé se poursuit dans les rues d’Avignon, aux cris de « le théâtre est dans la rue ». Le lendemain, le maire, à la suite de plaintes, prend la décision de demander au Living de remplacer Paradise Now par une des deux autres pièces de leur répertoire3. L’adhésion des spectateurs à Paradise Now en a fait un événement politique et le Living, par sa pratique de l’art a secoué l’imaginaire social des jeunes Français. Le Living incarne toute une génération, celle qui veut se libérer des conventions bourgeoises qui régissent le système8.

Productions principales

Bibliographie

  • Julian Beck, Theandric, Julian Beck Last Notebook. Traduction française de Fanette et Albert Vander, Théandrique ou la possibilité de l’utopie, L’Harmattan, 1998.
  • Julian Beck, The Life of the Theatre. Traduction française de Fanette et Albert Vander, La Vie du théâtre, Gallimard, NRF, 1978.
  • Christian Biet, Olivier Neveux, Une histoire du spectacle militant ; Théâtre et cinéma militants (1966-1981), L’Entretemps, 2007, (ISBN 2912877636).
  • Pierre Biner, Le Living Theatre. Le théâtre sans légende, La Cité, Paris, l’Àge d’homme, Lausanne, 1968.
  • Les Voies de la création théâtrale, tome 1, Grotowski Barba Living theatre, Open Theatre, V. Garcia et Arrabal, éd. CNRS, 2003.
  • Bernard Faivre d’Arcier, Festival d’Avignon, mon histoire, Actes Sud, Paris, 2007.
  • Piergiorgio Giacchè, « L’effet Living ; la vision du théâtre d’Artaud par les « Balinais » de New York », in Avant-garde américaine et l’Europe ; II. Impact, Revue Théâtre/Public no 191, 2008.
  • Mel Gordon, « Comment le Living Theatre a fait un contre-sens sur les théories d’Artaud et a réintroduit celles-ci en Europe », in L’avant-garde américaine et l’Europe, Théâtre/ Public no 190, 2008.
  • Franck Jotterand, Le nouveau théâtre américain, Point Seuil, Paris, 1970
  • Jean-Jacques Lebel, Living theatre, éditions Belfond, Paris, 1969
  • Emmanuelle Loyer, Antoine de Baecque, Histoire du festival d’Avignon, Gallimard, Paris, 2007.
  • Richard Schechener, Performance ; Expérimentation et théorie du théâtre aux USA, éd. Théâtrales, 2008, (ISBN 2842602633).
  • Stéphanette Vendeville, Le Living Theatre, de la toile à la scène 1945-1985, L’Harmattan, 2008,(ISBN 2296049095).consultable sur google book
  • Ouriel Zohar, « Un ‘Living Theatre’ Collectif, inspiré par l’idéologie du Kibboutz », in Théâtres du Monde, Revue Interdisciplinaire de l’Université d’Avignon, Institut de Recherches Internationales sur les Arts du Spectacle, Faculté des lettres et des sciences humaines, No.7, pp. 201-209, 1997.

Liens externes

Notes et références

  1. c’est là qu’il a rencontre André Breton, Marcel Duchamp, et Jackson Pollock. (Jean-Louis Bédouin, Vingt ans de surréalisme, 1939-1959, éditions Denoël, 1961, p. 38 et suivantes, cité par Pierre Biner dans Le Living Theatre, La cité, l’Àge d’homme, Lausanne, 1968, p. 16)
  2. a, b, c et d encyclopédie la scène moderne de Giovanni Lista,éd. Actes sud
  3. a, b, c, d, e, f et g Les voies de la création théâtrale, tome 1, Grotowski Barba Living theatre, Open Theatre, V. Garcia et Arrabal, éd. CNRS, 2003, p.177.
  4. Le théâtre et la cruauté, Antonin Artaud, éd.Gallimard
  5. a et b Franck Jotterand, p. 105
  6. a et b Mel Gordon, « Comment le Living Theatre a fait un contre-sens sur les théories d’Artaud et a réintroduit celles-ci en Europe », in L’avant-garde américaine et l’Europe, Théâtre/ Public N° 190, 2008.
  7. Pierre Biner, Le Living Theatre, p. 18
  8. a et b Pierre Biner, p. 67
  9. Franck Jotterand, Le Nouveau Théâtre Américain, p. 108
  10. Julian Beck, The Life of the Theatre. Traduction française de Fanette et Albert Vander, La Vie du théâtre, Gallimard, NRF, 1978.
  11. a, b et c Franck Jotterand, p. 109
  12. a et b GIACCHÈ Piergiorgio, « L’effet Living ; la vision du théâtre d’Artaud par les « Balinais » de New York », in Avant-garde américaine et l’Europe ; II. Impact, Revue Théâtre/Public N° 191, 2008.
 

Art pour tous asbl vous présente la première édition du « Gecko festival », un événement GRATUIT d’une journée, dédié à l’expression sous toutes ses formes. Le cadre verdoyant de l’abbaye de Forest vibrera au cri du Gecko le samedi 10 septembre de 14h à 4H.

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Rue Des Pêcheries réunit huit musiciens dans un projet mouvant qui respire le hip hop vif et subtil des origines, avec des touches de jazz et des senteurs de funk. Le son de ce groupe est le résultat de l’alliance d’une section rythmique brutale, d’un clavier vintage et d’un ensemble de cuivres percutants, sur lequel MC MTO pose des textes personnels, tantôt critiques, tantôt ironiques, sur le quotidien d’une génération post-industrielle en recherche de sens. Cette volonté de recherche et de créativité se manifeste lors de chacune de leur représentation où l’improvisation emmène les auditeurs dans un univers unique et toujours renouvelé.

 

 

 

Opmoc 

 

 

« Six jeunes passionnés de musique jouent leurs propres compositions inspirées par leurs nombreuses influences, des Beatles à Mano Negra, Rage Against The Machine, The Herbaliser, Stevie Wonder, Count Basie … Le résultat est un énergique cocktail qu’ils appellent « Skunk! ». Comme le suggère le titre de leur première démo “Skunk Influence”, le skunk, c’est d’abord une histoire d’influences »

La Clinik du Dr. Poembak 

Les taupes qui boivent du lait

 

 

Cette joyeuse bande met le bistouri dans un grand nombre de classiques de la musique festive et de fanfare d’Amérique latine et d’Europe centrale afin de stimuler votre circulation sanguine. De grâce, docteur!

 

 

 

 

Les Taupes qui boivent du lait, c’est avant tout un groupe d’amis de Bruxelles, musiciens au style “surprenant”,au répertoire traditionnel d’Europe centrale. Ces joyeux antivirtuoses sans complexes sont connus pour enflammer leur public avec leurs morceaux bien punchy (ou avec un litre d’essence, si disponible).

18 Carats 

Mister Wash &Lord Janus  

Old School Hip-Hop

High’N’ Irie Sound system 

 

HIGH ‘n’ IRIE Sound system est un collectif d’une dizaine de musiciens basé à Louvain-La-Neuve dont le but premier est la promotion et la diffusion de la musique sous toutes ses formes. Actif depuis 2 ans sur la scène musicale underground de LLN grâce à d’autres Dj’s comme Kannaka, T-80, Pneumotracks, Den&Bass ou encore Badstarz, High’n’ Irie Sound avait repris le concept des «Free Noiz party’s» de LLN existant déjà depuis une dizaine d’années et rassemblant tous les amateurs de musiques électroniques dites «alternatives». Pour tout amateur de reggae/dub/ d’electronica/ de dubstep/ de drum’n’bass/ de jungle,

Mighty Patch Sound system 

 

 

Mighty patch soundsystem, un mélange de SKA – rocksteady – REGGAE – ROOTS – DUB – Rub a Dub Steppa! Des chansons Old school & des riddims mixés avec la participations de musiciens en Live!

DJ – VJ



Dj Purple Glass Soul/Funk
Dj Marty 

 

 

 

 

Electro/Disco/House

 

EXPOSITION

Peinture & Graphiti 

Adec

Spear

 

 

ADEC artiste peintre, né à Paris en 1985, a troqué progressivement les bombes de peintures pour des pinceaux, influencé principalement par l’art urbain, le cubisme et les arts du monde.
Installé à Bruxelles en 2005 pour y intégrer l’Institut Van Der Kelen (formation de trompe l’œil). Travaille aujourd’hui sur le thème du voyage interculturel, composé de séries sur les femmes et les pays du monde, la tauromachie, la musique…utilisant des techniques, matières et supports différents (acrylique, encre de Chine, peinture Glycéro, toile, bois, tissu, objets de récupération…)

 

 

 

SPEAR Né à Bruxelles en 1988 et étudiant à la cambre architecture, j’ai toujours été fasciné par le dessin, ayant commencé comme tout le monde à gribouiller sur les bancs de l’école je me suis vite senti à l’étroit. J’ai donc cherché quelque chose de plus grand et une technique plus rapide… La bombe est ma technique principale elle oblige rapidité mais permet également d’être précis ; curieux et avide de nouveaux effets j’utilise également d’autres techniques tel que huile, acrylique, fusain, graphite, aquarelle, gouache et même ketchup quand il ne reste plus rien! Depuis 2007 j’ai laissé les lettres de côté pour me spécialiser dans les visages. Lumière, contraste, réalisme et expressivité sont devenus les mots d’ordres de mon travail…

 

Dessin 

Philippe Dardelet  


Olsen Creation    

 

 

 

 

 

 

PHILIPPE DARDELET Peintures, illustrations et bricolages en tout genre, …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OLSEN(Olivier Senny) Illustrateur, dessinateur BD, storyboardeur, animateur et maquettiste.

Photo 

Sandrine Lopez

Collages 

Emmy Ruy

 

 

PERFORMANCES

Live Painting 

Corentin Binard & Adec

Cirque & Art de rue 

Romain Hugo (Rouche)

Younes Outmani

Bram Brasseur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spectacle Burlesque alliant théâtre et jonglerie

Danseurs 

Simon Kanek & the small size family

Louisa Gherdaoui

 

Theatre 

Molotof

 

 

 

 

 

Lara Marionettes

 

 

Rewind de Francois Kah

 

 

 

La société fric bouffe tout sur son passage et le théâtre avec.
« Soyez rentables et vous aurez le droit d’exister sinon crevez. »
Dans ce contexte plus de place pour le théâtre indépendant et pourtant il est pour nous la seule alternative.Le Théâtre Molotof se situe dans ce courant de résistance artistique, dans cette mouvance théâtrale qui bouscule l’ordre et dérange la société bien pensante.Depuis 2003 notre travail, dans sa démarche, son fonctionnement et ses recherches sort des schémas habituels.D’abord dans le choix de créer un collectif : un collectif comme réponse à cette société qui pousse à l’individualisme. A l’image de l’Acteur performant tout droit sorti d’un conservatoire dont la seule préoccupation sur scène est de savoir si sa voix et son corps sont bien placés et s’il dégage suffisamment par sa présence.Nos obsessions à nous sont ailleurs : se sont celles d’une génération sexe fric et violence, d’une génération zapping tiraillée entre résignation et révolte. Plus de texte d’auteur, plus de metteur en scène : nous avons choisit de nous positionner en tant que créateurs à part entière. L’élément fondateur de nos spectacles vient de nos tripes. Le Théâtre Molotof est un théâtre pornographique dans le sens révolutionnaire du terme.

 

Spectacle de marionnettes ambulant

Projections 

Lia Bertels

 

Antonella Lacatena

 

 

 

 

 

 

 

Dimitri Petrovic

Alana Osbourne

Rachel Lang

 

 

 

 

 

Micro dortoir – Animation – 3′36”

Synopsis : Trois enfants reviennent sains et saufs du pays des rêves, voici leurs témoignages…

 

 

 

Quand le sud n’attend plus – documentaire – 15 min

En 2000, la communauté internationale réunie au sein des Nations Unies définissait un grand plan visant la réduction de la pauvreté à l’échelle mondiale. Ce qu’on a appelé les Objectifs du Millénaire pour le Développement sont aujourd’hui loin d’être atteints.Pour expliquer cet échec, les pistes sont nombreuses : l’effet négatif de la crise financière, le manque de volonté de la part des pays industrialisés en matière d’aide au développement, l’absence de remise en question d’un modèle qui a déjà montré son inefficacité,…Alors que les institutions et les analystes se querellent sur les raisons de l’échec, pour les pays du Sud, il s’agit d’aller de l’avant pour faire face à des difficultés qui n’ont donc guère diminué malgré les promesses de ce plan.Au travers de l’exemple de la Bolivie, « Quand le Sud n’attend plus » tente de mettre en évidence les initiatives d’un pays du Sud ayant pris la décision de définir sa propre stratégie de développement en rupture avec le modèle prôné jusqu’à présent par les institutions internationales.

 

 

 

 

Le Gèsu – documentaire

 

 

 

Sredni Vashtar – fiction ’14 »10

James, un petit orphelin malade de dix ans, vit chez sa vielle tante, Mrs De Ropp. Celle-ci le soigne, mais ne l’aime pas et prend un malin plaisir à le cloîtrer dans un univers d’interdits. Il n’y a que dans le cabanon du jardin que James se crée un refuge auprès d’une vielle poule et d’un furet égaré.

 

 

Pour toi je ferai bataille – fiction ’20

Synopsis: Ici, tu n’es qu’un corps docile. Enfin, on te dit qui tu es, pourquoi tu es là, ce que tu dois faire. Ton temps et ton espace sont quadrillés, gérés par d’autres. Comme soulagement de l’âme.

 

A partir du 30 septembre
Théâtre Nout

adresse :

7, rue 19 Mars 1962
93450 Ile Saint-Denis
France

téléphone :

01 42 43 90 29

site internet :

http://www.theatrenout.com

Jean Cocteau n’a jamais voulu reconnaître la paternité du Livre Blanc (1927), mais a consenti à en illustrer la deuxième édition par des dessins érotiques. On se souvient aussi de son commentaire devenu célèbre: «Quelque soit le bien que je pense de ce livre – serait-il même de moi – je ne voudrais pas le signer parce qu’il prendrait forme d’autobiographie (…) Je me contente donc d’approuver par l’image cet effort anonyme vers le défrichement d’un terrain resté trop inculte.» Le metteur en scène Hazem El-Awadly, a donné vie au Livre Blanc. Il transporte l’ouvrage en Egypte, pays que Cocteau aimait tant. Plus précisément dans un hammam où les individus se retrouvent dans le plus simple appareil, où les désirs s’éveillent… El-Awadly rend parfaitement le baroque d’un texte poussé jusqu’à l’exubérance. Un spectacle fascinant.

Adaptation et mise en scène: Hazem El Awadly. Scénographie: Jean-Marie Eichert.

 

Depuis 1999, Le Bunker Ciné-Théâtre vous propose différentes activités…

(Dans les anciens laboratoires Léon Martin)

– Des concerts punk Hardcore au solo de Harpe;

– Du Théâtre classique au monologue expérimental;

– Des projections de courts métrage aux films underground;

– Des expositions aux happening;

Et plus encore….

 

CONTACTS:

bunkercinetheatre@yahoo.fr

Bunker Ciné-Théâtre

66A rue des plantes

1210 Bruxelles

(à 2 minutes de la gare du Nord ou de Rogier)

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