Festival « Tous les genres sont dans la culture »

Retenez les dates : du 15 novembre au 22 novembre 2014, le festival « Tous les genres sont dans la culture » revient pour sa 6ème édition !

Autour du 20 novembre dans différents lieux à Bruxelles, l’asbl Genres pluriels (GPs), en partenariat avec d’autres associations et artistes, organise un festival  » Tous les genres sont dans la culture  » qui visera à montrer au public de la région bruxelloise et d’ailleurs la diversité des sexes et des genres.

  • 15/11/14 – Vernissage de l’exposition & soirée d’ouverture

     

    Quand ? Samedi 15 novembre 2014, 18h00-00h00
    Où ? Maison Arc-en-ciel de Bruxelles : Rue du Marché au charbon, 42 – 1000 Bruxelles
    Plan d’accès
    Renseignements
    par mail : contact@genrespluriels.be
    par tél. : 0485 51 96 62
    L’exposition de cette sixième édition du festival « Tous les genres…

  • 16/11/14 – Atelier d’autodéfense

     

    Quand ? Dimanche 16 novembre 2014, 10h00-20h00
    Où ? Maison des femmes de Schaerbeek : Rue Josaphat, 253 – 1030 Bruxelles
    Plan d’accès
    Inscription obligatoire
    par mail : contact@genrespluriels.be
    par tél. : 0485 51 96 62
    PAF libre
    Cet atelier d’autodéfense spécifiquement destiné aux…

  • 17/11/14 – Table ronde « Enseignement & diversité »

     

    Quand ? Lundi 17 novembre 2014, 09h00-12h00
    Où ? Maison Arc-en-ciel : Rue du Marché au charbon, 42 – 1000 Bruxelles
    Plan d’accès
    Activité réservée aux professionnel.le.s
    Inscription obligatoire
    par mail : contact@genrespluriels.be
    par tél. : 0485 51 96 62
    Il est avéré que les jeunes…

  • 17/11/14 – Table ronde « Emploi & insertion socioprofessionnelle »

     

    Quand ? Lundi 17 novembre 2014, 14h00-17h00
    Où ? Maison Arc-en-ciel : Rue du Marché au charbon, 42 – 1000 Bruxelles
    Plan d’accès
    Activité réservée aux professionnel.le.s
    Inscription obligatoire
    par mail : contact@genrespluriels.be
    par tél. : 0485 51 96 62
    Cette table ronde, qui sera…

  • 18/11/14 – Table ronde « Santé »

     

    Quand ? Mardi 18 novembre 2014, 09h00-12h00
    Où ? Maison Arc-en-ciel : Rue du Marché au charbon, 42 – 1000 Bruxelles
    Plan d’accès
    Activité réservée aux professionnel.le.s
    Inscription obligatoire
    par mail : contact@genrespluriels.be
    par tél. : 0485 51 96 62
    Actuellement, l’accès aux soins de…

  • 18/11/14 – Atelier « Trans* pour les nulLEs » à Bruxelles

     

    Quand ? Mardi 18 novembre 2014, 18h30-21h30
    Où ? PointCulture ULB Ixelles : Bâtiment U, Av. P. Héger – 1050 Bruxelles
    Dans le cadre de la thématique « Tous genres bienvenus » de PointCulture
    Entrée libre
    Inscription obligatoire
    par mail : ulb@pointculture.be
    par tél. : 02 737 19 60…

    • 19/11/14 – Table ronde « Droit & législation »

       

      Quand ? Mercredi 19 novembre 2014, 09h00-12h00
      Où ? Maison Arc-en-ciel : Rue du Marché au charbon, 42 – 1000 Bruxelles
      Plan d’accès
      Activité réservée aux professionnel.le.s
      Inscription obligatoire
      par mail : contact@genrespluriels.be
      par tél. : 0485 51 96 62
      En 2011, le gouvernement belge…

    • 19/11/14 – Atelier « Trans* pour les nulLEs » à Charleroi

       

      Quand ? Mercredi 19 novembre 2014, 18h00-21h00
      Où ? PointCulture Charleroi : Avenue de l’Europe, 1 – 6000 Charleroi
      Dans le cadre de la thématique « Tous genres bienvenus » de PointCulture
      Entrée libre
      Inscription obligatoire
      par mail : charleroi@pointculture.be
      par tél. : 02 737 19 60…

    • 20/11/14 – Atelier « Drag King »

       

      Quand ? Jeudi 20 novembre 2014, 13h30-17h30
      Où ? PointCulture ULB Ixelles : Bâtiment U, Av. P. Héger – 1050 Bruxelles
      Dans le cadre de la thématique « Tous genres bienvenus » de PointCulture
      PAF : 5 € (étudiants : 2 €)
      Inscription obligatoire
      par mail : ulb@pointculture.be
      par tél. : 02 737 19…

    • 21/11/14 – Ciné-débat

       

      Quand ? Vendredi 21 novembre 2014, 19h00-23h00
      Où ? Project(ion) Room : Rue de Praetere, 55 – 1180 Bruxelles
      Plan d’accès
      PAF libre
      Renseignements
      par mail : contact@genrespluriels.be
      par tél. : 0485 51 96 62
      Ciné-débat du festival suivi d’une performance.
      Programmation à suivre.
      En…

    • 22/11/2014 – Soirée de clôture

       

      Quand ? Samedi 22 novembre 2014, 19h00-23h00
      Où ? PointCulture Bruxelles : Rue Royale, 145 – 1000 Bruxelles
      Dans le cadre de la thématique « Tous genres bienvenus » de PointCulture
      PAF : 5 €
      Ouvert au public
      Inscription fortement recommandée
      par mail : bxlcentre@pointculture.be
      par tél. : 02…

 

Réaction de Genres Pluriels à l’événement organisé par le BOZAR le 17 juin 2014 : An intergenerational debat Part 3 : Transgenderism : from underground to popular culture

Nous recevons il y a quelques jours un e-mail d’une personne de BOZAR nous invitant au symposium « Summer of Photography ».
Nous lisons dans l’introduction qu’un des sujets abordés sera « the topics of transgenderism and activism today » et nous étonnons déjà de ne pas avoir été consultés sur la question préalablement.

Pour rappel, Genres Pluriels est la seule association francophone de visibilisation et soutien des personnes trans*, aux genres fluides et intersexes. Nous sommes donc en première ligne de l’activisme : nous organisons un grand nombre d’activités mensuelles, un festival consacré aux questions trans*, genres fluides et intersexes ; nous militons, depuis des années maintenant, au niveau politique ; et, comble de tout puisqu’il s’agit d’un de vos angles d’approche, nous avons un Groupe Médias qui a déjà, à plusieurs reprises, porté plainte contre des reportages transphobes et sexistes auprès de l’IEFH.

Notre stupeur ne fait que croître lorsque nous découvrons que les invités pour les questions trans*, sous l’intitulé « Transgenderism : from underground to popular culture », ne sont autres que Joz Motmans, coordinateur du « Transgender Infopunt » de l’équipe de genre de Gand, et Griet de Cuypere (Centrum voor Seksualiteit en Genderproblematiek, UGent), coordinatrice et psychiatre de la même équipe. Il est très surprenant que cet universitaire et ce médecin soient les seules voix « underground » et « popular culture » des transidentités ! Dans cette équipe, on prône encore la psychiatrisation des identités trans*, on classe les personnes trans* dans des cases qui spécifient si elles sont plus ou moins trans*, et ce, en dépit de leur point de confort et sur base de critères arbitraires, et on diffuse des images sexistes pour illustrer ces idées sur « le genre ». On parle de « problématique » de genres là où n’est « problématique » que la transphobie qui s’attaque aux identités de genres non cisgenres1.

Si ces images ont été retirées des brochures peu de temps après avoir été critiquées par des personnes trans* politisées, le fait qu’elles soient apparues dans ces brochures « d’informations » trans* témoigne du grand sexisme latent dans ces équipes.

Ces équipes ne respectent pas les Droits Humains. Elles sont représentatives d’une transphobie normalisée, institutionnalisée. Par le simple fait de refuser aux personnes trans* le droit de décider elles-mêmes de leurs identités, ces équipes les paternalisent et les dénigrent pour en faire des identités malades.

Dans un symposium sur l’activisme, nous sommes outré.e.s de ne voir invité.e.s aucun.e.s militant.e.s trans*, pour laisser toute la place aux experts auto-proclamés. La « popular culture » ne se construit pas dans les couloirs des hôpitaux, l’ « underground » ne correspond pas à ce qui est validé par une société transphobe dont la loi « relative à la transsexualité » de 2007 impose encore la psychiatrisation, les chirurgies génitales et la stérilisation aux personnes trans* pour l’obtention de papiers d’identité reconnaissant leurs genres.

Si vous aviez fait le travail de recherche nécessaire, vous auriez découvert les Drag Kings de Bruxelles, qui font des spectacles depuis 2009 et qui déconstruisent les genres. Vous auriez appris à connaître les photographes qui ont fait les expositions du festival « Tous les genres sont dans la culture ». Vous auriez lu des analyses d’universitaires2 qui effectuent un réel travail de déconstruction militant dans un soucis véritable de soutien aux questions trans*.
Au lieu de cela, vous avez décidé de ne pas offrir la parole aux artistes, musiciens, comédiens, cinéastes, dessinateurs, performeurs, aux militants, activistes, penseurs, écrivains, universitaires des questions trans* et vous avez choisi de laisser prospérer le discours transphobe des médecins qui nous invisibilisent.

N’osez pas nommer vos débats « (Mis)Representation of Women In Arts And Media » quand il s’agit d’écraser en leur sein les identités de genres qui subissent déjà un tel manque de reconnaissance.

Et si vous cherchez encore l’activisme, le voici.

Genres Pluriels, le 16 juin 2014

Genres Pluriels ASBL
Activités et permanences
Visibilité des personnes aux genres fluides et intersexes
www.genrespluriels.be
00-32(0)487/63 23 43

 

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Marche de Nuit Non-Mixte Contre le patriarcat

vendredi 13 juin 2014 20:30

Mont des Arts Bruxelles

Parce que…

Parce que j’aimerais pouvoir sortir le soir sans me faire accoster, agresser, violer
Parce que mon existence ne se résume pas à être mère
Parce que je ne suis ni la muse, ni la putain, ni la maman
Parce que je ne suis pas la petite amie « de », ni la secrétaire « de » Parce que je ne suis pas une propriété
Parce que je ne suis pas hystérique
Parce que je ne suis pas frigide si je dis non
Parce que je ne suis pas une salope si j’ai une vie sexuelle
Parce que je ne suis pas un égout séminal
Parce que je ne suis pas une paire de seins
Parce que je ne suis pas un cul
Parce que mon corps n’est ni objet, ni morcelé, ni abject
Parce que je n’ai pas besoin d’un mec pour me protéger et encore moins d’un mari

Parce que pour eux je ne suis qu’un bout de viande dans leurs regards
Parce que si pour eux je ne suis pas baisable je n’existe pas
Parce qu’ils me coupent la parole, me menacent, me font douter
Parce qu’ils me font mal
Parce qu’ils me font du chantage affectif pour obtenir de moi des rapports sexuels
Parce qu’ils me dénigrent
Parce qu’ils m’exotisent quand ils ne me mettent pas dans la case de la blanche de service

Parce que de la galanterie au meurtre leurs actes sont inscrits dans l’oppression patriarcale
Parce que je survis dans un monde fait par des hommes pour les hommes

…Nous devrons continuer à nous battre

Tant que « pd », « tapette », « tarlouze », « gouine » seront utilisés comme des insultes
Tant que quelqu’un sera jugé en fonction de sa sexualité
Tant que les religions feront régner leur ordre moral
Tant qu’une femme sera battue, humiliée, harcelée
Tant que le droit à l’ivg sera sans cesse remis en question
Tant qu’on nous saoulera avec les pubs sexistes

Parce que nous devrons continuer à nous battre !

Ne me libère pas je m’en charge

 

débat organisé par Genres Pluriels dans le cadre du Pride festival:

Les transféminismes

débat en français

La transphobie puise ses racines dans le sexisme et l’hétéropatriarcat. Ces mécanismes s’expriment autant dans les structures sociales que dans les rapports des associations militantes trans* avec les associations féministes, ainsi qu’au sein même des structures trans*. Les transféminismes sont des réflexions qui se nourrissent des féminismes et qui s’émancipent des postulats binaires de corporalité et de genres. Ce débat sera l’occasion d’établir des ponts entre ces thématiques et de définir les combats communs à mener.

Transfobie op zijn beurt heeft dan weer zijn wortels in het seksisme en het heteropatriarchaat. Deze mechanismes zien we terugkomen in de sociale structuren maar evengoed in de verhoudingen tussen militante trans* organisaties en feministische organisaties, en zelfs binnen de trans*organisaties. Transfeminisme is een verzameling reflecties die gevoed worden vanuit het feminisme en die zich losgemaakt hebben van het binaire denken rond lichaam en gender. Een debat waarin bruggen geslaan worden tussen deze thematieken, waarin gekeken wordt welke de strijdpunten zijn voor de komende jaren.

Quand? Jeudi 15 mai 2014, 19h00-21h00

Où? Maison Arc-en-ciel

Rue Marché au Charbon 42 Kolenmarkt

1000 Bruxelles

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour a touTEs !!

Alors alors, voici des nouvelles du Baragouinage dont t’as peut-être déjà entendu parler. Il s’agit d’un projet de café associatif féministe pour les meufs, les lesbiennes, les trans, les gouines, les biEs, les femmes, à Bordeaux. L’idée c’est d’avoir un lieu de cette non-mixité là, pour pouvoir venir traîner, ou pour pouvoir organiser des trucs que les genTEs proposeront (concert, discussions, projections, boums…)
Du coup en fait là, on en est à récolter l’argent qui permettrait de louer un local (pour payer la caution, les premiers loyers, les premières charges etc …), dans l’idéal à partir du mois de mai. Il y a eu deux soirées de soutien qui ont ramené quelques sous et on commence les adhésions des « membres actiVEfs ».
Maintenant on se disait que ça pourrait être cool de faire un appel à souscription, d’où ce mail. Donc :
Si c’est un projet qui te branche, que t’as envie et que tu peux le soutenir en y mettant quelques ronds, n’hésite pas. Par chèque voici une adresse :

A.L BIRAC
45 rue de Tauzia
Résidence le jardin de Voltaire
D01
33800 Bordeaux

Par virement envoie-nous un mail et on aura surement un RIB d’ici là à te donner.

La charte (pas tout à fait finie et un peu dense) est juste en dessous, pour que tu aies une meilleure vision de ce à quoi on aspire, comme ça, ça permet de voir si ça te parle.
Et pis voilà quoi !
Merci !

Les baragouinantEs

 

CHARTE

CHARTE DU BARAGOUINAGE

BIENVENUE
Aux babas de tous bords, aux amantes, aux amazones, aux androgynes d’Eugénie et
de génie, aux asexuelles, aux bi sans bicyclettes* (ou avec)…… et aux camionneuses à
pieds, à celles qui ne sont pas blanches et à celles qui le sont, aux chômeuses, aux dé-
viantEs, aux femmes, aux féministes, aux freaks à barbe, aux flibustières hétéras, aux
FTM, aux garçonnEs manquEEs, aux gouines à talons hauts, aux guérillères, aux
handiEs en tous genres, aux incasables de tout poids et de toute taille, aux inters, aux
hystériques, aux lesbiennes, aux lesbiennes cis, aux lesbiennes trans, aux meufs, aux
MTF, aux paranAs des poils, aux poiluEs, aux punkes à chatTEs, aux ridées et à
celles à la peau de bébé, aux RMIstes, aux sorcières (même sans balai), aux squatteu-
reuses, aux travailleuses, aux vampires, aux voilées, aux XXX, aux zonardes

*« Une femme sans homme c’est comme un poisson sans bicyclette », Collectif Ja-
kart/Mugiscué.

DANS UN ESPACE :
Non-mixte pour les meufs, les lesbiennes, les trans, les gouines, les femmes, les biEs :
pour créer un espace de confiance et de sécurité, pour libérer la parole, pour favoriser
l’écoute et la solidarité, pour se protéger et favoriser une réflexion individuelle et collec-
tive, pour prendre conscience ensemble des pratiques d’oppression, les formuler et les dé-
construire, pour éviter la drague reloue et sexiste.
Antirasciste, anticlassiste, antihomophobe, anti-validiste (physique et mental)* et an-
tiagiste : le vécu du sexisme et de l’hétéropatriarcat est indissociable des autres oppres-
sions structurelles exercées comme le racisme, la transphobie et l’homophobie, le clas-
sisme, le validisme ou l’agisme. Autrement dit, les personnes subissant l’oppression pa-
triarcale n’ont pas la même place et les mêmes statuts dans la société en fonction de la
race*, de la classe, de la sexualité, des corps (psychiatrisés ou non), de l’âge de chacunE .
L’expérience du sexisme que l’on subit n’est donc pas une expérience universelle qui serait
la même pour touTEs.
Il n’existe pas non plus de sexisme universel qui serait plus ou moins pire selon les pays ou
les religions mais bien le patriarcat qui existe partout et s’exprime différemment selon les
pays, les religions, l’histoire colonialiste et/ou post-colonialiste, l’histoire coloniale et/ou
post-coloniale des pays.
Bienveillant : nous sommes touTEs traverséEs par des oppressions que l’on subit et pour
beaucoup, que l’on exerce, parfois sans s’en rendre compte. Du coup un espace bienveil-
lant, c’est un endroit où on essaie de faire attention aux différentes oppressions afin de
rendre cet espace incluant et agréable pour touTEs que l’on soit organisateurice d’une soi-
rée ou derrière le bar ou juste là pour être là.
Féministe: pour déconstruire les rapports de pouvoirs structurant les rapports sociaux de
sexe, fondés sur une dichotomie hiérarchisée femmes/hommes à laquelle correspondrait un
féminin et un masculin, et pour penser leur articulation étroite et leur co-construction avec
les rapports sociaux de sexualité (hiérarchisation des désirs et contraintes de l’hétéropa-
triarcat), de race, de classe et d’âge.
Culturel : pour promouvoir les réalisations des meufs, des lesbiennes et des trans ; pour
organiser des activités culturelles portées par des meufs, des lesbiennes et des trans selon
les envies ; pour s’informer avec une libre disposition d’une bibliothèque féministe, les-
bienne et trans.
Politique : pour mener une réflexion individuelle et politique sur nos pratiques, pour favo-
riser la circulation des savoirs et l’échange de savoirs-faire.
De baragouinages et pour baragouiner : pour apprendre à se connaître, pour se détendre
autour d’un café, d’un thé, d’une bière, d’un verre de vin, pour créer du lien social, pour
danser, pour chanter, pour partager ses expériences, ses envies, ses folies.
Des exemples de trucs que ça peut être cool de les avoir en tête pour essayer qu’un espace soit bien-
veillant
En venant au Baragouinage ne présume pas que toutes les personnes présentes sont hétéro-
sexuelles. Tu pourrais aussi croiser des personnes d’apparence masculine qui ne sont pas
nécessairement cisgenre* et des personnes d’apparence féminine qui ne sont pas nécessai-
rement cisgenre* et hétérosexuelle, des transgenres, des gouines qui ne se reconnaissent
pas forcément une identité de « femme », des intergenres…

Exemples de situations reloues :
 La drague reloue en tant que gouine, trans ou meuf c’est très fréquent dans la vie de
tous les jours. Ici, c’est la personne qui est draguée qui décide si c’est relou ou pas.
 Demander à quelqu’unE « T’es de quelle origine ? » ou lui toucher les cheveux parce
que c’est pas les mêmes que les tiens c’est relou et super intrusif. Y ‘a d’autres ma-
nières de rencontrer quelqu’unE.
 Demander à quelqu’unE « t’es un garçon ou une fille ? » et/ou la regarder pendant trois
plombes pour savoir si selon tes critères et selon la binarité des genres c’est un garçon
ou une fille, c’est super désagréable, écoute plutôt comment la personne parle d’elle si
vous êtes en train de parler ensemble.
 Demander à quelqu’une « depuis quand t’es lesbienne ? » et lui expliquer toutes les
bonnes raisons pour lesquelles t’es contente d’être hétéro c’est oppressant et surtout
ennuyeux.
 Remettre en question la non-mixité lesbienne-trans-meuf dans cet espace non-mixte
c’est relou et inutile. On est ouvertEs aux débats de fond mais pas tout le temps et pas
touTEs. Choisis les moments appropriés. De même pour les autres formes de non-
mixité (temps en non-mixité biEs, ou lesbiennes, ou trans par exemple)
 Avoir des discussions sur la sexualité c’est important pour certaines mais c’est relou si
on ne place pas que le cadre qui précise quand on parle de sexualité hétéro. Souvent il
arrive que des personnes qui ont des relations hétéros aient intégré que c’est la sexuali-
té dominante et que pour cette raison, on n’a pas besoin de la nommer. Sinon c’est tou-
jours les non-hétéros qui doivent rappeler que là, il s’agit d’une conversation d’hétéro.
 Dire à une personne handi « t’es vraiment courageuSEx, je suis pas sûrE que j’aurais
autant de courage que toi à ta place » c’est absurde et oppressant. Souvent les genTEs
valides pensent que c’est valorisant alors qu’il s’agit d’un point de vue de valide sur la
vie présumée d’unE handiE et qu’en vrai c’est plus une manière de se rassurer en se
convaincant que « ouf j’ai de la chance » et du coup de hiérarchiser les individuEs.
 Si une personne te dit que ca va pas, essaie d’y prêter attention et de ne pas minimiser
ou relativiser ses propos. Souvent ces lieux permettent à des personnes de dire des
choses qui ne sont pas possibles de dire ailleurs. Ex « j’en ai marre de devoir cacher à
mes collègues que je suis gouine, réponse : nan mais t’inquiète c’est quand même plus
accepté maintenant, enfin sauf chez les cathos intégristes, eux y sont vraiment graves ».
 C’est cool d’avoir un peu en tête qu’on est nombreuSEx à avoir eu des expériences
douloureuses de harcèlement, abus, viol. Peut-être toi aussi ? Du coup si quelqu’unE
pète un cable dans une discussion ou s’arrête soudainement de parler, prêtes-y atten-
tion. Des fois on se rend pas compte et y a des détails ou des discours qui font échos à
quelqu’unE sur une situation difficile. Du coup l’idée c’est pas que des sujets de dis-
cussions deviennent tabou mais plutôt de vérifier si ça le fait à touTEs de continuer sur
un sujet si on sent que ça devient délicat.

En bref, c’est cool d’être attentiVEf pis si y a des choses que t’as du mal à comprendre, y a
toujours des brochures et tout un tas de trucs super que des genTEs ont dessiné et écrit
pour expliquer ces mécanismes d’oppression, tu pourras les trouver sur la table
d’infokioske.
*Cisgenre : qualifie une personne dont l’identité de genre est en concordance avec son
sexe déclaré à l’état civil
*Race : le mot « race » est ici employé pour signifier une construction sociale, tout comme
les mots « homme » ou « femme »
*Validisme : mécanismes d’oppression exercés sur les personnes handicapées, alimentés
par les normes des valides (normes du corps, des déplacements, de consommation, de
sexualités, de représentations)

Mar 102014
 

Ces enfants transgenres qui « ne sont pas nés dans le bon corps »

Ryan, Sade, Amya, se sentent appartenir au genre opposé à leur sexe physique. Une clinique pionnière de Chicago prend en charge dès l’âge de 3 ans, ces enfants qui n’entrent pas dans les cases.

à lire sur : nouvelobs.com

 
GPs

ACTIVITÉ RÉSERVÉE AUX

PERSONNES TRANSGENRES ET INTERSEXES

Genres Pluriels ASBL vous invite à son

GROUPE DE PAROLE

samedi 15 mars 2014, 13h00-15h00


Lieu : Maison Arc-en-ciel (2e étage)
Rue du Marché au Charbon, 42 – 1000 Bruxelles

Plan d’accès

INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES À CONTACT@GENRESPLURIELS.BE

PAF : gratuit

Plus d’infos sur le groupe de parole

Informations complémentairesMax Nisol

Psychologue

Tél. : 0487/63 23 43

Mail : contact@genrespluriels.be

Site : www.genrespluriels.be

 



À
DIFFUSER LARGEMENT, MERCI


Genres Pluriels ASBL
0487/63 23 43
contact@genrespluriels.be
www.genrespluriels.be

 

 http://www.ueeh.net/

Rapports Inter-Générationnels dans nos luttes et nos mémoires LGBTQI : Quels liens ? Quels oublis ?

Cette année, le colloque des UEEH (Universités d’Eté Euro-méditérranéennes des Homosexualités) se penchera sur une réflexion transgénérationnelle autour de l’histoire et de l’évolution de l’activisme LGBTQI. Nous recherchons des intervenantEs provenant du tissu associatif, chercheurEs mais aussi militantEs, artistEs LGBTQI. C’est un thème extrêmement vaste, et nous pouvons penser ensemble à quelques focus :

  • l’agisme et les rapports inter-générationnels des personnes LGBTQI : comment se parler ? Créer du lien, des ponts entre les générations ? Apprendre entre les générations ? Quelle différence ? Quelles similitudes ? Quelle sexualité ?

  • La vieillesse chez les LGBTQI : l’amour, la retraite et les solidarités envers les personnes plus agées, la précarité, les problèmes d’héritage, etc. qu’est-ce que la vieillesse transgenre ?

  • Notre mémoire : la « révolution sexuelle », la Déportation, transmission, archives, histoire des UEEH.

  • Le SIDA et son impact : quelles structures et quels soins ? Quel accompagnement des séropositifs plus agés ?

  • La montée du fascisme : quel apprentissage des personnes qui ont des expériences plus longues ? Les problèmatiques d’immigration homosexuelle ?

  • La reproduction éthique (PMA, GPA, adoptions,…) et les  »familles queers »

  • L’évolution du langage (genre, queer, féminisme, etc.)

  • La mixité ou/et le manque de mixité LGBTQI à différentes périodes.

Ce colloque aura lieu le Samedi 26 Juillet 2014 dans une grande salle à Marseille (après-midi et soirée). Il sera sans doute suivi par une journée « after-colloque » à Luminy le dimanche 27 Juillet, sous forme d’ateliers de discussion afin de développer les thèmes évoqués lors du colloque et ceux non-évoqués. Par exemple, il y aura une invitation à un atelier sur l’histoire des UEEH.

En tant qu’organisateurices des UEEH, ce thème de l’inter-générationnalité nous tient à cœur car les Universités existent maintenant depuis plus de trente ans et ont énormément évolué, soutenant les différentes démarches des activistes volontaires pour organiser cet événement. Nous ne pouvons que constater une réduction des personnes plus agées présentes et nous souhaitons nous remettre en question sur l’image des UEEH et sa diversité. La mémoire des luttes est importante, plus particulièrement à cette époque où des droits se créent (le droit au mariage gay et lesbien, la place de l’Identité de Genre dans des textes légaux et le suivi des personnes trans) et d’autres continuent d’être violemment brimés (la PMA, les remboursements des soins trans associés à la psychiatrisation, les refus de financement des associations de minoriséEs, etc.), une époque où les homophobies se rendent nettement visibles et où nos espaces de liberté et de visibilité tendent à se réduire… en entrant dans un fonctionnement de plus en plus commercial et normatif de « la » communauté LGBT, jetant nos corps dissemblables hors du chemin…

Par ce colloque et nos discussions, nous espérons créer du lien entre nos histoires, rompre les barrières de l’âge ou du vocabulaire, pour pouvoir créer des solidarités intergénérationnelles et internationales, et ainsi solidifier notre mouvement et nos identités avec le respect de nos différences.

Pour introduire notre thème, nous pensons projeter en amont, et parmi d’autres, les films « Les Invisibles » de Stéphane Lifshitz (France, 2013), « Nitrate Kisses » de Barbara Hammer (USA, 1992), « Eagora?Lembra-me » de Joaquim Pinto (Portugal, 2013). Egalement, dans le cadre d’une pensée saferspace, il y aura des ateliers d’autodéfense spécifiquement adressés aux personnes fatigables et handis queer, dans une perspective inter-générationnelle.

Nous serions heureuxSES de recevoir vos propositions d’interventions sur ces sujets, et toutes vos idées set vos aides ont les bienvenues ! N’hésitez pas ! Que ce soit sous forme d’interventions au colloque (entre 15 et 30 minutes), de témoignages (entre 5 et 15 minutes), ou de propositions d’ateliers pour l’« after-colloque »… Et aussi : en format vidéo, audio, plastique, sérigraphie !! On les montrera !

Les propositions peuvent être envoyées par mail à educpop@ueeh.net avant le 30 Mai 2014, les auteurSEs des propositions retenues seront informéEs au plus tard le 16 Juin. Les textes des communications retenues pourront être envoyés avant le 18 Juin 2012, afin de permettre la mise en place de la traduction (Traduction simultanée, interface LSF sous réserve). Les actes feront l’objet d’une publication sur le site des UEEH.

~ La commission colloque des UEEH ~

(BienvenuEs aux UEEH du 17 au 30 Juillet 2014)

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